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CURE VITALITÉ À TRAVERS L’ALIMENTATION VIVANTE et hypotoxique au Spa Eastman

CURE VITALITÉ ET PERTE DE POIDS À TRAVERS L’ALIMENTATION VIVANTE et hypotoxique au Spa Eastman

Du 2 juillet au 7 juillet 2017 – 5 nuits

Animatrice : Veronica Kaczmarowski
naturopathe, nutrithérapeute, diplômé en cuisine internationale, coach en saines habitudes de vie.

Une semaine qui vous fera retrouver forme et bien-être !

Cette cure met en vedette les bénéfices de l’alimentation vivante (plats composés de germinations, pousses, légumes, fruits, graines, légumineuses, noix, algues, jus verts, etc.). Elle permet d’effacer la fatigue, de retrouver un maximum d’énergie et de reprendre le contrôle de sa santé globale. De plus, elle favorise la perte de poids tout à fait naturellement.

Le forfait inclut :

  • Hébergement 5 nuits et trois repas par nuitée;
  • Une rencontre d’accueil de groupe;
  • Conférences sur l’alimentation vivante;
  • Démos culinaires et ateliers;
  • Un suivi de groupe quotidien avec Veronica
  • Accès aux bains nordiques;
  • Apéro : notre jus vert, un classique!

                                    

BIOGRAPHIE

Veronica Kaczmarowski est conférencière, naturopathe, nutrithérapeute, diplômé en cuisine internationale, coach en saines habitudes de vie.

Elle priorise la santé globale à travers une approche ancestrale, le fonctionnement naturel du corps humain et l’importance d’une alimentation vivante et anti-inflammatoire.

Originaire de l’Australie, Veronica a voyagé pendant sept ans à travers le monde en observant les habitudes culinaires et les modes de vie de différentes cultures.

Après trente ans d’expérience et deux restaurants, c’est maintenant au Spa Eastman qu’elle continue de soutenir les gens avec passion dans leur transition vers une meilleure santé.

                                    

POUR EN SAVOIR PLUS

http://www.spa-eastman.com/fr/eastman/forfaits/juillet-cure-detox-et-alimentation-vivante/

:RÉSERVATIONS ET INFORMATIONS

1-800-665-5272 / 450-297-3009 / courrier@spa-eastman.com

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Nouvelles informations utiles concernant la préparation et la consommation des poissons

Le 27 mai dernier, Pauline Gravel du Journal Le Devoir,  présentait un article intitulé « Des mythes alimentaires déboulonnés ». Cet article fut  repris dans la version numérique de ce Journal sous un titre plus pertinent « Cuire son poisson réduit le risque d’absorber du mercure ».

L’article en question était basé sur les travaux de recherche du professeur  Marc Amyot, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie et changements mondiaux et de ceux de son étudiante graduée, Catherine Girard.

Il était mentionné que le  travail  de ces chercheurs avait démontré que la préparation du poisson, sa cuisson et les aliments qui l’accompagnent lors de sa consommation modifient la proportion de mercure susceptible d’être absorbée par l’organisme. Pour ce faire, les deux chercheurs du Département des sciences biologiques de l’Université de Montréal ont simulé in vitro la digestion humaine de poisson cru, de poisson ayant été congelé, bouilli, frit, grillé, ou accompagné de thé, de café ou de petits fruits.

Leurs expériences suggèrent que la congélation du poisson semble ne pas avoir d’impact sur la bioaccessibilité, qui est la mesure du méthyl-mercure rendu soluble et qui est ainsi disponible pour être absorbé par l’organisme. Par contre, les chercheurs ont noté une grande différence entre le poisson cru et le poisson cuit concernant la bioaccessibilité du méthyl-mercure. Ainsi, la cuisson du poisson à 100°C ou à 150°C et quel que soit le mode de cuisson utilisé (grillé, frit ou bouilli)  pouvait abaisser la bioaccessibilité du méthyl-mercure de 80 %.

Ils ont également observé que la co-consommation de boissons riches en phyto-éléments reconnus pour leurs propriétés antioxydantes, comme le thé et le café, avaient eu pour effet de diminuer fortement la bioaccessibilité du méthyl-mercure présent dans le poisson. Le thé vert, particulièrement, réduisait la bioaccessibilité du méthyl-mercure de 77 %, tandis que le thé noir la faisait chuter de 71 %.  Selon le professeur Amyot : «  Notre approche in vitro montre que, quand le poisson est cuit et consommé avec du thé vert, du thé noir ou du café, la quantité de méthyl-mercure pouvant être absorbée par l’organisme est vraiment minime. Ces résultats, qui devront toutefois être validés sur des organismes vivants, suggèrent que nous pouvons consommer beaucoup plus de poisson si l’on inclut ces deux manières de le manger, car il présente ainsi nettement moins de risques que prévu. Nos conclusions indiquent qu’on n’a pas à restreindre notre consommation de poisson ».

Finalement, selon le professeur Amyot, « il n’est pas idéal de consommer des sushis dans des restaurants de luxe qui servent des poissons tels que du thon rouge, de l’espadon et du requin, car il s’agit de grands prédateurs situés au sommet de la chaîne alimentaire et qui, par conséquent, sont plus contaminés en mercure que les autres espèces de poisson. À part ces grands prédateurs, tous les autres poissons peuvent être consommés sans restriction. Les grands prédateurs présents dans nos lacs, comme le brochet et le doré, ne posent pas de problèmes, quant à eux, car ils ne sont pas mangés en sushis. De plus, il est possible de réduire encore plus les risques d’exposition en les cuisant ! »

Conclusion de Jacqueline: cette information inédite est très encourageante et montre que nous pouvons consommer du poisson sans inquiétude lorsqu’il est cuit.  Je tiens également à rappeler qu’en plus, il existe un autre risque potentiel à consommer du poisson cru,  qu’il s’agisse de bactéries ou de parasites.

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Témoignage de Bénito, diabète

Après 6 ans de diabète. je décidé depuis deux mois de suivre les conseils de Madame Lagacé et j’ai descendu ma prise d’insuline le soir de 44 unité a 16 unité, de plus j’ai enlevé un médicament que je prenais le soir. Tout ceci en seulement 2 mois de diète sans Gluten et sans produits laitiers . Merci Madame Lagacé. Bénito

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Témoignage d’un médecin de famille retraité qui avait l’impression d’être un « Legal Drug Pusher »

Mme Lagacé,
Je suis un médecin de famille à la retraite après 40 ans de pratique intense.Après 15 ans de pratique,je me suis demandé si on faisait les bonnes choses en médecine allopathique.On avait de plus en plus d’outils (comprendre pilules,chirurgies etc),malgré cela,il y avait de plus en plus de malades.J’avais l’impression de n’être qu’un « Legal Drug Pusher ».
C’était très frustrant…
J’ai bien essayé de faire des petits changements dans la pratique orthodoxe de la médecine,mais les réticences et les « railleries » des confrères/consœurs m’ont vite fait réaliser qu’on ne touche pas à l’ordre établi par le corporatisme médical,lui-même contrôlé par les « Big Pharma » et son lobby tout puissant qui contrôlent tout…
Je suis très content d’en être sorti vivant.Heureusement avec la venue de l’internet,la nécessité du médecin comme courroie de transmission de la connaissance médicale de pointe n’est plus nécessaire.
Cependant il y a le risque de « fake news » et dans ce cas précis,je parlerais plus de « fake conclusions » en ne prenant que ce qui fait notre affaire,que nous passons à travers nos filtres biaisés et nous nous servons de notre titre de « DR » pour faire nos recommandations…Et c’est rendu très loin,puisque des revues aussi prestigieuses le « British Medical Journal » acceptent de publier ces articles…
Toutes mes démarches des 30 dernières années m’ont conduit à prendre ma retraite comme médecin allopathique pour me consacrer vraiment à la santé mais avec une approche holistique cette fois et ça donne de très bons résultats.J’ai perdu 75 lbs,fini les anti-hypertenseurs,fini les statines et à 68 ans,j’ai repris le jogging depuis ~5 ans,demi-marathons et aussi marathons complets et ceci avec une vitalité qui me rappelle mes 20 ans.Pendant ce temps-là je vois mourir des confrères/consœurs,parents proches et éloignés bien plus jeunes que moi,ou accrochés à leur insuline ou autre médications…

Pourtant il y a des solutions à la plupart des maladies dégénératives chroniques contemporaines .C’est pour cela que je viens d’ouvrir le « Zone Vitalité Spa » à Lévis.Informez-vous et vous verrez.

Je vous écris à partir de l’Inde,où je suis en immersion de yoga,de méditation à la « Oneness University ».
Gaston Couture MD LMCC

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Témoignage de Nicole (neutropénie)

Bonjour
Je voudrais témoigner pour les personnes qui souffrent de neutropenie (maladie auto-immune). J ai essayé sur les conseils de mon médecin généraliste le régime hypotoxique depuis quelques mois avec l adjonction d un produit qui s appelle Nutriinflam. Je revis, aucune proposition ne m avait été faite par le professeur qui a fait le diagnostic après ponction osseuse! Mes résultats d analyses sanguines sont le marqueur principal de cette amélioration.
Je vous remercie pour votre site et vos écrits, avec mes meilleures pensées
Nicole

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Thérapeutes qui ont suivi une formation en kinésiologie appliquée et qui sont recommandés pour leur compétence

Thérapeutes qui ont suivi une formation en kinésiologie appliquée et qui sont recommandés pour leur compétence.

Les thérapeutes suivants ont accepté que leur nom et le nom de leur clinique soient publiés sur mon blogue

1. Dr Mathieu Joyal, chiropraticien D.C. DIBAK. http://www.chirovm.com;  Clinique Chiropratique du Vieux-Moulin, 1625 rue Roland-Gauvreau, Joliette; (450) 394-5476

2. Dr Justin Jefferson-Falardeau, chiropraticien, D.C., M.Sc. Clinique  Expression Santé, 198 B, chemin de la Grande-Côte, Rosemère (Qc)  J7A 1H4; Téléphone: 514 609-5447; télécopieur:  (450) 434- 4627;   CliniqueExpression.com

3. Dr Michel Loranger, Chiropraticien D.C. Clinique Chiropratique, Apex Santé, 5790 Boulevard Étienne Dallaire, suite 102, Lévis, Qc, G6V 8V6. Tél.: (418)  903-2739.  N.B.: la Dre Marie-Ève Labrie, également de la clinique Apex Santé, Lévis ne prends plus de nouveaux patients.

D’autres thérapeutes  ont accepté que le nom de leur clinique soit publié sur mon blogue mais pas leur nom personnel:

    1. Centre de Santé Globale en Équilibre, 31 rue du pont, Bedford, QC, J0J 1A0; (450) 248-1199
    2. CHIRO ÉVOLUTION, 100 boul. de Mortagne, Boucherville, J4B 5M7; (450) 274-6168
    3. Clinique Santé Appliquée, 439 St-Pierre, Drummondville; (819) 477-4684
    4.  Clinique Chiropratique 3R, 1020 boul des récollets,Trois-Rivières, Qc, G8Z 3X1; (819) 384-19175
    5.  Clinique Équilibre Santé Mirabel,  8200 rue St-Jacques, Mirabel, Qc, J7N 1Z1,; www.chirokinemirabel.ca; (450) 475-6300

Remarque:  Le Dr Charles Héroux , Clinique Triade Santé, Magog, ne prends plus de nouveaux clients.

 

 

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Marie Cristina a besoin de réponses (polyurie-méthotrexate), polyarthrite rhumatoïde

Bonjour, J’habite en Belgique et on m’a diagnostiqué une polyarthrite rhumatoïde en novembre 2016. Au même moment une amie me parle de votre livre Mme Lagacé ainsi que celui du Dr Seignalet. Je commence vaille que vaille la diète hypotoxique. Ce n’est que fin janvier quand je suis un peu plus mobile que j’arrive à m’y mettre vraiment. Assez rapidement, 2 semaines, mes douleurs disparaissent. Puis 1 mois plus tard réapparaissent, mais moins fort. Je continue la diète. Je suis aussi le traitement du rhumatologue, méthotrexate 15mg et acide folique 15mg par semaine. Depuis le début de mon traitement je souffre de polyurie diurne et nocturne. Le rhumatologue et le médecin traitant à qui j’en parle ne m’apportent aucune raison ni solution ! Quand le rhumatologue a voulu me rajouter de la salazopyrine j’ai refusé et lui ai parlé de ma diète. Il n’était pas tout à fait contre, mais m’a dit que je n’arriverais pas à suivre ce genre de régime dans la durée ! Ce à quoi je lui ai répondu que c’est une question d’organisation. Ce jour là il m’a ausculté comme jamais pour bien se persuader que je n’avais plus de douleurs. Alors là il m’a dit que de toute façon la salazopyrine n’aurait pas amélioré mon état mais ça lui aurait permis de démontrer à la mutuelle que les 2 traitements n’ayant pas fonctionné j’aurais droit de remboursement pour la biothérapie (que je refuse de toute façon !) Pendant 6 mois je suis restée à la maison et tout allait bien. Au bout de 3 semaines de reprise du travail, rechute, douleurs aux pieds, aux mains, aux épaules et au cou. Je suis épuisée. Le trajet de 1h30 aller et retour à mon travail et mes mauvaises nuits (polyurie) en sont sûrement pour quelque chose. J’aurais voulu savoir si parmi les gens qui prennent du méthotrexate et de l’acide folique, certains auraient eu des problèmes de polyurie. Je n’ai rien trouvé dans les témoignage. Je me demande si ce n’est pas ces produits que j’élimine toute la nuit. Et j’aimerais aussi savoir si quelqu’un sur ce blogue qui habite en Belgique connaitrait un médecin nutritionniste. Même en cherchant sur internet je ne trouve pas. Je pense que la diète hypotoxique est très peu connue chez nous. Merci d’avance pour vos réponses. Maria Cristina

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Témoignage qui démontre que rien n’est acquis pour toujours (arthrose)

Qand je suis allée au Vietnam, j’avais mis de côté le régime comme mentionné dans ma précédente réponse. Je ne souffrais plus et c’est facile (pensée magique) que je suis guérie à vie. On mange bien au Vietnam tout en faisant attention à l’eau et tous produits lavés avec leur eau. Autrement, les fruits de mer, les poissons, leur soupe repas santé ne m’ont pas gênée pour la marche ni pour les activités… Mais… l’arthrose m’a rattrappée 6 ans plus tard et je reprends maintenant le régime du Dre Lagacé car jadis, les résultats avaient été concluants même si l’arthrose ne se guérit pas. Une saine alimentation, de l’exercice et suivre les recommandations du Dre Lagacé peuvent réduire ou guérir bien des maux.

Céline

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Jacqueline démontre la fausseté des articles qui tentent de lier risque d’attaque cardiaque et se priver de gluten

Récemment, une lectrice, Cathy M. m’a informée que « l’Express », un magazine d’actualité renommé en France, avait publié un article (17/05/2017) qui mettait en garde le public contre les dangers des régimes sans gluten. L’article  écrit par le Dr Laurent Alexandre, chirurgien-urologue  et chroniqueur (Huffington Post, Le Monde), avait fortement inquiétée cette lectrice et elle me demandait mon avis comme ce fut le cas de  plusieurs autres personnes au Québec déstabilisées par ce même genre d’affirmation.

Dans son article intitulé «  Le gluten est-il dangereux? », le Dr Alexandre affirmait que les régimes sans gluten augmentent le risque d’attaque cardiaque et le développement de diabète de type 2.  Ses affirmations, selon ce dernier,  étaient fondées sur une étude publiée dans le British Medical Journal (BMJ 2017; may 2; 357 :j1892)  sous le titre : « Long term gluten consumption in adults without celiac disease and risk of coronary hearth disease : prospective cohort study ». L’article en question a été rédigé par un groupe de gastroentérologues et de spécialistes de la nutrition qui collaborent apparemment dans le traitement de la maladie céliaque.

Si l’article publié dans le British Medical Journal a amené le  Dr Alexandre à écrire de telles bêtises,  à savoir qu’une diète sans gluten peut augmenter le risque d’attaque cardiaque et le développement de diabète de type 2, ce n’est pas le seul fruit du hasard, mais bien la conséquence de certaines incohérences présentes dans l’article du BMJ. Par exemple, dans l’introduction, les auteurs mentionnent que la maladie céliaque est associée à un risque accrue de maladie cardiovasculaire tout en reconnaissent que ce problème est réduit lorsque les céliaques adoptent une diète sans gluten.  D’autre part, sur la base d’informations selon lesquelles le gluten peut  promouvoir des phénomènes inflammatoires chez des personnes non céliaques mais sensibles au gluten, les auteurs se disent préoccupés que ce type d’information puisse laisser croire que le gluten peut accroître le risque d’obésité, de syndrome métabolique, de symptômes neuropsychiatriques et de risques cardiovasculaires chez les gens en santé. Négligeant  d’approfondir ces sujets d’intérêt, les auteurs donnent de l’importance uniquement au fait que les diètes qui limitent la consommation de gluten ont gagné en popularité au cours des dernières années et que selon des enquêtes, la majorité des gens qui adhèrent à une diète sans gluten n’ont pas reçu un diagnostic de maladie céliaque. Selon eux, la raison de la popularité croissante de la diète sans gluten (ils mentionnent que 30% des adultes américains ont révélé qu’ils essaient de minimiser ou d’éviter le gluten au cours des dernières années) serait due à la croyance que cette pratique comporte des bénéfices santé  et sur la perception que le gluten a des effets négatifs sur la santé. Ce faisant, les auteurs passent complètement sous silence les nombreux travaux scientifiques qui démontrent l’importance des travaux scientifiques concernant la réalité des maladies NCGS (de sensibilité au gluten chez les non-céliaques). Les auteurs énoncent alors l’idée que l’on doit s’inquiéter de la possibilité qu’une diète sans gluten ou qui restreint le gluten puisse être sous-optimale au point de vue nutritionnel; ils mentionnent de plus qu’aucune étude prospective n’a étudié la relation entre la consommation de gluten et le risque de développer des conditions chroniques telles les maladies cardiovasculaires chez les non céliaques. C’est dans le but de remédier à ce manque que les auteurs ont utilisé des résultats validés d’études prospectives antérieures concernant des diètes, lesquelles études avaient été réalisées sur des périodes de 20-30 ans. Les auteurs de l’article de BMJ ont donc utilisé ces études prospectives  pour examiner l’association de la consommation estimée (et non pas mesurée et contrôlée) de gluten, à long terme avec le développement d’incidents de maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, fatal ou non).  Les études prospectives sur lesquelles les auteurs se sont appuyés avaient été réalisées à l’aide de questionnaires  bi-annuels, répétés aux quatre ans entre 1986 et 2010; le questionnaire était auto-administré et concernait la santé, les habitudes de vie, les mesures anthropométriques, les facteurs environnementaux et les conditions médicales. On n’avait pas demandé aux participants s’ils adhéraient ou non à une diète sans gluten. Étaient exclus de l’étude tous ceux qui avaient été diagnostiqués céliaques et ceux qui souffraient d’une maladie cardio-vasculaire au début de l’étude. Les apports en gluten provenaient de 5 éléments principaux : pain foncé, pâtes, céréales froides, pain blanc et pizza.

Pour bien expliciter les résultats obtenus par les auteurs suite à leur analyse des informations tirées des cohortes impliquées dans les études prospectives qu’ils ont utilisées, j’ai traduit très fidèlement la conclusion de leur article ainsi que les recommandations qu’ils en ont tirées.

Voici donc leur conclusion : « Conclusion and public health implications » (Conclusion et implications pour la santé publique)

« Dans les deux grandes études prospectives des cohortes, la consommation d’aliments contenant du gluten n’a pas été significativement associée au risque de maladie coronarienne. Bien que les personnes atteintes ou non de la maladie céliaque puissent  éviter le gluten en raison  de  réponses symptomatiques à cette  protéine alimentaire, les résultats de notre recherche ne supportent pas la promotion d’une diète sans gluten dans le but de réduire le risque de maladies coronariennes.   De plus, l’évitement du gluten dans la diète peut favoriser  une faible consommation de grains entiers alors que ces derniers sont  associés à des bénéfices  cardiovasculaires. Faire la promotion d’une diète sans gluten dans le but de prévenir les maladies cardiovasculaires chez les gens qui ne présentent pas les symptômes de la maladie céliaque ne devrait pas être recommandée. »

Voici 4 séries d’observations et/ou d’arguments qui démontrent pourquoi l’article publié dans la revue  BJM peut induire en erreur des lecteurs, donc conséquemment être responsable de  désinformation médiatique, comme ce fut le cas pour le Dr Laurent Alexandre et de nombreux  lecteurs qui eux ne sont pas nécessairement des érudits de  littérature médicale.

1) Dans ce type de désinformation médiatique, on ne peut nier la responsabilité partielle du choix du titre: « La consommation à long terme de gluten chez les adultes non céliaques et le risque de maladies coronariennes : Étude prospective de cohortes »

En effet, ce titre est suffisamment vaque  pour laisser supposer n’importe quoi, à savoir comme l’a fait le Dr Alexandre que : «  les régimes sans gluten augmentent le risque d’attaque cardiaque ». Pourtant, la conclusion des auteurs est à l’opposé de l’interprétation du Dr Alexandre  puisqu’ils affirment : « Dans ces deux grandes cohortes prospectives, la consommation d’aliments contenant du gluten n’était pas significativement associée au risque de maladie coronarienne ».  De plus, dans la partie « Résultats », l’absence de lien entre la consommation ou non de gluten était encore plus  évidente, puisque les auteurs précisaient: « les participants qui consommaient le plus de gluten présentaient un risque de maladies coronarienne qui n’était pas différent de celui du groupe qui en consommait le moins ».

2) Malheureusement,  l’analyse scientifique des auteurs de l’article de BMJ a cédé le pas par la suite à des considérations subjectives qui n’étaient pas appuyées par des données scientifiquement démontrées. Ainsi, après avoir convenu : «  que les personnes atteintes ou non de la maladie céliaque peuvent éviter le gluten en raison  de  réponses symptomatiques à cette  protéine alimentaire » et qu’ « il n’existe aucun lien entre le risque d’attaque cardiaque et le fait de ne pas consommer de gluten », les auteurs ont fait  des mises en garde qui vont bien au-delà des résultats qu’ils ont obtenus lorsqu’ils décrètent  que « l’évitement du gluten dans la diète peut favoriser  une faible consommation de grains entiers » et que : « faire la promotion d’une diète sans gluten dans le but de prévenir les maladies cardiovasculaires chez les gens qui ne présentent pas les symptômes de la maladie céliaque ne devrait pas être recommandée».   Plus grave encore,  malgré la participation de plusieurs gastroentérologues, les auteurs semblent ignorer, malgré des études réalisées en double aveugle et contrôlées par placebo, que le gluten peut causer des problèmes de santé intra et extra-intestinaux très graves et multiples, qui débutent généralement au niveau du microbiome intestinal tel que démontré par de nombreuses études récentes.

3) Dans les faits,  les auteurs ne présentent aucune donnée scientifique qui leur permet de mettre en garde la population contre les diètes sans gluten si ce n’est sous le  prétexte non démontré que l’évitement de gluten peut résulter dans une consommation réduite de grains entiers bénéfiques pour la santé, ce qui pourrait selon eux, favoriser le risque de maladies cardiovasculaires et même le diabète de type 2.  Il s’agit ici non pas de science mais de pures spéculations non étayées par des observations scientifiques et donc de désinformation médiatique qui ne sont pas sans conséquence pour la santé des gens qui sont sensibles au gluten. D’abord, il est faux de prétendre que les gens qui ne consomment pas de gluten, consommerons nécessairement moins de fibres alimentaires et de nutriments santé que ceux qui consomment du gluten.  Qu’il suffise de rappeler que ce n’est pas parce qu’une personne consomme des aliments contenant du gluten (pains et pâtisseries faits généralement de farine raffiné,  céréales froides pour le petit déjeuner, pizza), aliments souvent  pauvres en fibres et en nutriments que ces aliments seront bénéfiques pour la santé.

Par ailleurs,  une diète sans gluten peut être très riche en fibres et en nutriments si l’on consomme des  céréales et ou pseudo-céréales sans gluten tels le  riz brun, le sarrasin, le quinoa, le sorgho, le teff,  l’amaranthe (aliments beaucoup plus complets que le blé même entier), sans oublier de nombreux légumes et fruits, légumineuses et  noix qui sont très riches en fibre et nutriments.   Il s’agit de suivre simplement une diète santé pour obtenir toutes les fibres alimentaires et nutriments nécessaires à notre santé et de nos jours de telles informations sont facilement accessibles.

4)  L’article publié dans BMJ est un exemple éloquent de résultats dont on a détourné la véritable signification dans le but d’inquiéter ceux qui prennent des initiatives pour améliorer leur qualité de vie, comme le fait d’éviter le gluten, parce que les solutions que la médecine actuelle leur propose pour traiter leur maladie chronique ne les aident pas de façon satisfaisante. En fait, il semble bien qu’il s’agisse d’une lutte de pouvoir de certains milieux médicaux qui sont déstabilisés par le fait que la population est de mieux en mieux informée par la démocratisation du savoir.

Malheureusement, des chroniqueurs sont prompts à s’emparer et à publiciser de telles « fake news » qui font sensation au détriment d’informations  basées sur de solides travaux de recherche qui ont le potentiel d’aider véritablement les gens au prise avec des problèmes de santé chronique, qui contrairement à ce qui est souvent véhiculé (au profit de qui?), peuvent trouver des solutions thérapeutiques par l’adoption d’une alimentation ciblée.

Jacqueline Lagacé, Ph.D.

 

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Événement bilingue (24 mai): ‘À votre santé! La médecine personnalisée à l’ère de la génomique’

(English to follow)

Café Scientifique intitulé ‘À votre santé! La médecine personnalisée à l’ère de la génomique
 
Date: Le mercredi 24 mai 2017, 20h00
Lieu: Café du Monument-National
1182 boul. St-Laurent, Montréal

Venez discuter avec des experts de différents domaines de la médecine personnalisée de la façon dont celle-ci peut avoir une influence sur votre vie, votre famille et votre communauté. Les experts aborderont des sujets tels que les tests prénataux, l’épigénétique, la santé publique et les perspectives des patients, partageant leurs expériences et leurs prédictions pour l’avenir, un avenir complexe mais passionnant !

Les présentations seront en anglais et en francais. Les questions sont bienvenues dans les deux langues. 

Panélistes:
– Rosemary Tiklé, B.Sc., Conférencière, biochimiste, patiente
– Steven J. Hoffman, PhD, Professeur agrégé de droit, de médecine et d’affaires publiques et internationales Université d’Ottawa
– Vardit Ravitsky, Ph.D., Professeure agrégée, Programmes de bioéthique, École de santé publique, Université de Montréal

Modérateur:
– Michel Rochon, Journaliste scientifique et médical

Évenement supporté par:
– L’institut de génétique des IRSC
– Precision Medicine Policy Network
– Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal
– Société canadienne de bioétique
 
Reservation : cihr-ig@mcgill.ca (notez que l’événement est gratuit)
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To your health! Personalized medicine in the genomics era
 
Date: Wednesday, May 24, 2017, 8:00 p.m.
Location: Café du Monument-National
1182 St-Laurent Boul., Montreal

Come discuss with experts from various fields what is ‘personalized medicine’ and how it can impact your life, your family and your community. Experts will cover prenatal testing, epigenetics, public health and patients perspectives, sharing their past experience and predictions for the exciting – yet complex – future ahead! 

Presentations will be in French and English. Questions are welcome in both languages.

Panelists
– Rosemary Tiklé, B.Sc., Biochemist, Speaker, Patient
– Steven J. Hoffman, PhD Associate Professor of Law, Medicine and Public and International Affairs University of Ottawa
– Vardit Ravitsky, Ph.D., Associate Professor, Bioethics Programs, School of Public Health, Université de Montreal

Moderator
– Michel Rochon, Health and Science Journalist

Event supported by:
– CIHR Institute of Genetics
– Precision Medicine Policy Network
– Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal
– Canadian Bioethics Society
 
Registration RSVP: cihr-ig@mcgill.ca

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