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Les traitements de médecine complémentaire pour soigner les cystites récidivantes

Les traitements de médecine complémentaire (Santé intégrative) pour soigner le syndrome de la vessie douloureuse (SVD) ou cystite interstitielle réfractaire aux thérapies de la médecine conventionnelle.

N.B. : la médecine complémentaire repose sur une approche globale de la personne et de son mode de vie, alliant prévention et soins individualisés.

La première démarche des thérapeutes en médecine alternative et complémentaire est de s’intéresser à l’histoire du patient et à son mode de vie. La diète du patient a une importance particulière en raison de l’influence primordiale de cette dernière sur le maintien de l’équilibre du microbiome intestinal et de son impact sur la santé globale et le comportement.

Application d’une diète anti-inflammatoire ciblée (diète hypotoxique) pour lutter contre le SVD

Une diète anti-inflammatoire constitue la première étape à respecter pour prévenir et lutter contre les maladies inflammatoires chroniques. Les personnes atteintes du SVD ont vraiment intérêt à respecter une telle diète en raison de l’inflammation systémique de leur système urinaire. Il s’agit donc d’éliminer les aliments pro-inflammatoires suivants :
1) tous les sucres raffinés
2) toutes les céréales qui contiennent du gluten
3) tous les produits laitiers d’origine animale
4) les excès de viandes, principalement de viandes rouges. Il est préconisé de cuire la viande à moins 110°C pour éviter le plus possible la formation de glycotoxines, qui sont des molécules fortement pro-inflammatoires résultant de la réaction de Maillard.
5) les aliments industriels ultra-transformés (aliments raffinés, riches en sucre, en sel, en glycotoxines et contenant des édulcorants, des colorants, des produits chimiques dont des pesticides et des aliments issus de cultures OGM, nécessairement exposés à de grandes quantités de Round up. Exemples les plus courants : pains faits de farines raffinées, pâtisseries industrielles, boissons gazeuses y compris les boissons diètes, jus industriels, bonbons, pizza, etc.

En plus de respecter une diète anti-inflammatoire, les individus atteints du SVD auraient intérêt à éviter les aliments irritants suivants :
Tous les sucres ajoutés, même ceux qualifiés de sucre bruts normalement permis dans la diète anti-inflammatoire (genre Sucanat, sirop d’érable, miel, etc) car le sucre favorise de façon importante une exacerbation de la croissance des levures, phénomène très fréquent chez les SVD. De plus, les patients SVD auraient avantage à éliminer les aliments qui sont classés comme des irritants pour la vessie : café, thé (le thé vert fait exception selon certains auteurs car il n’est pas identifié comme irritant), alcool, fruits acides (le citron dépendamment de l’individu car les réactions diffèrent face à ce fruit), chocolat, vinaigre, tomates (sauce tomate, ketchup) asperges, artichauts et les mets épicés, les épices telles curry, cumin, piment, poivre de cayenne, les édulcorants (aspartame et autres). Même si on encourage souvent la prise de canneberges et/ou de jus de canneberges pour traiter le SVD, il semble que ce ne soit pas nécessairement une bonne idée car l’acidité de ce fruit peut causer des problèmes à la muqueuse fragile de certains patients SVD.
Lorsque votre système urinaire aura recouvré la santé, en fait que vous serez en rémission, l’écoute des réactions de votre corps vous renseignera peu à peu sur les aliments que vous pouvez consommer sans problème, ceux que vous pourrez consommer occasionnellement et ceux que vous devrez éliminer définitivement. Si vous voulez éviter les récidives, dans la plupart des cas, vous devriez éviter les aliments proscrits par la diète anti-inflammatoire hypotoxique (même si vous pouvez, selon vos sensibilités propres, vous permettre quelques écarts). En ce qui concerne la liste des aliments à éviter parce qu’ils sont irritant pour une vessie enflammée, seules vos expériences personnelles vous permettront de faire les bons choix à moyen et à long terme.

Plusieurs approches alternatives de Santé intégrative, autres que la diète, ont fait la preuve qu’elles peuvent apporter des solutions thérapeutiques efficaces pour les patients SVD réfractaires aux thérapies médicales conventionnelles.

Comme le syndrome de la vessie douloureuse est un phénomène multifactoriel, qui peut différer selon les individus, il est indiqué de traiter cette pathologie avec différentes approches de santé intégrative tout en tenant compte des particularités individuelles.

Les thérapies physiques de manipulation (physiothérapie, ostéopathie, chiropratique, massage thérapeutique)

Les thérapies physiques typiques pour le traitement des SVD mettent l’emphase sur le plancher pelvien, les hanches, le dos et les muscles abdominaux. Elles impliquent généralement la manipulation des fascias du plancher pelvien et des muscles mais aussi des viscères, des nerfs et des artères en ce qui concerne l’ostéopathie.

La chiropratique ou chiropraxie, est une pratique médicale et manuelle basée sur la manipulation des différentes parties du corps humain et plus particulièrement de la colonne vertébrale.

La physiothérapie est une discipline de la santé intervenant au niveau de la prévention et promotion de la santé, de l’évaluation, du diagnostic, du traitement et de la réadaptation des déficiences et incapacités touchant les systèmes neurologique, musculo-squelettique et cardiorespiratoire de la personne (OPPQ).

L’ostéopathie est une approche manuelle dont l’objectif est de rétablir la fonctionnalité des structures et des systèmes du corps humain afin d’optimiser sa capacité d’autorégulation. Cette pratique est basée sur des connaissances approfondies des sciences de la santé et des interactions propres à l’équilibre de l’organisme. Grâce à une palpation fine et précise, une évaluation complète et globale permet d’investiguer la cause des dysfonctions neuro-musculo-squelettiques, viscérales et crâniennes (Ostéopathie Québec).

L’évaluation objective est pelvienne et musculo-squelettique. On recherche les changements de sensation cutanée pour repérer des anomalies sensorielles au périnée, bassin et abdomen. On utilise la palpation externe pour déceler les points gâchette des muscles du plancher pelvien, du bassin externe, des abdominaux et des muscles para-vertébraux.
du plancher pelvien, des parois abdominales ou des muscles du dos, ainsi que ceux qui ont suivi un déconditionnement significatif résultant de pratiques d’évitement de la douleur (39).

Manipulation des points déclencheurs de la douleur

Les points déclencheurs de la douleur sont des régions précises et hypersensibles à la douleur, situées à l’intérieur des muscles; ils sont fréquemment localisés dans les parois abdominales ou dans les muscles du plancher pelvien, chez les patients SVD dont la source de la douleur est d’origine viscérale (40). Ce sont des nodules palpables qui sont très douloureuses lors de palpations fermes et qui sont à la fois associées aux douleurs ressenties, à des dysfonctions motrices et parfois à des symptômes en lien avec le système autonome. Ces points déclencheurs impliqueraient une dépolarisation neuromusculaire anormale et seraient une composante intégrale de la douleur myofasciale. Il y a des évidences qui indiquent que les points déclencheurs peuvent induire une amplification de la douleur impliquant le système nerveux central (39).

L’injection locale d’un anesthésique tel le lidocaine dans les points déclencheurs des muscles abdominaux, lorsque associée à des exercices d’étirement, peut diminuer la douleur pendant une année suite au traitement (41). Les patients qui sont les plus à même de bénéficier de cette thérapie sont ceux dont les points douloureux sont focalisés et relativement petits et chez qui la palpation reproduit les symptômes primaires. Dans les cas où les points déclencheurs sont mal focalisés et multiples, il est conseillé aux cliniciens d’éviter les injections dans de multiples sites chez cette dernière catégorie de patients (39).

Des exercices physiques bénéfiques pour les patients SVD

L’exercice physique peut comporter de multiples avantages : diminution du stress, de l’anxiété, de la douleur, amélioration de la qualité de vie, des fonctions physiques, de l’humeur, du sommeil ainsi que de la confiance en soi. Les activités physiques appropriées pour les patients SVD, sont la marche, la nage, les exercices aérobiques, les étirements, le yoga, les pilates, le Qigong, et le Tai Chi ou toute autre activité que le patient aime et qui correspond à ses capacités. Tous ces exercices doivent débuter lentement et être réalisés à un rythme lent car un exercice trop intense peut exacerber la douleur (39). Des études sur l’influence des exercices de relaxation et de méditation chez les patients qui souffrent de maladies inflammatoires chroniques ont montré que l’exercice peut améliorer de façon significative leur qualité de vie, qui se traduit par une augmentation des capacités physiques, de meilleures réponses immunitaires, une diminution du stress et l’activation des régions spécifiques du cerveau impliquées dans la suppression de la douleur (39, 42).
Alors que le stress et le manque de sommeil favorisent une augmentation de la perméabilité intestinale et un déséquilibre du microbiome intestinal, lesquels s’accompagnent d’une augmentation de l’inflammation, l’exercice physique constitue, pour les patients qui souffrent de maladies inflammatoires chroniques telle le SVD, une pratique thérapeutique bénéfique tant au point de vue de la prévention que de la mise en rémission de leur maladie chronique (43-45).

La neuromodulation

La technique de neuromodulation la plus accessible est le TENS qui implique la libération d’un courant électrique de bas voltage à l’aide d’électrodes placées sur la peau. Cette technique qui supprime la nociception (réaction défensive d’alarme) est souvent utilisée en association à des thérapies physiques et s’avère efficace pour contrôler les douleurs myofasciales et les douleurs du bas du dos. Diverses expériences de neuromodulation chez des patientes SVD, ont permis de diminuer la douleur pendant des périodes de plusieurs mois (46-48).

La thérapie cognitivo-comportementale et d’attention

Les maladies inflammatoires chroniques de longue durée entraînent souvent des comportements mal adaptés à la situation et une sensibilité exacerbée face à la douleur. La thérapie cognitivo-comportementale et d’attention cherche à expliquer et corriger les problèmes psychologiques en se centrant sur les pensées et les comportements. Ainsi, le patient apprend la contribution de ses pensées et de ses comportements à l’occasion des problèmes qu’il rencontre et il s’habitue à modifier ses pensées et ses comportements, ce qui lui permet de diminuer son anxiété et ses modes de pensées (ruminations, obsessions, inquiétudes). Ainsi, la thérapie comportementale permet aux patients SVD de mieux comprendre les mécanismes de la douleur, ce qui les aide à mieux la contrôler. Les patients qui sont le plus à même de profiter de la thérapie comportementale sont ceux qui ont une longue histoire de douleur chronique et qui rapportent des symptômes dépressifs, des problèmes de sommeil, d’évitement (travail, activités physiques, relations interpersonnelles) en raison de leur douleurs (39).

Des études ont également montré que la psychothérapie accompagnée de stimulation somatosensorielle (acupuncture, moxibustion, utilisation de ventouses) a permis de diminuer de façon significative la douleur chez les patients SVD et d’améliorer leur qualité de vie comparativement aux thérapies conventionnelles (49).
l’acupuncture

L’acupuncture est une thérapie reconnue comme efficace et elle est acceptée par les urologues depuis plusieurs années (50). Des études ont montré que l’acupuncture peut moduler les fonctions de remplissage et de vidange de la vessie (51, 52). Toutefois, il existe seulement de rares études qui démontrent l’efficacité de l’acupuncture dans les cas du SVD. Ces études indiquent que l’acupuncture peut améliorer les symptômes de la douleur de façon significative et même dans certains cas éviter les récurrences sur des périodes pouvant varier entre 3 mois et 48 mois (53, 54). Une enquête menée par Internet, auprès de 1,982 patients diagnostiqués SVD, a montré que 56.9% de ceux qui ont été traités en acupuncture ont constaté une amélioration de leur état (55).

Yannick Vartian (acupuncteur et ostéopathe spécialisé en urogynécologie) explique que selon les théories classiques de l’acupuncture, la vessie est investie par les méridiens de la vessie et du rein. Toutefois, en plus de ces méridiens, il est aussi important de considérer le foie, la rate, le petit intestin et la vésicule biliaire en raison de leur trajet, de leur méridien et de leur action énergétique pouvant influencer le SVD (56,57). Ainsi, l’acupuncture peut agir de différentes façons sur le SVD : diminuer ou éliminer les symptômes lors de périodes de crises aiguës et aborder le terrain dysfonctionnel afin d’apaiser progressivement l’irritabilité de la vessie. De plus, l’acupuncture peut travailler les tensions musculaires (ainsi que les points gachettes, Trigger Points) du bassin, des cuisses, de l’abdomen et de la région lombaire afin de diminuer les contractures musculaires réflexes et les points douloureux (58).

Les probiotiques et prébiotiques

Probiotiques

Les probiotiques sont des microorganismes vivants qui ont des effets bénéfiques sur la santé de l’hôte lorsqu’ils sont administrés en quantité adéquate. Ces organismes probiotiques doivent être sans danger pour le patient et capables de survivre à leur passage dans l’estomac (liquides gastriques) et dans l’intestin tout en maintenant leur efficacité et leur puissance jusqu’à la date d’expiration. Les organismes probiotiques les plus étudiés et utilisés appartiennent aux genres Lactobacillus et Bifidobacterium. Dans quelques études effectuées chez les humains, il a été démontré que les probiotiques peuvent améliorer le pronostic de certaines maladies mais, dans la plupart des cas, on a plutôt observé une mince amélioration ou aucun effet.

Des études ont montré que l’efficacité des probiotiques est variable et dépend non seulement de l’espèce mais également de la souche, ce qui complique leur évaluation. À titre d’exemple, ce ne sont pas toutes les souches de Lactobacillus qui sont capables de coloniser le vagin (59). Seule une meilleure connaissance des espèces microbiennes et de leurs différentes souches peuvent permettre de connaître et comprendre suffisamment leurs différentes caractéristiques et leurs effets respectifs pour permettre de les utiliser de façon efficace.
Le nombre des espèces microbiennes, qui ont la capacité de coloniser avec succès les humains, est limité puisque pour coloniser un hôte, un microorganisme doit être en mesure de reconnaître le type de récepteur qui lui est complémentaire et ce récepteur doit être exprimé par les tissus de l’hôte (60). On comprend donc pourquoi les quelques souches microbiennes présentes dans les préparations de probiotiques ont peu de chances de coloniser l’intestin humain et de s’y maintenir comparativement à la pratique de la transplantation fécale, qui comporte des milliards de microorganismes différents. Il faut préciser toutefois, que la simple présence des probiotiques dans le système digestif peut être bénéfique puisque leurs sécrétions améliorent l’environnement des probiotes à demeure.

Lorsque la science des probiotiques aura suffisamment évoluée, il sera alors possible de préparer des suspensions de probiotiques capables de reconnaître les récepteurs qui sont présents chez une majorité d’hôtes humains et/ou encore chez certaines individus. Ce genre de précédé devrait alors permettre de réensemencer les microorganismes (microbiotes) essentiels à un bon équilibre du microbiome, lesquels microorganismes peuvent avoir été éliminés en raison d’antibiothérapies intenses, de diètes inappropriées, et/ou d’infections. Ces travaux sont inspirés par les succès expérimentaux observés suite à des transplantations fécales; cette pratique a permis à des patients, qui souffraient de maladies inflammatoires chroniques et/ou auto-immunitaires, de retrouver la santé. C’est le cas également de patients qui étaient infectés chroniquement par des souches de C. difficile résistantes à tous les antibiotiques (61-64).
L’hypothèse selon laquelle certaines souches de Lactobacillus sont capables de prévenir et de traiter les infections urinaires récurrentes est maintenant supportée par une méta-analyse publiée en 2018, basée sur 6 études aléatoires contrôlées et comportant un total de 620 patients (résultat significatif : 0.684 (95% CI 0.438 to 0.929, p < 0.001). Cette étude a utilisé des suppositoires contenant Lactobacillus crispatus CTV05, Lactobacillus rham-nosus GR1 and Lactobacillus reuteri RC14. Ces souches précises se sont avérées particulièrement efficaces contre les pathogènes du système urinaire, tout en faisant la preuve d’une très grande capacité de prévention dans les cas d’infections urinaires récurrentes (65, 66).

À ce sujet, voici le témoignage de Linda et la réponse de Jacqueline:

J’ai guéri ma cystite interstitielle (CI) grâce au probiotique fem-dophilus, 1 capsule le matin et 1 capsule D-manose 500 mg le soir.
Fini les douleurs coup de poignard et l’inconfort. Je peux maintenant consommer du café, des tomates, des épices etc.  Linda

Réponse de Jacqueline:  les probiotiques utilisés par Linda comportent la formule suivante:

Fem-Dophilus® contient deux souches probiotiques brevetées et cliniquement documentées, Lactobacillus rhamnosus, GR-1® et Lactobacillus reuteri, RC-14®, découvertes et développées par les Dr Gregor Reid et Andrew Bruce, d’Urex Biotech. Plus de 25 années de recherche soutiennent l’utilisation orale de GR-1® et de RC-14® pour coloniser et favoriser la santé des voies urinaires et vaginales. * Un procédé de fabrication spécial protège les souches probiotiques inFem-Dophilus® de l’acide gastrique et améliore la survie des bactéries probiotiques dans le gros intestin.  Vingt neuf  articles scientifiques positifs ont été publiés par le Dr G. Reid en relation avec ce travail entre les années 2000 et et 200

Depuis, de nombreux autres articles publiés par des groupes de chercheurs indépendants ont aussi démontré  les effets anti-fongiques et anti-bactériens de ces deux souches : Lactobacillus rhamnosus, GR-1 et Lactobacillus reuteri, RC-14 contre les infections génito-urinaires chez les humains et chez les vaches.  Ces travaux ont aussi  permis de mettre en évidence certains modes d’action de ces probiotiques.  N.B.: aucune approche thérapeutique ne peut à elle seule être efficace chez 100% des individus.  Dans l’étude randomisée et controlée par placebo du Dr Reid, 37% des femmes traitées avec ces deux probiotiques avaient retrouvé une microflore normale comparativement à 13% dans le groupe placebo.

Prébiotiques

Un prébiotique est défini comme un substrat non digestible qui, suite à sa métabolisation (fermentation) par les microorganismes du côlon, module la composition et/ou l’activité des microbiotes de l’intestin, conférant ainsi des effets physiologiques bénéfiques pour l’hôte. En plus des fructooligosaccharides (FOS) et des galacto-oligosaccharides (GOS), les auteurs incluent maintenant un plus grand nombre de composés dans la liste des prébiotiques : les amidons résistants à la digestion, la pectine, les arabinoxylans, les grains entiers et des composés qui ne sont pas des glucides tels les polyphénols (antioxydants).
De plus, l’ajout à la diète de végétaux, qui ont subi au préalable une fermentation lactique, améliore leurs effets bénéfiques sur la santé. Les avantages de la fermentation lactique résultent des mécanismes suivants : élimination des facteurs anti-nutritionnels, production de métabolites (peptides bioactifs, exopolysaccharides) qui ont un effet positif sur la santé, amélioration de la biodisponibilité des microorganismes grâce à l’hydrolyse des polymères (composés phénoliques), augmentation des vitamines, des minéraux, ce qui mène à une augmentation de la capacité anti-oxydante des aliments avec des effets possibles sur la flore intestinale et l’absorption de composés bioactifs (67). L’ajout à la diète de prébiotiques et d’aliments fermentés pourrait prévenir et/ou corriger de nombreuses maladies dont le développement est favorisé par une diète inappropriée (66, 68).

La naturopathie

Les naturopathes sont des thérapeutes qui considèrent le patient dans sa globalité. Ils utilisent une approche holistique pour tenter de trouver de trouver les causes du déséquilibre qui a favorisé le problème de santé pour lequel il est consulté. Chaque cas pour lui est unique. Pour tenter de rééquilibrer le fonctionnement de l’organisme, le naturopathe utilise différents outils : diète, promotion de l’exercice physique, herboristerie, aromathérapie, homéopathie, médecine quantique, médecine orthomoléculaire (substances naturelles), etc (69).

Comme le naturopathe considère le patient dans sa globalité, il accorde une place prépondérante à l’importance de la diète. Son approche est basée sur les enseignements d’Hippocrate (Ve siècle avant Jésus-Christ), le père de la médecine moderne. C’est pourquoi, les naturopathes se sont alignés sur les enseignements du Dr Jean Seignalet suite à la publication de son livre « L’alimentation ou la troisième médecine ». Une des contributions importantes des naturopathes en ce qui concerne le traitement du syndrome de la vessie douloureuse est de mettre l’accent en premier lieu sur l’importance d’une alimentation anti-inflammatoire.

Malheureusement au Québec, il n’existe pas d’ordre des naturopathes, ce qui serait bien nécessaire, car beaucoup de thérapeutes peuvent avoir le statut de «naturopathe» sans avoir une formation adéquate. En France la naturopathie s’appuie sur une longue tradition et elle est pratiquée par des thérapeutes très bien formés dans ce domaine et le succès de leurs interventions est reconnu dans le milieu médical bien qu’il existe encore certains milieux médicaux rétrogrades.

Homéopathie, aromathérapie et herboristerie

Ces trois méthodes de traitement, originaires d’une longue tradition, lorsqu’utilisées par des praticiens bien formés et compétents, peuvent participer positivement au traitement des patients atteints du syndrome de la vessie douloureuse (10). Personnellement, ces pratiques sont trop éloignées de ma formation et de mon expérience pour en discuter plus avant malgré ma curiosité pour tout ce qui concerne les thérapies naturelles.
Importance de l’utilisation de la médecine alternative/complémentaire (CAM) chez les patients atteints du SVD et aperçu de l’efficacité de ces thérapies telle qu’évaluées par des patients et /ou par des scientifiques.
Il faut préciser que de telles études sont rares. Une étude américaine, réalisée en 2009 et publiée en 2013 par l’Association de cystite interstitielle (IC), fut effectuée à partir d’Internet (70). Un total de 2,101sujets, dont le diagnostic IC a été confirmé, ont été enrôlés. Plus de 84% des patients ont eu recours à des CAM, suite à la recommandation de leur médecin chez 55% d’entre eux. Parmi les patients qui ont eu recours aux CAM, 82.8% ont essayé un changement de diète et/ou des thérapies physiques et 62% ont eu recours à d’autres thérapies.

Les thérapies évaluées ont été classées dans l’ordre selon le pourcentage de patients satisfaits en raison de l’amélioration de leur condition due à la dite thérapie. Le nombre de patients correspondant au pourcentage est présenté en parenthèse:

1) diète d’élimination, 87.6% (1,329 patients)
2) traitements chaleur et/ou froid, 87.5% (823 patients)
3) réduction du stress, 80.5% (562 patients)
4) relaxation, 76.4% (583 patients)
5) massages thérapeutiques 74.2% (366 patients)
6) méditation 66.8% (398 patients)
7) thérapie physique avec traitement interne 66.1% (349 patients)
8) exercices réguliers 65.2% (611 patients)
9) thérapie physique sans traitement interne 61.6% (260 patients)
10) traitement anti-fongique 61.5% (179 patients)
11) yoga 60.7% (284 patients)
12) probiotiques 58.8% (248 patients)
13) exercices de visualisation 58% (228 patients)
14) acupuncture 56.9% (260 patients)
15) chiropratique 56.4% (220 patients)

Les auteurs ont noté que lorsque les CAM sont administrés de façon précoce, les patients leur accordent un classement supérieur, comparativement aux CAM reçus plus tardivement.
Une méta-analyse britannique, publiée en 2016, a évalué l’efficacité des CAM disponibles pour le traitement du SVD. Cette analyse était basée sur 11 études (4 études randomisées avec contrôles et 7 études prospectives). Les thérapies étudiées étaient l’acupuncture, les thérapies de relaxation, les thérapies physiques, les thérapies enrichies en hydrogène moléculaire et la diète. Les études ont montré que les thérapies qui présentaient un bénéfice potentiel pour les patients SVD étaient dans l’ordre : les modifications diététiques, l’acupuncture et les thérapies physiques (71).
Une troisième étude visait uniquement à vérifier l’efficacité clinique de la manipulation systématique de la diète (une diète anti-inflammatoire personnalisée) en tant que thérapie de médecine alternative complémentaire chez des patients atteints du syndrome de la vessie douloureuse sur une période d’une année. Les auteurs concluaient que la manipulation intensive et systématique de la diète améliorait significativement les symptômes de la SVD , incluant les urgences urinaires, les douleurs pelviennes et de la vessie ainsi que les autres problèmes associés à la pathologie. Les effets positifs étaient observés relativement tôt, soit à l’intérieur de 3 mois et l’efficacité clinique était maintenue durant toute l’année (72)

Conclusion

Ce sont les lecteurs de mon blogue qui m’ont conscientisée et qui d’une certaine façon m’ont incitée à faire le nécessaire pour mieux les informer à propos du SVD. J’ai donc fait le tour des publications pertinentes, consulté des documents sur les CAM et demandé et obtenu la généreuse collaboration d’une physiothérapeute-ostéopathe de réputation internationale, spécialisée en gynécologie, urologie et dysfonctions glandulaires et nerveuses, en la personne de Nathalie Camirand.
L’importance et la pertinence des CAM ne peut plus être niée puisque l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ainsi qu’un nombre croissant d’universités européennes, américaines et canadiennes prônent l’intégration de la médecine conventionnelle et des médecines complémentaires.
Il faut dire que ce n’est pas un hasard si les CAM n’occupent pas au Québec la place qu’elles méritent comparativement à l’Ontario, où les médecins bénéficient d’une protection légale lorsqu’ils prescrivent ou utilisent les CAM. Au Québec, le Collège des médecins sévit sous différents prétextes contre les médecins qui recommandent ou utilisent tout traitement qui s’écarte de la médecine conventionnelle. La résultante est que la plupart des médecins n’osent pas ou refusent de s’intéresser aux Cam parce qu’ils craignent d’être la cible de ce tout puissant ordre professionnel.
Il est plus que temps que le gouvernement du Québec, dont la majorité de la population utilise des approches de santé complémentaire, respecte le choix des Québécois et pose les gestes nécessaires afin de permettre aux médecins et au public québécois un libre accès à une meilleure connaissance et utilisation des CAM. On souhaite ardemment que le Collège des médecins du Québec mette en pratique le principe médical énoncé par Littré « être utile ou du moins ne pas nuire ».

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Reprise de la lettre du Dr Willem pour ceux qui n’ont pu ouvrir le lien

Je vous recommande fortement la lecture de cette lettre du Dr Willem parce qu’il s’agit d’une explication particulièrement simple et pertinente  qui vous permettra de bien comprendre  l’influence de l’épigénétique sur nos gènes.

La lettre du Dr Willem

Redevenez le chef d’orchestre de vos gènes

Cher(e) ami(e),

Nous possédons 30 000 gènes mais seulement 2 % de ces gènes sont exprimés selon les lois de la génétique classique.

Les autres gènes sont exprimés selon les lois de l’épigénétique.

L’épigénétique étudie en quoi la vie que nous menons influence le fonctionnement de nos gènes et… notre santé.

Quelle différence avec la génétique ?

Quand vos habitudes modifient vos gènes

En génétique, on s’intéresse aux caractéristiques des gènes, qui déterminent par exemple les aspects physiques de la personne (couleur de peau, des yeux, taille, forme du nez…).

Avec l’épigénétique, on s’intéresse aux modifications que l’environnement peut apporter à notre génome, c’est-à-dire à notre patrimoine héréditaire.

Notre ADN est affecté par notre hygiène de vie, notre alimentation, notre vécu, notre exposition à la pollution, etc, qui influent sur nos gènes en activant ou, à l’inverse, en réprimant leur expression.

Pour reprendre la formule de Joël de Rosnay, auteur de La Symphonie du vivant, on peut considérer que « les notes de musique sur une portée sont la génétique, tandis que l’épigénétique est la symphonie exécutée à partir de ces notes. »

Une symphonie plus ou moins mélodieuse, éventuellement entrecoupée de couacs, selon notre parcours.

Ainsi, si notre petite taille est imputable à nos origines et ne pourra être combattue qu’à l’aide d’une bonne paire de talons, le diabète familial ne fera pas forcément partie de notre histoire.

Obèse car son grand-père était bon mangeur ?

Mais il y a mieux : la transmissibilité génétique.

Des découvertes récentes montrent que notre mode de vie peut influencer  l’expression des gènes chez nos enfants et nos petits-enfants !

« Nous naissons avec sur nos gènes certaines marques initialement déposées sur ceux de nos ascendants », explique le Dr Ariane Giacobino, chercheuse dans le service de médecine génétique des hôpitaux universitaires de Genève.

Si nos grands-parents  ont connu une période d’abondance alimentaire, nous serons plus prompts à développer un risque de surpoids, de diabète ou de mortalité par accident cardio-vasculaire, alors même que nous mangeons sans excès.

A cela s’ajoute l’ héritage de leurs éventuels traumatismes psychiques.

Le stress, les violences, les chocs post-traumatiques ont un impact biologique durable sur les générations suivantes : celles-ci seront plus fragiles psychologiquement.

Le fondement de la diversité du vivant se trouve là. Chacun de ces processus, soumis à la pression de l’environnement, agit sur le devenir de l’individu.

Par exemple, pourquoi le risque de cancer du sein est-il six fois plus élevé aux États-Unis qu’en Chine ?

L’explication n’est pas génétique, car les enfants d’immigrés chinois vivant aux États-Unis ont un risque identique à celui du reste de la population américaine.

Nombre d’études récentes ont établi que des modifications épigénétiques déviantes contribuent au développement du cancer, notamment la perte d’expression de gènes suppresseurs de tumeurs ou l’expression aberrante de gènes facilitateurs.

Alors… comment se protègent nos cellules ?

Heureusement, notre organisme possède une grande quantité de molécules chimiques qui empêchent l’expression de gènes qui pourraient se révéler néfastes.

C’est le plus puissant moyen de réguler l’ADN et de nous adapter en quelques minutes à la pression de l’environnement (alimentation déséquilibrée, stress physique, chronique, psychique, infections, cancers…).

Ces molécules sont également à la base de la formation de l’être vivant.

Au départ, nos cellules ont toutes le même patrimoine génétique, et c’est ces molécules qui vont permettre de les différencier.

Par exemple, elles vont éteindre certains gènes pour qu’une cellule devienne hépatique, en exprimer d’autres pour qu’une cellule devienne sanguine…

Ainsi, en éteignant ou en activant des gènes, l’épigénétique est indispensable au développement de l’embryon.

Les agents toxiques perturbent le fonctionnement des gènes

Des perturbations accidentelles, même transitoires, peuvent déclencher des changements d’expression des gènes.

Par exemple, la prise d’une drogue ou n’importe quel stress physique ou psychique peut créer des altérations en interférant avec ces processus. Ces altérations persistent même quand la cause initiale a disparu, et sont à la source de certaines maladies.

Les particules fines, les perturbateurs endocriniens, les bisphénols, les  pesticides, les métaux lourds …

Autant d’agents non contrôlables qui perturbent l’expression de certains gènes.

Ainsi, l’exposition aux pesticides et aux perturbateurs endocriniens expliquerait l’épidémie d’infertilité masculine.

Des changements réversibles en 2-3 semaines seulement ?

Ce qui est rassurant c’est que contrairement aux mutations génétiques, les altérations épigénétiques et le risque de maladie sont réversibles tout au long de la vie. Prenons pour exemple le tabagisme, qui modifie non moins de 7000 gènes, soit le tiers du génome humain : après l’arrêt du tabac, la plupart des activations disparaissent.

En effet, chaque minute, plus d’un million de nos cellules meurent et autant naissent.

Si l’on a généré de « mauvais signaux » épigénétiques dans nos vieilles cellules à la suite d’un « mauvais » comportement… les nouvelles cellules ne demandent qu’à s’épanouir dans un environnement favorable pour éviter ou même guérir les maladies.

Tous les espoirs sont donc permis.

Contre toute attente, les délais sont très courts pour constater les effets bénéfices d’un changement d’habitude : quelques semaines ou quelques mois après avoir initié un changement dans notre mode de vie.

Des gestes simples à appliquer au quotidien

La conduite à tenir découle du bon sens, mais mérite d’être rappelée :

  • une alimentation saine et bio résumée par le régime crétois ;
  • une bonne gestion de son stress et un sommeil réparateur ;
  • de l’exercice physique :  30 minutes de marche quotidienne par exemple ;
  • et, plus largement, un plaisir de vivre tangible, qui passe notamment par les liens que nous tissons.

Certaines autres habitudes bénéfiques sont très faciles à appliquer, avec des effets considérables.

  • Boire 2 ou 3 tasses de thé vert par jour : les catéchines modifient favorablement l’activité des gènes engagés dans la survenue du diabète, de l’obésité ou encore des maladies cardio-vasculaires.
  • L’écoute (trente minutes par jour) de la musique, de préférence classique, freine le fonctionnement des gènes concernés dans l’apparition des cancers et des maladies neurodégénératives.
  • Également au menu, le rire, acteur majeur de notre santé et activateur de bons gènes impliqués dans l’immunité. La portée de l’épigénétique se révèle en effet considérable : une meilleure santé, un retardement du vieillissement mais aussi une prévention des maladies (cancer, infarctus, diabète, Alzheimer, Parkinson, etc.).

L’épigénétique est un formidable message d’espoir qui nous rappelle principalement que rien n’est écrit et que l’on peut orienter notre destinée médicale.

Comme je le répète, l’homme est pollué en mangeant, en respirant, en se soignant.

Si vous souhaitez aller plus loin et vous protéger de cet environnement toxique, j’ai écrit le livre Pollution et santé (aux éditions Dangles) qui offre toute une gamme de remèdes naturels pour désintoxiquer votre organisme.

Portez-vous bien !

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Le livre de Judith Albertat pourrait aider ceux aux prises avec des infections microbiennes chroniques (Lyme, EBV, et autres)

Plusieurs de mes lecteurs espéraient que Lucette explique comment elle a nettoyé son organisme des métaux lourds, ce qui lui aurait permis de rendre silencieux le virus EBV.

Voici  le dernier commentaire reçu à ce sujet :

On espère Lucette! J’aimerais tellement savoir connaitre son approche concernant le EBV. Je crois que c’est la piste à suivre pour ma condition médicale mais je me sens complètement abandonnée face à cela… Avoir des notions et des ressources pour me soutenir dans ma démarche serait tellement appréciées.

Réponse de Jacqueline à tous ceux qui questionnent Lucette.

Apparemment, Lucette ne vient plus sur mon blogue et/ou refuse de répondre aux nombreuses personnes qui veulent en savoir plus concernant la piste infections microbiennes chroniques & métaux lourds.  J’ai rencontré Judith Albertat en France lors d’un congrès au cours duquel elle a présenté une conférence passionnante sur les solutions naturelles pour lutter contre la maladie de Lyme.  Les techniques qu’elle décrit avec précisions sont multiples et peuvent s’adapter à l’ensemble des infections chroniques y compris Epstein Barr.  Elle explique entre autres dans son livre « Lyme les solutions naturelle », Éditions Thierry Souccar, 2016, comment se débarrasser des métaux lourds.  Je vous recommande fortement ce livre qui pourrait vous aider.

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Une démonstration que le Splenda doit être évité en présence d’une inflammation intestinale

Une autre recherche récente qui montre l’impact négatif du Sucralose (Splenda) sur le microbiome des gens qui souffrent de la maladie de Crohn. À noter que cette recherche a été faite sur des souris. Par expérience personnelle je n’ai aucun doute que les conclusions sont aussi applicables aux humains. https://www.sciencedaily.com/releases/2018/03/180315155411.htm  

Mourumba

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Caractéristiques et thérapeutique de la diète cétogène : obésité, diabète de type 2, et sclérose en plaques.

Mode d’action de la diète cétogène

La diète cétogène,  force l’organisme à brûler des gras plutôt que des glucides pour  procurer à l’organisme  l’énergie dont il a besoin pour fonctionner; le foie convertit les acides gras en corps cétoniques qui remplacent le glucose comme source première d’énergie à la condition que la consommation de glucides soit réduite de façon drastique.  L’influence bénéfique  possible des corps cétoniques sur les maladies neurodégénératives repose sur l’observation que le cerveau,  utilise d’une part les corps cétoniques seulement lorsqu’il est privé de glucose alors qu’il semble que cette source d’énergie alternative soit capable d’atténuer l’excitotoxicité cellulaire,  un processus pathologique d’altération et de destruction neuronale, une conséquence de l’hyperactivation des neurotransmetteurs. D’autre part, l’efficacité de la diète cétogène dans le cas de perte de poids chez les obèses et de la mise en rémission du diabète de type 2, serait basée sur sa capacité à maintenir un taux sanguin d’insuline bas, ce qui prévient et/ou corrige la résistance à l’insuline.  Il apparaît de plus que la diète cétogène favorise davantage la perte de gras que les autres diètes d’amaigrissement tout en préservant  de façon générale la masse musculaire bien que dans certains cas, des suppléments en acides aminés et en protéines puissent être nécessaires.

Conditions d’application de la diète

Des études chez les animaux et l’humain supportent l’efficacité thérapeutique possible de la diète cétogène pour traiter différents désordres de santé.  Toutefois, il est recommandé que des examens préalables soient effectués avant d’appliquer la diète cétogène : historique de la maladie, tests spécifiques de laboratoire, diète habituelle du patient.  Certains désordres métaboliques spécifiques (calculs rénaux, dyslipidémie sévère, maladie du foie, retard de croissance, reflux gastro-œsophagien sévère, alimentation orale difficile, cardiomyopathie, acidose métabolique chronique) constituent des contre-indications à l’application de la diète cétogène.  Les patients doivent recevoir des multi vitamines contenant des doses adéquates de minéraux essentiels avant même d’initier la diète cétogène pour prévenir des déficiences nutritionnelles durant la diète.

La diète cétogène doit limiter la prise de glucides à  25 g/jour (maximum 50 g/jour), contrôler la quantité de protéines, augmenter la consommation de gras et d’huile. Les nutriments suivants sont nécessaires : calcium avec vitamine D, sélénium, magnésium, zinc et phosphore. L’évaluation de la diète doit être effectuée périodiquement pour documenter les effets bénéfiques et les risques associés.   Il est important de quantifier à tous les 3 mois à partir du sérum,  les corps cétoniques, le glucose sérique, l’albumine, les protéines totales, le cholestérol total, les triglycérides et la créatinine sérique pour s’assurer que la diète est suivie correctement.  Une fois l’an, on recommande les tests suivants : échographie rénale, densité osseuse, carnitine, niveau de sélénium et électrocardiogramme pour prévenir à long terme les effets secondaires suivants : calculs rénaux, ostéoporose, hyperlipidémie, déficience en carnitine et cardiomyopathie.

Caractéristiques particulières

Cette diète ne peut être arrêtée brusquement, l’arrêt doit se faire graduellement sur une période de 2 à 3 mois.

Chez les obèses, la diète cétogène montre une perte de poids plus importante qu’avec les autres diètes balancées.

Il a été démontré que la diète cétogène peut être bénéfique contre le syndrome des ovaires polykystiques chez les patients obèses et  atteints de diabète de type 2.

Bonne nouvelle dans le cas de la sclérose en plaques

L’analyse du microbiome intestinal des patients SEP démontre que la  concentration totale ainsi que la diversité de leurs microbiotes sont réduites de façon substantielle  comparativement aux contrôles normaux.  Des observations cliniques ont montré que  les effets de la diète cétogène  se présenteraient en deux phases : dans un premier temps, la concentration et la diversité des microbiotes intestinaux seraient encore plus réduites ; par contre à partir de la douzième semaine de diète cétogène, la situation en tant que nombre et  diversité des microbiotes s’améliore de façon significative et après 23-24 semaines de diète, la composition des  microbiotes serait alors meilleure qu’avant le début de la diète.  Ceci ne signifie pas que le microbiome a atteint un équilibre idéal, ce qui nécessiterait certainement un apport en fibres beaucoup plus élevé que le permet la diète cétogène. Toutefois, ce résultat est encourageant.

Effets secondaires

Effets secondaires courants : maux de tête, constipation, diarrhée, insomnie, maux de dos, inconfort gastro-intestinal, crampes abdominales, vomissements ;

Effets secondaires modérés : dyslipidemie, déficiences en minéraux, acidose métabolique, risque accru de pierres rénales, augmentation des triglycérides à l’intérieur d’une période de 6 mois, hypoproteinémie.

Effets secondaires sévères : élévation trop importante des corps cétoniques qui peuvent induire des complications avec risques de morbidité et de mortalité chez les patients diabétiques.  Si la concentration des corps cétoniques ne dépasse jamais 8 mmol / L, ces risques sont virtuellement non existants chez les sujets dont la fonction insulinique est normale.

Chez les souris , la diète cétogène à long terme induit une intolérance au glucose  qui a des conséquences graves sur les cellules endocrines du pancréas.

Conclusion

Des études cliniques supportent l’intérêt de la diète cétogène pour le diabète, l’obésité et  certains autres désordres mais cette diète doit être suivie sous une supervision médicale stricte avec l’aide de diététiciens formés en ce sens.  De plus, cette diète doit être adaptée à chaque patient.  Des études sont requises pour mieux comprendre à long terme les impacts cliniques de la diète, son efficacité, son niveau de sécurité, la tolérance des patients,  la durée du traitement et le pronostic après l’arrêt de la diète.

Compte tenu des problèmes et effets secondaires possibles inhérents à la diète cétogène, je pense personnellement que les individus qui répondent positivement à la diète hypotoxique n’ont pas intérêt à changer leur alimentation au profit de la diète cétogène.  Par contre, j’encourage ceux qui souffrent d’une maladie chronique qui pourrait bénéficier de la diète cétogène lorsque leur qualité de vie est insatisfaisante malgré le suivi de la diète hypotoxique,  à essayer la  diète cétogène sous la supervision médicale de thérapeutes expérimentés  dans ce domaine.

C’est avec gratitude que je remercie Christelle,  atteinte gravement de sclérose en plaques, d’avoir eu le courage et la générosité de témoigner de son expérience de la diète cétogène.  Le fait d’avoir pris sa santé en main, d’avoir écouté son intuition et d’avoir testé la diète cétogène, tout en continuant à profiter des acquis de la diète hypotoxique (élimination des aliments auxquels elle est sensible, cuisson à basse température des aliments qui la préserve des glycotoxines, aliments biologique) lui a permis de retrouver  le goût de vivre, une meilleure qualité de vie sans oublier les retombées sur sa famille et sur tous  les individus qu’elle encouragera par son témoignage à  prendre  leur santé en main.  Cette histoire souligne encore une fois l’importance des témoignages de la part des lecteurs de mon blogue qui nous forcent à aller plus loin dans notre réflexion.

Références

Augustin K, Khabbush A, William S, et al.,  Mechanisms of action for the medium-chain triglyceride ketogenic diet in neurological and metabolic disorders. Lancet Neurol. 2018 Jan;17(1):84-93. doi: 10.1016/S1474-4422(17)30408-8.

Evans M, Cogan KE,  Egan B. Metabolism of ketone bodies during exercise and training: physiological basis for exogenous supplementation. J Physiol. 2017 May 1;595(9):2857-2871. doi: 10.1113/JP273185

Gupta L, Khandelwal D, Kalra S, Gupta P, Dutta D, Aggarwal S. Ketogenic diet in endocrine disorders: Current perspectives.  J Postgrad Med. 2017 Oct-Dec;63(4):242-251. Review.

Katsu-Jiménez Y, Alves RMP, Giménez-Cassina A. Food for thought: Impact of metabolism on neuronal excitability. Exp Cell Res. 2017 Nov 1;360(1):41-46.

Puchalska P, Crawford PA. Multi-dimensional Roles of Ketone Bodies in Fuel Metabolism, Signaling, and Therapeutics. Cell Metab. 2017 Feb 7;25(2):262-284. doi: 10.1016/j.cmet.2016.12.022. Review.

Swidsinski A, Dörffel Y, Loening-Baucke V et al., Reduced Mass and Diversity of the Colonic Microbiome in Patients with Multiple Sclerosis and Their Improvement with Ketogenic Diet. Front Microbiol. 2017 Jun 28;8:1141. doi: 10.3389/fmicb.2017.01141. eCollection 2017.

 

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Reproduction d’un article concernant les infections vaginales et les probiotiques

Flore vaginale : des probiotiques pour éviter les problèmes intimes; article  publié dans  la revue Alternative santé

par Jeanne Le Borgne,  rédigé le 24 janvier 2018 à 10h25

Chaque année, plusieurs centaines de millions de femmes sont atteintes par des infections urinaires ou vaginales. La grande majorité de ces infections résulte d’un déséquilibre du microbiote vaginal. Alors pour les prévenir, il est essentiel de prendre soin de sa flore vaginale au quotidien. Et pour cela, les probiotiques peuvent vous aider comme l’expliquent Dr Jean-Marc Bohbot et Rica Étienne dans leur livre Le microbiote vaginal : la révolution rose.

C’est un schéma classique : une mycose ou une infection urinaire apparaît, vous vous traitez avec des antibiotiques ou des antifongiques classiques et quelques semaines plus tard, votre mycose revient. Mais pourquoi ?

Le microbiote vaginal est fragile et de nombreuses situations peuvent le perturber comme la prise d’antibiotiques, mais aussi des modifications hormonales, une hygiène inadaptée, un trop grand stress, la fatigue, le tabac et même la sexualité… Et les solutions classiquement proposées en pharmacie ne sont pas prévues pour rééquilibrer un microbiote anormal. D’où la répétition de ces désagréments, mais également l’apparition d’infections plus graves telles que des IST sur ce terrain déstabilisé.

Dans le livre publié en janvier Le microbiote vaginal : la révolution rose, Rica Étienne et le docteur Jean-Marc Bohbot abordent tout l’intérêt des probiotiques pour rééquilibrer sa flore vaginale. Petit tour d’horizon du continent rose.

La flore vaginale : c’est quoi ?

Une flore vaginale équilibrée est composée à plus de 85 % de lactobacilles, mais sa composition peut être altérée par la prise de médicaments, un changement de contraception ou de partenaire. Or, les lactobacilles jouent un rôle prépondérant : ils acidifient le milieu et sont un anti-infectieux naturel. Ils le font en formant des biofilms protecteurs contre les attaques de germes pathogènes, produisent des antibiotiques naturels, et ont une action antivirale en même temps qu’ils boostent nos défenses immunitaires. Une moindre proportion en lactobacilles peut se traduire par des petites irritations régulières, un inconfort lors des rapports sexuels, l’apparition d’une mycose ou d’une cystite.

Qu’est ce qui peut la déstabiliser ?

  • L’utilisation trop fréquente d’antibiotiques et antifongiques
  • Le tabac : au dessus de 4 cigarettes par jour, le risque de déséquilibre de la la flore est multiplié par trois ! Après l’arrêt du tabac il faut trois mois à peu près pour qu’il retrouve son équilibre.
  • Le stress : une étude montre par exemple que les femmes exposées au stress présentent 30% de risque supplémentaire de développer une vaginose bactérienne.
  • Trop d’hygiène (douches vaginales, utilisation de savons décapants, d’antiseptiques chimiques etc), ou pas assez d’hygiène.

Votre vie sexuelle (partenaires, pratiques) peuvent-elles modifier votre flore ?

Il semble que la multiplication des partenaires sexuels ait un effet de modification de la flore vaginale, sans qu’on soit certain de la raison. Le microbiote du pénis variant d’un homme à l’autre, ce système de vases communiquants lors des rapports pourrait déstabiliser la flore.

Mais la multiplication des partenaires étant aussi associée à une activité sexuelle plus fréquente, il se pourrait également que la flore soit modifiée sous l’action répétée du contact avec du sperme (en cas de rapports non protégés), du fait de son pH. En effet, celui-ci est neutre (pH7) tandis que la pH vaginal est acide, autour de 4. Pour cette raison, on conseillera d’ailleurs des gels lubrifiants d’un pH entre 3,5 et 4,5.

Une trentaine de minutes après un rapport sexuel et des échanges de fluides, les lactobacilles ont normalement effectué le travail de rééquilibrage du pH, par la production d’acide lactique, en tout cas en cas de microbiote sain. Sinon, c’est un terrain propice aux infections ou mycoses. Sur ce type de terrain déstabilisé, on peut alors essayer la toilette intime après les rapports (mais juste de la vulve, pas du vagin).

Votre flore est-elle équilibrée ?

On peut évaluer très facilement l’état de la flore grâce au score de Nugent qui s’effectue dans tous les laboratoires. En fonction du résultat, il faudra, ou non, rééquilibrer la flore. Si votre score est entre 0 et 3, il n’y a normalement rien à changer : votre flore est normale. Mais, s’il se situe entre 4 et 6, c’est que votre flore commence à se déséquilibrer et qu’il est temps d’intervenir. Pour cela : les probiotiques. Selon la définition du Codex alimentarius de 2001, les probiotiques sont des « micro-organismes vivants qui, lorsqu’ils sont administrés en quantités adéquates, produisent un bénéfice pour la santé de l’hôte ». Les recherches sur les probiotiques sont la nouvelle frontière des recherches sur la santé car, de la bouche il ne se passe pas un mois sans de nouvelles découvertes et l’impact de telle ou telle souche sur les paramètres de santé.

Concernant le microbiote vaginal, il faut bien choisir ses probiotiques en fonction de sa pathologie :

  • Le Lactobacillus crispatus vous aidera plutôt en cas de vaginose bactérienne ou de candidose. Et, en période de ménopause, il sera votre allié contre la sécheresse intime et l’atrophie de la muqueuse vaginale.
  • Le L. rhamnosus est un spécifique des mycoses
  • Le L. gasseri est lui plutôt efficace en cas d’infection par le Papillomavirus (condylomes) et d’herpès vaginal

Probiotiques par voie orale ou vaginale ?

Pourquoi faut-il préférer les probiotiques par voie vaginale ? Le parcours des probiotiques par voie orale dans le corps, de la bouche au vagin, est long et s’accompagne d’un risque de perte massive des lactobacilles ingérés. Tandis que la voie vaginale est plus directe, donc plus efficace.

Les probiotiques par voie vaginale sont vendus sous forme d’ovules, de capsules, de gélules ou de tampons qui contiennent des lactobacilles prélevés sur des femmes saines et qui ont été multipliés en culture. Ces lactobacilles viennent renforcer la flore vaginale pour qu’elle soit plus à même de jouer son rôle d’anti-infectieux.

Par voie orale, le probiotique doit être dosé au moins à un milliard de bactéries par souche et par gélule et par voie vaginale, à 108 ou 109 bactéries par souche.

Les probiotiques : quand ? comment ?

En cas de vaginose bactérienne, les auteurs conseillent de demander au médecin de compléter un traitement (en particulier antibiotique) au bout du troisième jour avec des probiotiques à prendre pendant une semaine. Et en cas de vaginose récidivante, une semaine de cure juste après les règles pendant trois à six mois est à envisager.

Certains antibiotiques comme les cyclines favorisent les mycoses : en favorisant l’agressivité du champignon Candida albicans, qui se manifeste entre autres par du bouquet vaginal. Donc, si vous êtes contraintes de prendre un traitement antibiotique, demandez-lui de compléter ses prescriptions avec une supplémentation en probiotiques intestinaux. Ceux-ci viendront porter renfort aux lactobacilles, affaiblis par votre traitement.

Si vous êtes sujette aux fuites urinaires, il faut avant tout pratiquer une rééducation périnéale mais la prise de probiotiques pendant au moins 3 mois, voire 6 mois est souvent une approche complémentaire intéressante.

En cas de mycose ponctuelle, les probiotiques ne sont pas forcément une nécessité au delà du traitement disent les auteurs. Mais en cas de récivide, ou de traitement antifongique long ou récurrent, une semaine de cure avant les règles pendant trois à six mois est souvent nécessaire.

Si votre microbiote est fragile, que vous rencontrez des problèmes à répétition ou constatez par exemple des odeurs désagréables localement (par exemple du fait d’un excès de la bactérie Gardnerella vaginalis), faites une cure d’une semaine par mois, trois mois de suite, deux fois par an. Vous pouvez également faire une cure préventive avant une exposition possible à de mauvaises conditions d’hygiène.

 

 

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Lise se demande si l’arrêt des hormones bio-identiques a un lien avec son arthrose

Bonjour Mme Lagacé,

Je ne sais pas si la question vous a déjà été demandée; j’ai cherché un peu sur le site mais sans succès. Se peut-il que l’arrêt de la prise d’hormones bio-identiques que j’ai pris pendant environ 6 à 7 ans, ait un lien direct avec des douleurs assez intenses (diagnostic d’arthrose) que j’ai en ce moment au niveau des mains, des épaules, du cou, des genoux? Se peut-il que la prise d’hormones ait retardé mes problèmes d’arthrose? J’ai fait l’arrêt de façon très progressive (de février à juillet). J’avais bien auparavant certaines sensibilités aux mains et aux genoux mais la douleur a vraiment augmenté depuis quelques mois. De plus, j’essaie de suivre depuis plusieurs mois l’approche hypotoxique, bien que je ne sois pas toujours très rigoureuse.

J’ai passé plusieurs radiographies pour les mains, genoux, épaule, maxillaire inférieur et les diagnostics révélaient la plupart du temps, une présence discrète d’arthrose. J’ai également fait des prélèvements sanguins pour vérifier la présence de maladies inflammatoires telles l’arthrite rhumatoïde, lesquels se sont avérés négatifs. Je m’interroge donc sur l’écart entre les résultats sur papier et mes douleurs physiques qui, elles sont très intenses.

J’imagine que si je suis la diète hypotonique de façon plus stricte, je pourrai observer des améliorations à ma situation. Qu’en pensez-vous?

Merci beaucoup!

Line

Réponse de Jacqueline

Il ne fait pas de doute que la baisse et surtout l’arrêt de la sécrétion des hormones sexuelles (estrogène et progestérone) favorisent généralement le développement de l’arthrose (ostéoarthrite) chez les personnes qui y sont prédisposées. Ceci a été également bien démontré en laboratoire chez les rongeurs. Il n’est pas surprenant que l’arrêt des hormones bio-identiques ait également de telles répercussions chez une personne qui souffrait déjà d’un début d’arthrose qui probablement a été ralenti par la prise d’hormones bio-identiques. Avez-vous discuté avec votre médecin de ce problème?

D’autre part, oui il y a de fortes chances que le suivi strict de la diète hypotoxique permette de mettre en rémission vos douleurs arthritiques.

 

 

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Gabrielle Samson: séance gratuite de questions en direct dimanche le 22 octobre

Gabrielle  répond à vos questions sur le régime hypotoxique en direct ce dimanche 10h (Québec) et 16h (France)

Rejoignez Gabrielle Samson coach et enseignante en cuisine vivante et hypotoxique pour une séance gratuite de questions réponses sur le régime hypotoxique en direct sur sa page Facebook professionnelle: https://www.facebook.com/gabriellebsamson/ ce dimanche 22 octobre 10h au Québec ou 16h en Europe.
Et n’oubliez pas vous avez jusqu’à dimanche minuit pour profiter de la promotion de 53$ de rabais sur son cours en ligne: La mijoteuse au service de la santé cliquez ici pour plus d’informations

Passez un excellent weekend et bonne santé!

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Article très intéressant sur l’acidose chronique et ses effets sur la santé

Equilibre acide-base tiré du site  de Thierry Souccar Éditions

Acidose chronique : qui est concerné et quels effets sur la santé ?

Dans Potassium, mode d’emploi, le Dr Philippe Veroli explique comment le potassium est un élément important de la défense de l’organisme contre l’acidose chronique. Mais comment l’acidose chronique apparaît-elle ? Quelles sont ses conséquences sur notre santé ? Explications du Dr Veroli.

Le régime alimentaire occidental est classiquement pauvre en potassium et bicarbonates du fait de la place réduite des végétaux, et il est au contraire riche en sel, en produits céréaliers, en viandes et laitages, en additifs phosphatés. Ce type d’alimentation est acidifiant : il apporte 75 à 100 mEq d’acide par jour.

En effet, le chlorure du sel favorise la production d’acide chlorhydrique, acidifiante. C’est aussi le cas des viandes et des fromages qui apportent du phosphore – tout comme les additifs au phosphate – et contribuent donc à la production endogène d’acide phosphorique. Les céréales en quantité favorisent la production d’acide sulfurique du fait de leur richesse en acides aminés soufrés.

A l’inverse les végétaux, fruits, légumes, tubercules, sont alcalinisants du fait de leur teneur en bicarbonates et potassium.

Un déséquilibre entre les sources d’acides et les sources de bases contribue à une acidification de l’organisme. Il existe des systèmes tampons efficaces pour rétablir l’équilibre, mais avec l’âge, ils le sont de moins en moins, notamment parce que la fonction rénale diminue.

Si aucune correction n’est faite dans le mode de vie, notamment diminution des sources d’acides, augmentation des végétaux, prise éventuelle de compléments de citrate ou de bicarbonate de potassium, alors une acidose chronique finit par s’installer. Ses conséquences :

  • Au niveau intestinal : baisse de l’activité enzymatique et perturbation de la flore intestinale peuvent entraîner lourdeurs, flatulences, ballonnements, ulcères.
  • Au niveau de la peau : sueur acide, odeurs corporelles, mycoses.
  • Au niveau des reins : insuffisance rénale, risque de calculs et d’infections urinaires.
  • Au niveau cardiovasculaire : hypertension artérielle, artériosclérose (durcissement et épaississement des artères).
  • Au niveau osseux : déminéralisation et ostéoporose.
  • Au niveau musculaire : fonte musculaire.
  • Altération des réponses hormonales et insulinorésistance.
  • Fatigue persistante.
  • Prise de poids par ralentissement du métabolisme

De manière générale, l’acidification de l’organisme favorise l’inflammation et entraîne un vieillissement prématuré.

Ces effets délétères surviennent généralement sur le long terme (après des années ou des décennies de déséquilibre) et peuvent être prévenus efficacement par des mesures nutritionnelles.

Lire aussi : Comment évaluer l’acidité de l’organisme ? par le Dr Philippe Veroli

 

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CURE VITALITÉ À TRAVERS L’ALIMENTATION VIVANTE et hypotoxique au Spa Eastman

CURE VITALITÉ ET PERTE DE POIDS À TRAVERS L’ALIMENTATION VIVANTE et hypotoxique au Spa Eastman

Du 2 juillet au 7 juillet 2017 – 5 nuits

Animatrice : Veronica Kaczmarowski
naturopathe, nutrithérapeute, diplômé en cuisine internationale, coach en saines habitudes de vie.

Une semaine qui vous fera retrouver forme et bien-être !

Cette cure met en vedette les bénéfices de l’alimentation vivante (plats composés de germinations, pousses, légumes, fruits, graines, légumineuses, noix, algues, jus verts, etc.). Elle permet d’effacer la fatigue, de retrouver un maximum d’énergie et de reprendre le contrôle de sa santé globale. De plus, elle favorise la perte de poids tout à fait naturellement.

Le forfait inclut :

  • Hébergement 5 nuits et trois repas par nuitée;
  • Une rencontre d’accueil de groupe;
  • Conférences sur l’alimentation vivante;
  • Démos culinaires et ateliers;
  • Un suivi de groupe quotidien avec Veronica
  • Accès aux bains nordiques;
  • Apéro : notre jus vert, un classique!

                                    

BIOGRAPHIE

Veronica Kaczmarowski est conférencière, naturopathe, nutrithérapeute, diplômé en cuisine internationale, coach en saines habitudes de vie.

Elle priorise la santé globale à travers une approche ancestrale, le fonctionnement naturel du corps humain et l’importance d’une alimentation vivante et anti-inflammatoire.

Originaire de l’Australie, Veronica a voyagé pendant sept ans à travers le monde en observant les habitudes culinaires et les modes de vie de différentes cultures.

Après trente ans d’expérience et deux restaurants, c’est maintenant au Spa Eastman qu’elle continue de soutenir les gens avec passion dans leur transition vers une meilleure santé.

                                    

POUR EN SAVOIR PLUS

http://www.spa-eastman.com/fr/eastman/forfaits/juillet-cure-detox-et-alimentation-vivante/

:RÉSERVATIONS ET INFORMATIONS

1-800-665-5272 / 450-297-3009 / courrier@spa-eastman.com

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