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Lise se demande si l’arrêt des hormones bio-identiques a un lien avec son arthrose

Bonjour Mme Lagacé,

Je ne sais pas si la question vous a déjà été demandée; j’ai cherché un peu sur le site mais sans succès. Se peut-il que l’arrêt de la prise d’hormones bio-identiques que j’ai pris pendant environ 6 à 7 ans, ait un lien direct avec des douleurs assez intenses (diagnostic d’arthrose) que j’ai en ce moment au niveau des mains, des épaules, du cou, des genoux? Se peut-il que la prise d’hormones ait retardé mes problèmes d’arthrose? J’ai fait l’arrêt de façon très progressive (de février à juillet). J’avais bien auparavant certaines sensibilités aux mains et aux genoux mais la douleur a vraiment augmenté depuis quelques mois. De plus, j’essaie de suivre depuis plusieurs mois l’approche hypotoxique, bien que je ne sois pas toujours très rigoureuse.

J’ai passé plusieurs radiographies pour les mains, genoux, épaule, maxillaire inférieur et les diagnostics révélaient la plupart du temps, une présence discrète d’arthrose. J’ai également fait des prélèvements sanguins pour vérifier la présence de maladies inflammatoires telles l’arthrite rhumatoïde, lesquels se sont avérés négatifs. Je m’interroge donc sur l’écart entre les résultats sur papier et mes douleurs physiques qui, elles sont très intenses.

J’imagine que si je suis la diète hypotonique de façon plus stricte, je pourrai observer des améliorations à ma situation. Qu’en pensez-vous?

Merci beaucoup!

Line

Réponse de Jacqueline

Il ne fait pas de doute que la baisse et surtout l’arrêt de la sécrétion des hormones sexuelles (estrogène et progestérone) favorisent généralement le développement de l’arthrose (ostéoarthrite) chez les personnes qui y sont prédisposées. Ceci a été également bien démontré en laboratoire chez les rongeurs. Il n’est pas surprenant que l’arrêt des hormones bio-identiques ait également de telles répercussions chez une personne qui souffrait déjà d’un début d’arthrose qui probablement a été ralenti par la prise d’hormones bio-identiques. Avez-vous discuté avec votre médecin de ce problème?

D’autre part, oui il y a de fortes chances que le suivi strict de la diète hypotoxique permette de mettre en rémission vos douleurs arthritiques.

 

 

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En réponse à Marie-Eve concernant son cancer

Bonjour Marie-Eve,

Je pense que la première démarche qui s’impose, si cela n’est pas déjà fait,  est d’informer votre médecin des modifications que vous observez depuis le mois d’octobre 2017 alors que vos traitements sont terminés depuis le 15 août dernier.

Puisque dans votre commentaire vous me demandez si j’ai des conseils et faits vécus à vous recommander, j’aimerais vous parler du livre de la Dre Kelly A. Turner intitulé « Rémission radicale, Survivre au cancer malgré les pires pronostics ». Je tiens à vous préciser que même si je ne pense pas que vous faites partie de ce groupe de patients ayant un mauvais pronostic,  les conseils qui  découlent de ce livre peuvent être utiles pour toute personne affectée par le cancer ou une maladie difficile à traiter.

Dre Turner, l’auteure de ce livre était conseillère auprès des cancéreux dans un grand hôpital universitaire de San Francisco lorsqu’elle a découvert qu’il y avait plus de 1000 articles bien documentés de rémissions radicales du cancer dans des revues médicales.  Elle était par contre troublée par le fait que personne n’étudiait sérieusement ces cas, ni ne les suivait et que leurs médecins étaient rarement intéressés à savoir comment ces patients s’étaient soignés.  C’est ainsi qu’elle a décidé de poursuivre un doctorat dont l’objectif était de rechercher et analyser les cas de rémission radicale pour tenter de mieux  comprendre ce phénomène. Techniquement, sa thèse de doctorat avait pour  but de rechercher 20 sujets ayant connu une rémission radicale et de leur demander ce qui, à leurs yeux, avait entraîné leur guérison.  Durant les 10 premiers mois,  elle a parcouru le monde pour interroger non seulement des survivants mais également des thérapeutes du milieu médical alternatif que ces patients avaient consultés.   Sa recherche s’est étendue sur 10 ans au cours desquels elle a mené 100 entrevues et analysé plus de 1000 comptes rendus.   Ses analyses exhaustives menées selon des méthodes de recherche qualitative, lui ont permis d’identifier de nombreux facteurs physiques, émotionnels et spirituels qui pourraient jouer un rôle dans la rémission radicale.  Ces facteurs, qui ont été analysés selon leur fréquence respective, ont permis d’identifier 9 d’entre eux qui étaient mentionnés constamment dans pratiquement chacune des entrevues. Suite à la publication d son livre, le site web www.radicalremission.com a été créé et a permis de recenser six fois plus de cas que ceux publiés en un an dans les revues médicales.  L’analyse de ces nouveaux témoignages lui a permis d’identifier deux nouveaux facteurs qui étaient toujours les plus souvent nommés par les survivants : l’exercice et la pratique énergétique.

L’auteur définit une rémission radicale ainsi :  « toute rémission du cancer qui ne s’inscrit pas dans les statistiques, sachant que celles-ci varient selon le type de cancer, le stade de développement et le traitement reçu.  Plus précisément, on peut dire qu’il y a rémission radicale lorsque : 1) le cancer disparaît alors que le patient n’a reçu aucun traitement médical classique, ou; 2) le cancer résiste aux traitements de la médecine classique, mais disparaît quand le patient se tourne vers une approche de médecine alternative, ou; 3) un patient souffrant d’un cancer a recours à la fois à la médecine classique et à des approches alternatives dans le but de renverser un pronostic statistiquement négatif (c’est-à-dire un cancer qui laisse au patient moins de 25% de chances de survivre cinq ans) ».
Voici les 9 facteurs clés présentés par Kelly A. Turner, Ph.D. dans son livre « Rémission radicale,  survivre au cancer malgré les pires pronostics » traduit et publié en français par Flammarion en 2016:

1) Changer radicalement son alimentation

2) Prendre sa santé en mains (jouer un rôle actif, être disposé à apporter des changements dans son mode de vie, savoir faire face à la résistance)

3) Suivre son intuition

4) Prendre des suppléments et des plantes médicinales

5) Libérer les émotions refoulées

6) Cultiver les émotions positives

7) Miser sur le soutien social

8) Approfondir sa spiritualité

9) Avoir de bonnes raisons de vivre

Ajouts suite aux commentaires reçus sur son site web: l’exercice physique et la pratique énergétique

En conclusion, je conseille vivement la lecture de ce livre à toute personne atteinte du cancer. De plus, je considère que les facteurs clés de guérison énoncés dans ce livre peuvent s’appliquer au traitement de toute maladie difficile à soigner.

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La diète cétogène, ses caractéristiques, ses applications potentielles et ses effets secondaires possibles.

Il y a quelques temps,  à la demande de lecteurs, je m’étais engagée à rédiger un texte d’information sur la diète cétogène.  Comme il a été question dernièrement de la diète cétogène aux Nouvelles de Radio-Canada, je profite de l’occasion pour discuter brièvement de ce cas et apporter l’information promise concernant la diète cétogène.

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1066632/guerison-miraculeuse-jeune-quebecoise-regime-alimentaire-cetogene

La petite fille en question a montré les premiers symptômes d’une encéphalite auto-immune qui déclenchait de nombreuses crises d’épilepsie à l’âge de deux ans et demi. Elle s’est avérée réfractaire aux médicaments qui ont été utilisés. Il y a environ 21 mois, vers l’âge de 4 ans, son neurologue a prescrit une diète cétogène pour tenter d’arrêter et/ou de diminuer ses nombreuses  crises d’épilepsie.  La diète cétogène s’est avéré efficace à mettre pratiquement fin aux crises d’épilepsie, ce qui n’est pas une surprise en soi,  puisque cette diète est reconnue surtout pour cette raison.

Probablement, ce qui a le plus surpris le médecin et son entourage, c’est l’évolution rapide du comportement de l’enfant. Alors que le développement de la maladie avait induit des caractéristiques apparentées à de l’autisme, soit l’absence de contact visuel, de l’agitation,  l’incapacité de parler et le refus de manger, ces caractéristiques sont disparues en quelques mois.   Le fait que l’enfant ait retrouvé rapidement un comportement normal,  suggère que la diète cétogène a mis fin à l’inflammation au niveau de son système nerveux, laquelle inflammation était vraisemblablement causée par les  réactions auto-immunes  dont son cerveau était la cible.

Ce qui me frappe dans l’évolution de cette petite fille c’est que les effets de la diète cétogène sur son cerveau s’apparentent aux phénomènes que l’on observe chez plusieurs  enfants autistes qui retrouvent un comportement normal lorsque leur alimentation respectent les règles de la diète hypotoxique. Pour ceux que cela intéresse, vous trouverez  dans le livre suivant « Être et ne plus être autiste » de Nathalie Champoux, la description de l’évolution positive de ses deux enfants qui étaient atteints du syndrome de l’autiste et qui ont retrouvé graduellement un comportement normal à partir du moment où leurs parents ont changé leur alimentation pour la diète hypotoxique.

La diète cétogène, ses caractéristiques, ses applications potentielles et ses effets secondaires possibles.

Caractéristiques

La diète cétogène est basée sur la consommation d’une grande quantité de gras (± 90% de la diète),  une quantité modérée à faible de protéines (± 8%) et une quantité très faible de glucides (± 2%). Il s’agit d’une diète très déséquilibrée qui exige un suivi médical et une prise de compléments alimentaires.  La diète cétogène force l’organisme à brûler des gras à la place du sucre, lequel produit  sous la  forme d’adénosine triphosphate (ATP),  l’énergie dont le corps à besoin pour fonctionner.  Avec la diète cétogène,  il se produit une oxydation des acides gras au niveau du foie, ce qui entraîne la production de corps cétoniques.  Les cétones sont transportées par le sang dans les tissus où elles participent au fonctionnement des mitochondries, les organelles impliquées dans la libération d’énergie.  Le fait qu’il y ait une faible quantité de glucides dans la diète cétogène peut favoriser  une petite  réduction du glucose sanguin et un meilleur contrôle de la glycémie;  parallèlement,  la stimulation de la glycogénèse permet de compenser lorsqu’il y a présence d’une trop grande baisse du niveau de glucose dans le sang.

Applications potentielles

L’intérêt de la  diète cétogène comme traitement de l’épilepsie remonte à 1921. Toutefois, au cours des années 1950, le développement de médicaments anticonvulsivants,  réputés sécuritaires et efficaces, a beaucoup amenuisé l’intérêt pour  la diète cétogène. Toutefois, la diète cétogène a recommencé à émerger au cours des années 1990 en tant qu’alternative pour les enfants épileptiques qui ne répondaient pas aux anticonvulsivants; une étude contrôlée a  montré une efficacité de 61%  de la diète cétogène chez les enfants épileptiques ainsi traités, comparativement à 8% dans le cas du groupe contrôle qui ne suivait pas la diète.  De plus, il a été démontré que l’application de la diète cétogène  pendant une période de 6 mois n’induisait pas d’effets secondaires significatifs en ce qui concerne  l’apprentissage et l’adaptation sociale des enfants.

Compte tenu du succès de la diète cétogène auprès des enfants épileptiques, on a appliqué cette diète à d’autres problèmes de santé comme le traitement de l’obésité qui fut popularisé par le Dr Robert Atkins, le traitement de patients qui présentent un défaut dans le transport du glucose, le syndrome métabolique et le diabète.

Au cours des dernières années, on s’est intéressé à la diète cétogène en tant qu’adjuvant pouvant accompagner les thérapies anti-cancéreuses telles la chimiothérapie et la radiothérapie.  La rationnelle de cette orientation est basée sur l’observation que les cellules cancéreuses, contrairement aux cellules normales, ont de très grands besoins de glucose, même en présence d’oxygène ce qui suggère que les cellules cancéreuses ont une respiration mitochondriale défectueuse et exigeraient une glycolyse accrue en tant que mécanisme compensatoire.  Dans le même ordre d’idée, il a été observé lors de  nombreuses études animales qu’il y a une consommation accrue de glucose par les cellules cancéreuses et que de grandes quantités de glucose sont nécessaires à la survie des tumeurs et au développement des métastases.  On a aussi démontré chez des patients atteints du carcinome du colon que la consommation de glucose par leurs cellules tumorales était supérieure par un facteur de 30 à 40 fois aux besoins en glucose des cellules normales de même origine.

L’action adjuvante de la diète cétogène lorsque associée aux thérapies anti-cancéreuses  conventionnelles telles la chimiothérapie et la  radiothérapie,  reposerait sur trois mécanismes : 1) l’augmentation du stress oxydatif* dans les cellules cancéreuses, suite à une alimentation basée sur les lipides (diète cétogène), limite la disponibilité du glucose pour la glycolyse, restreignant ainsi une voie courante d’obtention d’énergie 2) le métabolisme des lipides force donc les cellules des patients qui suivent la diète cétogène à obtenir leur énergie à partir des mitochondries alors qu’il est présumé que les cellules cancéreuses, contrairement aux cellules normales, ont des mitochondries dysfonctionnelles qui ne leur permettent qu’un apport restreint en glucose;  la croissance des cellules cancéreuses est alors entravée par l’excès de stress oxydatif ; 3)  la production d’énergie lorsqu’elle provient de la consommation de protéines, aboutit à un phénomène apparenté à la consommation de grandes quantités de lipides bien qu’à un  niveau moins sélectif.

Un seul article relatant des essais cliniques de phase 1 concernant l’action adjuvante de la diète cétogène associée à des traitements anti-cancer contre le cancer du poumon et le cancer du pancréas chez l’humain a pu être répertorié.  Les traitements de radiation et de chimiothérapie ont été associés à la diète cétogène durant six semaines dans le cas du cancer pulmonaire et de cinq semaines dans le cas du cancer pancréatique.  Sur une période de 3 ans, 7 patients porteurs d’un cancer pulmonaire ont été enrôlés dans cette étude : 4 patients furent incapables de compléter la diète cétogène,  2 complétèrent l’étude et un patient a été éliminé en raison d’une toxicité dose-limite.  Durant la même période, 2 patients atteints d’un cancer du pancréas ont été enrôlés dans l’étude : un patient a complété l’étude et le second a été éliminé en raison d’une toxicité dose-limite.  Dans le résumé, les auteurs concluaient que les patients ont été incapables d’observer correctement la diète cétogène envers laquelle ils ont montré peu de tolérance.

*Stress oxydatif : le stress oxydatif se définit comme  le résultat d’un déséquilibre métabolique suite à la  production excessive de radicaux libres, lesquels entraînent des dégâts cellulaires, souvent irréversibles, tels la destruction cellulaire, des modifications des protéines et/ou des gènes.  Notre organisme produit en permanence des radicaux libres d’origines endogène (intérieur, venant du métabolisme) et exogène (venant des influences extérieures et des substances toxiques).  Les radicaux libres doivent être neutralisés par des antioxydants de façon à maintenir l’homéostasie de l’organisme.

Effets secondaires possibles de la diète cétogène

Les effets secondaires courants de la diète cétogène sont la léthargie, les nausées, les vomissements dus à l’intolérance à cette diète, spécialement chez les enfants. De plus, les enfants sont sujets à l’hypoglycémie due à la faible consommation de glucose. On a observé également à long terme chez les enfants de l’ hypertriglycéridémie, une diminution de la croissance et  une perte progressive du contenu minéral des os. Chez les adultes, l’inconfort gastro-intestinal est  commun en raison de la grande quantité de lipides ingérés. Une étude pilote prospective a montré que la diète cétogène induit une augmentation substantielle et progressive du niveau de cholestérol chez les patients après un an de diète.  Il a été noté également des déficiences en minéraux tels le sélénium, le cuivre et le zinc dans le sérum de patients, déficits qui doivent être corrigés  par  une supplémentation. Les autres effets secondaires observés chez les adultes sont la constipation  en raison du manque de fibres, des dommages rénaux, des calculs rénaux,  une augmentation des lipoprotéines de faible densité (LDL), des tremblements, des malaises, le développement de la stéatose hépatique non alcoolique, l’élévation des corps cétoniques dans le sang particulièrement chez les patients diabétiques qui peuvent développer de l’acidocétose susceptible de mettre leur vie en danger.   Une étude récente chez 6 patients qui suivaient la diète cétogène a révélé qu’après 3 mois de diète, leurs matières fécales montraient une augmentation significative des espèces Desulfovibrio , un groupe de bactéries qui seraient impliquées dans l’exacerbation de l’inflammation de l’intestin associée à la consommation de gras d’origine animal.

Conclusion

La diète cétogène constitue à mon avis une diète de dernier recours pour les raisons suivantes: 1) il s’agit d’une diète déséquilibrée qui exige un suivi médical serré; 2) elle est susceptible d’induire de nombreux effets secondaires qui peuvent diminuer la qualité de vie des patients et provoquer des conséquences néfastes pour leur santé.

Selon les études cliniques effectuées jusqu’à maintenant, les seuls problèmes de santé qui démontrent de façon convaincante la pertinence de l’utilisation de la diète cétogène sont les cas d’épilepsies réfractaires aux anticonvulsivants chez les enfants et chez les adultes. Par contre, la diète cétogène, malgré ses limitations importantes, a fait la preuve dans le  milieu médical que des changements alimentaires peuvent améliorer de façon importante la vie de certains patients.  Depuis 1985, les travaux cliniques du Dr Jean Seignalet sur environ 2,500 patients ont démontré que la très grande majorité des maladies inflammatoires chroniques peuvent être mises en rémission ou grandement améliorées chez environ 80% des patients atteints de telles maladies lorsqu’ils adoptent une alimentation anti-inflammatoire qualifiée d’hypotoxique.  Compte tenu du vieillissement de la population, du nombre croissant de personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques qui mettent en péril notre système de santé universel, il est urgent que le monde médical tienne compte des milliers de témoignages qui ne cessent de confirmer les études cliniques du Dr Seignalet.  Les études cliniques du Dr Seignalet et tous les témoignages qui confirment la pertinence de ses résultats au cours des dernières décennies ont démontré hors de tout doute que des changements alimentaires basés sur une diète anti-inflammatoire constituent une démarche thérapeutique qui en plus d’être d’une grande efficacité ne cause aucun effet secondaire.

Références

Allen BG, Bhatia SK, Anderson CM et al., Ketogenic diets as an adjuvant cancer therapy: History and potential mechanism. Redox Biol. 2014; 2:963-70. Review.

Appavu B, Vanatta L, Condie J et al., Ketogenic diet treatment for pediatric super-refractory status epilepticus. Seizure. 2016;41:62-65.

Cervenka MC, Hocker S, Koenig M et al., Phase I/II multicenter ketogenic diet study for adult superrefractory status epilepticus.  Neurology. 2017, 88:938-943.

Kosinski C, Jornayvaz FR. Ketogenic diets : the miraculous solution ? Rev Med Suisse. 2017;13:1145-1147.

Paoli A, Bianco A, Damiani E, Bosco G.  Ketogenic diet in neuromuscular and neurodegenerative diseases.  Biomed Res Int. 2014;2014:474296. doi: 10.1155/2014/474296. Epub 2014 Jul 3. Review.

Tagliabue A, Ferraris C, Uggeri F et al.,  Short-term impact of a classical ketogenic diet on gut microbiota in GLUT1 Deficiency Syndrome: A 3-month prospective observational study.  Clin Nutr ESPEN. 2017;17:33-37.

Zahra A, Fath MA, Opat E et al., , Consuming a Ketogenic Diet while Receiving Radiation and Chemotherapy for Locally Advanced Lung Cancer and Pancreatic Cancer: The University of Iowa Experience of Two Phase 1 Clinical Trials. Radiat Res. 2017, 187:743-754.

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Nancy me demande si je peux l’aider à mieux contrôler sa SLA, une maladie neurodégénérative

Nancy me demande si je peux l’aider à mieux contrôler sa SLA, une maladie neurodégénérative.

Les données récentes de la science établissent un lien entre l’immunité innée et les maladies neurodégénératives telles la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, la maladie de Huntington et la sclérose latérale amyotrophique (Lou gehrig).  Le point commun entre ces maladies est l’importance du système immunitaire inné qui peut lors de son activation entraîner une réponse immunitaire excessive ou non efficace;  cela peut entraîner des complications inflammatoires systémiques ou locales et contribuer au développement d’inflammation chronique.

Dans le cerveau, la microglie représente les cellules clés du système immunitaire inné,  lesquelles sont impliquées dans le développement du cerveau, sa maturation et son homéostasie.  Lorsque le fonctionnement de la microglie est perturbé, cela résulte en une inflammation qui contribuerait au développement des maladies neurodégénératives telles les maladies mentionnées précédemment.  Il a été observé dans des co-cultures  que lorsque certaines molécules s’associent à la microglie, cela peut entraîner de la cytotoxicité pour les neurones moteurs avec libération de cytokines pro-inflammatoires telles le TNF et l’Il-β. L’inflammatoin qui en résulte peut provoquer des dysfonctions métaboliques et la perte de la fonction phagocytaire.   Une étude récente a démontré que la fonction active de la microglie est dépendante des acides gras à chaînes courtes, ce qui suggère que les aliments que nous consommons et le microbiome  peuvent avoir un impact sur la fonction immunitaire innée et le développement d’un phénomène neurodégénératif (Erny D, Hrabě de Angelis AL, Jaitin D et al.,  Host microbiota constantly control maturation and function of microglia in the CNS. Nat Neurosci. 2015 Jul;18(7):965-77). Cette étude est en accord avec une autre qui suggère que les microbiotes intestinaux peuvent influencer la perméabilité de la barrière sang-cerveau (Braniste V, Al-Asmakh M, Kowal C, et al. 2014. The gut microbiota influences blood-brain barrier permeability in mice. Sci. Transl. Med. 6(263):ra158–58).

Recommandations : comme le développement de la SLA implique un phénomène inflammatoire et que le microbiome intestinal et les aliments que l’on consomme (acides gras à chaînes courtes et autres) selon leurs caractéristiques  peuvent avoir un impact positif ou négatif sur la maladie neurodégénérative, je pense que consommer une alimentation anti-inflammatoire comme la diète hypotoxique qui est également une alimentation très riche en légumes et en fruits (20-30 % de cru), donc riche en fibres, consommer des légumes  fermentés, des probiotiques et prébiotiques, tout cela  pourrait vous aider.

Ne pas oublier la méditation et la visualisation positive qui sont des aides précieuses particulièrement lorsque l’on fait face à une situation difficile.

Jacqueline Lagacé, Ph.D.

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En réponse à une jeune maman, nouvel espoir pour ceux atteints de sarcoïdose

Bonjour Mme, je souffre depuis presque 4 ans (4 mois après mon accouchement) d’une sarcoidose dont un des symptôme est une uvéite granulomateuse. Depuis je suis sous cortisone et sous immunosuppresseurs depuis 1an et 2 mois. Mais l’état de mon oeil gauche n’est pas du tout stable malgré le traitement. Je veux passer à un traitement naturel vu les effets secondaires qui commencent à apparaître ( hématomes, bleus, douleurs au niveau des articulations…).J’ai lu le livre du DR Signalet et j’étais complètement meurtri quand j’ai vu que son régime ne donne pas de résultat dans le cas de la sarcoidose. C’était une lueur d’espoir pour moi. Seule j’ai introduit le curcuma , le gingembre et le poivre selon la régle 9-5-1 mélangé avec du miel et de l’huile d’olive j’en prends une cuillère à soupe par jour. J’ai éliminé, les sucreries ( sucre raffiné) les produits laitiers et le gluten et ce depuis 1 mois. Je mange des légumes en soupe, des fruits, des lentilles, de l’huile d’olive pressé à froid, du poissons bleu ( macro et sardine), des oeufs , des fruits secs et des graines de lin.  Mais là à l’instant je viens de découvrir dans un article sur le net que le poisson, les noix et les oeufs contiennent l’acide arachidonique qui est pro inflammatoire et qui peut aggraver les symptômes de la sarcoidose. Je suis vraiment confuse pouvez vous m’aidez svp?

Bonjour Madame,

Je suis très touchée par votre histoire et je pense que la recherche scientifique récente ouvre des avenues possibles qui permettent de vous redonner de l’espoir.  Ainsi, un article intitulé « Metabolomics connects aberrant bioenergetic, transmethylation, and gut microbiota in sarcoidosis » (Metabolomics. 2016 Feb;12. doi :10.1007/s11306-015-0932-2) donne des pistes potentielles de solutions pour les gens atteints de sarcoïdose.   Ceci parce que des analyses très spécifiques et précises ont démontré que chez les patients atteints de sarcoïdose,  contrairement aux témoins contrôles en santé,  on retrouve dans le  sérum de ces patients une augmentation significative de certains métabolites, dont particulièrement le  TMAO (trimethylamine N-oxyde) et  la carnitine.  Selon les auteurs de cet article, l’augmentation de carnitine et de TMAO sériques serait en lien avec un  microbiome intestinal  déséquilibré et cela  suggère selon eux que des traitements d’antibiothérapie à large spectre  et/ou  des changements alimentaires  pourraient aider ces patients.  Personnellement, je  pense que des changements alimentaires ciblés  présentent de meilleures possibilités de mettre la sarcoïdose en rémission parce que normalement un déséquilibre du microbiome intestinal  est dû à une diète inappropriée (un facteur environnemental qui permet l’expression d’une sensibilité à une maladie chronique, ici la sarcoïdose) alors qu’une diète adaptée ou ciblée offre la possibilité de reconstruire l’équilibre écologique du microbiome intestinal  favorisant ainsi  la mise en rémission des maladies inflammatoires chroniques.

L’augmentation significative de L-carnitine et de TMAO  sériques dépendrait selon quelques  études, de  la présence excessive de certains  microbiotes intestinaux néfastes qui jouent un rôle important dans les réactions biochimiques qui aboutissent à la formation de TMAO, lequel constitue un métabolite pro-inflammatoire générateur de maladies chroniques.  Selon les auteurs de l’article cité précédemment, les analyses sériques des patients atteints de sarcoïdose  pointent vers la présence de dysbiose, soit un déséquilibre du microbiome intestinal.   Il est question ici de la L-carnitine (abondante dans la viande rouge), qui  favorise la production de TMAO par certains microbiotes .  Il a été démontré  que la production de TMAO à partir de la diète dépend de la composition des microbiotes intestinaux. Il est donc suggéré que l’utilisation d’un  antibiotique à large spectre favoriserait la suppression des microbiotes intestinaux néfastes et par le fait même la diminution de la production de TMAO.   Ainsi une  augmentation marquée de bactéries  Firmicutes par rapport aux Bacteroidetes chez des patients, favoriserait une formation plus importante de TMAO à partir de certaines molécules alimentaires qui jouent un rôle de  précurseur lors de la formation de TMAO. Cette augmentation de la production  de TMAO serait dépendante de différences individuelles en lien avec  la composition du  microbiome intestinal des différents  individus (Mol Nutr Food Res. 2017 Jan;61(1). doi: 10.1002/mnfr.201600324. Epub 2016 Aug 3.)

Il a été démontré que les viandes rouges et les viandes transformées sont associées au stress oxydatif, au développement de TMAO et à de l’inflammation chronique. Il a été également démontré que les individus qui présentent une dysbiose (déséquilibre de leur microbiome intestinal)  présentent une diversité faible de leurs microbiotes.   Dépendamment de la présence d’une dysbiose,  des aliments tels les poissons, les œufs et les viandes en général (pas seulement les viandes rouges dans de tels cas) sont susceptibles de provoquer une augmentation de la   concentration de TMAO dans la circulation sanguine et l’urine des individus ainsi affectés.

Pour toutes ces raisons,  il y a de fortes chances qu’une alimentation végane (alimentation végétarienne sans aucun produit animal) parallèlement à la diète  hypotoxique (sans gluten, sans sucre ajouté autant que possible, sans aliments transformés, cuisson douce des aliments, etc) très riche  en végétaux variés riches en fibres (légumes et fruits frais, 20-30% de végétaux crus), et enrichis d’aliments riches en fibres et fermentés (fermentations lactiques).  Ces aliments  fermentées  seraient à même de permettre la reconstruction de  l’écologie microbienne de l’intestin, favorisant ainsi  la croissance de  certaines espèces microbiennes bénéfiques, ce qui réduirait parallèlement la formation de TMAO.  Ainsi, une diète riche en fibres solubles a la capacité d’améliorer entre autres,  le pH intestinal  et d’augmenter la production d’acides gras à courtes chaines, ces dernières ayant la capacité de nourrir et de protéger  les cellules de la muqueuse intestinale, ce qui favorise une perméabilité normale.  Il est reconnu que la supplémentation dans la diète de fibres solubles fermentées peut réduire la quantité de bactéries pathogènes tout en  enrichissant  l’intestin en probiotiques et en favorisant une co-régulation qui a des effets bénéfiques sur les microbiotes intestinaux  en inhibant les activités enzymatiques qui aboutissent  à la formation des TMAO.

Pour conclure, je pense personnellement que si la diète hypotoxique appliquée par le Dr Seignalet a été un échec avec la sarcoïdose, c’est que la diète hypotoxique n’exclut pas  normalement  la viande et  la majorité des produits animaux.  Je vous suggère donc de suivre une diète végane, donc d’éliminer tous les produits d’origine animale en respectant parallèlement les règles de la diète hypotoxique jusqu’à la rémission de votre maladie.  Par la suite, lorsque votre microbiome intestinal aura retrouvé son équilibre (cela deviendra évident par la mise en rémission de votre maladie) vous pourrez alors tenter de réintroduire avec prudence, si vous le désirez, un peu de viande blanche cuite selon les règles de la diète hypotoxique.  L’écoute attentive des réactions de votre corps vous renseignera sur la justesse de votre démarche.  Vous devez vous assurer d’avoir une alimentation végane  parfaitement équilibrée, avec des suppléments lorsque nécessaire.

N.B. : l’acide arachidonique n’est pas négative en soi; elle est un constituant des membranes cellulaires et elle joue des rôles très importants dans le métabolisme. Tout est une question d’équilibre.   Quant aux noix, leur consommation a été associée à un profil santé à la condition qu’elles ne provoquent pas d’allergie ou d’intolérance.

Bon courage et tenez nous au courant de la progression de votre état.

Jacqueline Lagacé, Ph.D.

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3 conférences présentées par Rosemary Tiklé en novembre 2017

Palliacco, et les belles couleurs de l’automne du Mont-Tremblant, accueilleront une conférence sur l’alimentation hypotoxique  

Cher(e)s lecteurs – J’ai le plaisir de vous faire part de la conférence sur l’alimentation hypotoxique que je donnerai à ‘Palliacco’. Cet organisme à but non lucratif dont la noble mission est de contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de cancer, des malades en fin de vie, des proches aidants et des endeuillés, en leur offrant des services de soutien, d’accompagnement et de répit à domicile. Je vous encourage fortement à consulter leur site web ainsi que leur page Facebook.

La conférence intitulée ‘Vaincre la douleur et l’inflammation par l’alimentation hypotoxique‘ est ouverte à tous et couvrira les notions de base de la diète hypotoxique et comment l’appliquer dans notre quotidien selon les livres de Dre Jacqueline Lagacé

Date: 
Dimanche 12 novembre 2017, 15h00 à 17h00

Lieu:
Église du Village de Mont-Tremblant

Coût d’un billet :
10$ par personne

🍃Des bouchées seront servies en lien avec la conférence.🍃

Point de vente des billets :
Palliacco, 2280, rue Labelle, Mont-Tremblant
Librairie Carpe Diem, 814-6, rue de St-Jovite, Mont-Tremblant
Restaurant des Monts, 88, rue St-Vincent, Sainte-Agathe-des-Monts
Bibliothèque du Lac, 64, rue de la Culture, Saint-Faustin-Lac-Carré

Vous pouvez également acheter vos billets par téléphone au 819 717-9646 ou par courriel à admin@palliacco.org

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Deux conférences gratuites pour le mois de novembre 2017

1. Mercredi 29 novembre 2017, 19h30 à 21h00
Lieu:
Bibliothèque municipale de la Ville de Vaudreuil-Dorion
51, rue Jeannotte
Vaudreuil-Dorion (Québec) J7V 6E6
450 455-3371
Titre de la conférence:
Comment vaincre la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation
Information et Réservation:  Communiquer directement avec la bibliothèque au 450 455-3371, option 6 (Réservation Requise)
2. Jeudi 30 novembre 2017, 10h30 à 12h00
Lieu:
Bibliothèque municipale de Saint-Michel
7601, rue François-Perrault
Montréal (QC) H2A 3L6Titre de la conférence:

Alimentation anti-inflammatoire et santé de l’intestin (La conférence est basée sur le livre de Dre Jacqueline Lagacé ‘Une alimentation ciblée pour préserver ou retrouver la santé de l’intestin’ )
Information et Réservation:  Laissez-passer disponibles dès le 16 novembre 2017Notez que les laissez-passer sont réservés aux citoyens montréalais (sur présentation d’une preuve de résidence ou de la carte Accès Montréal).
>  Ils sont disponibles 14 jours avant la date de l’événement.
> Chaque personne peut se procurer un maximum de deux laissez-passer par événement et de quatre pour ceux destinés à la famille.

Pour plus d’information concernant la réservation, veuillez communiquer directement avec la bibliothèque au 514 872-3899.

Lien: http://culturevsp.com/evenements/alimentation-anti-inflammatoire-et-sante-de-l-intestin-2/1082?date=2017-11-30_10-30-00
(Réservation Requise, places limitées)

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Classé dans Conférence

Isabelle donne sa recette de pain en grammes pour ses compatriotes français.

Je fais mon pain sans gluten depuis presque 10 ans.
Voici ma recette qui peut être cuite au four ou à la vapeur. Dans le dernier cas vous n’aurez pas de croûte. Maintenant je le fais comme ça car tout le monde apprécie à la maison.
Désolé mais étant française, je mets en grammes et non en tasse.

420g d’eau tiède à 40°
2càs d’huile d’olive ou autre
1 c à c rase de sel
380 g de farine de riz
30 g de farine de lupin ou autre (pour la couleur)
1cà s de sucre roux (facultatif)
10g de gomme de guar
1/2 (voir 1 ) sachet de levure sans gluten ou levain au sarrasin

Mélanger les ingrédients dans l’ordre, battre 5 minutes au batteur.
Mettre dans un moule à cake huilé (moi margarine)
laisser lever 20 à 30 minutes à température ambiante sous un torchon
Cuire 40 à 50 minutes à 220°C ou 60 minutes à la vapeur.

Augmentez le temps de pose si vous utilisez du levain.
Pour que la pate puisse gonfler correctement dans le moule prévoyez d’avoir 4 cm au-dessus de la pate à pain.
très bon résultat dans une machine à pain.
Vous pouvez aussi faire des mélange de farine. Notre préféré moitié moitié avec riz/sarrasin.
le pain doit lever à l’abri des courant d’air, perso je le mets dans mon deshydrateur à 30°.
on peut ajouter des graines (pavot, lin, tournesol etc)
Je prépare ma pate soit dans mon robot kenwood patissier soit avec mon robot k-cook (toujours kenwwod) idéal pour la cuisson à la vapeur car grand panier de cuisson.

Il peut y avoir des différence avec l’eau à priori et le type de farine et le climat, donc faite des tests. mais ce pain est apprécié (dévoré) même par ceux qui se sont pas au régime sans gluten.

A vous de juger s’il peut vous convenir….

Merci Isabelle pour ta générosité de la part de Jacqueline

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Mélanie: sortie de l’enfer de douleurs atroces après plus de 15 ans

Bonjour Mme Lagacé,
mon nom est Mélanie, j’ai 41 ans.

j’ai des tiges de Harrington soudées à ma colonne depuis l’âge de 14 ans. ma scoliose étant progressive, mon espérance de vie était de 25 ans. ces tiges m’ont littéralement sauvé la vie.

début vingtaine, je faisais régulièrement des lumbagos, des migraines ophtalmiques et j’avais même commencé à avoir de sérieuses douleurs dans les articulations. mon médecin de l’époque a mis la faute sur mes tiges et m’a prescrit du Tylenol douleurs arthritiques. sans succès.

mes problèmes de santé s’aggravant avec les années, je fais une dépression. je m’enferme de plus en plus dans la maladie. je vois de moins en moins de monde. je ne reconnais pas la femme que je suis devenue. j’ai honte d’être malade. j’ai toutes les cartes de tous les hôpitaux de la ville de Montréal et des environs. je vois une tonne de spécialistes. je n’ai rien.
plus personne croit ce que je raconte… sauf mon amoureux. je me bourre de pilules pour faire taire ma tête et mon corps. pour ne plus déranger personne… j’arrive presque à me convaincre que cela est peut-être un problème que j’ai entre mes deux oreilles finalement.

puis, mi-trentaine, rien ne va plus. je ne dors plus tellement mes douleurs sont atroces. je fais des crisses d’arthrite si fortes que l’amoureux doit m’aider à descendre les escaliers le matin. je passe mes journées en douleur. je quitte mon emploi. de plus, je me ramasse à l’hôpital à deux reprises avec des douleurs abdominales insupportables, le ventre tellement gonflé qu’on me passe deux tests de grossesse. diagnostic : rien. je pense sincèrement devenir folle. je commence à faire des crises d’angoisse. je consulte une psychologue. je suis désespérée.

enfin en 2013, tombe trois diagnostiques : fibromyalgie, syndrôme de l’intestin irritable et maladie coeliaque. je pleure de joie. je n’ai pas de cancer.

et c’est ainsi que votre livre apparait dans ma vie. en 10 jours de «régime», j’ai recommencé à descendre les escaliers seule. à dormir. je ne fais plus de crises d’angoisse ou d’arthrite et en bonus, plus d’acné non plus! aujourd’hui à 41 ans, je n’ai aucune douleur. et mes tiges sont toujours là! je m’entraine 5 jours par semaine. je mange vraiment bien. et le plus important : j’ai commencé à imaginer ce que pourrait être le quotidien sans la maladie. bref, j’ai des projets. je ne sais pas la dernière fois où j’ai pensé en avoir car je n’ai jamais cru en fait, que j’allais avoir une vie.

chère Jacqueline, pour votre dévouement et votre générosité envers tous ceux qui, comme moi, ne croyaient plus en rien, merci. du fond du coeur.

Mélanie

Réponse de Jacqueline:  merci Mélanie pour ce témoignage qui me touche au plus profond de mon être.  Votre témoignage me rappelle pourquoi il faut continuer à essayer d’éduquer et de convaincre le milieu médical et tous ceux qui ne veulent pas accepter que de simples changements alimentaires peuvent redonner une belle vie heureuse et sans douleur à des individus qui vivent un véritable enfer parce que leur microbiome intestinal est déséquilibré (dysbiose) comme c’était votre cas.

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Classé dans Témoignage spécial

Brigitte avait obtenu d’excellents résultats avec plusieurs problèmes mais pas avec le psoriasis (une solution possible?)

Bonjour Madame.
Je découvre votre site très intéressant.
Depuis un an j’ai supprimé les produits laitiers et le gluten. J’avais trop mal aux intestins, mal aux chevilles aux genoux aux épaules des glaires dans la gorge et souvent fatiguée. Je me sens beaucoup mieux . Je n’ai plus mal . De plus je ne mange plus de viande depuis 6 ans. Dès que je fais un écart gluten mes intestins me rappellent à l’ordre. Je suis française et le choix multiple de fromages que nous avons me manque parfois . Je fais parfois des écarts fromage de chèvres, de brebis, voire de vaches . Si ces écarts sont importants les douleurs aux genoux et chevilles reviennent.

J’ai également du psoriasis depuis plusieurs années toujours présent malgré le changement de régime.
Merci pour toute cette mine de savoir.
Je vais partager à mon entourage et me procurer vos livres…   Brigitte

Réponse de Jacqueline :

Bonjour,  Comme vous réagissez bien à la diète hypotoxique de façon générale, il y a une possibilité que la persistance du psoriasis soit du à un aliment (ou quelques aliments) autres que ceux qui doivent être éliminés dans la diète hypotoxique, les solanacées par exemple.  D’ailleurs, j’ai lu sur un site la phrase suivante: « Les psoriasiques doivent absolument supprimer toutes les solanacées qui sont très toxiques pour nous. C’est à dire, basta sur les tomates, patates, aubergines, poivrons, paprika, piment. Déjà supprimer ces aliments est une bonne étape. Le tabac est une solanacée et devrait aussi être évité ».  Je pense donc que cela vaut la peine d’essayer de supprimer cette catégorie d’aliments au moins pendant quelques semaines pour voir…

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Classé dans Témoignage spécial

Modifications concernant le vitaliseur de Marion Kaplan

Message de Marine Kaplan:  Nous venons de sortir le Vitaliseur nouveau modèle appelé le Grand Chef.

Le pack et le vitaliseur ancien modèle n’existent plus.

Voici les informations sur le nouveau modèle :

https://shop.vitaliseurdemarion.fr/grand-chef

Plus d’informations ici : http://www.vitaliseurdemarion.fr/officiel/?page_id=7859

Ainsi vos codes ont évolués.
Voici le code à utiliser VALABLE SUR LE GRAND CHEF pour une livraison au CANADA

 » lagacegc  » (vous pouvez supprimer les autres codes).

-32,5 euros soit un total HT frais de port compris de 211,67 euros au lieu de 244,17 euros.

Marine KAPLAN,
Nutrition Quantique
04 94 01 22 61
Vitaliseur

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