Archives d’Auteur: Jacqueline

La situation actuelle nous force à réfléchir aux véritables enjeux de notre Société

Voici quelques réflexions particulièrement pertinentes qui ont été développées dans le Journal numérique Le Devoir, soit « Le courrier des idées »; week-end du 28 mars 2020.

 « On voit de mieux en mieux que la mise en quarantaine est un privilège pour ceux qui ont les moyens et une angoisse pour ceux qui n’ont rien. Au Canada comme ailleurs, cette crise révèle que les gens vivent d’un chèque de paie à l’autre. Quand ils en ont un.»

«Pour ce qui est des particuliers, les études et les sondages nous disent depuis longtemps que les Canadiens sont surendettés, au point que 40% d’entre eux seraient dans le trouble advenant un simple retard dans le versement de leur paie.»

«Il aura fallu une crise sanitaire mondiale pour constater la fragilité et notre hyperdépendance au continent du Soleil-Levant. Et puis, nous voilà, peut-être, pour ne pas dire enfin, au bout du bout de la mondialisation, à l’extrémité de ce broyeur d’autonomies et de différences, de singularité.»

«En perdant l’école, certains des plus démunis, exposés à domicile à plusieurs des visages sombres de la pauvreté, voient non seulement s’effacer l’apprentissage des règles de grammaire et des tables de multiplication, mais aussi, et peut-être surtout, s’évanouir l’accès à la socialisation, à un repas équilibré ou à des vêtements chauds.»

«L’enseignement en ligne, comme celui à la maison, met en exergue les inégalités sociales actuelles en matière d’accessibilité aux savoirs. Certains enfants suivront un programme continu et rigoureux parce que les parents ont des moyens financiers et intellectuels.»

«Même en situation d’urgence, les droits fondamentaux doivent être respectés. Mais leur exercice peut être plus limité qu’en temps normal. La limitation des droits individuels doit être justifiée, minimale et proportionnée.»

«Il est de notre devoir de réfléchir aux répercussions qu’un isolement de plusieurs mois pourrait avoir sur la vie démocratique d’une société libre.»

La montée de l’Asie / «Et si cette épidémie […] ne faisait qu’accentuer des tendances déjà bien présentes ? On savait depuis longtemps que l’Asie était en voie de dominer le monde. Cette épidémie nous aura révélé sa longueur d’avance dans le domaine de la santé.»

Les préjugés envers les vieux / «Parmi les comportements les plus fâcheux ayant émergé, celui qui consiste à dénigrer une partie de la population en bloc.»

Éclatement ou repli des frontières / «La mondialisation a contribué à ce que les frontières soient abolies pour favoriser cette contamination à très grande échelle. Aujourd’hui, dans un mouvement intuitif de recul, les peuples se replient dans les frontières qu’ils avaient fait tomber, mais l’ennemi est partout.»

La culture comme refuge / «Pour l’heure, on a surtout besoin de réconfort. Et puisse l’art nous nourrir en ces temps d’anxiété! La création, quelque forme qu’elle prenne, en aidera plusieurs à tenir le coup.»

 

 

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Un résumé vraiment intéressant sur l’ultra-transformation des aliments

L’ultra-transformation des aliments est la première cause de mortalité dans les grandes villes

Je vous conseille fortement de prendre le temps de lire le résumé du livre incontournable « Mangeons Vrai » du  Dr Anthony Fardet; pour lire ce résumé cliquer sur :

https://www.thierrysouccar.com/info/lultra-transformation-des-aliments-est-la-premiere-cause-de-mortalite-dans-les-grandes-villes?IDCONTACT_MID=a64b84538c11496d21248915e0

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La critique promise: « Le livre du Dr Gundry, un paradoxe en soi? »

Le livre du Dr Gundry, un paradoxe en soi?  Par Jacqueline Lagacé, Ph.D.

Depuis août 2018, plusieurs lecteurs me demandent mon avis au sujet du livre du Dr Gundry, à savoir s’ils peuvent se fier à ses recommandations.  Il est question ici du livre  « The Plant Paradox »   publié en 2017 et édité en version française en 2018 sous le titre « Les dangers cachés de l’alimentation saine ».  Apparemment, les objectifs de ce livre sont de faire connaître au  grand public les caractéristiques des lectines, leur nocivité potentielle et parallèlement offrir un programme santé incluant une diète anti-lectine soutenue par une variété de suppléments élaborés par l’auteur, afin de « soi-disant » corriger l’ensemble des graves problèmes de santé chroniques.

Ce livre a connu un énorme succès dû probablement au fait qu’à priori, il n’existe pas de livre grand public ayant établi un lien de cause à effet entre les lectines et les maladies chroniques.  C’est donc  avec intérêt et curiosité que j’ai accepté en août 2018 d’analyser le livre du Dr Gundry afin de répondre aux interrogations de mes lecteurs quant à la fiabilité et à la pertinence  de cet ouvrage.  Il faut dire que l’auteur constitue un phénomène en soi car il s’agit d’un médecin, qui après avoir  pratiqué pendant seize ans comme professeur et chirurgien spécialiste en cardiothoracique, aurait fondé un institut privé pour réorienter sa pratique médicale afin de traiter les pathologies chroniques par le biais de l’alimentation.

Dès que j’ai pris connaissance de l’introduction et de la première partie de l’ouvrage du Dr Gundry,  j’ai compris que répondre à la question de mes lecteurs avec pertinence, rigueur et objectivité,  tout en évitant la complaisance, s’avèrerait beaucoup plus complexe et exigeant que je ne l’avais prévu.  Ceci parce que le livre du Dr Gundry comporte de nombreuses affirmations non documentées qui sont souvent pour le moins questionnables,  que la bibliographie de la version française est pour le moins brouillonne et que même celle de la version anglaise comporte plusieurs erreurs.  Démêler cet imbroglio exigeait de se référer à la version anglaise, qui avait ses propres problèmes, ce qui a nécessité un long et fastidieux travail, y compris la lecture de nombreux articles de référence.  Ceci  a eu comme conséquence que  j’ai  dû interrompre le travail parce qu’à cette époque (2018-19), j’avais commencé à souffrir d’un problème important de vision qui s’aggravait en fonction du temps passé sur mon ordinateur.

Parce que maintenant mon problème de vision a été corrigé en grande partie par une chirurgie et le port de lunettes adaptées et que mes lecteurs recommencent à me questionner à propos de la fiabilité des recommandations du Dr Gundry,  j’ai décidé de remplir ma promesse même s’il s’agit d’un travail particulièrement  exigeant et déstabilisant comme vous pourrez le constater…

Le travail d’analyse a consisté  à cibler et à discuter certaines des nombreuses « particularités »  du livre du Dr Gundry qui  m’ont parues devoir être questionnées de façon prioritaire.  

Durant la lecture du livre du Dr Gundry,  j’ai noté de nombreuses affirmations «douteuses » qui n’étaient appuyées sur aucune référence ou qui étaient contredites par des travaux scientifiques, comme par exemple :  « la fermentation du levain  détruit le gluten » (expérimentalement, il est pourtant démontré que la fermentation du levain ne détruit pas complètement le gluten (ref. 1));  ou encore « 94% des humains naissent avec des anticorps à la lectine de l’arachide » (une telle affirmation, éloignée des données scientifiques probantes à ce sujet ( 2) aurait exigé une référence).  Pour simplifier mon approche et être en mesure de  finaliser le travail en fonction d’une échéance prévisible,  j’ai décidé de limiter mon analyse  à  dix argumentations qui mettent l’accent sur le côté paradoxal du livre du Dr Grundy.

S’il est incontestable que les lectines végétales sont potentiellement nocives,  leurs traitements culinaires développés au cours de l’histoire humaine, permettent à la grande majorité des individus de les consommer sans danger et avec de grands bénéfices.  Le livre du Dr Grundy, malgré ses défauts, fait œuvre utile en mettant l’accent sur les modes de préparation culinaires des lectines,  qui cependant même après traitements, peuvent demeurer nocives pour une minorité d’individus difficile à évaluer (1 à 20% ?). Quant aux suppléments proposés par le Dr Grundy, il est impossible d’évaluer leurs pertinences  face à une apparence de conflits d’intérêts et de certaines affirmations de ce dernier qui laissent planer un doute quant à la profondeur de ses connaissances dans ce domaine.

1) Dès l’introduction, le Dr Gundry affirme tout-à-fait gratuitement que tous les régimes alimentaires quels qu’ils soient, faibles en sucre, en graisse, à indice glycémique faible, y compris le régime Paléo et bien d’autres  se sont tous avérés inutiles et impossibles à suivre.  Cette affirmation est totalement gratuite et contraire à la réalité que vivent des milliers de personnes, qui grâce au travail acharné  de nombreux scientifiques et/ou de professionnels de la santé, suivent des diètes anti-inflammatoires qui leur ont permis de mettre en rémission leurs maladies inflammatoires chroniques ou tout au moins d’améliorer de  façon importante leur qualité de vie,  qu’il s’agisse de maladies arthritiques, neurologiques, métaboliques, ou autres.  Il est question ici de diètes anti-inflammatoires qui présentent  des bases communes ainsi que  certaines particularités propres à chacune des diètes développées, que ce soit  par le Dr Jean Seignalet,  la Dre Natasha Campbell-McBride, la Dre Catherine Serfaty-Lacrosnière, la Dre Martha Herbert,  le Dr David Perlmutter  et le Dr Dale Bresesen, pour se limiter à quelques-unes d’entre elles. Que le Dr Gundry se permette de qualifier d’inutile et d’impossible à suivre toute diète qui diffère de la sienne prouve simplement son ignorance et/ou sa mauvaise foi.

2) Ce n’est pas anodin si le Dr Gundry, dès l’introduction de son livre et parce que cela sert son propos quant à la dangerosité des lectines, se permet d’affirmer gratuitement, sans apporter aucune preuve à l’appui, que le gluten et même un de ses constituants, la  gliadine alpha, est une lectine, alors que cette affirmation est contredite par des articles scientifiques analytiques très convaincants (3,4). En classant le gluten  dans la grande famille des lectines, le Dr Gundry tente d’associer les propriétés pro-inflammatoires notoires du gluten aux lectines, dans le but de légitimer l’importance de suivre sa diète anti-lectine associée à ses suppléments pour traiter efficacement les maladies chroniques.

3) Lorsque le Dr Gundry discute de surpoids, il va jusqu’à affirmer que les « experts » de la santé ont tort de pointer du doigt notre paresse (manque d’exercice), notre dépendance à la malbouffe (aliments ultra-transformés), notre consommation de boissons trop riches en sirop de maïs à forte teneur en fructose, ou la présence de toxines (pesticides, pollution) dans notre environnement, comme origines possibles de beaucoup de nos maux actuels.  Cette affirmation du Dr Gundry n’est soutenue par aucun article scientifique indépendant. Par contre de nombreux articles scientifiques publiés dans des journaux scientifiques de hauts calibres (5-13) ont  clairement démontré la présence de liens étroits entre le développement des maladies chroniques et la malbouffe, les boissons sucrés au sirop de maïs, le manque d’exercice et la présence de pesticide dans notre alimentation, contrairement à ce qu’affirme le Dr Gundry.

4)  Pour le Dr Gundry,  la véritable cause de l’ensemble des maladies chroniques, y compris les maladies neurodégénératives sont les protéines végétales appelées lectines. Encore une fois, le Dr Gundry  ne cite à l’appui de cette affirmation étonnante aucun article scientifique si ce n’est ses deux résumés dont il est question au no 5 suivant.

5) À la lecture du livre du Dr Gundry, on se bute à un manque de transparence et d’allégations qui prêtent à confusion  à savoir  « quand et comment »  a débuté l’expertise du Dr Gundry dans le développement d’une diète anti-lectine associée à  celle des suppléments qu’il a créés pour traiter « avec succès » les maladies chroniques.  Par exemple, sur la quatrième de couverture du livre ( la dernière page extérieure du livre), il est mentionné que le Dr Gundry est l’auteur de plus de 300 articles publiés dans des revues scientifiques de référence, lesquels articles sont « consacrés aux conséquences des régimes et des compléments alimentaires pour  le traitement des problèmes cardiaques, des diabètes et des maladies auto-immunes ».  D’après les recherches effectuées sur https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/ (site où on recense tous les articles scientifiques reconnus comme tels en langue anglaise),  il apparaît que le Dr Gundry a  publié entre 1980 et 2018, non pas 300 articles, mais 137 articles scientifiques, lesquels articles ont tous pour sujet des travaux en rapport avec le traitement généralement chirurgical des maladies cardiaques mais  aucun de ces articles ne mentionne ni ne discute  de diète alimentaire que ce soit avec ou sans lectine ou suppléments alimentaires contrairement à ce qui est affirmé sur la dite page 4.  De plus,  à la p. 13 (version française) et à la p. XV (version anglaise), le Dr Gundry affirme que ses découvertes (sous-entendu à propos de sa diète sans lectine avec suppléments) sont le fruit des 15 dernières années (soit à partir de 2002, l’année de la fondation de son institut).  Comme le premier livre de vulgarisation du Dr Gundry  concernant l’alimentation, qui a pour titre  « Dr Gundry diet evolution »,  a été publié en 2008, il est étonnant qu’il n’y soit pas encore question  à cette époque d’une diète sans lectine associée à des compléments. Ce n’est qu’à partir de 2013 que le Dr Gundry présente pour la première fois, à ma connaissance, ses travaux à propos de sa diète sans lectine associée à des suppléments.  Quand il affirme avoir présenté ses  découvertes lors de prestigieuses conférences académiques médicales et que ses travaux ont été publiés  dans des journaux médicaux revus par des pairs, il faut préciser que dans les faits,  il s’agit uniquement de simples résumés présentés sous forme d’affiches (poster abstract presentation) en  2013 (Abstract 137) et en 2015 (Abstract 309). Un autre résumé (Abstract P238) a été présenté en 2018.  Il faut savoir que par essence un résumé (Abstract) est une publication scientifique incomplète, tant au point de vue méthodologique que des résultats; en fait, on publie un résumé afin de présenter des résultats préliminaires, qui éventuellement lorsqu’ils seront complétés pourront être publiés avec toutes les informations indispensables à la reproduction des résultats (ce qui est très important pour valider les résultats obtenus); si la  revue scientifique à laquelle l’article a été soumis est accepté par un comité de pairs pour publication.  On peut se demander pourquoi le Dr Gundry n’a  publié que des « Abstracts » à propos de sa diète anti-lectine alors que selon ses dires, sa diète serait la seule capable de réparer les intestins endommagés et d’alimenter convenablement le microbiome des patients atteints de maladies chroniques.

6) Je dois dire que le nombre stupéfiant d’erreurs dans la liste des références bibliographiques de la version française  a constitué un irritant majeur ainsi qu’un frein important lors de la  lecture du livre.   Par exemple dans la liste des références de la partie no 1 de la version française,  seules les 4 premières références sur un total de 25 références correspondent aux numéros exacts des articles référés.  De plus, dans cette même partie no  1 de la version anglaise,  il y a  six références qui n’ont pas été numérotées.  Malheureusement pour le lecteur,  le type d’erreurs mentionnées à propos de la partie no 1 a été répété dans la majorité des autres parties de la version française et anglaise.  De telles erreurs ont grandement compliqué la tâche de juger de la pertinence des références citées car même lorsque le numéro de la référence citée était  exact, il est arrivé régulièrement que la référence ne soit pas pertinente : par exemple au chapitre 8, ref. 4,  ligne 8, p.224 de la version française, alors que le Dr Gundry affirmait que la consommation de pois en boîte, en raison de la présence de lectines, contribue avec le biphénol A (présent dans le recouvrement interne des boîtes de conserve) à  augmenter  la pression sanguine,  il n’était  aucunement question dans l’article cité de pois ni de lectine.

7) L’auteur a démontré un manque d’objectivité en exagérant les aspects négatifs des légumineuses, tout en insistant peu sur leurs bienfaits et cela jusqu’à faire oublier par moments, que lorsque cuisinés conformément aux bonnes pratiques culinaires, les légumineuses ont énormément d’avantages positifs sur la santé de la majorité des individus.  En lisant le livre, il est facile d’oublier que seule une minorité d’individus doit éviter les lectines, et pas nécessairement toutes les lectines dépendamment des individus, lorsque celles-ci sont cuisinées adéquatement.

8) Alors que le Dr Gundry déclare être devenu un expert reconnu du microbiome humain, il prêche la nécessité d’éliminer toutes les fibres céréalières et les fruits contrairement aux  découvertes issues des nouvelles techniques de la  métagénomique microbienne qui démontrent  l’importance essentielle des différentes  fibres alimentaires dans le maintien de  l’équilibre du microbiome intestinal, lequel  influence de manière prioritaire  la santé globale des individus. Les référence à ce sujet sont multiples, dont celles présentées dans mon livre intitulé « Une alimentation ciblée pour préserver ou retrouver la santé de l’intestin ».

9) De nombreuses études scientifiques ont démontré  que le fructose, contenu dans les fruits  n’induit pas d’effets secondaires, comme c’est le cas avec le fructose contenu dans les aliments transformés, car la richesse des fruits  en fibres, en polyphénols, en antioxydants, en vitamines  et minéraux  contrecarrent les effets négatifs potentiels du fructose. Il semble que le Dr  Gundry ne sait pas faire la différence entre le fructose consommé  dans un fruit entier et le fructose industriel, tel le sirop de maïs que l’on retrouve dans les aliments transformés par l’industrie (boissons gazeuses, pâtisseries, barres de chocolat, etc); c’est pourquoi il affirme: « En parlant de fruits, le fructose est l’une des causes principales des problèmes rénaux… »; une fois qu’il a établi le lien fruit-fructose, le Dr Gundry laisse entendre que le fructose des fruits « fait monter la tension, provoque la goutte et endommage le système de filtration de vos reins » appliquant alors aux fruits les méfaits causés par les aliments industriels contenant du fructose sous forme de sirop de maïs. Une revue de question récente démontre bien l’intérêt des légumes et des fruits (avec l’exclusion des céréales raffinées)  pour contrer les maladies chroniques du rein (14).

10)  On ne peut ignorer  l’apparence de conflits d’intérêts susceptibles d’enlever de la crédibilité aux recommandations de l’auteur lorsque l’on constate  avec quel opportunisme mercantile décomplexé, l’auteur fait la promotion des compléments très lucratifs qu’il a développés dans son institut.  Que le Dr Gundry conseille de prendre  5000 UI et même 10 000 UI de vitamine D quotidiennement,  sans condition, et qu’il affirme douter que la vitamine D puisse être toxique prouve simplement que ce dernier ne possède pas une connaissance  fiable concernant les dangers de cette vitamine,  particulièrement chez les gens âgés.  Si le sujet de la vitamine D vous  intéresse, lire p. 125-133 (avec références à l’appui) « Une alimentation ciblée pour préserver ou retrouver la santé de l’intestin».

Conclusion

Bien que le livre du Dr Gundry ne soit pas sans intérêt, il faut convenir que la gravité des faiblesses inhérentes à son livre, le manque de rigueur intellectuelle et  d’objectivité affectent grandement  la crédibilité et les recommandations que l’on retrouve dans le livre du Dr  Gundry.

Ne pas oublier que différents facteurs peuvent modifier notre seuil de tolérance envers une protéine alimentaire tels : une prédisposition génétique, l’âge, l’âge lors du premier contact avec l’antigène alimentaire, la fréquence de l’ingestion, la quantité ingérée,  la biodiversité et l’équilibre de notre microbiome,  l’intégrité de notre muqueuse intestinale et de notre système immunitaire.  Un état santé optimal va être influencé par la consommation majoritaire d’aliments frais et vivants, l’apport suffisant de nutriments anti-oxydants (fruits, légumes, épices), d’acides gras de type oméga-3, la pratique d’une activité physique modérée mais quotidienne et une meilleure gestion du stress.

Pour terminer, je vous conseille fortement la lecture de l’excellent article intitulé « Les anti-nutriments ou la face cachée des aliments d’origine végétale » publié en 2016 par Gilles Corjon, un docteur en pharmacie qui pratique et enseigne l’herboristerie depuis des dizaines d’années : https://www.acteur-nature.com/articles-divers-sur-le-monde-du-bio-et-du-naturel/les-anti-nutriments-ou-la-face-cachee-des-aliments-dorigine-vegetale.html  

Liste des références :

1) Engström N, Sandberg AS, Scheers N.  Sourdough fermentation of wheat flour does not prevent the interaction of transglutaminase 2 with α2-gliadin or gluten. Nutrients. 2015 Mar 25;7(4):2134-44. doi: 10.3390/nu7042134.

2) Vojdani A. Immune reactivities to peanut proteins, agglutinins, and oleosins. Altern Ther Health Med. 2015;21 Suppl 1:73-9.

3) Rühlmann J, Sinha P, Hansen G, Tauber R, Köttgen E. Studies on the aetiology of coeliac disease: no evidence for lectin-like components in wheat gluten. Biochim Biophys Acta. 1993 Jun 19;1181(3):249-56.

4) Paolella G, Lepretti M, Martucciello S et al., The toxic alpha-gliadin peptide 31-43 enters cells without a surface membrane receptor. Cell Biol Int. 2018 Jan;42(1):112-120. doi: 10.1002/cbin.10874. Epub 2017 Oct 9.

5) Fiolet T, Srour B, Sellem L, et al., Consumption of ultra-processed foods and cancer risk: results from NutriNet-Santé prospective cohort. BMJ. 2018 Feb 14;360:k322. doi: 10.1136/bmj.k322.                                                                                                                     (Dans cette grande étude prospective (104,980 participants, âge médian 42.8 ans), une augmentation de 10% de la proportion d’aliments ultra-transformés dans l’alimentation était associée à une augmentation significative de plus de 10% des risques de cancers variés et de cancers du sein.)

 

6) Srour B, Fezeu LK, Kesse-Guyot E, et al., Ultra-processed food intake and risk of cardiovascular disease: prospective cohort study (NutriNet-Santé). BMJ. 2019 May 29;365:l1451. doi: 10.1136/bmj.l1451.

(Dans cette grande étude prospective (105 159 participants âgés d’au moins 18 ans) une forte consommation d’aliments ultra-transformés a été associée à des risques élevés de maladies cardio-vasculaires, coronariennes et cérébrovasculaires.)

7) Srour B, Fezeu LK, Kesse-Guyot E, et al., Ultraprocessed Food Consumption and Risk of Type 2 Diabetes Among Participants of the NutriNet-Santé Prospective Cohort.  JAMA Intern Med. 2019 Dec 16. doi: 10.1001/jamainternmed.2019.5942. [Epub ahead of print]

8) Schnabel L, Kesse-Guyot E, Allès B, Touvier M. et al., Association Between Ultraprocessed Food Consumption and Risk of Mortality Among Middle-aged Adults in France. JAMA Intern Med. 2019 Apr 1;179(4):490-498. doi: 10.1001/jamainternmed.2018.7289.

 

9) Hu FB, Malik VS. Sugar-sweetened beverages and risk of obesity and type 2 diabetes: epidemiologic evidence. Physiol Behav. 2010 Apr 26;100(1):47-54. doi: 10.1016/j.physbeh.2010.01.036. Epub 2010 Feb 6.

10) Patterson ME, Yee JK, Wahjudi P. et al.,  Acute metabolic responses to high fructose corn syrup ingestion in adolescents with overweight/obesity and diabetes. J Nutr Intermed Metab. 2018 Dec;14:1-7. doi: 10.1016/j.jnim.2018.08.004

11) Van Bruggen AHC, He MM, Shin K. et al.,  Environmental and health effects of the herbicide glyphosate. Sci Total Environ. 2018 Mar;616-617:255-268. doi: 10.1016/j.scitotenv.2017.10.309. Epub 2017 Nov 5. Review.

12) Yuan X, Pan Z, Jin C. et al.,  Gut microbiota: An underestimated and unintended recipient for pesticide-induced toxicity.  Chemosphere. 2019 Jul; 227:425-434. doi: 10.1016/j.chemosphere.2019.04.088. Epub 2019 Apr 13. Review.

13) Iszatt N, Janssen S, Lenters V. et al.,  Environmental toxicants in breast milk of Norwegian mothers and gut bacteria composition and metabolites in their infants at 1 month. Microbiome. 2019 Feb 27;7(1):34. doi: 10.1186/s40168-019-0645-2.

14) Cases A, Cigarrán-Guldrís S, Mas S, Gonzalez-Parra E. Vegetable-Based Diets for Chronic Kidney Disease? It Is Time to Reconsider. Nutrients. 2019 Jun 4;11(6). pii: E1263. doi: 10.3390/nu11061263. Review.

 

 

 

 

 

 

 

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Livre important pour les praticiens en santé intégrative et le public concerné

Dernièrement, Nathalie Camirand, D.O, ostéopathe MOQ et physiothérapeute OPPQ, publiait un livre intitulé : Axe cerveau-intestin-pelvis et ostéopathie. Approche intégrative du stress, de l’anxiété et de la dépression   Cerveau encéphalique.

Pour plus d’informations sur les qualifications et l’expérience internationale de Nathalie Camirand en tant que thérapeute et professeure: https://www.cliniquecamirandmuzzi.com/les-osteopathes/

Je considère personnellement que le livre de Nathalie Camirand  est un incontournable pour tous les ostéopathes et je dirais même pour tous les praticiens en santé intégrative. Ce livre constitue un instrument  novateur aligné sur l’importance de l’axe cerveau-intestin-pelvis, ce qui a permis à l’auteure de développer une approche thérapeutique qui tient compte à la fois de la génétique, du style de vie et de l’étiologie des troubles anxieux et dépressifs dans le développement d’une approche intégrative et ostéopathique de l’encéphale.

Je recommande également le livre de Nathalie Camirand à mes lecteurs qui s’intéressent aux impacts de notre style de vie et de l’influence du stress et des troubles anxieux et dépressifs sur le développement des maladies chroniques. Ils trouveront dans ce livre bien des réponses à leurs questions.

Le livre de N. Camirand possède  de multiples qualités dont la profondeur de la documentation, l’avant-gardisme, l’accessibilité des notions,  même lorsque complexes,  car  la compréhension est grandement facilitée par la grande qualité des très nombreuse illustrations.

J’ai en particulier grandement apprécié l’importance que l’auteure  accorde  au style de vie dans la prévention et le traitement des dysfonctions de l’organisme qui sont souvent en lien avec des troubles anxieux et dépressifs qui peuvent avoir d’énormes répercussions sur la santé globale des individus.

Jacqueline Lagacé, Ph.D.

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Magazine Actualité: Le plan de match de la ministre de la santé Danielle McCann

Danielle McCann : « On aimerait que les médecins travaillent davantage »

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Témoignage de Josée: changement radical de sa vie en 6 mois

J’ai lu votre livre « Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation par l’alimentation » et je me suis procuré le livre des recettes gourmandes. Six mois passé, l’orsque je pouvais marcher, je marchais avec une canne, je ne dormais pas beaucoup et je prenais 400 mg de Tramadol par jour. Depuis le début de mon régime, je marche sans canne, j’ai recommencé à danser, j’ai perdu 50 lbs et je suis sans opioïdes depuis plus d’un mois. Le régime m’aide énormément. Je recommence à vivre. Je vous suis très reconnaissante.

J’ai une petite question pour vous. Je voulais savoir si les œufs doivent suivre la même cuisson que la viande? Autrement dit, doit-on les cuire à basse température? Peut-on les frire à la poêle?

Aussi, est-ce que les pains sans gluten « Udi’s » peuvent être consommés selon le régime hypotoxique?

Merci encore, vous avez changé ma vie.

Réponse de Jacqueline: Merci pour ce témoignage très important!  Parce que les oeufs contiennent des protéines animales, il est important de les cuire à une température inférieure à 110°C (230°F).  Vous pouvez les cuire dans la poêle sur un feu très doux.

Lorsque l’on achète un pain ou tout autre produit alimentaire sans gluten, il est essentiel de bien lire la liste des ingrédients car très souvent ils sont fabriqués avec des farines de piètre qualité (farine raffinées et  contiennent souvent beaucoup de sucre ajouté et trop de sel, etc.

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Mise à jour à propos de l’alimentation des bébés sevrés

Fanie demande s’il  y a eu évolution concernant le lait chez les enfants sevrés et si l’on doit absolument donner un lait (végétal ou autre) aux bébés de 24 mois et plus.

La  recherche effectuée concernant le lait chez les enfants sevrés n’a pas montré une évolution  notable des normes couramment acceptées dans notre Société.   Toutefois, il y a un progrès certain dans le nouveau guide alimentaire canadien, 2019 (https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/guide-alimentaire-canadien/ressources/ressources-telechargez.html ) en ce qui concerne les produits laitiers puisque ces derniers ne sont plus  mentionnés dans les quatre grands groupes d’aliments de base  pour la population canadienne en général;  par contre jusqu’à maintenant,  il n’y a apparemment  pas de changement en ce qui concerne les nourrissons :

Le nouveau Guide alimentaire et les bébés

Si officiellement, on continue de prôner l’importance de la consommation de lait chez les enfants sevrés, les parents ont maintenant la possibilité d’offrir à leurs enfants du lait  de vache biologique.  Le document suivant permet de  comprendre pourquoi  le lait biologique est beaucoup plus sain que le lait non bio produit par notre agriculture industrielle moderne : https://www.lafamilledulait.com/fr/produits/bio?gclid=Cj0KCQiAsbrxBRDpARIsAAnnz_N8_jVOlGCw74_a9MtQetuBTeDqvhKBnKOTmskJMipytA9Zn7EoLj4aAj_YEALw_wcB&gclsrc=aw.ds

D’autre part, il est important de mentionner que plus de 120 articles scientifiques ont été publiés depuis quelques années afin d’analyser les liens entre la nutrition (particulièrement celle des bébés et des enfants), le microbiome et le développement de la santé à court et à long terme.  Plusieurs études ont analysé les conséquences de la régulation épigénétique qu’exercent les aliments que nous consommons et en particulier la consommation de lait (lait maternel et d’origine bovine).  Il a été observé que le lait joue un rôle de régulateur épigénétique et que la consommation persistante de lait de vache pasteurisé est responsable de la présence de microARNs bovins capables de provoquer des perturbations de l’équilibre immunitaire, favorisant ainsi le développement de maladies chroniques, qualifiées également de maladies de civilisation (Melnik BC, Schmitz G. Milk’s Role as an Epigenetic Regulator in Health and Disease. Diseases. 2017 Mar 15;5(1). pii: E12. doi: 0.3390/diseases5010012. Review)

Quant aux  substituts possibles pour le lait de vache,  des alternatives sont proposées (Clin Rev Allergy Immunol. 2019 Oct;57(2):166-178. doi: 10.1007/s12016-018-8688-x) : pour les nourrissons,  préparations d’acides aminés à partir de lait hydrolysé ; pour les enfants de plus de 2 ans,  substituts du lait à base de plantes avec du calcium ajouté, ex.  lait d’avoine, lait d’amande, lait de coco, lait de riz ;  N.B. le lait de riz contient naturellement de l’arsenic inorganique et au Royaume-Uni, il n’est pas recommandé pour les enfants de moins de 5 ans.  On considère aussi que les produits à base de céréales complètes sont une source d’énergie, de protéines, de vitamines B et de calcium. D’autres aliments végétaux tels que les légumineuses, le brocoli et les légumes à feuilles foncées.  fournissent des vitamines B et du calcium. Les poissons contenant des os ainsi que du tofu enrichi de calcium sont également des sources de calcium.

Pour répondre à la question de  Fanie qui se demande si on doit absolument donner un lait (végétal ou autre) aux bébés de 24 mois et plus, ma réponse basée sur de nombreux articles scientifiques est que les jeunes enfants ont besoin d’un régime alimentaire sain, très varié et équilibré sans sucre ajouté et en évitant le plus possible les aliments transformés et les modes de cuissons néfastes. Le manque de diversité alimentaire  au cours de la première année de vie serait  associé à une augmentation du risque d’asthme et d’allergies durant l’enfance. Par exemple, on doit privilégier de grandes quantités de fruits et légumes transformés à domicile comprenant les oligo-saccharides qui s’y trouvent et qui agissent en tant que  prébiotiques naturels, ce  qui favorise la colonisation microbienne intestinale. Comme pour les adultes, on doit intégrer graduellement les quatre grands groupes d’aliments décrits dans le nouveau guide alimentaire canadien. De plus la consommation de poissons au cours de la première année de vie aurait démontré un effet protecteur qui préviendrait les allergies.

Il est important de souligner qu’actuellement s’installe une nouvelle mode pour les enfants sevrés à partir de 6 mois : soit l’alimentation autonome des bébés : https://naitreetgrandir.com/fr/etape/0_12_mois/alimentation/fiche.aspx?doc=alimentation-autonome

 

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Correction 2: Article fascinant : De la musique pour le cerveau

https://www.lapresse.ca/societe/sante/202001/21/01-5257767-traiter-lalzheimer-et-meme-le-cancer-par-la-musique-.php

Pour ceux que cela intéresse le film « De la musique pour le cerveau » (STF-STA) sera présenté au cinéma du Musée, 1379A entre le 24 et le 30 janvier 2020.

Pour connaître l’horaire et même acheter vos billets: https://www.cinemadumusee.com/fr/index.snc

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Témoignage: particularités positives après 10-12 jours et 4 mois de diète hypotoxique

Mme Lagacé,bonjour: d’avoir connu votre livre et les éloges sur votre compte par le site « santé nature innovation » au début de juillet 2019 et d’avoir aussitôt commandé ce livre en librairie , d’avoir appliqué illico vos principes et recommandations, alors que je subissais une crise articulaire depuis quelques semaines, je peux dire que j’ai « revécu » au bout de peu de temps et je vous dois beaucoup; il m’étais impossible par ex d’empoigner un stylo, une fourchette ou un outil ; au bout d’une douzaine de jours il y a eu un mieux…puis petit à petit cela s’est amélioré et après env 4 mois j’ai recouvré une vie presque normale mais je continue le régime car il a grande valeur à présent pour moi ! grand merci à vous de France

Réponse de Jacqueline: merci pour ce témoignage qui démontre une fois de plus qu’une amélioration ciblée rapide de certaines articulations peut apparaître en quelques jours alors que le retour à une qualité de vie globale nécessite généralement quelques mois. Je précise de plus qu’une grande partie de l’intérêt de ce blogue repose principalement sur vos témoignages qui sont beaucoup plus stimulants pour la majorité de mes lecteurs que les explications scientifiques des principes de base de la diète hypotoxique.

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Mes meilleurs souhaits pour la décennie 2020

À tous,  je  souhaite que la décennie 2020 soit l’occasion pour chacun.e d’entre nous d’actualiser dans nos vies les vraies valeurs humaines, soit l’Amour, l’Empathie et le Sens de la  Justice;  c’est grâce à ces valeurs universelles que les connaissances fabuleuses qui s’accroissent de nos jours de façon exponentielle dans tous les domaines pourront permettre de résoudre les problèmes importants qui menacent notre survie.

Jacqueline Lagacé, Ph.D.

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