L’alimentation des bébés durant les deux premières années de vie. Revue de la littérature scientifique

1) Influence des protéines et des glucides présents dans le lait maternel sur la santé à court et long terme.

La nutrition des bébés suscite depuis quelques années un intérêt nouveau  en raison de son influence de plus en plus probable sur le développement des maladies chroniques au cours de la vie.

Des études révèlent que le gain de poids des bébés est influencé  par le type de lait (lait maternel ou  formules de lait maternisé) consommé par le jeune enfant.  De plus, la période de développement au cours de laquelle l’alimentation complémentaire (aliments solides) est introduite influencerait également le poids de l’enfant.  Un  gain de poids trop important ou trop rapide  augmenterait le risque de développer des problèmes d’obésité, de diabète et autres maladies chroniques au cours de la vie (1).

Des travaux de recherche ont démontré que les formules de lait maternisé à partir du lait de vache favorisent une prise de  poids supérieure à celle observée  chez les bébés nourris  au lait maternel (2).   Durant la période d’allaitement, le pourcentage d’énergie (PE%), apporté par les protéines est d’environ 5 PE%.  Les besoins en protéines seraient faibles durant les deux premières années de vie lorsqu’exprimés en PE% parce que les besoins en énergie (glucides, lipides) sont très élevés durant cette période de développement et particulièrement durant la première année de vie. On sait maintenant que les glucides (sucres) représentés principalement par des oligosaccharides (association d’un nombre limité de molécules de sucres simples) constituent les composants majoritaires du lait humain (Human Milk Oligosaccharides (HMO)) alors qu’ils sont virtuellement absents des formules de lait maternisé.  Ces oligosaccharides joueraient un rôle important dans le développement des bactéries bénéfiques présentes dans l’intestin des nouveaux-nés car ils agissent en tant que prébiotiques.   Les prébiotiques sont des sucres qui résistent  aux enzymes digestives humaines et qui stimulent la croissance et l’activité des bactéries bénéfiques de l’intestin. C’est ainsi que les bébés allaités acquièrent de façon naturelle, par l’intermédiaire de leur microbiote (bactéries bénéfiques de l’intestin), la capacité de mieux se défendre contre les infections (3).  Les lipides pour leur part prendraient de plus en plus d’importance dans le lait maternel à mesure que le bébé prend de l’âge.

Selon la WHO/FAO (World Health Organization/Food and Agriculture Organization)  (2), les  besoins en protéines d’un bébé de 6 mois requièrent  un PE% de 5.6  et ce besoin descendrait  à environ 3.6-3.9 PE% vers 2.5 ans. Les contenus typiques en protéines des types de lait utilisés durant les deux premières années de vie sont de 5 PE% pour le lait humain,  de 7-8 PE% pour les formules maternisées des premiers mois, et de 20 PE% pour le lait de vache. Pour le lait écrémé, la valeur PE% est de 39 ce qui est totalement déconseillé pour les jeunes enfants.  Une des causes de la prise de poids trop rapide du jeune enfant serait due au fait que plusieurs d’entre eux consomment une quantité de protéines équivalent à plus de trois fois la quantité correspondant à leur besoins physiologiques.  On a mis en évidence une association entre une consommation élevée de protéines tôt dans la vie et une augmentation du risque de développer de l’obésité et des maladies chroniques plusieurs années plus tard.

Une autre étude (4) ayant comme contrôle des bébés nourris au lait maternel, a démontré que les bébés, nourris avec des formules de lait maternisé plus riches en protéines,    devenaient plus grands, plus lourds de façon très significative et présentaient un index de  masse corporelle (BMI) plus élevé à l’âge de deux ans que ceux qui avaient consommé les préparations  moins riches en protéines.  Les laits maternisés plus concentrés  en protéines, contenaient une proportion de 8.8 PE% durant  les 4 premiers mois  et de 17.6 PE%  entre  4 à 12 mois, alors que ceux moins riches en protéines contenaient une proportion de 7.1PE%  durant les 4 premiers mois et de 11.7 PE%  entre  4 à 12 mois.   Les paramètres de croissance ont été mesurés à 12 mois,  24 mois et par la suite un an après la fin de l’étude.  Chose importante, le groupe ayant reçu la formule contenant moins de protéines présentait des paramètres de croissance semblables aux enfants nourris au lait maternel.   Selon les auteurs, une quantité élevée de protéines, particulièrement des protéines de lait de vache, stimulerait la sécrétion des facteurs de croissance tel l’hormone IGF-1 (insulin-like growth factor) et celle de l’insuline.  On suggérait que le risque plus faible de développement des maladies chroniques chez les enfants allaités serait du à la régulation à la baisse de l’IGF-1(4).  Il est possible également que les caractéristiques propres au lait humain (entre autres, le haut niveau d’oligosaccharides) soient  mieux adaptées au  développement du bébé humain. Plusieurs études ont confirmé que les enfants allaités ont des niveaux d’IGF-1 plus faibles que les enfants nourris à l’aide de laits maternisés.  Une étude menée sur des bébés de 9 mois a montré clairement que plus l’enfant recevait un nombre élevé de tétés par jour, moins ses taux d’IGF-1 et d’insuline  étaient élevés.   La quantité totale de protéines consommée jusqu’à 12 mois entraînerait un pourcentage  plus élevé de gras corporel à 7 ans, et cela viserait plus précisément les protéines de lait de vache et non les protéines de la viande et des céréales(5) .

2) Lorsque l’allaitement n’est pas possible et que les parents veulent éviter de donner à leur enfant des protéines de lait de vache et de soya,  existe-t-il une autre solution?

Il est reconnu que l’allaitement  maternel  jusqu’à l’âge de 6 mois est considéré comme l’étalon-or pour le développement optimal du bébé.   Pour les mères qui ne  peuvent pas allaiter et qui ne veulent pas donner à  leur enfant des formules maternisées à partir de lait de vache ou de soya, il existe maintenant une alternative soit des formules à base  de protéines de riz partiellement hydrolysées et enrichies à l’aide de différents éléments dont des acides aminés.  Ces formules ont été développées au départ pour les bébés et jeunes enfants  allergiques au lait de vache et/ou au soya,

Une étude (6) basée sur des enfants allergiques au lait de vache (46 garçons et 46 filles âgés de 1.1 mois à 10.1 mois, ayant  un âge moyen  de 4.3 mois)  qui ont été suivis à 3, 6, 12, 18 et 24 mois, a démontré qu’aucun enfant nourri avec cette formule enrichie à base de riz, n’avait développé d’allergie et que leurs  paramètres de croissance étaient normaux.  Les auteurs  concluaient que cette formule procurait une alternative adéquate et sécuritaire pour ces enfants.

Un autre article(7)  publiée en 2012 par le Comité de nutrition de la Société Française de Pédiatrie arrivait aux mêmes conclusions en se basant sur une formule à base de protéines de riz partiellement hydrolysée,  supplémentée avec les acides aminés lysine, thréonine et tryptophane.   Cette formule a été développée en Espagne par le laboratoire Ordesa et selon cet article, elle est maintenant disponible dans plusieurs pays européens.  Il s’agit de la formule Blemil plus Arroz 1 de la compagnie Ordesa (Arroz = riz en espagnol).  Il est mentionné que cette formule à base de protéines de riz partiellement hydrolisées donnait aux bébés nourris avec  cette préparation, un niveau de croissance à 9 et 12 mois comparable à celui observé chez les enfants du groupe  témoin qui avaient été allaités. Il est à noter que des formules différentes sont  préparées pour les nourrissons ainsi que pour les bébés de 6 mois et plus.

N.B. : La compagnie Ordesa distribue en France par l’intermédiaire de la Compagnie Sodilac la même formule de lait appelée  Modilac Expert Riz.  Cette formule, tout comme le produit Blemil plus Arroz 1 comporte  comporte/100 ml, les éléments suivants : Energy (kJ) 284.5; Protéins (g) 1.6; Carbohydrates (glucides) (g) 7.6; lactose (g) 0, Maltodextrine (g) 6; Amidon de maïs (g)1.6; Lipids (g) 3.4; Linoleic acid (mg) 444; α-Linolenic acid (mg) 38; Linoleic acid: α-linolenic acid ratio 11.7; Arachidonic acid (mg) 0;  DHA (mg); Medium chain TAG (%) 20; Ca (mg) 61; P (mg) 34; Fe (mg) 0.7; Osmolarity (mOsmol/L 200 (7).

3)  À quel moment doit-on introduire l’alimentation complémentaire (les aliments solides ) chez les bébés?

Les bébés requièrent des aliments qui sont à la fois énergisants et nutritifs.  Même s’il y a consensus sur le type d’aliments recommandés durant la période de transition vers l’alimentation solide,  il reste que déterminer la  période idéale pour introduire l’alimentation complémentaire (aliments solides) est un sujet à controverse. Pour sa part, la Société Européenne d’Allergie Pédiatrique et d’Immunologie Clinique (ESPAC) et la Société Européenne de gastrologie Pédiatrique (ESPGHAN) recommandent que l’alimentation complémentaire soit initiée entre 4 et 6 mois et de préférence qu’elle ne soit  pas retardée au-delà de  6 mois et demi (26 semaines) (8) .  D’autre part, the WHO, American Academy of Pediatrics (AAP) and the United Nations Children’s Fund (UNICEF) recommandent l’introduction de l’alimentation complémentaire  à l’âge de 6 mois (9,10).

L’âge du bébé au moment de l’introduction des aliments solides aurait une influence particulièrement importante sur le développement ultérieur de l’enfant et de l’adulte.  Des études  scientifiques indiquent que  l’alimentation et le métabolisme de l’enfant durant la période critique du développement pré et post natale a des effets modulateurs marqués sur la santé ultérieure même chez l’adulte (11, 12, 13).  C’est pourquoi, une alimentation adéquate et bien ajustée en fonction du temps, non seulement module la croissance et le développement fonctionnel du jeune enfant mais apparaît également jouer un rôle pivot tout au cours de la vie;  ces différents éléments auraient une influence importante sur la santé, les maladies, le risque de mortalité, les fonctions neurologiques, le comportement et la qualité de vie de l’adulte (12, 14).  Il a été postulé que l’introduction trop rapide de l’alimentation complémentaire solide augmente le risque d’obésité et des maladies respiratoires (15).  Une étude prospective effectuée à l’Université Harvard a montré que l’introduction précoce d’aliments solides avant l’âge de 4 mois, chez les bébés nourris au biberon, augmentait par un facteur de 6 le développement de l’obésité à l’âge de 3 ans (16).  De plus, une revue de la littérature n’a pas démontré de bénéfice dans le fait d’introduire des aliments solides chez les bébés avant l’âge de 6 mois (17).   Des résultats de recherche ont démontré qu’il était bénéfique de retarder l’introduction d’une alimentation solide jusqu’à l’âge de 6 mois en se basant sur une plus faible incidence de diarrhées (18) et un meilleur patron de croissance (19). Il semble de plus  que l’introduction prématurée d’aliments solides chez des enfants pré-disposés génétiquement, favorise le développement d’allergies et plus  particulièrement de l’eczéma. (20)

4)  La  préparation  d’aliments complémentaires pour bébés 

Il est fortement conseillé  aux parents de préparer eux-mêmes les purées pour l’alimentation complémentaire de leur bébé parce que la grande majorité des préparations commerciales contiennent  trop de sel, trop de sucre et des quantités non négligeable d’acrylamide (21, 22, 23).  La qualité et la fraicheur des aliments sera un + ainsi que le coût plus bas comparativement aux préparations commerciales.

Dans le cas contraire, tout au moins, il serait important de lire avec attention la liste des ingrédients pour sélectionner les aliments commerciaux pour bébé  les plus acceptables.  Pour avoir une idée, bien que limitée,  de la présence d’acrylamide, on peut repérer  les produits qui portent la mention «  substances laitières modifiées, protéines de lait, etc », en fait tout ce qui peut signifier  que du lait en poudre est présent dans la préparation.

5) Conclusion

Des études récentes suggèrent que des phénomènes épigénétiques au cours desquels l’expression des gènes peuvent être modifiés par la méthylation de l’ADN, phénomène qui serait sensible à l’environnement nutritionnel en début de vie, semble être responsable d’un mécanisme de programmation susceptible d’expliquer l’influence de l’alimentation du bébé sur le développement de maladies chroniques au cours des années ultérieures de vie (24).

 Références

1) Le Huërou-Luron I, Blat S, Boudry G. « Breast-v. formula-feeding: impacts on the digestive tract and immediate and long-term health effects”. Nutr Res Rev. 2010, vol. 23, p. 23-36.

2)  Michaelsen KF, Larnkjær A, Mølgaard C., “Amount and quality of dietary proteins during the first two years of life in relation to NCD risk in adulthood”.   Nutr Metab Cardiovasc Dis. 2012 Jul 7. [Epub ahead of print].

3-  Donovan SM, Wang M, Li M, Friedberg I, et al., “Host-microbe interactions in the neonatal intestine: role of human milk oligosaccharides”.  Adv Nutr. 2012,  Vol. 1, p. 450S-455S. doi: 10.3945/an.112.001859.

4- Koletzko B, von Kries R, Closa R, et al., “Lower protein in infant formula is associated with lower weight up to age 2 y: a randomized clinical trial”. Am J Clin Nutr. 2009, Vol. 89, p. 1836-1845.

  5- Günther AL, Remer T, Kroke A, Buyken AE. “Early protein intake and later obesity risk: which protein sources at which time points throughout infancy and childhood are important for body mass index and body fat percentage at 7 y of age? » Am J Clin Nutr. 2007, Vol. 86, p. 1765-1772.

6- Reche M, Pascual C, Fiandor A, et al., “ The effect of a partially hydrolysed formula based on rice protein in the treatment of infants with cow’s milk protein allergy”. Pediatr Allergy Immunol. 2010, Vol. 21, p. 577-585.

7- Dupont C, Chouraqui JP,  de Boissieu D, et al., “Dietary treatment of cows’ milk protein allergy in childhood: a commentary by the Committee on Nutrition of the French Society of Paediatrics”. Brit J Nut, 2012, Vol.  107,  p.  325- 338.

8- European Society of Pediatric Gastroenterology (ESPGHAN). “Complementary feeding: a commentary by the ESPGHAN committee on nutrition”. J Pediatr Gastroenterol Nutr, 2008, Vol. 46, p. 99-110.

 9- Pan American Health Organization (PAHO)/World Health Organization (WHO). “Guiding principles for complementary feeding of the breastfed child”. Washington: PAHO/WHO; 2003.p. 38.

10- American Academy of Pediatrics (AAP). Policy statement. “Organizational principles to guide and define the child health care system and/or improve the health of all children section on breastfeeding. Breastfeeding and the use of human milk”. Pediatrics 2005, Vol. 115, p. 496-506.

11-  Koletzko B, von Kries R, Monasterolo RC, et al., “ Infant feeding and later obesity risk”. Adv Exp Med Biol 2009, vol. 646, p. 15-29.

 12-  Koletzko B. “Early nutrition and its later consequences: new opportunities. Perinatal nutrition programmes adult health”. Adv Exp Med Biol 2005, Vol. 569, p.1-12.

13-  Metzger MW, McDade TW. “Breastfeeding as obesity prevention in the United states: a sibling difference model”. Am J Hum Biol, 2010, Vol. 22, p. 291-296.

14-  Singhal A, Lucas A. “Early origins of cardiovascular disease: is there a unifying hypothesis? “ Lancet 2004, Vol. 363, p. 1642-1645.

15- Wilson AC, Forsyth JS, Greene SA, et al., “Relation of infant diet to childhood health: seven year follow up of cohort of children in Dundee infant feeding study”. BMJ 1998, Vol. 316, p. 21-25.

16- Huh SY, Rifas-Shiman SL, Taveras EM, et al., “ Timing of solid food introduction and risk of obesity in preschool-aged children”. Pediatrics, 2011, Vol. 127, p. 544-551.

17- Kramer MS, Kakuma R. “The optimal duration of exclusive breastfeeding: a systematic review”. Adv Exp Med Biol. 2004, Vol. 554, p. 63-77. Review.

18- Lartey A, Manu A, Brown K, Peerson JW, Dewey K. Predictors of growth from 1-18 months among breastfed Ghanian infants. Eur J Clin Nutr,  2000, 54, 41-49.

 19-  Hop L, Giay T, Sastroamidjojo S, Schuttink W, Lang N. Premature complementary feeding is associated with poorer growth of Vietnamese children. J Nutr 2000;130, 2683-2690.

20-  Szajewska H.  Early nutritional strategies for preventing allergic disease. Isr Med Assoc J. 2012, 14:58-62. Review.

21- Elliott CD. Sweet and salty: nutritional content and analysis of baby and toddler foods. J Public Health (Oxf). 2011, 33:63-70.

22- Erkekoglu P. et Baydar, T.  « Toxicity of acrylamide and evaluation of its exposure in baby foods » Natr Res Rev, vol. 23, 2010, p.323-333.

23- Mojska H, Gielecińska I, Stoś K. Determination of acrylamide level in commercial baby foods and an assessment of infant dietary exposure. Food Chem Toxicol. 2012, 50. P. :2722-2728.

24- Fall CH,  » Fetal programming and the risk of noncommunicable disease » Indian J Pediatr. 2012, Jul 25. (Epub ahead of print)

21 Commentaires

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21 réponses à “L’alimentation des bébés durant les deux premières années de vie. Revue de la littérature scientifique

  1. Magalie

    bonjour Mme Lagacé,
    j’ai lu avec attention votre article sur l’arsenic et les questions-réponses relatives à cet article, mais je ne trouve pas la réponse à la question suivante, (qui a été posé en décembre dernier par Céline). Savez-vous si le lait modilac expert riz contient un taux d’arsenic élevé. Il ne contient pas de sirop de riz brun comme les formule à base de lait ou de soya. Par contre, il contient des protéines de riz.
    je donne présentement cette formule a mon bébé de 8 mois en complément de l’allaitement qui devra être sevré bientôt

    merci
    Magalie

    • Jacqueline

      Ce lait est recommandé par des pédiatres européens et je ne m’inquiéterais aucunement au sujet de ce produit.

  2. céline

    Bonjour Jacqueline,
    Vous parlez du lait de riz Modilac dans votre article. Comme mon enfant ne supportait pas le lait de vache, je lui ai donné du lait de riz modilac de l’âge de 10 mois à ses 3 ans quand la presse a relayé la décision des Danois d’éviter les boissons à base de riz contenant de l’arsenic. Est-il possible aujourd’hui de faire des analyses (prises de sang?) pour savoir si son organisme en contient ?
    Pouvez-vous me dire si le lait Modilac Expert Riz dont vous parlez contient de l’arsenic inorganique ou organique ?
    Merci par avance pour votre réponse qui me serait très précieuse.

    • Jacqueline

      Je vous conseille de lire mon article sur l’arsenic. Inscrire ce mot dans la fenêtre « Recherche articles ».

  3. Amelie

    Bonjour, et un énorme merci pour toute ces informations qui changent nos vie!
    Mon petit bonhomme commence a manger depuis 2 semaines (a a peine plus de 6 mois). Il mange des bananes, carottes et brocoli. J’en suis a introduire une céréale et je me questionne sur le quinoa. Ceci afin d’aller chercher une protéine, du fer mais éviter la trop grande quantité tout en conservant un aliment digeste, nutritif, sans gluten et soutenant. Il est allaité et comme la littérature se contredit sur le besoin ou non de fer et de protéines, il me semble que ce serait une bonne alternative. Qu’en pensez-vous? Aussi, pour le faire maison, est-ce mieux de le réduire en poudre avant cuisson ou de faire cuire pour écraser a la fourchette? Il ne mange pas ses purées très lisses…
    Un énorme merci!!
    Depuis que j’adopte cette alimentation, l’eczéma des enfants et moi-même a pratiquement disparue, mes maux de ventre aussi et l’énergie est de retour! merci, merci!!

    • Jacqueline

      Bonjour,
      Je ne vois pas de problème à lui préparer du quinoa. Je ne pense pas que c’est nécessaire de le réduire en poudre surtout qu’il ne mange pas ses purées très lisses. Au début, allez-y très doucement avec de petites quantités et observez bien ses réactions durant quelques jours. Augmentez graduellement la dose mais sans excès.

  4. Marieke

    J’essaye de trouver à Montréal de la préparation pour nourrisson à base de riz pour ma fille de 6 mois afin d’éviter les glycotoxines contenus dans les préparations classiques. Pour l’instant, mes recherches n’ont pas été fructueuses. Merci de mentionner si vous en connaissez accessible au Québec ou aux États-Unis.

    • Jacqueline

      Malheureusement, ce produit n’est pas disponible ni au Canada ni aux USA.

  5. Valérie

    Qu’en est-il pour l’introduction des céréales? Les grandes marques commerciales offrent peu de variétés en terme de céréales sans gluten. Est-ce qu’une introduction des produits avec gluten chez le nourrisson a une influence sur son développement futur? Que conseillez-vous, un régime hypotoxique chez le nourrisson?

    • Jacqueline

      Les céréales font partie de l’alimentation considérée comme solide. Il en est question dans l’article d’où origine votre question.Les céréales avec gluten, en raison de la gliadine, ne sont pas un aliment à encourager.

    • Valérie

      Merci beaucoup! Connaissez-vous une marque de céréales pour nourrisson sans gluten? Heinz font des céréales de riz, et c’est pas mal la seule variété sans gluten. En existe-t-il au sarrasin, au quinoa ou au sésame? Serait-ce judicieux de prendre les grains entiers (ou d’utiliser la forme de grains « en crème ») et de les réduire en purée? Les céréales préparées pour nourrissons contiennent aussi plusieurs additifs (fer électrolytique, olifofructose, phosphate de calcium, inuline, léchitine de soya). En utilisant les céréales non préparées, pouvons-nous entraîner un déficit nutritionnel en privant le bébé de ces additifs?

    • Jacqueline

      Comme je ne connais pas l’âge de votre bébé, je vous conseille de lire sur le sujet dans « Articles d’intérêt ».

  6. stefanievallee

    Merci beaucoup, votre article est très intéressant, il m’a été très utile pour ma petite. Je vais tenter de trouver ce produit en France puisque je voyage beaucoup. En passant, votre bibliographie pour chaque article est toujours très élaborée. Quel travail exceptionnel vous faites! Mille mercis!

  7. Simplement, je crois qu’il n’est pas inintéressant d’avoir une idée claire de la présence plus ou moins importante de différents types de glycotoxines dans les aliments que nous consommons. C’est aussi une occasion de saisir le bien-fondé du recours au cru et la pertinence des cuissons à la vapeur ou à température modérée.

    Peut-être nombre d’entre vous connaissent-ils déjà ces données. Je les produis quand même, pour le bénéfice de ceux qui y sont étrangers.

    Quand il s’agit de glycotoxines, les viandes viennent en tête de liste; surtout si elles sont cuites à haute température. En cela, la cuisson par ébullition est de loin la plus recommandable: la friture et le rôtissage peuvent multiplier par 9 le taux de glycotoxines dans une viande. De façon générale, on trouve 10x moins de glyco. dans les poissons.

    Voici une liste, évidemment non exhaustive:
    (Les valeurs sont exprimées en kU/100 g)

    Quantification du carboxyméthyl-lysine (une variété de glycotoxine)

    Boeuf cru: 707
    Boeuf rôti: 6071
    (Saisissant! et ce, dans toutes les acceptions du mot)

    Poulet bouilli dans l’eau, pendant 1 h: 1123
    Poulet en friture, pendant 20 min.: 9722
    Poulet cuit sur BBQ (avec sauce): 18 520

    Bacon frit, pendant 5 min.: 91 577 (oui!)

    Saucisses (boeuf et porc) frites dans la poêle: 5426

    Saumon atlantique, poché 7 min.: 1801
    Saumon fumé: 572
    Saumon cuit dans la poêle, à l’huile d’olive: 3083

    Tofu ferme: 788
    Tofu mou: 488
    Tofu grillé: 4107

    Omelette (basse temp. et huile en atomiseur), 11 min.: 90
    Omelette cuite dans l’huile d’olive, 12 min.: 337
    Oeufs pochés, 5 min.: 90

    Tous le fruits frais: moins de 50
    Fruits secs (sauf figues sèches): moins de 170
    Figues sèches: 2663

    Légumes crus: moins de 130
    Légumes grillés: moins de 262

    Thon frais, cuit 25 min.: 919
    Thon en conserve, dans l’eau: 452
    Idem, dans l’huile: 1740

    NB: Ces valeurs ne rendent compte que de la présence de carboxyméthyl-lysine, cependant il existe d’autres glycotoxines, comme, par exemple, le méthyl-glyoxal ou l’acrylamide (la plus toxique de toutes).

    À ce jour, aucune étude n’a permis de déterminer qu’elle pourrait être la consommation sécuritaire de glycotoxines. On aura compris que l’idéal est « le moins possible ».

    source : http://www.lappart-des-spasmos.fr/forum

  8. Lynda

    Bonjour,

    Ma question pour savoir où se procurer le produit ou encore où en faire la demande est disparue !!!

    • Jacqueline

      Parce que j’avais répondu à la même question juste avant la vôtre.

  9. Suzanne

    Concernant la préparation de purées maison, lorsqu’on débute l’alimentation solide à 6 mois, on remarque que beaucoup de légumes cuits vapeur ne nécessiterons jamais la mise en purée, bébé sera bientôt très content de manger ses zuchinis, courges et patates douces en morceaux. L’utilisation prolongée de purées est actuellement un problème fréquent et les enfants s’habituent plus difficilement aux consistances différentes lorsque trop vieux.

  10. Claude Frigon

    MerCi beaucoup pour cette recherche Jacqueline … !
    Celle-ci nous sera TRÈS utile … !

    Claude Frigon, Victoriaville.

  11. Jasmine

    Merci beaucoup pour cet article tant attendu! Donc si je comprends bien vous n’avez pas de marque de formules à base de protéines de riz partiellement hydrolysées et enrichies à l’aide de différents éléments ici au Canada?
    Encore une fois bravo pour votre travail et merci

    • Jacqueline

      Je tente présentement de m’informer sur ce sujet par l’intermédiaire d’une connaissance qui vit en Espagne.

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