Archives de Catégorie: Débats

Chantal, une citoyenne engagée (Le Pharmachien)

Remarque de Jacqueline: je publie en tant qu’article  le commentaire de Chantal en raison de la reconnaissance qu’elle a reçu de la part de différents lecteurs.

Merci Jacqueline d’aider à rendre public la démagogie de certaines personnes comme le Pharmachien. Je me permet de parler de démagogie car plusieurs de ses propos peuvent s’inverser par la science comme l’a bien démontré d’ailleurs la chercheure de l’UQAM. Ces propos ridiculisent aussi la majorité des QuébécoisES utilisateurs d’approches complémentaires. Et oui ! selon le rapport de l’Institut Fraser, l’utilisation des approches complémentaires ou traitements non-pharmaceutiques est la réalité de la très grande majorité des citoyensNES du Québec en complémentarité ou non avec les médicaments et autres traitements biomédicaux. D’ailleurs les approches complémentaires sont une solution à la réduction des surdoses et de la dépendance d’opioïdes dans le cas du traitement de la douleur. Les médecins des États-Unis l’ont compris et en on fait un nouveau guide de pratique…d’abord traiter la douleur avec les approches complémentaires grâce à l’efficacité démontrée de ce type de traitements et par souci de réduire les risques de surdoses et de dépendance.

Je ne peux pas croire que la majorité de la population soit des personnes incapables de prendre des décisions quant aux types de traitements qu’ils souhaitent utiliser. Les pharmaciens n’ont-ils pas un devoir de conseiller et non de ridiculiser les individus. Où est la compréhension du patient comme partenaire de ses soins ? Pourquoi acceptons-nous d’être ridiculisé de cette manière ? N’est-ce pas plutôt le retard du Québec sur les autres provinces canadiennes qui est à dénoncer ou ridiculiser et non pas les individus utilisateurs d’approches complémentaires. Je trouve dommage que son ordre professionnel ne lui donne pas un avis sérieux car c’est aussi à la profession qu’il fait de l’ombre par son discours. Il faut aussi remettre en question notre confiance à l’égard des médias qui véhiculent ses propos avec une assurance déconcertante et toute la sympathie qu’il obtient des journalistes et des chroniqueurs. Une chose est certaine, il a du talent pour les communications. Dommage que le message soit si peu soutenu par la science et les faits scientifiques malgré ce qu’il laisse croire.

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Chantal : la démagogie du Pharmachien, le silence de son ordre et les applaudissements des médias

Merci Jacqueline d’aider à rendre public la démagogie de certaines personnes comme le Pharmachien. Je me permet de parler de démagogie car plusieurs de ses propos peuvent s’inverser par la science comme l’a bien démontré d’ailleurs la chercheure de l’UQAM. Ces propos ridiculisent aussi la majorité des QuébécoisES utilisateurs d’approches complémentaires. Et oui ! selon le rapport de l’Institut Fraser, l’utilisation des approches complémentaires ou traitements non-pharmaceutiques est la réalité de la très grande majorité des citoyensNES du Québec en complémentarité ou non avec les médicaments et autres traitements biomédicaux. D’ailleurs les approches complémentaires sont une solution à la réduction des surdoses et de la dépendance d’opioïdes dans le cas du traitement de la douleur. Les médecins des États-Unis l’ont compris et en on fait un nouveau guide de pratique…d’abord traiter la douleur avec les approches complémentaires grâce à l’efficacité démontrée de ce type de traitements et par souci de réduire les risques de surdoses et de dépendance.

Je ne peux pas croire que la majorité de la population soit des personnes incapables de prendre des décisions quant aux types de traitements qu’ils souhaitent utiliser. Les pharmaciens n’ont-ils pas un devoir de conseiller et non de ridiculiser les individus. Où est la compréhension du patient comme partenaire de ses soins ? Pourquoi acceptons-nous d’être ridiculisé de cette manière ? N’est-ce pas plutôt le retard du Québec sur les autres provinces canadiennes qui est à dénoncer ou ridiculiser et non pas les individus utilisateurs d’approches complémentaires. Je trouve dommage que son ordre professionnel ne lui donne pas un avis sérieux car c’est aussi à la profession qu’il fait de l’ombre par son discours. Il faut aussi remettre en question notre confiance à l’égard des médias qui véhiculent ses propos avec une assurance déconcertante et toute la sympathie qu’il obtient des journalistes et des chroniqueurs. Une chose est certaine, il a du talent pour les communications. Dommage que le message soit si peu soutenu par la science et les faits scientifiques malgré ce qu’il laisse croire.

Remarque de Jacqueline: Le premier devoir de nos médias et plus particulièrement de notre télévision d’État est d’informer le public avec rigueur et justesse. La situation que vous dénoncez est triste à pleurer.

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Analyse détaillée du mode d’opération du Pharmachien dans le cas des OGMs

Vigilance OGM vient de publier un article de la professeure Elisabeth Abergel concernant l’émission  « Le Pharmachien »  du vendredi 8 décembre 2017, produite  par Radio-Canada sur les OGM.

 https://www.vigilanceogm.org/les-impacts/impacts-sur-la-sante

Je pense que tous ceux qui sont intéressés à connaître les  technique opérationnelles  du pharmachien,  auraient intérêt à lire l’article concernant son émission du vendredi 8 décembre 2017 sur les OGM.  L’article a été écrit par la scientifique  Élisabeth Abergel, dont les conclusions et le parcours scientifique sont présentés ci-dessous.  Je la remercie chaleureusement d’avoir eu la patience  d’écouter cette émission et d’expliquer pourquoi et comment le pharmachien fait simplement de la désinformation au profit de l’industrie.

Quelles sont les conclusions d’Elisabeth Abergel sur cette émission spéciale OGM ?

Si le but du Pharmachien était de démystifier ce qu’est un OGM afin que le public soit plus au courant, je pense que c’est un échec total. Il a même à de nombreuses reprises repris les « mythes » véhiculés par l’industrie qui ne tiennent plus la route après 20 ans de commercialisation. Il a aussi minimisé, le manque de consensus scientifique sur la dangerosité des OGM sur la santé, l’environnement et les pesticides. Il n’a pas vraiment donné une bonne représentation du secteur scientifique des OGM. Un point qui me parait important aussi ce sont les ‘’Monsanto papers’’, documents internes de la compagnie Monsanto qui révèlent leur stratégie pour attaquer la science et semer le doute sur leurs produits. Une stratégie empruntée au lobby du tabac pour continuer à vendre des produits dangereux pour la santé. Heureusement, il y a d’autres très bonnes émissions de vulgarisation scientifique comme « La semaine verte » ou « Découverte » qui n’ont pas sacrifié la rigueur nécessaire au détriment du divertissement. En fait, on se demande à qui s’adresse cette émission sur les OGM? Si son but était de fournir des informations utiles aux consommateurs québécois concernant leur alimentation, je pense que ceci n’a pas vraiment marché. Sous couvert d’objectivité scientifique, il est clair que les choix d’arguments et les biais véhiculés dans cette émission n’avaient pour but que de minimiser les incertitudes scientifiques/sociales/écologiques/politiques etc. entourant les OGM.

⇒ Qui est Elisabeth Abergel, l'auteure de cet article ? 

Elisabeth Abergel est professeure au département de sociologie de l’UQAM, elle se spécialise en sociologie des sciences et des technologies
 et en sociologie de l’environnement.  Ses intérêts de recherche concernent la géopolitique et l’environnement, l’interdisciplinarité dans l’étude
 des problèmes environnementaux, l’évolution des technologies du vivant sur les systèmes de production agricole et alimentaire et les enjeux de
 santé environnementale et humaine. De manière générale, elle étudie la relation entre les transformations technoscientifiques dans le domaine du
 vivant et les systèmes de domination sociale et politique. Elle possède un baccalauréat en génie génétique, une maîtrise en biologie moléculaire
 végétale et un doctorat en études environnementales. Elle a ensuite travaillé pour plusieurs start-ups en biotechnologie ainsi que dans
 l’industrie pharmaceutique comme chercheure. Elle bénéficie donc une expérience pratique dans le développement de nouvelles variétés végétale
et de vaccins utilisant le génie génétique.

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Jacqueline répond à Andrée concernant les amidons, suite à une séance d’information offerte par des rhumatologues

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Jacqueline démontre la fausseté des articles qui tentent de lier risque d’attaque cardiaque et se priver de gluten

Récemment, une lectrice, Cathy M. m’a informée que « l’Express », un magazine d’actualité renommé en France, avait publié un article (17/05/2017) qui mettait en garde le public contre les dangers des régimes sans gluten. L’article  écrit par le Dr Laurent Alexandre, chirurgien-urologue  et chroniqueur (Huffington Post, Le Monde), avait fortement inquiétée cette lectrice et elle me demandait mon avis comme ce fut le cas de  plusieurs autres personnes au Québec déstabilisées par ce même genre d’affirmation.

Dans son article intitulé «  Le gluten est-il dangereux? », le Dr Alexandre affirmait que les régimes sans gluten augmentent le risque d’attaque cardiaque et le développement de diabète de type 2.  Ses affirmations, selon ce dernier,  étaient fondées sur une étude publiée dans le British Medical Journal (BMJ 2017; may 2; 357 :j1892)  sous le titre : « Long term gluten consumption in adults without celiac disease and risk of coronary hearth disease : prospective cohort study ». L’article en question a été rédigé par un groupe de gastroentérologues et de spécialistes de la nutrition qui collaborent apparemment dans le traitement de la maladie céliaque.

Si l’article publié dans le British Medical Journal a amené le  Dr Alexandre à écrire de telles bêtises,  à savoir qu’une diète sans gluten peut augmenter le risque d’attaque cardiaque et le développement de diabète de type 2, ce n’est pas le seul fruit du hasard, mais bien la conséquence de certaines incohérences présentes dans l’article du BMJ. Par exemple, dans l’introduction, les auteurs mentionnent que la maladie céliaque est associée à un risque accrue de maladie cardiovasculaire tout en reconnaissent que ce problème est réduit lorsque les céliaques adoptent une diète sans gluten.  D’autre part, sur la base d’informations selon lesquelles le gluten peut  promouvoir des phénomènes inflammatoires chez des personnes non céliaques mais sensibles au gluten, les auteurs se disent préoccupés que ce type d’information puisse laisser croire que le gluten peut accroître le risque d’obésité, de syndrome métabolique, de symptômes neuropsychiatriques et de risques cardiovasculaires chez les gens en santé. Négligeant  d’approfondir ces sujets d’intérêt, les auteurs donnent de l’importance uniquement au fait que les diètes qui limitent la consommation de gluten ont gagné en popularité au cours des dernières années et que selon des enquêtes, la majorité des gens qui adhèrent à une diète sans gluten n’ont pas reçu un diagnostic de maladie céliaque. Selon eux, la raison de la popularité croissante de la diète sans gluten (ils mentionnent que 30% des adultes américains ont révélé qu’ils essaient de minimiser ou d’éviter le gluten au cours des dernières années) serait due à la croyance que cette pratique comporte des bénéfices santé  et sur la perception que le gluten a des effets négatifs sur la santé. Ce faisant, les auteurs passent complètement sous silence les nombreux travaux scientifiques qui démontrent l’importance des travaux scientifiques concernant la réalité des maladies NCGS (de sensibilité au gluten chez les non-céliaques). Les auteurs énoncent alors l’idée que l’on doit s’inquiéter de la possibilité qu’une diète sans gluten ou qui restreint le gluten puisse être sous-optimale au point de vue nutritionnel; ils mentionnent de plus qu’aucune étude prospective n’a étudié la relation entre la consommation de gluten et le risque de développer des conditions chroniques telles les maladies cardiovasculaires chez les non céliaques. C’est dans le but de remédier à ce manque que les auteurs ont utilisé des résultats validés d’études prospectives antérieures concernant des diètes, lesquelles études avaient été réalisées sur des périodes de 20-30 ans. Les auteurs de l’article de BMJ ont donc utilisé ces études prospectives  pour examiner l’association de la consommation estimée (et non pas mesurée et contrôlée) de gluten, à long terme avec le développement d’incidents de maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, fatal ou non).  Les études prospectives sur lesquelles les auteurs se sont appuyés avaient été réalisées à l’aide de questionnaires  bi-annuels, répétés aux quatre ans entre 1986 et 2010; le questionnaire était auto-administré et concernait la santé, les habitudes de vie, les mesures anthropométriques, les facteurs environnementaux et les conditions médicales. On n’avait pas demandé aux participants s’ils adhéraient ou non à une diète sans gluten. Étaient exclus de l’étude tous ceux qui avaient été diagnostiqués céliaques et ceux qui souffraient d’une maladie cardio-vasculaire au début de l’étude. Les apports en gluten provenaient de 5 éléments principaux : pain foncé, pâtes, céréales froides, pain blanc et pizza.

Pour bien expliciter les résultats obtenus par les auteurs suite à leur analyse des informations tirées des cohortes impliquées dans les études prospectives qu’ils ont utilisées, j’ai traduit très fidèlement la conclusion de leur article ainsi que les recommandations qu’ils en ont tirées.

Voici donc leur conclusion : « Conclusion and public health implications » (Conclusion et implications pour la santé publique)

« Dans les deux grandes études prospectives des cohortes, la consommation d’aliments contenant du gluten n’a pas été significativement associée au risque de maladie coronarienne. Bien que les personnes atteintes ou non de la maladie céliaque puissent  éviter le gluten en raison  de  réponses symptomatiques à cette  protéine alimentaire, les résultats de notre recherche ne supportent pas la promotion d’une diète sans gluten dans le but de réduire le risque de maladies coronariennes.   De plus, l’évitement du gluten dans la diète peut favoriser  une faible consommation de grains entiers alors que ces derniers sont  associés à des bénéfices  cardiovasculaires. Faire la promotion d’une diète sans gluten dans le but de prévenir les maladies cardiovasculaires chez les gens qui ne présentent pas les symptômes de la maladie céliaque ne devrait pas être recommandée. »

Voici 4 séries d’observations et/ou d’arguments qui démontrent pourquoi l’article publié dans la revue  BJM peut induire en erreur des lecteurs, donc conséquemment être responsable de  désinformation médiatique, comme ce fut le cas pour le Dr Laurent Alexandre et de nombreux  lecteurs qui eux ne sont pas nécessairement des érudits de  littérature médicale.

1) Dans ce type de désinformation médiatique, on ne peut nier la responsabilité partielle du choix du titre: « La consommation à long terme de gluten chez les adultes non céliaques et le risque de maladies coronariennes : Étude prospective de cohortes »

En effet, ce titre est suffisamment vaque  pour laisser supposer n’importe quoi, à savoir comme l’a fait le Dr Alexandre que : «  les régimes sans gluten augmentent le risque d’attaque cardiaque ». Pourtant, la conclusion des auteurs est à l’opposé de l’interprétation du Dr Alexandre  puisqu’ils affirment : « Dans ces deux grandes cohortes prospectives, la consommation d’aliments contenant du gluten n’était pas significativement associée au risque de maladie coronarienne ».  De plus, dans la partie « Résultats », l’absence de lien entre la consommation ou non de gluten était encore plus  évidente, puisque les auteurs précisaient: « les participants qui consommaient le plus de gluten présentaient un risque de maladies coronarienne qui n’était pas différent de celui du groupe qui en consommait le moins ».

2) Malheureusement,  l’analyse scientifique des auteurs de l’article de BMJ a cédé le pas par la suite à des considérations subjectives qui n’étaient pas appuyées par des données scientifiquement démontrées. Ainsi, après avoir convenu : «  que les personnes atteintes ou non de la maladie céliaque peuvent éviter le gluten en raison  de  réponses symptomatiques à cette  protéine alimentaire » et qu’ « il n’existe aucun lien entre le risque d’attaque cardiaque et le fait de ne pas consommer de gluten », les auteurs ont fait  des mises en garde qui vont bien au-delà des résultats qu’ils ont obtenus lorsqu’ils décrètent  que « l’évitement du gluten dans la diète peut favoriser  une faible consommation de grains entiers » et que : « faire la promotion d’une diète sans gluten dans le but de prévenir les maladies cardiovasculaires chez les gens qui ne présentent pas les symptômes de la maladie céliaque ne devrait pas être recommandée».   Plus grave encore,  malgré la participation de plusieurs gastroentérologues, les auteurs semblent ignorer, malgré des études réalisées en double aveugle et contrôlées par placebo, que le gluten peut causer des problèmes de santé intra et extra-intestinaux très graves et multiples, qui débutent généralement au niveau du microbiome intestinal tel que démontré par de nombreuses études récentes.

3) Dans les faits,  les auteurs ne présentent aucune donnée scientifique qui leur permet de mettre en garde la population contre les diètes sans gluten si ce n’est sous le  prétexte non démontré que l’évitement de gluten peut résulter dans une consommation réduite de grains entiers bénéfiques pour la santé, ce qui pourrait selon eux, favoriser le risque de maladies cardiovasculaires et même le diabète de type 2.  Il s’agit ici non pas de science mais de pures spéculations non étayées par des observations scientifiques et donc de désinformation médiatique qui ne sont pas sans conséquence pour la santé des gens qui sont sensibles au gluten. D’abord, il est faux de prétendre que les gens qui ne consomment pas de gluten, consommerons nécessairement moins de fibres alimentaires et de nutriments santé que ceux qui consomment du gluten.  Qu’il suffise de rappeler que ce n’est pas parce qu’une personne consomme des aliments contenant du gluten (pains et pâtisseries faits généralement de farine raffiné,  céréales froides pour le petit déjeuner, pizza), aliments souvent  pauvres en fibres et en nutriments que ces aliments seront bénéfiques pour la santé.

Par ailleurs,  une diète sans gluten peut être très riche en fibres et en nutriments si l’on consomme des  céréales et ou pseudo-céréales sans gluten tels le  riz brun, le sarrasin, le quinoa, le sorgho, le teff,  l’amaranthe (aliments beaucoup plus complets que le blé même entier), sans oublier de nombreux légumes et fruits, légumineuses et  noix qui sont très riches en fibre et nutriments.   Il s’agit de suivre simplement une diète santé pour obtenir toutes les fibres alimentaires et nutriments nécessaires à notre santé et de nos jours de telles informations sont facilement accessibles.

4)  L’article publié dans BMJ est un exemple éloquent de résultats dont on a détourné la véritable signification dans le but d’inquiéter ceux qui prennent des initiatives pour améliorer leur qualité de vie, comme le fait d’éviter le gluten, parce que les solutions que la médecine actuelle leur propose pour traiter leur maladie chronique ne les aident pas de façon satisfaisante. En fait, il semble bien qu’il s’agisse d’une lutte de pouvoir de certains milieux médicaux qui sont déstabilisés par le fait que la population est de mieux en mieux informée par la démocratisation du savoir.

Malheureusement, des chroniqueurs sont prompts à s’emparer et à publiciser de telles « fake news » qui font sensation au détriment d’informations  basées sur de solides travaux de recherche qui ont le potentiel d’aider véritablement les gens au prise avec des problèmes de santé chronique, qui contrairement à ce qui est souvent véhiculé (au profit de qui?), peuvent trouver des solutions thérapeutiques par l’adoption d’une alimentation ciblée.

Jacqueline Lagacé, Ph.D.

 

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Événement bilingue (24 mai): ‘À votre santé! La médecine personnalisée à l’ère de la génomique’

(English to follow)

Café Scientifique intitulé ‘À votre santé! La médecine personnalisée à l’ère de la génomique
 
Date: Le mercredi 24 mai 2017, 20h00
Lieu: Café du Monument-National
1182 boul. St-Laurent, Montréal

Venez discuter avec des experts de différents domaines de la médecine personnalisée de la façon dont celle-ci peut avoir une influence sur votre vie, votre famille et votre communauté. Les experts aborderont des sujets tels que les tests prénataux, l’épigénétique, la santé publique et les perspectives des patients, partageant leurs expériences et leurs prédictions pour l’avenir, un avenir complexe mais passionnant !

Les présentations seront en anglais et en francais. Les questions sont bienvenues dans les deux langues. 

Panélistes:
– Rosemary Tiklé, B.Sc., Conférencière, biochimiste, patiente
– Steven J. Hoffman, PhD, Professeur agrégé de droit, de médecine et d’affaires publiques et internationales Université d’Ottawa
– Vardit Ravitsky, Ph.D., Professeure agrégée, Programmes de bioéthique, École de santé publique, Université de Montréal

Modérateur:
– Michel Rochon, Journaliste scientifique et médical

Évenement supporté par:
– L’institut de génétique des IRSC
– Precision Medicine Policy Network
– Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal
– Société canadienne de bioétique
 
Reservation : cihr-ig@mcgill.ca (notez que l’événement est gratuit)
————————————————————————————————
 
To your health! Personalized medicine in the genomics era
 
Date: Wednesday, May 24, 2017, 8:00 p.m.
Location: Café du Monument-National
1182 St-Laurent Boul., Montreal

Come discuss with experts from various fields what is ‘personalized medicine’ and how it can impact your life, your family and your community. Experts will cover prenatal testing, epigenetics, public health and patients perspectives, sharing their past experience and predictions for the exciting – yet complex – future ahead! 

Presentations will be in French and English. Questions are welcome in both languages.

Panelists
– Rosemary Tiklé, B.Sc., Biochemist, Speaker, Patient
– Steven J. Hoffman, PhD Associate Professor of Law, Medicine and Public and International Affairs University of Ottawa
– Vardit Ravitsky, Ph.D., Associate Professor, Bioethics Programs, School of Public Health, Université de Montreal

Moderator
– Michel Rochon, Health and Science Journalist

Event supported by:
– CIHR Institute of Genetics
– Precision Medicine Policy Network
– Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal
– Canadian Bioethics Society
 
Registration RSVP: cihr-ig@mcgill.ca

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Le Pharmachien : pour comprendre ses tactiques

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Suite au passage du pharmachien à « Tout le monde en parle »

Il est indispensable de corriger les affirmations gratuites de ce sombre personnage (Olivier Bernard) qui fait de la démagogie sous couvert de son titre de pharmacien et cela soi-disant pour informer correctement la population.

Dans un premier temps, le pharmacien Jean-Yves Dionne dément plusieurs des affirmations gratuites venant de ce personnage:   http://www.jydionne.com/chacun-science/

Tel que vous pourrez le constater par sa bibliographie, il s’agit ici de références à de véritables travaux scientifiques.

Pour ma part, j’ai fait une rapide recherche au sujet des artichauts et contrairement à ce qu’affirme le pharmachien, des articles scientifiques très récents confirment fortement le pouvoir médicinal de ce légume:

  1. Rangboo V, Noroozi M, Zavoshy R, Rezadoost SA, Mohammadpoorasl A.   The Effect of Artichoke Leaf Extract on Alanine Aminotransferase and Aspartate Aminotransferase in the Patients with Nonalcoholic Steatohepatitis.  Int J Hepatol. 2016;2016:4030476. doi: 10.1155/2016/4030476.

2) Ben Salem M, Affes H, Ksouda K, Dhouibi R, Sahnoun Z, Hammami S, Zeghal KM.   Pharmacological Studies of Artichoke Leaf Extract and Their Health Benefits. Plant Foods Hum Nutr. 2015 Dec;70(4):441-53. doi: 10.1007/s11130-015-0503-8. Review.

Vous pouvez consulter les résumés de ces articles : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/sites/entrez

En ce qui concerne les aliments biologiques, voici deux articles scientifiques très convaincants sur leurs bénéfices:  1)

  1. Bradman A, Quirós-Alcalá L, Castorina R, et al. Effect of Organic Diet Intervention on Pesticide Exposures in Young Children Living in Low-Income Urban and Agricultural Communities. Environ Health Perspect. 2015; 123: 1086-1093.
  2. Oates L, Cohen M, Braun L, et al. Reduction in urinary organophosphate pesticide metabolites in adults after a week-long organic diet. Environ Res. 2014; 132: 105-111.
  3. Barański M, Srednicka-Tober D, Volakakis N, Seal C, Sanderson R, Stewart GB, Benbrook C, Biavati B, Markellou E, Giotis C, Gromadzka-Ostrowska J, Rembiałkowska E, Skwarło-Sońta K, Tahvonen R, Janovská D, Niggli U, Nicot P, Leifert C.     Higher antioxidant and lower cadmium concentrations and lower incidence of pesticide residues in organically grown crops: a systematic literature review and meta-analyses. Br J Nutr. 2014 Sep 14;112(5):794-811. doi: 10.1017/S0007114514001366. Epub 2014 Jun 26.

Il est incompréhensible que Radio-Canada et plus précisément ICI EXPLORA, la chaîne spécialisée de RadioCanada, offre une tribune hebdomadaire à ce personnage qui fait montre de démagogie et d’un manque flagrant de culture scientifique.

Jacqueline Lagacé, Ph.d.

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Pour protéger l’accord de Paris avant que Trump ne sabote le climat

Bonjour,

J’encourage tous ceux qui se préoccupent de l’avenir de nos enfants en raison de la menace que fait planer sur eux  les  changements climatiques en signant cette pétition:

https://secure.avaaz.org/campaign/fr/paris_protection_loc/?cJVHRjb

Merci,

Jacqueline Lagacé, Ph.D.

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Présence de Jacqueline Lagacé au salon du livre de Montréal 2016

Présence de Jacqueline Lagacé au salon du livre de Montréal 2016

Lors du salon du livre de Montréal (Place Bonaventure), il me fera grand plaisir de vous rencontrer  pour discussion, répondre à vos questions et signatures.  Je serai au stand de Fides, associé à celui de Gallimard # 102,  aux jours et heures suivantes :

Vendredi le 18 novembre de 10h00 à midi et 14h00 à 16h00

Samedi le 19 novembre de 10h00 à midi et 14h00 à 16h00

Dimanche le 20 novembre de 13h00 à 15h00

Je participerai également à une table ronde vendredi  le 18 novembre de  17 h 30 à 17 h 55 à la Place TD ( Toronto-Dominium)  située tout juste à côté du stand de Gallimard-Fides.

Le  livre de Normand Mousseau, auteur de Comment se débarrasser du diabète de type 2 sans chirurgie ni médicament servira de  prétexte pour discuter des critiques que l’ouvrage a suscité dans  le monde médical, ce qui permettra d’ aborder des questions plus larges concernant le système de santé et  sa capacité ou son incapacité  à intégrer des solutions non médicales à des problèmes de maladies chroniques comme celui du diabète.

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