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Réponse au Dre Péluchon déconcertée par les études sur les oméga-3 et la vitamine D

Bonjour que pensez vous de cette étude?
Merci
Vitamine D et oméga-3 : des suppléments qui n’apportent rien de plus ? La prise de compléments alimentaires est devenue une habitude très répandue. Aux États-Unis, le nombre de personnes prenant des compléments à base d’huiles de poisson a été multiplié par 10 au
cours de la dernière décennie et celui des personnes prenant de la vitamine D par 4. L’objectif est une amélioration de la santé. L’origine de ces comportements vient de quelques publications suggérant les bienfaits de ces supplémentations. Les travaux concernant l’intérêt des huiles de poissons sont toutefois contradictoires et limités à la prévention secondaire. Quant à ceux, très nombreux, concernant les bienfaits de la vitamine D sur le risque de cancer, s’ils suggèrent qu’un taux faible de vitamine D est associé à un risque élevé de cancer, ils laissent planer le doute sur l’efficacité de la supplémentation.

Deux nouvelles publications apportent leur contribution au débat. Elles concernent un essai randomisé contrôlé contre placebo, impliquant 25 871 personnes. Les hommes sont âgés de plus de 50 ans et les femmes de plus de 55 ans. Ils ont reçu de la vitamine D, à la dose quotidienne de 2 000 UI, et des oméga-3, à la dose quotidienne de 1g. Le suivi médian est de 5,3 ans. Il s’agit donc sans doute de l’étude la plus vaste et la plus longue sur le sujet. Pas d’effet sur le risque d’événements cardiovasculaires ni de cancer.

Les résultats vont décevoir un certain nombre de personnes convaincues d’améliorer leur santé par ces compléments alimentaires. Car il n’apparaît pas que la supplémentation en oméga-3 apporte un bénéfice vis-à-vis du risque de survenue d’un ensemble d’évènements cardiovasculaires (infarctus myocardique, accident vasculaire cérébral et décès de cause cardio-vasculaire : Hazard Ratio HR 0,92 ; intervalle de confiance à 95 % IC 0,80 à 1,06). Il est constaté toutefois une réduction du risque d’infarctus du myocarde
(0,72 ; IC 0,59 à 0,90), mais ceci est à considérer avec prudence étant donné l’absence d’ajustement pour les facteurs confondants. La supplémentation en vitamine D n’apporte pas non plus d’avantage en matière de décès par cancers (HR 0,96 ; IC 0,88 à 1,06). L’analyse par type de cancer n’est pas plus encourageante, puisqu’il n’apparaît pas de réduction du risque de cancer du sein, de la prostate ou encore du côlon.

L’éditorialiste du New England Journal of Medicine remarque que cette étude incluait un grand nombre de participants, représentant assez fidèlement la composition de la société américaine. Il note aussi qu’un certain nombre de participants avaient, au démarrage de l’étude, un taux bas de 25 OH-vitamine D (moins de 20 ng/ml) et que, même pour ces derniers la supplémentation n’a pas eu d’impact sur le nombre de cancers invasifs, de quelque type que ce soit.

Dr Roseline Péluchon
RÉFÉRENCES
Manson JE et coll. : Vitamin D Supplements and Prevention of Cancer and Cardiovascular Disease – N Engl J Med 2019; 380:33-44
Manson JE et coll. : Marine n−3 Fatty Acids and Prevention of Cardiovascular Disease and Cancer- N Engl J Med 2019; 380:23-32

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Réponse de Jacqueline: Merci Dre Péluchon de votre intervention qui me permet de revenir sur la recherche approfondie que j’avais effectuée concernant  la prise de compléments d’oméga-3 contenus dans les huiles de poissons ainsi qu’au sujet  de la controverse à propos de la vitamine D.  Les résultats de ma recherche sur ces 2 sujets sont détaillés  dans mon dernier livre intitulé  « Une alimentation ciblée pour préserver  ou  retrouver la santé de l’intestin ».

Voici donc quelques informations et extraits, qui je l’espère vous inciteront à prendre connaissance du travail approfondi auquel  je m’étais astreinte  pour tenter d’apporter quelques lumières sur ces sujets très complexes et souvent dissonants

Chapitre 5, no 4 : Différences entre les effets de la consommation de suppléments d’huile de poisson (EPA/DHA) et celle de poissons frais.  Extraits p. 157

…..« Il est déroutant toutefois de constater que les études scientifiques  bien contrôlées incluant les méta-analyses qui tentent de  démontrer que les suppléments d’oméga-3 sous forme d’huile de poissons sont associés à une baisse des maladies cardio-vasculaires, neurologiques et autres, donnent généralement des résultats inconsistants11,12 ;http://www.medscape.com/viewarticle/803823).  À l’inverse,  les études sur la consommation de poissons (environ deux fois par semaine) sont nombreuses à démontrer que ces aliments ont un effet préventif sur les risques de maladies coronariennes 13, certaines formes de cancers14 le syndrome métabolique 15, 16 les maladies neuro dégénératives 2, etc.  Comme on admet de façon générale que les oméga-3 jouent un rôle important dans le maintien de la santé neurologique et la prévention des maladies chroniques, comment expliquer que les études scientifiques donnent généralement des résultats plus probants lorsqu’il y a consommation de poissons plutôt que celle de suppléments d’huile de poissons contenant des quantités précises d’oméga-3? »

Lire p. 158, 159, 160, …… À partir de plusieurs études scientifiques indépendantes, j’ai discuté des différentes hypothèses qui peuvent expliquer ce paradoxe. À mon avis, l’explication  la plus probable repose sur l’observation qu’en raison de leur forte réactivité (présence de plusieurs doubles liaisons), les huiles de poissons oméga-3, qui ont été obtenus et purifiés à partir de poissons, seraient oxydées pendant ces processus avec les conséquences négatives que l’oxydation des oméga-3 comporte, ce qui peut facilement expliquer les résultats dissonants en fonction des degrés d’oxydation.

Extrait p 160-16

No. 5.  Les doses recommandées de suppléments d’huile de poisson (EPA/DHA préformés) par les fabricants sont-elles conformes à nos réels besoins ?

….. « Si  l’évolution a  fait en sorte que la  conversion de l’ALA en EPA/DHA soit si lente chez l’humain, cela  suggère qu’il est probablement irrationnel  de consommer de fortes quantités d’oméga-3 préformés sous la forme de suppléments de concentrés d’huile de poisson. À l’appui de cette thèse,  des études de radioactivité et de tomographie basées sur l’incorporation de DHA circulant dans le cerveau humain montrent que la consommation quotidienne de DHA, chez 95% des sujets, n’excède pas  0.4 mg à 7.2 mg 25. Les personnes normales en santé seraient capables de métaboliser des quantités adéquates de DHA à partir des omega-3 ALA parents 26. D’autres  expériences suggèrent qu’un excès de transformation des ALA en oméga-3 est non seulement du  gaspillage mais contreproductif et possiblement néfaste  parce que le corps ne peut éliminer facilement les overdoses de ces oméga-3 complexes et très réactifs 2,3,5,27. Il semble que les gens en santé seraient  capables à partir de la consommation d’acide α-linolénique (ALA), qui est un acide gras essentiel précurseurs des oméga-3 plus complexes contenant 5 et/ou 6 doubles liaisons,  de métaboliser des quantités adéquates de DHA et d’EPA qui correspondraient apparemment à la consommation de 7 mg/jour d’oméga-3 végétal, soit une quantité facilement atteignable par la population générale 26. Ainsi, une mauvaise compréhension des besoins en EPA/DHA préformés entraîne des recommandations de la part des fabricants qui pourraient  mener potentiellement à des overdoses par des facteurs de 20 à 500 fois,  dépendamment des suppléments et des doses prescrites qui atteignent souvent 1000 mg d’EPA/DHA/jour. »No. 6.  L’importance de l’oxydation des acides gras préformés dans les suppléments d’huile de poisson (p. 162-163).

No 6. Existe-t-il un lien entre le phénomène d’oxydation lipidique et l’athérosclérose ? (p. 163-164)

…. »Les travaux de deux éminents professeurs de chimie organique , spécialisés dans le domaine des processus de peroxydation des lipides et de leurs implications dans le développement des maladies inflammatoires apportent des informations qui semblent particulièrement pertinentes  en regard des causes des maladies inflammatoires chroniques.  Selon ces derniers, on n’a pas pris suffisamment en compte les expériences qui démontrent  que l’athéroslérose peut être la conséquence d’une lésion cellulaire plutôt que d’un niveau élevé de cholestérol ou de la consommation d’acide gras saturés 3, 3-39Ils rappellent également que l’on ne tient pas suffisamment compte que la consommation des gras, suite à leur cuisson à température élevée, va entraîner, en raison de la réaction de Maillard, une augmentation sérique (dans le sang) dramatique de la péroxydation lipidique (LPO) »……

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La controverse au sujet de la vitamine D (p. 122-133)

Introduction

« Lorsqu’on se nourrit de façon équilibrée,  les suppléments de vitamines et minéraux ne sont pas nécessaires pour de multiples raisons décrites précédemment1 (p. 140-146).  Toutefois, le cas de la vitamine D est particulier pour plusieurs raisons et c’est pourquoi ce sujet est développé en profondeur dans le présent chapitre ».

– Les différentes formes de vitamine d et leurs dosages (p. 123-126)

– Différents facteurs sont susceptibles d’influencer les niveaux de la vitamine D sérique (p. 126-127)

– La santé osseuse : la relation vitamine D et calcium n’est pas simple (p. 127-129)

– L’action de la vitamine D ne serait pas limitée à la santé osseuse (p. 129)

– Recommandations de différentes autorités médicales concernant la vitamine D (p. 129-130)

– Conférence sous l’égide du NIH (National Institutes of Health) : questions-réponses  se rapportant à la vitamine D en pratique médicale (p. 130-131)

-Les risques associés à la supplémentation de vitamine D (p. 131-133)

…… Dernier énoncé de cette partie : « En définitive,  le statut normal de la vitamine D sérique chez l’humain n’a pas encore été clairement défini. Toutefois, tel que mentionné précédemment, le niveau sérique de 20 ng/ml de vitamine D 25, hydroxy(OH) est considéré comme adéquat et sécuritaire par le comité de l’IOM alors que selon ce comité, le risque de préjudice s’élèverait avec une concentration sérique supérieure à 50 ng/ml. En fait, les études les plus récentes s’opposent aux recommandations qui proposent d’augmenter les doses de vitamine D au-dessus des apports nutritionnels de 600-800 IU/jour chez les individus en santé.  Il est de plus conseillé de superviser avec attention la prise de suppléments particulièrement chez certains sous-groupes de patients et en particuliers chez ceux  âgés et vulnérables ».

 

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Témoignage époustouflant de Cathy appuyé par ostéodensitométrie

Chère Madame Lagacé
scoliose, cyphose, lordose, lumbagos,arthrose, écrasement de vertèbres, à 69 ans je constate que les maux de dos ont jalonné et perturbé ma vie (au demeurant plutôt confortable). Depuis 20 ans je prends tous les jours des comprimés de calcium (sur prescription médicale) que je ne fixe pas. Là-dessus s’est greffée l’intolérance au gluten et au lactose pour laquelle j’ai commencé à rechercher de nouvelles habitudes alimentaires. J’ai découvert vos livres au printemps 2018. Je me suis mise à l’ alimentation hypotoxique complétée en novembre 2018 par la prise de vitamines D3, K et C et la consommation de graines germées et de silice d’ortie. .
Dernière ostéodensitométrie passée hier 22 janvier 2019, Enfin la tendance est inversée!!! ma masse osseuse a augmenté de 4mg/cm2.!!
Je suis sûre à présent de pouvoir continuer de m’alimenter comme je l’ai déterminé en suivant vos recommandations, je suis sûre d’être sur la bonne voie.
Merci pour vos recherches, pour vos livres et vos précieux conseils.
cathy

Réponse de Jacqueline:  merci Cathy d’avoir pris la peine de rédiger ce témoignage extraordinaire qui me démontre que les heures passées sur mon ordi permettent à mes lecteurs de retrouver une qualité de vie que souvent ils n’espéraient même plus.

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Le WIFI, les ondes électromagnétiques et la cystite interstitielle, expérience de Marie

J’ai éliminé les produits laitiers, le thé, café, vin blanc, jus de fruits et agrumes aussi. Aussitôt, j’ai cessé d’avoir le colon irrité et des diarrhées qui se transmettait à la vessie. J’ai éliminé aussi toutes les sources de »sans fil » chez moi car le wifi, les ondes électromagnétiques de nos cellulaires, tablettes et ordi non câblé rendaient ma vessie hyper active et irritée. Puis j’ai cessé le gluten. Tout ça ensemble m’a permis de cesser d’avoir des infections urinaires à répétition et cystites interstitielles. Un vrai cauchemar maintenant réglé!  Marie

Réponse de Jacqueline: merci Marie pour ce témoignage qui ne me surprend pas et qui devrait aider d’autres personnes sensibles aux ondes électomagnétiques.  Il y a trop de personnes qui font l’expérience de problèmes de santé en lien avec l’excès d’ondes électromagnétiques qui nous entourent.

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Conférence de Nathalie Champoux en France (autisme), 26 janvier 2019

Message de Nathalie Champoux:

À la suite de ma conférence à Paris en mars dernier, c’est avec un énorme enthousiasme que je vous annonce la tenue de ma seconde conférence en France, le samedi 26 janvier prochain, à Niort, près de La Rochelle.

Après avoir réussi à renverser le diagnostic d’autisme de mon fils aîné et l’hypothèse d’autisme de mon second fils, je me suis donné pour mission de partager mon expérience avec les familles d’ici et d’ailleurs désireuses d’améliorer leur santé et celle de leurs enfants, et ce, malgré des diagnostics souvent qualifiés d’irréversibles par la communauté médicale.

Dans le cadre de ma conférence, je relaterai mon parcours et explorerai en profondeur les grands piliers de la santé, à commencer par l’alimentation. J’aborderai aussi l’importance d’un  microbiote intestinal en santé, je susciterai une réflexion autour de nos choix de vie et de consommation et j’expliquerai en détails le mode de vie qui a permis à mes enfants de renaître.

Inscrivez-vous dès maintenant auprès de l’association ASHANAH : ashanah79@gmail.com

 Date : le samedi 26 janvier 2019

Lieu : Auditorium de la MACIF, 18, rue de la Broche – 79000 Niort

Heure : 14 heures

Prix d’entrée : 10 €

* Possibilité d’accueillir vos enfants (à partir de 3 ans)

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Reprise de la lettre du Dr Willem pour ceux qui n’ont pu ouvrir le lien

Je vous recommande fortement la lecture de cette lettre du Dr Willem parce qu’il s’agit d’une explication particulièrement simple et pertinente  qui vous permettra de bien comprendre  l’influence de l’épigénétique sur nos gènes.

La lettre du Dr Willem

Redevenez le chef d’orchestre de vos gènes

Cher(e) ami(e),

Nous possédons 30 000 gènes mais seulement 2 % de ces gènes sont exprimés selon les lois de la génétique classique.

Les autres gènes sont exprimés selon les lois de l’épigénétique.

L’épigénétique étudie en quoi la vie que nous menons influence le fonctionnement de nos gènes et… notre santé.

Quelle différence avec la génétique ?

Quand vos habitudes modifient vos gènes

En génétique, on s’intéresse aux caractéristiques des gènes, qui déterminent par exemple les aspects physiques de la personne (couleur de peau, des yeux, taille, forme du nez…).

Avec l’épigénétique, on s’intéresse aux modifications que l’environnement peut apporter à notre génome, c’est-à-dire à notre patrimoine héréditaire.

Notre ADN est affecté par notre hygiène de vie, notre alimentation, notre vécu, notre exposition à la pollution, etc, qui influent sur nos gènes en activant ou, à l’inverse, en réprimant leur expression.

Pour reprendre la formule de Joël de Rosnay, auteur de La Symphonie du vivant, on peut considérer que « les notes de musique sur une portée sont la génétique, tandis que l’épigénétique est la symphonie exécutée à partir de ces notes. »

Une symphonie plus ou moins mélodieuse, éventuellement entrecoupée de couacs, selon notre parcours.

Ainsi, si notre petite taille est imputable à nos origines et ne pourra être combattue qu’à l’aide d’une bonne paire de talons, le diabète familial ne fera pas forcément partie de notre histoire.

Obèse car son grand-père était bon mangeur ?

Mais il y a mieux : la transmissibilité génétique.

Des découvertes récentes montrent que notre mode de vie peut influencer  l’expression des gènes chez nos enfants et nos petits-enfants !

« Nous naissons avec sur nos gènes certaines marques initialement déposées sur ceux de nos ascendants », explique le Dr Ariane Giacobino, chercheuse dans le service de médecine génétique des hôpitaux universitaires de Genève.

Si nos grands-parents  ont connu une période d’abondance alimentaire, nous serons plus prompts à développer un risque de surpoids, de diabète ou de mortalité par accident cardio-vasculaire, alors même que nous mangeons sans excès.

A cela s’ajoute l’ héritage de leurs éventuels traumatismes psychiques.

Le stress, les violences, les chocs post-traumatiques ont un impact biologique durable sur les générations suivantes : celles-ci seront plus fragiles psychologiquement.

Le fondement de la diversité du vivant se trouve là. Chacun de ces processus, soumis à la pression de l’environnement, agit sur le devenir de l’individu.

Par exemple, pourquoi le risque de cancer du sein est-il six fois plus élevé aux États-Unis qu’en Chine ?

L’explication n’est pas génétique, car les enfants d’immigrés chinois vivant aux États-Unis ont un risque identique à celui du reste de la population américaine.

Nombre d’études récentes ont établi que des modifications épigénétiques déviantes contribuent au développement du cancer, notamment la perte d’expression de gènes suppresseurs de tumeurs ou l’expression aberrante de gènes facilitateurs.

Alors… comment se protègent nos cellules ?

Heureusement, notre organisme possède une grande quantité de molécules chimiques qui empêchent l’expression de gènes qui pourraient se révéler néfastes.

C’est le plus puissant moyen de réguler l’ADN et de nous adapter en quelques minutes à la pression de l’environnement (alimentation déséquilibrée, stress physique, chronique, psychique, infections, cancers…).

Ces molécules sont également à la base de la formation de l’être vivant.

Au départ, nos cellules ont toutes le même patrimoine génétique, et c’est ces molécules qui vont permettre de les différencier.

Par exemple, elles vont éteindre certains gènes pour qu’une cellule devienne hépatique, en exprimer d’autres pour qu’une cellule devienne sanguine…

Ainsi, en éteignant ou en activant des gènes, l’épigénétique est indispensable au développement de l’embryon.

Les agents toxiques perturbent le fonctionnement des gènes

Des perturbations accidentelles, même transitoires, peuvent déclencher des changements d’expression des gènes.

Par exemple, la prise d’une drogue ou n’importe quel stress physique ou psychique peut créer des altérations en interférant avec ces processus. Ces altérations persistent même quand la cause initiale a disparu, et sont à la source de certaines maladies.

Les particules fines, les perturbateurs endocriniens, les bisphénols, les  pesticides, les métaux lourds …

Autant d’agents non contrôlables qui perturbent l’expression de certains gènes.

Ainsi, l’exposition aux pesticides et aux perturbateurs endocriniens expliquerait l’épidémie d’infertilité masculine.

Des changements réversibles en 2-3 semaines seulement ?

Ce qui est rassurant c’est que contrairement aux mutations génétiques, les altérations épigénétiques et le risque de maladie sont réversibles tout au long de la vie. Prenons pour exemple le tabagisme, qui modifie non moins de 7000 gènes, soit le tiers du génome humain : après l’arrêt du tabac, la plupart des activations disparaissent.

En effet, chaque minute, plus d’un million de nos cellules meurent et autant naissent.

Si l’on a généré de « mauvais signaux » épigénétiques dans nos vieilles cellules à la suite d’un « mauvais » comportement… les nouvelles cellules ne demandent qu’à s’épanouir dans un environnement favorable pour éviter ou même guérir les maladies.

Tous les espoirs sont donc permis.

Contre toute attente, les délais sont très courts pour constater les effets bénéfices d’un changement d’habitude : quelques semaines ou quelques mois après avoir initié un changement dans notre mode de vie.

Des gestes simples à appliquer au quotidien

La conduite à tenir découle du bon sens, mais mérite d’être rappelée :

  • une alimentation saine et bio résumée par le régime crétois ;
  • une bonne gestion de son stress et un sommeil réparateur ;
  • de l’exercice physique :  30 minutes de marche quotidienne par exemple ;
  • et, plus largement, un plaisir de vivre tangible, qui passe notamment par les liens que nous tissons.

Certaines autres habitudes bénéfiques sont très faciles à appliquer, avec des effets considérables.

  • Boire 2 ou 3 tasses de thé vert par jour : les catéchines modifient favorablement l’activité des gènes engagés dans la survenue du diabète, de l’obésité ou encore des maladies cardio-vasculaires.
  • L’écoute (trente minutes par jour) de la musique, de préférence classique, freine le fonctionnement des gènes concernés dans l’apparition des cancers et des maladies neurodégénératives.
  • Également au menu, le rire, acteur majeur de notre santé et activateur de bons gènes impliqués dans l’immunité. La portée de l’épigénétique se révèle en effet considérable : une meilleure santé, un retardement du vieillissement mais aussi une prévention des maladies (cancer, infarctus, diabète, Alzheimer, Parkinson, etc.).

L’épigénétique est un formidable message d’espoir qui nous rappelle principalement que rien n’est écrit et que l’on peut orienter notre destinée médicale.

Comme je le répète, l’homme est pollué en mangeant, en respirant, en se soignant.

Si vous souhaitez aller plus loin et vous protéger de cet environnement toxique, j’ai écrit le livre Pollution et santé (aux éditions Dangles) qui offre toute une gamme de remèdes naturels pour désintoxiquer votre organisme.

Portez-vous bien !

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Allergie saisonnière et acupuncture

Depuis des années, je traite mes allergies saisionnière en accuponcture et je ne prends plus aucun antihistaminique. Mon pneumologue m’a dit que je pouvais mettre mon argent à la poubelle! Sauf que 4 traitements en mars ou avril me font économiser beaucoup d’argent en histaminique. Et je ne dors plus en conduisant. Deux problèmes de réglé.

Ombre

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Cystite interstitielle, les multiples démarches de Sylvie mènent à un succès inespéré

Bonjour,   atteinte de cystite interstitielle depuis 2002, mon parcours ressemble un peu au vôtre. Après avoir été suivie pendant 2 ans par un urologue qui m’a prescrit des médicaments, fait subir 4 hydro distensions et des instillations de DMSO, sans aucun résultat et ne prenant pas en compte mes réflexions lorsque je lui disais que j ‘avais l’impression que mes symptômes s’aggravaient selon ce que je mangeais, j ‘ai décidé de le laisser et je me suis tournée vers les médecines douces. De 2004 à 2008, j ‘ai été suivie par un médecin homéopathe et ostéopathe qui m a donné un traitement en fonction de mes « trop pleins » et carences et qui m a conseillé sur l’ alimentation pour alcaliniser les urines. Grâce à lui mes douleurs quotidiennes ont disparues et j’ai appris à gérer lorsque je fais des excès alimentaires.

Malgré celà il restait le problème des nombreuses mictions de jour comme de nuit, car ma vessie s’est « cartonnée » à cause de la maladie et a une toute petite contenance. 5ml par miction 10 ml quand je suis en grande forme!
Et puis au mois de mai de cette année j ai rencontré une personne ressource en yoga et en méditation qui possède un appareil appelé OLOM. j ai fais 15 séances d’olom, j ai supprimé le gluten, fais une cure d ‘extrait de pépins de pamplemousse et de D-mannose et depuis début décembre,il se passe quelque chose! outre le fait que je ne sens plus ma vessie, mes mictions ont augmenté en volume, 15ml à 20ml et vendredi je suis restée 3h sans uriner;ça ne m’est jamais arrivé depuis 16 ans!

Je ne sais pas si cela relève du miracle ou de tout ce que ns avons mis en place depuis mai, mais en tout cas les faits sont là!!
je croise les doigts pour que ça dure car cela signifierait que je suis guérie et que l’on peut donc se soigner de cette fichue maladie!!!

Sylvie

Réponse de Jacqueline: merci Sylvie pour ce témoignage exceptionnel qui démontre l’importance de garder l’esprit ouvert et de continuer à chercher des solutions pour résoudre un  ou des problèmes de santé qui portent atteinte à notre qualité de vie.

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Meilleurs Vœux de Jacqueline à tous mes lecteurs pour la nouvelle année 2019.

À la veille de l’An 2019,  je souhaite de tout mon cœur à chacun de mes lecteurs une année 2019 qui saura vous apporter la santé si ce n’est pas déjà fait, l’amour, la paix et la joie. Je vous souhaite également de devenir des citoyens de plus en plus conscients de la nécessité de vous impliquer personnellement  afin que notre Terre puisse continuer à être un endroit où nos enfants et petits-enfants pourront continuer à bien vivre et se développer normalement.

Je profite de l’occasion pour remercier tous mes lecteurs de leur fidélité et des actions qu’ils posent jour après jour afin de s’informer et de partager leurs connaissances et expériences dans le domaine de la santé, tout en  ouvrant leur esprit  à la collaboration entre  médecine conventionnelle et médecines complémentaires. Cette façon de faire permet de mieux saisir l’importance de la démarche de santé intégrative et de vérifier la complémentarité de différents approches thérapeutiques, leurs bienfaits, leur pertinence et leurs limites  face aux multiples problèmes de santé.

Il ne fait aucun doute qu’au Québec, notre système de santé accuse un retard important par rapport à d’autres provinces canadiennes en ce qui concerne la collaboration interdisciplinaire entre la médecine conventionnelle et les soins de santé complémentaires.  Une telle absence de collaboration appauvrit notre système de santé et peut avoir des impacts négatifs graves, particulièrement chez les patients atteints de maladies chroniques.  Comme il est maintenant démontré que la plupart des maladies chroniques sont la conséquence d’un mode de vie inadéquat, ce ne sont pas des médicaments anti-inflammatoires avec leurs effets secondaires à l’avenant,  qui peuvent permettre la mise en rémission de ce type de maladies mais bien l’application de thérapies complémentaires telles des changements alimentaires, du soutien psychologique, des thérapies musculo-squelettiques, etc.  Il est plus que temps d’élargir la pratique médicale à des thérapies complémentaires qui permettront d’avoir accès à des soins de santé plus variés et mieux adaptés aux besoins actuels, tout en permettant de protéger la survie de notre système de santé public.

L’an dernier durant la période des Fêtes, je vous annonçais  qu’en 2018, je m’étais donné une mission dont le but était d’améliorer une accessibilité élargie à l’ensemble des soins thérapeutiques de Santé Intégrative; depuis ce temps, plusieurs actions ont été entreprises  pour atteindre cet objectif : publiciser notre démarche et rédiger une pétition qui servira de pierre de lance aux changements souhaités.

Une telle démarche requiert plusieurs étapes, dont celle de dégager un consensus vis-à-vis le texte final de la pétition (maximum 250 mots) auprès de regroupements impliqués dans le projet.  Une autre étape consiste à  trouver un député ouvert et captivé par  notre projet qui sera en mesure de le prendre sur ses épaules et de faire le nécessaire pour que la pétition soit déposée officiellement sur le site internet de l’Assemblée nationale.  L’étape suivante, qui peut être d’une durée maximale de 3 mois, donnera l’occasion aux Québécois de signer la pétition.  Compte tenu du fait que nous avons un tout nouveau gouvernement qui dirige le Québec pour la première fois, il est normal que les choses progressent lentement. Il faut être patients, déterminés et tenaces et profiter de la période d’attente pour publiciser le projet de pétition auprès du plus grand nombre possible d’individus.

N.B. : plus nous serons nombreux à signer la pétition, plus notre nouveau gouvernement mettra les efforts nécessaires pour satisfaire nos demandes, lesquelles demandes ont été décrites en détails dans un document publié sur mon bloque et intitulé : « Posons un geste concret pour améliorer notre système de santé…osons la santé intégrative! (Jacqueline Lagacé et collaborateurs).

Heureuses fêtes à tous pour la Nouvelle Année et qu’elle nous soit bienveillante!

Jacqueline Lagacé, Ph.D.

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Oui, il existe de + en + de médecins ouverts: péricardite accompagnée d’une hypothèse de lupus

Merci Anne !
Mon prénom est également Anne et j’ai 53 ans. 😉
En janvier dernier, on m’a diagnostiqué une péricardite (accompagnée d’une hypothèse de Lupus). On m’a prescrit trois traitements (anti-inflammatoires, cortisone, chimiothérapie – à petites doses). Aucun de ces traitements n’a eu d’effet (sauf tous les effets secondaires). En juin, j’étais toujours au même stade. J’ai refusé un quatrième traitement et demandé d’essayer « ma recette » (régime hypotoxique combiné à une diète ayurvédique, réflexologie et auto-soins de Reiki) tout en continuant le yoga, les pranayamas et la méditation. Début août, la péricardite était pratiquement éliminée ainsi que mon hypertension.
Je vais de mieux en mieux. Je continue de cette façon.

Contrairement à toi, mon médecin de famille et l’interniste de l’hôpital m’ont toujours soutenus dans ma démarche « hors de leur champs de pratique » et se sont montrés très intéressés. Ils proposent désormais le régime hypotoxique à leurs patients qui présentent des symptômes ou des pathologies pour qui ce régime est indiqué.

Beaucoup d’espoirs de toutes sortes ! 🙂

Réponse de Jacqueline: merci pour votre témoignage, c’est important de témoigner  que de plus en plus de médecins reconnaissent l’importance des facteurs environnementaux (alimentation et autres) dans le développement et le traitement des maladies chroniques.

 

 

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Témoignage d’Anne: expériences multiples pour se sortir de la maladie (Polyarthrite rhumatoïde)

Bonjour à toutes et à tous,
J’ai 54 ans et la P.R. depuis l’été 2017. Mon premier problème de santé ! Cela a commencé par les mains, mais j’ai d’abord cru que c’était lié à une chute. Puis attaque massive, pieds, genoux, épaules et mains. Après quelques recherches, j’avais déjà supprimé farine de blé, gluten, j’étais beaucoup moins fatiguée et j’ai donc pu supporter les nuits sans sommeil et continuer à travailler. Mais la douleur était telle, qu’un médecin m’a prescrit de la cortisone, soulagement immense après deux mois de torture ; puis après une longue attente, rdv avec rhumatologue et début du traitement de Méthotrexate. En quelques mois, j’avais déjà perdu près de 10 kgs, je pouvais à peine marcher, de grosses difficultés pour m’habiller et tous les gestes du quotidien, je devais même demander de l’aide pour couper mes aliments et enlever le bouchon d’une bouteille d’eau …
Avant la grosse attaque, une copine avait insisté pour que j’aille faire une séance avec une réflexologue plantaire ; j’étais arrivée la main gonflée, douloureuse, avec impossibilité de la mettre à plat. Une heure de massage des pieds et je suis ressortie la main normale ! J’étais sidérée et folle de joie.
Quand j’ai commencé à perdre mes cheveux à cause du traitement (qui avait aussi mis à plat mes défenses immunitaires en seulement deux mois), j’ai tout stoppé, traitement, prises de sang et rdv avec les médecins. Je me suis souvenue de cette séance chez la réflexologue, persuadée que le médicament n’était pas la solution ; j’y suis retournée une seconde fois et j’ai ensuite acheté un livre sur l’acupressure, qui m’a énormément aidée et que je continue à pratiquer, en prévention, quelques minutes par jour, un plaisir. J’ai fait encore plus attention à mon alimentation et supprimé les laitages animaux, privilégié les légumes et fruits bio, achetés chez un producteur local. J’ai aussi acheté le livre d’une certaine Jacqueline Lagacé (tiens tiens !) et j’ai encore supprimé quelques aliments et réintroduit d’autres, je teste, je vois ce que ça donne. Après six mois sans sport, j’ai repris, dès l’arrêt du traitement, une activité sportive, vélo, marche, jardinage, tout ce dont j’avais été privée et qui me faisait tellement plaisir. Je me suis enfin inscrite à des cours de yoga, j’ai appris à gérer le stress (celui des autres, au boulot principalement) et à m’en couper. Je vis normalement, je sens seulement quelques tiraillements quand je fais des écarts alimentaires (pas souvent). Je fuis les médecins, pour la P.R., puisque le seul discours que j’entends et avec l’air condescendant qui va avec, c’est : « vous croyez que vous allez vous en sortir toute seule ?! (sous-entendu, sans traitement) Vous voulez finir grabataire ? » « Oui, oui, le corps – l’esprit, je connais, j’ai une patiente justement … et elle est morte ! »
Je voulais apporter mon témoignage, parce que ce discours me sidère. Et que pour refuser un traitement, essayer de sortir de la maladie autrement, il faut du courage et des encouragements. Ce dont j’ai manqué pendant tous ces mois. Mais quand je vois le résultat, je me félicite tous les matins avant même de sortir du lit !
Bon courage à toutes et tous …. et belle journée !

Réponse de Jacqueline: Merci Anne  de nous avoir fait part de votre expérience inspirante qui décrit  un parcours difficile et courageux afin de retrouver une qualité de vie enviable malgré les pires pronostics.

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