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Réponse à la question: pourquoi les régimes se contredisent, les uns préconisent le cru, d’autres le tout cuit? »

M. Barrière, j’avais répondu à cette question en 2014 sous le titre « Avantages et inconvénients des aliments crus et cuits » . J’ai relu et corrigé cet article, qui à part quelques détails n’a pas vieilli. Je le republie aujourd’hui car je suis convaincue qu’il sera utile à la majorité de mes lecteurs.

Les aliments crus et cuits, leurs avantages et leurs inconvénients.  Par Jacqueline Lagacé, Ph.D.

1) L’influence de la cuisson des aliments sur l’évolution de l’homme

Les aliments que nous choisissons de consommer ou non ainsi que leurs modes de préparation ont des conséquences sur la palatabilité (consistance et goût des aliments), l’appétit, la digestion, l’assimilation de leurs différents constituants, l’élimination des déchets et des toxines ainsi que sur les gains énergétiques. Toutes ces fonctions, qui sont influencées par nos caractéristiques génétiques particulières et par notre mode de vie, ont un impact important sur notre santé y compris sur notre système immunitaire dont le rôle est de nous protéger contre le développement de maladies infectieuses et/ou chroniques.
On ne connait pas la date précise du début de la pratique de la cuisson des aliments. On sait toutefois que la cuisson des aliments est une coutume très ancienne si l’on tient compte de la durée de temps requise pour que des adaptations biologiques qui en découlent, telles la réduction de la taille des dents et de la mâchoire, qui sont des conséquences d’une mastication facilitée, deviennent évidentes. En ce qui concerne les intestins qui sont des tissus mous, les études archéologiques ne peuvent pas nous renseigner sur leur anatomie. Toutefois, lorsque l’on compare notre anatomie digestive avec celle des grands singes, les différences incluent un volume intestinal plus petit, un petit intestin plus long, un caecum et un colon plus petits et un transit intestinal plus rapide chez les humains. Ces dernières caractéristiques seraient des adaptations essentielles à une diète relativement élevée en densité calorifique qui caractérise l’utilisation de la cuisson des aliments.

Ainsi, analyser l’influence des aliments crus et cuits nous ramène obligatoirement à l’histoire évolutive de l’homme qui, à partir des pré-hominidés apparus il y a 25 millions d’années, a abouti il y a ± 200,000 ans à Homo Sapiens dont nous partageons encore aujourd’hui les mêmes gènes. Si des évidences biologiques suggèrent que la cuisson des aliments pourrait avoir débuté chez nos ancêtres Homo il y a environ 2 millions d’années, les évidences archéologiques de la maîtrise du feu, sont plus difficiles à situer dans le temps ; selon différentes fouilles effectuées dans des grottes, elles se situeraient entre 250 000 et 1 million d’années. Par exemple, en Chine et en Europe, des traces de feux entretenus sur de longues périodes de temps, montrant la présence de carcasses d’animaux, remonteraient à environ 400 000 ans. Ceci démontre que la cuisson des aliments est loin d’être un évènement récent comparativement à la culture des céréales et à l’élevage des animaux (consommation de laits animaux) qui remontent à environ 10,000 ans, ce qui représente moins de 1% de l’histoire évolutive de l’homme.
S’il apparaît que la viande et les tubercules seraient consommés par nos ancêtres humains depuis au moins 2 millions d’années, ce seraient les ressources énergétiques provenant de ces aliments préparés grâce à l’utilisation du feu qui auraient par leur apport critique d’énergie favorisé un niveau croissant d’activité, une augmentation de la fécondité et du taux de natalité, ainsi que celle de la taille de leurs corps et de leurs cerveaux. On sait qu’encore aujourd’hui, les gains énergétiques associés à la cuisson des aliments restent critiques puisque les protéines animales et les tubercules continuent d’être les aliments de base dans le monde et que les gains énergétiques conférés par la cuisson contribuent à expliquer pourquoi ces aliments sont cuits avant d’être consommés.

Ce sont les processus suivants, dus à la cuisson, qui ont permis d’améliorer la mastication, la consommation, la digestion et l’assimilation des aliments: le fait de briser les barrières physiques des enveloppes et des fibres des aliments; de faire éclater les cellules pour rendre leur contenu plus accessible à la digestion et à l’absorption; de modifier la structure physique des protéines et de l’amidon dans des formes plus accessibles à la digestion par les enzymes; la capacité de réduire la structure chimique des molécules non digestibles en des formes plus petites qui peuvent être fermentées plus rapidement et complètement ; la capacité de dénaturer des toxines et de tuer les pathogènes. De plus, l’adoption de la cuisson des aliments en plus d’accroître la variété des aliments comestibles, aurait créé une nouvelle forme de distribution de la nourriture qui a généré de nouveaux comportements sociaux permettant de mieux gérer les pressions de la compétition alimentaire avec probablement une forte influence sur la psychologie évolutive.

2) Il ne fait pas de doute que les humains sont des omnivores mais à quelle forme d’aliments sont-ils les mieux adaptés biologiquement ?

Est-ce qu’il y a des variétés et/ou des combinaisons particulières d’aliments ou de modes de préparation qui sont mieux adaptés à l’anatomie et à la physiologie homo et qui sont aptes à favoriser un développement plus harmonieux? C’est à ces questions que les chercheurs tentent de répondre à partir de leurs observations et de leurs analyses. Même si la consommation de viande pourrait avoir contribué à la qualité de la diète des hommes préhistoriques, le seul fait de consommer de la viande serait insuffisant pour supporter le développement des caractéristiques de l’homme moderne parce que ce dernier ne répond pas de façon optimale à une diète crue même lorsqu’elle comporte de la viande. Des paléontologistes suggèrent que la cuisson confère des bénéfices physiques et chimiques aux aliments qui sont consistants avec les adaptations alimentaires humaines observées telles la mastication, l’augmentation de la digestibilité des aliments ainsi que les gains énergétiques nets obtenus à partir des plantes et des animaux consommés régulièrement par les humains. Les travaux de recherche en anthropologie montrent que la cuisson des aliments aurait permis d’améliorer plusieurs aspects de la biologie évolutive des humains du Paléolithique tels l’augmentation du cerveau, de la masse corporelle, de la vitesse de croissance et de reproduction, la défense contre les parasites et les agents pathogènes d’origine alimentaire ainsi que la capacité de se déplacer sur de longues distances. Ces changements évolutifs seraient reliés à une meilleure palatabilité et digestibilité par la gélatinisation des amidons, la dégradation des fibres, la prédigestion des protéines qui permettent à la fois des gains énergétiques tirés des aliments tout en réduisant le coût énergétique de la désintoxication et de la défense contre les pathogènes. (cc-1). Un des grands avantages de la cuisson est de tuer les bactéries d’origine alimentaire incluant des souches associées à de la viande crue telles Escherichia coli, Salmonella, Campylobacter, Staphylococcus and Listeria. Si ingérés vivants, ces pathogènes régulent à la hausse le système immunitaire en augmentant le coût énergétique du métabolisme de base pour protéger l’organisme contre ces pathogènes dans le meilleur des cas.

L’observation des aborigènes d’Australie, dont le mode de vie serait encore proche de celui de la période Paléolithique, montre que la cuisson des aliments était importante à cette époque: ces derniers font cuire 94.1% des racines ( 51 espèces), 87.5% des noix (16 espèces), 84.4% des graines (45 espèces). De plus, la prédigestion des amidons par la cuisson a une importance particulière pour les humains puisque dans presque toutes les sociétés les aliments riches en amidon constituent les denrées prédominantes durant une grande partie de l’année.

3) Les performances physiologiques seraient compromises chez les crudivores

Il apparaît que de nombreux crudivores ne limitent pas la quantité de nourriture qu’ils consomment puisqu’ils disent avoir faim constamment même s’ils mangent fréquemment. Les humains qui suivent une diète végétarienne prennent plus de poids et montrent une meilleure capacité reproductive lorsqu’ils consomment une alimentation cuite plutôt qu’une alimentation crue. Ainsi, consommer uniquement des aliments crus fournit moins d’énergie tel que démontré chez les femmes crudivores qui présentent des taux d’aménorrhée (absence ± prolongée de menstruation) ou d’irrégularité menstruelles plus élevées que celles qui consomment des aliments cuits. Les travaux de Koebnick et al., ont montré que les menstruations étaient absentes chez 23% des femmes en âge de procréer qui consommaient au moins 70% de leurs aliments sous forme crue et chez 50% de celles crudivores à 100%. Il est révélateur que l’addition de viande crue à leur diète végétarienne n’améliore pas la situation. Par contre, les femmes végétariennes qui consomment des aliments cuits ne montrent pas de tels problèmes. Donc les problèmes ovariens ne sont pas dus à une alimentation végétarienne mais bien à une alimentation exclusivement crue à long terme. Une autre étude crédible a permis de démontrer, à la fois chez des hommes et des femmes, qu’une diète essentiellement crue à long terme, était associée à une masse osseuse plus faible comparativement aux témoins contrôles, au niveau de zones cliniquement importantes telles la colonne lombaire et les hanches, sans qu’une augmentation du « Turnover » osseux ou un manque de vitamine D aient été décelés.

De plus, les crudivores qui désirent engraisser n’y arrivent pas même si les végétaux qu’ils consomment sont de grande qualité telle des graines et légumineuses germées, des pousses vertes, des fruits, des noix et des céréales incluant des huiles. Il est remarquable que même si les crudivores s’opposent à la cuisson des aliments, ils les préparent avec soin à l’aide de méthodes de broyage, de germination, de compression et même de la chaleur jusqu’à 48 ° C (118 °F). Certains auteurs affirment même que l’analyse nutritionnelle d’une diète d’aliments crus naturels qui présentent des valeurs énergétiques faibles et qui sont riches en fibres peuvent limiter l’apport énergétique dans des communautés traditionnelles de telle sorte que cette diète complique leur survie et leur reproduction.

Ceci suggère que chez les humains, les gains calorifiques conférés par la cuisson peuvent non seulement être avantageux mais être nécessaires à long terme pour des fonctions biologiques normales. Il serait donc utile que l’étiquetage des denrées alimentaires tienne compte de la préparation des aliments, ce qui n’est pas le cas actuellement. Cette inéquation entraîne des erreurs d’estimation des apports nutritionnels concernant les aliments cuits.

Dans le même ordre d’idée, des expériences ont démontré que des souris nourries avec des viandes cuites développent une masse corporelle plus grande que celles nourries avec des viandes crues même lorsqu’elles en consomment moins (poids secs) démontrant que la cuisson augmente l’énergie extraite par gramme de viande consommée. Ce paradoxe peut s’expliquer en grande partie par la meilleure digestibilité des aliments cuits, leurs coûts énergétiques moindres durant la digestion et le fait que le système immunitaire soit moins sollicité puisque la cuisson tue la grande majorité des pathogènes. De plus, des travaux ont démonté que deux groupes d’individus qui consomment les mêmes aliments tout en comptant les calories, expérimentent un gain de poids plus important pour un niveau d’activité physique comparable selon qu’ils consomment leurs aliments cuits plutôt que crus.

En conclusion, les études qui montrent une masse corporelle et une capacité reproductrice moindres parmi les individus qui suivent une diète végétarienne crudivore suggèrent que la cuisson est nécessaire chez les humains pour extraire efficacement l’énergie à partir des végétaux même quand ces aliments ont été modifiés par l’agriculture et ont été traités par des procédés non thermiques. La possibilité que la cuisson soit obligatoire repose sur le fait que des calculs suggèrent qu’une diète crue ne peut apporter la quantité de calories suffisante pour le mode de vie d’un chasseur cueilleur normal. Plus précisément, plusieurs plantes sont trop riches en fibres lorsqu’elles sont crues alors que la plupart des viandes crue apparaissent trop difficile à mastiquer.

4) Les bienfaits d’une diète crue

Une diète crue s’avère efficace pour contrer les problèmes de gain de poids. Plusieurs aliments conservent mieux les qualités de plusieurs nutriments lorsqu’ils sont consommés crus car la chaleur peut détruire des nutriments tels les vitamines solubles dans l’eau, plusieurs anti-oxydants et des gras non saturés. De plus, les effets bénéfiques des fibres alimentaires à la fois insolubles et solubles peuvent être altérées et réduits par la cuisson.
L’alimentation crue en stimulant le système immunitaire favoriserait la prévention des maladies inflammatoires chroniques y compris les maladies cardio-vasculaires et les cancers. Les aliments crus favoriseraient également la capacité d’améliorer le contrôle du glucose sanguin chez les diabétiques.

La cuisson des protéines animales à haute température (≥ 110°C ou 230°F) génère des glycotoxines (advanced glycation end products (AGEs)) qui favorisent le développement de maladies chroniques alors que le fait de griller des viandes à très haute température entraîne la formation de composés carcinogènes tels les amines hétérocycliques. De plus, la cuisson à partir de110°C ou 230°F de certaines céréales (blé et céréales apparentées) et de certains légumes (pommes de terre) qui contiennent de grandes quantités d’un acide aminé nommé asparagine entraîne le développement d’une glycotoxine neurotoxique, l’acrylamide, suite à son association avec des sucres tel l’amidon.

On insiste beaucoup sur les bienfaits d’une alimentation crue. Par exemple, on affirme que les enzymes contenus dans les aliments crus, lesquels sont détruits par la cuisson, favorisent la digestion. Une certaine digestion par les enzymes des végétaux est probable dans la bouche par contre le problème est que je n’ai trouvé aucune étude qui démontre que ces enzymes de plantes peuvent résister à l’acide chlorhydrique présente dans l’estomac. De plus, comment imaginer que des enzymes de plantes aient évolué de sorte qu’ils résistent à un pH approximatif de 2 tel celui de l’acide gastrique ?

L’alimentation crue repose sur une grande quantité de végétaux variés. En alimentation crue, les grains, les noix et les légumineuses doivent subir des traitements parce ce que ces aliments contiennent des anti-nutriments et des inhibiteurs d’enzymes (phytates ou acide phytique, lectines, saponines et inhibiteurs de protéase) À moins d’être désactivés, ces anti-nutriments peuvent nuire à la digestion et à l’assimilation des nutriments. Le trempage dans de l’eau, la germination, différentes formes de fermentation permettent de rendre disponibles les différents nutriments de ces aliments en neutralisant une partie de ces anti-nutriments et en augmentant le potentiel de leurs activités biologiques telles l’augmentation de la production d’antioxydants et de vitamines, particulièrement celles du complexe B des aliments ainsi traités. Il est important de faire tremper les légumineuses et de les préparer de façon adéquate selon leurs caractéristiques car les humains ne possèdent pas des enzymes digestives capables de réduire les phytates. De plus, suite à leur trempage et à leur germination, les légumineuses telles les lentilles, les haricots mungo, les niébés, les fèves soya et les graines de radis, de brocoli, et de tournesol montrent une augmentation de leurs qualités nutritives en lien avec leurs propriétés antioxydantes dues aux polyphénols (simple phénols, acides phénoliques, coumarines, flavonoïdes, stilbènes, tannins, lignanes et lignines)

Il a été démontré que différentes conditions de trempage (ajout de jus de citron par exemple) et/ou de germination des légumineuses et des graines, selon les temps d’exposition à la lumière, en fonction de leurs caractéristiques propres, peuvent influencer significativement le potentiel de leurs activités biologiques. Ainsi, dans le cas des lentilles, un éclairage continu et une durée de la germination de 3-4 jours peuvent augmenter leur profil phénolique ce qui peut se traduire par une augmentation significative de leur potentiel antioxydant.

N.B. : le trempage et la cuisson des légumineuses inactivent les anti-nutriments contenus dans les légumineuses sans toutefois entraîner l’augmentation de l’activité biologique obtenue par la germination. D’autre part, l’inactivation par trempage et germination n’éliminent pas complètement l’activité des anti-nutriments.

5) Quelles sont les conditions de préparation des aliments les plus aptes à favoriser leurs potentiels pro-santé ?

5.1 ’influence de la cuisson sur l’activité anti-oxydante et/ou anti-cancérigène des légumes.

Les végétaux contiennent plusieurs composés antioxydants hydrophiles et/ou lipophiles. Il y a synergie entre ces composants antioxydants dans leur efficacité à capter les radicaux libres causes d’oxydations et de vieillissement accéléré. Les antioxydants agissent aussi en tant que chélateurs de métaux donc comme détoxifiants. Il y a de plus des évidences que des molécules telles les isothiocyanates contenus dans les végétaux de la famille des crucifères auraient un impact épigénétique dans la prévention de cancers. Ainsi, les antioxydants peuvent réguler les réponses inflammatoires et immunitaires et exercer des propriétés anti-ulcéreuses comme c’est le cas pour les sulforaphanes et les isothiocyanates du brocoli ainsi que pour l’allicine de l’ail. Comme la plupart des légumes sont consommés après cuisson, il est important de connaître quels sont les modes de cuisson à privilégier et dans quel cas il est vraiment important de consommer certains d’entre eux sous leur forme crue.

Le mode de cuisson par ébullition dans de l’eau constitue le mode de cuisson qui induit les plus grandes pertes d’antioxydants pour la majorité des légumes et particulièrement pour le chouxfleur, les pois et les zucchini. Quelques légumes conservent malgré tout un peu plus de 60 % de l’activité de leurs antioxydants lors de ce type de cuisson, il s’agit de l’artichaut, du chou, du kale, des choux de bruxelle, du radis, de l’ail, de la betterave, de l’haricot vert et des asperges. Par contre, l’ail perd sa capacité de piégage des métaux lors de la cuisson par ébullition. À l’opposé, la bette à carde et les poivrons sont les plus affectés par tous les modes de cuisson en ce qui concerne la préservation des antioxydants. La cuisson vapeur par pression (Presto) par opposition à la cuisson vapeur douce, entraîne une perte importante (25-50%) des antioxydants chez la très grande majorité des légumes à l’exception de ceux qui résistent à l’ébullition. Par contre quelques rares études utilisant la cuisson à la vapeur douce montrent que le chou-fleur ainsi que des plantes de jardin consommées dans la diète Méditerranéenne conservent un pourcentage élevé de leur contenu en antioxydants. L’avantage secondaire de la cuisson à la vapeur douce dans le cas des plantes de jardin était que dans 7 cas sur huit, la quantité de nitrate était diminuée par comparaison avec les plantes non cuites.

Une étude physiologique de Vermeulen démontre de plus que la consommation de brocoli cru résulte en une absorption plus rapide, une plus grande bio-accessibilité et un pic plasmatique plus élevé des substances anti-cancérigènes que le brocoli cuit. Il a été également démontré que la consommation de crucifères crus réduirait le risque de développer un cancer de la vessie.

L’ail cru présente une action protectrice contre le cancer du poumon. Cette action est dépendante de la dose-réponse, ce qui est une preuve difficilement contestable de l’efficacité de l’ail cru en tant qu’agent chimio préventif du cancer du poumon.

5.2) Stabilité et bio-accessibilité des différentes formes de carotènes et de vitamine A.

La cuisson amollit les membranes et facilite l’extraction des caroténoïdes. La perte des vitamines tout comme celle des antioxydants varie avec le mode de cuisson. La friture, globalement est un mode de cuisson très défavorable parce qu’elle déshydrate les légumes permettant ainsi au gras de pénétrer dans les aliments. De plus, les aliments cuits dans de l’huile déjà utilisée (restaurants) contiennent des niveaux élevés de produits polymérisés indésirables au point de vue santé.

Les carotènes présents dans de nombreux fruits et légumes sont instables et peu bio-accessibles. La meilleure source de carotène provient des épinards cuits pour une valeur de 2.6 mg/100 g de matière sèche comparativement à 2.0 mg/100 g de matière sèche pour les épinards crus. C’est sous forme de jus de carottes cru que l’on obtient la plus grande quantité de vitamine A bio-accessible soit 1850 µg/100 g de matière sèche.  Par comparaison on obtient  790 µg/100 g de matière sèche avec les épinards cuits et 80 µg/100 g de matière sèche avec les épinards crus. Il y a donc près de 10 fois plus de vitamine A bio-accessible dans les épinards cuits que dans les épinards crus.

5.3) L’effet de la cuisson sur l’activité anti-plaquettaire (inhibition de l’agrégation des plaquettes sanguines responsables de la coagulation du sang) de l’oignon et de l’ail.

Les oignons et l’ail sont riches en substances anti plaquettaires (SAA) qui peuvent contribuer à la prévention des maladies cardio-vasculaires. De façon générale même si la cuisson affecte l’activité anti-plaquettaire contenue dans les légumes, les effets varient selon le mode de préparation de ces légumes. Il a été démontré que l’activité SAA de ces légumes peut être préservée en grande partie si les bulbes sont intacts et que la durée de la cuisson ne dépasse pas 10 min. à une température moyenne. Par contre, si l’on désire conserver l’activité maximale anti-plaquettaire des oignons et de l’ail, ces derniers devraient être coupés en petits morceaux et consommés crus.

5.4) L’activité antimicrobienne du jus d’ail frais

Il a été démontré que le jus d’ail frais possède une activité antimicrobienne importante contre Escherichia coli, Staphylococcus aureus, Streptococcus hemolyticus B, S. hemolyticus A, Klebsiella sp., Shigella dysenteriae et Candida albicans. Candida albicans est une levure responsable de plus de 70 % des infections vaginales et de 60% des infections urinaires qui touchent un nombre considérable de femmes au cours de leur vie. C’est ce microorganisme qui est le plus sensible à l’activité antimicrobienne du jus d’ail frais. Le jus d’ail frais doit être consommé rapidement à une concentration de 5% ou plus et il ne doit pas être conservé même à 4°C.

5.5) La cuisson à la vapeur douce de certains légumes améliore la détoxication de l’organisme.

La cuisson à la vapeur douce améliore de façon significative la capacité du chou vert, du kale, des feuilles de moutarde, du brocoli, et du poivron vert à se lier aux acides biliaires et à favoriser leur excrétion fécale comparativement aux valeurs obtenues lorsque ces mêmes légumes sont consommés crus. Tous ces légumes verts lorsqu’ils sont consommés régulièrement suite à une cuisson à la vapeur douce diminueraient le risque de maladies cardiovasculaires et de cancer.

5.6) Effets de la cuisson sur la biodisponibilité du calcium, du fer et du zinc contenus dans les légumineuses.

Les fèves blanches contiennent du calcium, fer et zinc mais également des phytates, oxalates, protéines, polyphénols et des sucres complexes qui interagissent avec les minéraux et qui affectent leur biodisponibilité. Des expériences ont démontré que la cuisson augmentait le pourcentage de biodisponibilité du calcium (disponibilité de 18.8% par rapport à 3.6 pour le cru), du fer ( 33.7% par rapport à 1.7%) et du zinc (17.2% par rapport à 2.1 %). (cc-10). Cette plus grande disponibilité de ces minéraux serait dûe à la diminution des substances anti-nutritives (phytates) lors de la cuisson.

6) Conclusion

Il est maintenant évident que la diète est un facteur qui influence fortement la santé humaine et on ne peut plus continuer à la considérer comme de la simple nutrition. Une diète idéale que l’on peut qualifier du terme de nutrigénomique* doit s’appuyer sur les données de l’évolution, de la génétique et de l’épigénétique pour le choix des aliments et leurs modes de préparation. Une telle alimentation doit permettre de répondre le mieux possible aux exigences de notre physiologie pour le maintien d’une santé équilibrée capable de moduler l’homéostasie (équilibre de fonctionnement) de tout l’organisme et en particulier celle du système immunitaire, des fonctions de désintoxication de l’organisme, ainsi que l’expression appropriée de nos gènes.

Le fait de consommer des aliments cuits et/ou crus ainsi que les techniques utilisées pour préparer les aliments ont une grande influence sur leurs propriétés nutritives et leur bio-disponibilité. Comme il n’est pas toujours évident que tel principe de préparation (cru et/ou cuit) est nécessairement idéal pour tirer le maximum de bienfaits de tel aliment particulier, il est indiqué de consommer, lorsque c’est possible, les mêmes aliments sous leur forme crue et cuite. De plus, le choix d’un mode de cuisson qui protège le plus possible les principes actifs des aliments s’impose. La cuisson des végétaux à la vapeur douce semble être préférable.

Des travaux de recherche suggèrent fortement qu’une alimentation exclusivement crue et à long terme, n’est pas bien adaptée à notre génétique; ceci n’exclut pas le fait que certaines personnes peuvent profiter de ce mode d’alimentation mais il est clair que ce mode d’alimentation ne convient pas à tous : ne pas oublier la règle d’or en alimentation qui peut se résumer dans cette simple phrase « Écoute ton corps », ceci parce qu’il existe des variations interpersonnelles importantes entre les individus.

Il est important de préciser que des quantités adéquates de nutriments provenant d’une alimentation équilibrée qui tient compte des caractéristiques pro-inflammatoires de certains aliments en fonction des prédispositions génétiques des individus, joue un rôle important dans le maintien de la santé, la prévention et la mise en rémission de maladies d’inflammation chronique. On reconnaît également l’importance de la consommation d’antioxydants, contenus dans certains de nos aliments lesquels sont aptes à jouer un rôle dans la prévention et le traitement des maladies inflammatoires chroniques, incluant les maladies neuro-dégénératives.

Pour conclure, il est urgent de reconnaître que plus nos aliments sont transformés par l’industrie alimentaire, plus on observe une croissance accélérée des maladies inflammatoires chroniques alors même que la science de l’épigénétique nous apprends que les changements pathologiques ainsi observés peuvent se répercuter chez les générations suivantes.

* : La nutrigénomique est la science qui étudie la façon dont les gènes et les nutriments interagissent et qui explique pourquoi les personnes réagissent différemment aux nutriments en fonction de leurs variations génétiques.

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Monique H. un témoignage éclairant et inspirant…  

Je souffrais d’une spondylarthrite, très active encore il y a 9 ans. Le régime hypotoxique a réduit l’inflammation à 40% environ. Ensuite, grâce au blog, j’ai poussé le régime beaucoup plus loin en supprimant tout ce qui était potentiellement inflammatoire (je ne mangeais plus grand chose) et j’ai réintroduit un par un ces aliments et j’ai vu lesquels me convenaient ou non. J’ai encore bien progressé du point de vue de l’inflammation mais en supprimant beaucoup.

En parallèle j’ai vu un praticien de médecine chinoise et j’ai entrepris une détox des métaux lourds (j’en étais envahie) et des vaccins. Ce praticien était capable de tester tout ce qui provoquait chez moi de l’inflammation, en prenant le pouls, que ce soit de la nourriture, des compléments alimentaires ou des médicaments nocifs pour moi. J’ai continué de progresser.
Ensuite mon homéopathe m’a conseillé de prendre des granions de sélénium, qui ont  la propriété de désintoxiquer l’organisme.  J’ai testé et fini par prendre 5 ampoules la semaine, sans effet secondaire. A ce moment j’ai beaucoup progressé. Pour finir il m’a conseillé un probiotique.

 C’est ce qui s’est vraiment passé et qui m’a permis de manger presque normalement, sauf le gluten, les laitages de vache et quelques autres aliments comme l’alcool, les amandes…que je peux prendre en petites quantité. Aujourd’hui, après tout ce long parcours, accompagné par le praticien de médecine chinoise et l’homéopathe, je vis normalement, je peux refaire de la marche sur 2 heures ou plus et d’autres sports sans réactions inflammatoires.

Continuer de surveiller mon alimentation, réduire le sucre , prendre de l’huile de lin chaque jour pour les Oméga 3 (anti inflammatoires), continuer 2X l’an les détox de métaux lourds, prendre des probiotiques, manger bio est indispensable,  je n’ai plus d’inflammation aujourd’hui, moins que certaines personnes qui n’ont pas de maladie inflammatoire!
J’ai moi aussi encore amélioré la situation en prenant du soufre, sulfure complexe de chez COPMED, 2X 3 mois dans l’année.

Voilà ce que j’ai fait, ça a pris quelques années mais ça a bien marché. Le livre de Jacqueline Lagacé a été déterminant, puis le blog, où il était écrit qu’il fallait pousser le régime plus loin pour certains. J’espère vous aider. Bon courage à tous!  Monique Haguelon

Réponse de Jacqueline :

Merci Monique  pour votre témoignage qui décrit le cheminement long  et exigeant qui vous a permis de retrouver la santé.  J’ai cité ci-dessous quelques articles scientifiques qui vont dans le même sens que votre démarche car votre expérience pourrait inspirer plusieurs lecteurs.

1) Les traitements suivis par Monique

Comme le suivi élargi de la diète hypotoxique n’avait que partiellement résolu  votre problème d’inflammation chronique, il semble bien que ce soit votre démarche auprès d’un praticien de médecine chinoise qui a permis de diagnostiquer et de corriger, au moins partiellement, une intoxication aux métaux lourds, en plus de vous avoir aidée à mieux sélectionner les substances  que votre organisme peut tolérer. En second lieu, un homéopathe vous a recommandé des granions de sélénium et  des probiotiques qui ont selon vous complété le travail de détoxification aux  métaux lourds.   L’intérêt du sélénium, lequel  est intégré dans des sélénoprotéines serait apparemment  dû à ses propriétés anti-oxydantes qui aident à décomposer les peroxydes car ceux-ci peuvent endommager les tissus et l’ADN, ce qui entraîne de l’inflammation et des problèmes de santé.

Explications supplémentaires:

a) à propos des métaux lourds :

https://www.copmed.fr/fr/content/70-metaux-lourds-comment-sen-debarrasser-naturellement-

b) La consommation quotidienne par Monique d’huile de lin semble avoir eu des effets positifs au-delà des bienfaits reconnus des  omega-3 puisque cette huile,  tout comme l’huile de sésame protègerait  le foie, le colon et la moëlle osseuse via des activités anti inflammatoire et anti-apoptose (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31476324/)  (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36707815/). Ces études suggèrent que ces huiles ont des applications thérapeutiques potentielles contre la toxicité chimique induite par l’arsenic.

c) à propos du soufre :

https://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/PalmaresNutriments/Fiche.aspx?doc=soufre_nu)

2) Impact secondaire apparent de la désintoxication aux métaux lourds dans la démarche anti-inflammatoire de Monique

À mon avis, il est significatif que suite à la désintoxication de l’organismes de Monique aux métaux lourds, ses nombreuses  intolérances alimentaires aient diminué de façon drastique et se limitent dorénavant aux aliments formellement interdits dans la diète hypotoxique,  soit le  gluten, les laitages animaux, l’alcool et les sucres ajoutés en raison  de leur pouvoir pro-inflammatoire marqué. Il est également important  de rappeler que Monique doit suivre deux fois l’an des séances de désintoxication aux métaux lourds.  Cela indique probablement que Monique souffre d’une sensibilité aux métaux lourds qui pourrait être plus prononcée que chez la moyenne des gens, peut-être en raison de la  capacité plus limité de ses reins à éliminer les métaux lourds.

Outre les méthodes plus drastiques, il existe différentes méthodes de détoxication douces aux métaux lourds  à l’aide de probiotiques,  de micro-algues et du sauna à infrarouge,  méthodes qui sont susceptibles de permettre d’éliminer graduellement les métaux lourds de façon douce.

1) https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32821997/

Probiotics: A Promising Generation of Heavy Metal Detoxification

Résumé de cet article traduit en français

Différentes toxines environnementales, en particulier les métaux lourds, existent dans le sol, l’eau et l’air  et ont des effets toxiques sur les humains et les animaux.  Ces éléments toxiques sont répandus dans l’environnement (donc par la force des choses dans des aliments) provoquant diverses perturbations des systèmes biologiques.  Plusieurs stratégies ont été appliquées récemment pour atténuer la contamination aux  métaux lourds ; cependant, la plupart de ces stratégies sont  coûteuses et semblent  hostile à notre environnement. Les probiotiques sont des bactéries cellulaires vivantes présentant des caractéristiques bénéfiques pour la santé humaine. Les Lactobacillus et les Bifidobacterium représentent les  principaux groupes de probiotiques ; des  Bacillus et des levures sont considérées également comme des probiotiques. Le rôle vital des probiotiques dans le maintien de la santé corporelle a déjà été étudié. Les probiotiques sont  connus pour leur importante capacité à lier de nombreuses cibles (tels par exemple les métaux lourds)  et à les éliminer avec les excréments. Ces cibles peuvent être l’aluminium, le cadmium, le plomb ou l’arsenic. La revue actuelle discute de l’histoire des probiotiques et de leur rôle détoxifiant  face aux  métaux lourds, de leurs mécanismes dont les  actions  modulatrices s’exercent à l’encontre des  différentes perturbations des voies de signalisation associées à l’accumulation de métaux lourds dans les systèmes biologiques. 

2) https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34329091/

Probiotics and gut microbiome – Prospects and challenges in remediating heavy metal toxicity

Résumé de l’article :

Le microbiome intestinal, souvent appelé « super organe », comprend jusqu’à cent mille milliards de micro-organismes, et la diversité des espèces peut varier d’une personne à l’autre. Ils jouent un rôle déterminant dans diverses fonctions biologiques liées au métabolisme, à l’immunité et aux réponses neurologiques. Cependant, le microbiome est sensible aux polluants environnementaux, notamment aux métaux lourds. Il existe une interaction continue entre les métaux lourds et le microbiome. L’exposition aux métaux lourds retarde la croissance et modifie la structure des microorganismes impliqués dans le microbiome intestinal. Le  microbiome intestinal tente de détoxifier les métaux lourds en modifiant les conditions physiologiques, la perméabilité intestinale et en améliorant les enzymes nécessaires au métabolisme des métaux lourds. Cette revue résume l’effet des métaux lourds sur  le  microbiome intestinal, les mécanismes par lesquels le microbiote intestinal détoxifie les métaux lourds, les maladies qui se développent  suite à la  dysbiose du microbiome intestinal induite par les métaux lourds ainsi que l’utilisation des probiotiques découlant de l’amélioration de souches  recombinantes  aptes à remédier à la toxicité des métaux lourds.

3) https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36720046/ 

Food and drug industry applications of microalgae Spirulina platensis: A review

Résumé partiel

La composition chimique de la spiruline, riche en vitamines, minéraux, composés phénoliques, acides gras vitaux, acides aminés et pigments, peut être bénéfique pour la santé humaine lorsqu’elle est ingérée.  Les effets pharmacologiques comprennent des effets antibactériens, anticancéreux, métalloprotecteurs, immunostimulants et antioxydants. La spiruline  module les activités immunologiques et possède des qualités anti-inflammatoires qui  empêchent les mastocytes de libérer de l’histamine. Grâce à sa grande quantité de protéines, de glucides, de lipides, d’acides aminés et de gras vitaux, de minéraux alimentaires et de vitamines, la spiruline peut exercer les actions nommées précédemment.  

4)https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33764544/

The cell wall of green microalgae and its role in heavy metal removal

Résumé partiel

Cette revue se concentre sur la composition et la structure de la paroi cellulaire des microalgues les plus couramment utilisées pour l’élimination des métaux lourds et montre le rôle de leur paroi cellulaire dans le processus de bio-absorption. Cette revue vise également à décrire  les modèles les plus couramment utilisés pour prédire la vitesse de bio-absorption des microalgues et leurs capacités d’élimination des métaux lourds.

5) https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36207634/

Effect of water filtration infrared-A (wIRA) sauna on inorganic ions excreted through sweat from the human body

Résumé partiel

La sueur dégagée à la suite de l’exposition au sauna joue un rôle important dans l’élimination des ions inorganiques accumulés dans le corps, notamment les métaux lourds.

3) Hypothèse émise suite à la lecture du témoignage de Monique H.

J’ai qualifié le témoignage de Monique par les mots éclairant et inspirant parce que :

a) il semble bien que c’est la désintoxication de son organisme aux métaux lourds qui a permis à Monique de complémenter le traitement  anti inflammatoire amorcé par la diète hypotoxique ;  en second lieu, c’est cette désintoxication qui semble lui avoir permis de consommer à nouveau sans problème une diète normale,  à l’exception des aliments  reconnus pour leur pouvoir pro-inflammatoire marqué (gluten, produits laitiers animaux, alcool, sucre ajoutéet) dont l’interdiction est à la base des régimes anti-inflammatoires.

2) il y a un lien possible du témoignage de Monique avec quelques témoignages reçus de la part  de personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques qui étaient devenues  tout-à-coup sensibles au riz et à d’autres céréales et/ou autres aliments après quelques années de diètes sans gluten mais comportant beaucoup de riz.  

3) des articles ont démontré que les personnes qui suivent un régime sans gluten (lequel entraîne très souvent une consommation quotidienne importante de riz) présentent des taux de concentration de métaux lourds  (arsenic, mercure)  dans  le sang et l’urine à des taux plus élevés que chez les personnes qui suivent une diète normale,  même si ces concentrations sont loin d’atteindre le niveau considéré comme toxique tel que démontré par la méta-analyse  suivante (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37447301/)

4) le témoignage de Monique et les quelques témoignages reçus affirmant que de nouvelles sensibilités alimentaires se seraient  développées après  quelques années  de suivi d’une diète sans gluten m’interpellent;  il est possible qu’il y ait un lien entre les intolérances multiples qui se sont développées à la longue et la présence de métaux lourds provenant du riz consommé en grande quantité et sur le long terme. C’est un fait reconnu que le riz est souvent consommées en grande quantité dans les régimes sans gluten en raison de son coût  bas par rapport à celui des autres céréales sans gluten et parce qu’il entre très souvent  non seulement dans la confection du pain  mais également dans de nombreux plats variés et appréciés.

5) Dans les faits, peu de gens qui suivent une diète sans gluten ont fait part d’intolérances multiples et/ou de manifestations d’intoxication aux métaux lourds ;  lorsque ce genre de problème est présent,  il est probable qu’il s’agisse de personnes dont les reins sont moins performant pour à éliminer les métaux lourds en raison de l’âge ou de d’autres facteurs de fragilité, qu’ils soient d’origine génétique ou autres.  Il est reconnu qu’au Canada, 10% de la population souffre d’insuffisance rénale de façon importante. Ce pourcentage n’inclut pas les insuffisances rénales légères et modérées.   

Conclusion

Lorsque qu’une diète anti-inflammatoire suivie correctement après plus d’un an ne permet pas de diminuer de façon marquée le taux d’inflammation (CRP inférieur  à 5mg/L par exemple), il serait bon de consulter un praticien qualifié en santé pour faire évaluer le taux de métaux lourds présent dans son organisme; une désintoxication de l’organisme aux métaux lourds pourrait aider à retrouver la santé et une meilleure qualité de vie, avec peut-être la possibilité d’éliminer  des intolérances alimentaires qui semblent en lien avec la présence de métaux lourds selon le témoignage de Monique.

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Les 7 premières réponses pour Christian déçu des résultats du régime sur son état de santé

Vous souffrez de quelle maladie? Arthrite ?
Si oui pourtant c’est une maladie que le régime Seignalet peut aider grandement habituellement.
Peut-être vérifier si vous faites bien tout ce qui est conforme au régime. Je vous encourage à vérifier avec quelqu’un qui connaît bien l’alimentation Seignalet. Il y a Gabriel Samson qui connaît bien l’alimentation Hippotoxique, peut-être pourriez-vous parler avec elle. Juste taper son nom sur Internet et ça va sortir.
Bon courage! Martine

J’avais la bouche pleine de plombages au mercure et plusieurs dents problématique due aux traitements de canals et de retraitements aux canals. La chirurgienne qui m’a traité a refusé d’enlever les dents traités avant d’enlever le mercure. J’étais soulagé des les premiers traitements…je n’avais plus l’impression que j’allais subir une crise de cœur et j’ai retrouvé la calme. Je ne pense pas que la diète hypotoxique m’aura aider suffisamment à ce point. Définitivement maintenant oui. Kathleen

Avez-vous essayer de couper les glucides? J’ai un bon livre à vous conseiller qui pourrait vous aider: Ces glucides qui menacent notre cerveau de David Perlmutter. Ç’est tellement bien écrit et facile à comprendre. Il y a les livres aussi du Dr Jason Fung. Bonne chance! Lise

Bonjour Christian,
Pour ma part malheureusement je n’arrive pas « aux journées fantastique », mais le 50% gagné m’encourage malgré tout. Je suis également consciente que je ne mange que partiellement « bio » pour des raisons de budget. De plus un autre problème sous-jacent est peut-être en cause pour vous comme pour moi. Vous avez toujours l’option de faire des tests en retirant certain aliments permis mais qui pour vous sont problématiques tel les noix et le sucre naturel bio même en infime quantité.
Guylaine

Bonjour j’utilise du MSM (Méthyl Sulfonyl Métane), produit naturel qui est du soufre dont manque tous les habitants de notre planète qui rebouste les cellules (au bout de 15 jours on se sent bien) contre l’arthrite et l’arthrose en régénérant les vaisseaux sanguins qui se dilatent et nourrissent mieux les articulations qui souffrent, booste les dépressifs et améliore la santé, bon pour les diabétiques puisque les insulines sont composées de 34% de soufre (de 29 unités je suis à 21 chaque matin) et lorsque j’ai été percuté à l’arrière de mon véhicule par un 18 t le lendemain je ne pouvais pas poser mon pied droit au sol mais la prise de 1 cuillérée à café le matin même et le soir ainsi que le lendemain matin a totalement éliminé la douleur : voir sur Internet les avantages du MSN il y a un fournisseur pour 1 Kg à 22 € et un autre à 22,99 € pour 1,1 Kg. Jean-Yves.

Bonjour Christian,
Comme tu prends du Methotrexate, j’en déduis que tu souffres d’une maladie inflammatoire auto-immune. Comme on sait que les cellules immunitaires sont en majeure partie au niveau de l’intestin, on cible un lien entre ces pathologies et une maladie du microbiote (dysbiose). L’alimentation hypotoxique est vraiment la première étape à adopter pout tenter de rétablir la situation; mais si elle s’avère insuffisante, il faut alors regarder un peu plus loin. Il est possible qu’une bactérie pathogène ou encore du candida albicans peuple ta flore en trop grande quantité, surtout si tu as été un bon consommateur de sucre pendant des années. Si tel est le cas, il existe un produit nommé Candibactin, constitué de plantes chinoises, efficace pour enrayer le Candida. Par la suite, un probiotique contenant non seulement le Saccharomycetes Boulardii, mais aussi le Bacillus Subtilis, complète le nettoyage; SBO Dr Axe, par exemple, contient ces 2 probiotiques.
D’autre part, il se peut que certains de tes organes ne fonctionnent pas adéquatement pour maintenir un bon équilibre immunologique, et l’acupuncture pourrait être une solution. Quoiqu’il en soit, dis-toi qu’il existe une solution à tout problème, qu’il suffit de la trouver et d’être persévérant. Je t’encourage à poursuivre tes recherches vers des avenues complémentaires et à continuer l’alimentation hypotoxique. Suzanne

En plus du rėgime, il faut faire des étirements, rester actif. Pour ma part, je frotte mes mains et mes poignets chaque soir à l’arnicare ( gel). À chaque matin en me savonnant bien les mains pour enlever l’arnicare, j’en profite pour faire des massages ( mains, doigts et poignets. Il n’y a rien comme de mettre mes mains au chaud quand la douleur est forte. Dès que cela va un peu mieux je recommence à bouger et je redeviens fonctionnelle. Tous les matins je fais 30 minutes d’exercices avant de me lever.
Bonne chance
Micheline

Note de Jacqueline: merci de répondre aussi rapidement pour tenter de trouver des solutions au problème de Christian, votre générosité m’impressionne. Naturellement, il s’agit d’expériences personnelles qui ont aidé chacune de ces personnes, et peut-être que cela aidera, je l’espère grandement. En fait, il est bon de tenter différentes approches, nous avons tous nos particularités.

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Quelques articles récents en réponse à Maxime qui s’intéresse à la sclérose en plaque

Fatty acids role in multiple sclerosis as “metabokines”

 1)  https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC9205055/pdf/12974_2022_Article_2502.pdf (2022)

Résumé

La sclérose en plaques (SEP), en tant que maladie neurologique auto-immune liée à la fois à la génétique et à l’environnement, manque toujours d’options de traitement efficaces chez les patients en progression, ce qui souligne la nécessité de réévaluer les caractéristiques de la maladie dans la recherche de nouvelles cibles thérapeutiques. Les acides gras (FA) et la SEP présentent  un lien intime intéressant. Le métabolisme des acides gras  est fortement associé à l’auto-immunité, car le niveau et la composition des acides gras circulatoires et résidents des tissus dérivés de l’alimentation peuvent moduler la polarisation, la différenciation et la fonction des cellules immunitaires, suggérant leur rôle régulateur important en tant que « métabokines » (un peu à l’image des cytokines). De plus, les acides gras constituent  des facteurs protecteurs de l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique, sont des contributeurs cruciaux de l’inflammation chronique et de la dégénérescence progressive du système nerveux central (SNC), ainsi que des matériaux importants pour la remyélinisation. Cette  zone d’ambiguïté   nécessite une exploration plus approfondie dans ce domaine pour valider le phénomène existant, développer de nouvelles thérapies et confirmer l’innocuité et l’efficacité de l’intervention thérapeutique ciblant le métabolisme des acides gras.

Quelques indices sur l’importance des acides gras à l’intérieur de la discussion de cet article:

Les preuves s’accumulent à savoir que les acides gras  et le métabolisme des acides gras sont des médiateurs cruciaux  de l’homéostasie du SNC (système nerveux central) car ils  présentant de multiples facettes qui jouent un rôle dans la pathogenèse du SNC en lien avec  la SEP.  Toutes ces raisons rendent difficile l’évaluation des avantages réels de la supplémentation en acides gras chez les patients atteints de SEP. Compte tenu des limites des modèles de rongeurs, des enquêtes sur les  thérapeutiques basées sur les acides gras, on attend  des tentatives plus standardisées d’études cliniques. Bien que l’efficacité thérapeutique des acides gras chez les patients SEP ne soit pas encore démontrée de façon définitive, les schémas d’apports alimentaires déficitaires en  acides gras montrent clairement un lien avec un risque d’incidence de SEP.  Il est à noter qu’en raison de la présence d’un stade préclinique asymptomatique chez les patients atteints de SEP, les acides gras semblent jouer un rôle de « métabokines » (un peu comme les cytokines) en jouant un  rôle régulateur complexe dans les cellules immunitaires qui  interviennent dans  la différenciation des sous-types de ces cellules ;  pendant ce temps, le rôle critique des acides gras dans l’oxydation du SNC ,  leur stress  et la remyélinisation ne peuvent être sous-estimés. Alors que les acides gras émergent comme des cibles thérapeutiques, une exploration plus approfondie reste nécessaires pour valider la fiabilité de l’interprétation clinique.

2) Gut microbiome-modulated dietary strategies in EAE and multiple sclerosis

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37063324/ (2023)

Résumé

Au cours des dernières décennies, l’incidence de la sclérose en plaques a augmenté à mesure que les habitudes alimentaires de la société sont passées d’une approche d’aliments complets à une alimentation riche en graisses, en sel, pauvre en fibres alimentaires et en aliments transformés, appelée «régime occidental». Des facteurs environnementaux, tels que l’alimentation, pourraient jouer un rôle dans la pathogenèse de la sclérose en plaques en raison d’altérations du microbiote intestinal, d’une atteinte de la barrière intestinale et d’une inflammation intestinale subséquente pouvant entraîner une neuroinflammation exacerbée. Cette mini-revue explore les altérations du microbiome intestinal de diverses stratégies alimentaires qui améliorent le « régime occidental » en tant qu’alternatives et cibles prometteuses aux traitements actuels de la sclérose en plaques. Nous fournissons également des preuves que la modulation du microbiome intestinal par l’alimentation peut améliorer ou exacerber les symptômes cliniques de la sclérose en plaques, soulignant l’importance d’inclure des analyses du microbiome intestinal dans les futures études sur l’alimentation et la maladie.

3) Gut-oriented interventions in patients with multiple sclerosis: fact or fiction?

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35179760/ (2022)

Résumé

Objectif : La sclérose en plaques (SEP) est une maladie chronique, inflammatoire, démyélinisante, auto-immunitaire  du système nerveux central dont l’étiologie et la pathogenèse restent mal connues, en raison de sa nature complexe et multifactorielle. La preuve d’une connexion bidirectionnelle reliant le microbiome intestinal à la barrière intestinale et au système immunitaire (l’axe intestin-cerveau) peut avoir des implications dans la pathogenèse des maladies inflammatoires démyélinisantes telles que la SEP. Cette revue narrative résume les preuves de l’implication de l’axe intestin-cerveau dans la pathogenèse de la SEP et examine le rôle des interventions axées sur l’intestin dans la SEP.

Patients et méthodes : nous avons examiné toutes les études disponibles dans PubMed concernant les interventions dirigées par l’intestin et la SEP. Cette recherche a été menée à partir de différentes combinaisons de mots-clés pertinents (sclérose en plaques, maladies inflammatoires à médiation immunitaire, maladies auto-immunes, premier événement démyélinisant, neurocognition, troubles neurologiques, pratique de la neurologie, facteurs de risque, biomarqueurs taxonomiques, nutrition, alimentation, additifs alimentaires, traitement complémentaire , bactéries intestinales, microbiome intestinal, microbiome, axe intestin-cerveau, épidémiologie, acide alpha-linolénique, métabolites fermentatifs, gras, gras saturés, gras monoinsaturés, gras polyinsaturés, acides gras oméga-3, régime hypocalorique, jeûne, microbiome fécal, transplantation de microbiote fécal, expérimentation animale).

Résultats : Il existe de nouvelles preuves que des altérations du microbiome intestinal et une perméabilité intestinale accrue peuvent être des facteurs responsables de l’interaction complexe entre la nutrition, l’état métabolique et la réponse immuno-inflammatoire chez les patients atteints de SEP. Cela suggère la possibilité que la modification du mode de vie et du microbiome, par exemple par des régimes alimentaires spécifiques ou une transplantation de microbiote fécal, une supplémentation en acides biliaires et en activateurs de barrière intestinale, puisse influencer positivement la pathogenèse de la SEP.

Conclusions : Bien que le rôle des facteurs nutritionnels dans la pathogenèse de la SEP reste à établir, il existe des preuves que des interventions appropriées axées sur l’intestin telles que l’alimentation, la supplémentation nutritionnelle ou la transplantation fécale peuvent moduler la réponse inflammatoire et améliorer l’évolution de la SEP de façon  complémentaire.

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Je publie le commentaire de Christian en espérant que vous puissiez l’aider. Merci!

Je suis toujours impressionné quand je lis que le régime semble faire des miracles. Après plus de quatre ans ce régime a très légèrement diminué ma prescription de Méthotrextate et je me demande si je fais partie de ceux pour qui le régime ne fonctionne pas pleinement. Il y a des jours où je me sens fantastique mais lors des basses pressions j’ai le goût de rien et le stress cloue mes espoirs parterre. Alors bonne chance à ceux pour qui ça va mais je serais curieux d’en savoir plus sur ceux qui semblent butter sur un ou des obstacles et n’obtiennent que des résultats partiels.
Christian Fleury

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Guy, toujours enthousiaste  après 11 ans de régime, répond à Lina qui demande crois-tu que…

Bonjour Lina,

Tu as formulé ta question : Crois-tu que le régime peut… etc.
Aujourd’hui, je ne crois pas au régime « JE SAIS ». Ça fait 11 ans que j’ai débuté le régime et je continue avec un grand enthousiasme. Mes résultats font mentir la médecine traditionnelle. Pour rendre ça simple et bref : j’étais affecté de la tête aux pieds, avec des doigts croches, mes mains ne fermaient pas. Maintenant plus douleur, mes mains ferment et les doigts devraient être totalement droits d’ici quelques mois. Sans oublier les varices aux jambes qui ont disparu à 99% et c’est pas terminé…yessss.
Je ne crois pas que ça va fonctionner pour toi… « je sais » que le résultat est déjà là.
P.S. Tu dois faire le régime à 95% minimum.
S’il vous plaît… soit patiente, actuellement j’ai 72 ans et je me sens rajeunir comme si j’avais l’âge de 25 ans.
Également (après plusieurs lectures et pour l’avoir appliqué) le subconscient fonctionne avec le ressenti… donc, ressentir que tu es déjà guéri. Le chemin ne t’appartient pas, tu as seulement besoin de ressentir le résultat désiré (important) avec une émotion positive et joyeuse.
Voilà…je sais !
Guy

NB. J’ai rencontré Jacqueline au salon du livre de Québec en 2014 soit deux ans après le début du régime et j’avais déjà de très bons résultats. Elle m’avait demandé de publier sur le blog… voilà je viens de le faire. N’est-ce pas que je suis (avec un certain délai), obéissant…..loll.

Réponse de Jacqueline : merci Guy pour ce témoignage enthousiaste et senti qui après 9 longues  années de procrastination m’a enfin livré les secrets de ta jeunesse retrouvée afin de convaincre  Lina et bien d’autres du succès du régime hypotoxique.   

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Louise et les hormones bio-identiques.

J ai 58 ans, je prends des hormones bio-identiques depuis un mois et je m’aperçois depuis le début que mes douleurs chroniques reliées à mes neuropathies périphériques sont presque disparues ou presque

Celles ci on changées DE BCP ma qualité de vie tellement celle ci était rendu difficile à cause de mes douleurs. Je consultais au début pour mes symptômes de ménopause!

Pensez vous que si je décide d’arrêter la prise de ces hormones dans qq années, mes douleurs chroniques vont revenir? Est ce que je peux demander au docteur que les hormones soient mon traitement à vie pour régler mon problème de douleur chronique car je sais que mes douleurs seront présentes pour le restant de ma vie

Merci de votre aide
Louise

Réponse de Jacqueline : si vous consultez un médecin qui a suivi une formation pour l’usage des hormones bio-identiques ou qui dispose d’une information à jour sur ce sujet,  vous devriez pouvoir continuer ce traitement très longtemps à moins d’un problème personnel particulier.

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Lina, arthrose cervicale et lombaire

Bonjour Jacqueline. Je te remercie bcp de nous avoir éveillés au régime hypotoxique. Je suis un cas d’arthrose cervicale et lombaire, lombo-sciatalgie. Le régime hypotoxique a réglé mes douleurs cervicales en 2 mois. Je n’aurai peut-être plus besoin d’infiltrations cervicales. Au niveau lombaire, c’est plus long. Un récent IRM montre une sténose foraminale droite sévère L4-L5 et L5-S1. Crois-tu que le régime peut aider à améliorer les choses pour la sténose foraminale? De toute façon, je continue toujours le régime. Merci à l’avance.

Réponse de Jacqueline :  Merci Lina pour ton témoignage qui est susceptible de rejoindre  de nombreuses personnes affectées par un problème apparenté. Je peux affirmer que le suivi de la diète hypotoxique à moyen et/ou à long terme a permis de remédier à plusieurs problèmes de sténose au niveau lombaire.  Le fait de mettre fin à de l’inflammation chronique grâce à une alimentation anti-inflammatoire semble résoudre bien des problèmes qui affectent la colonne vertébrale. Il faut laisser au corps le temps de se guérir et ce temps est variable selon l’état de chacun.

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Réponses à Manon au sujet des huiles à privilégier et à éviter

Je trouve difficile de savoir qule huile je peux manger… est-ce seulement les huiles Extra Vierge que je peux consommer ? Est-ce que je peux manger de l’huile de canola Saporito ? (ingrédient : Huile de canola sans additifs) comme par exemple dans mes recette de pâtisserie ? Pour le reste je suis de plus en plus confiante, J’ai vos 3 livres pour m’aider ! Mes douleurs sont diminuées d’au moins 70% jusqu’à maintenant et ma peau redeviens belle ! Je vous remercierai jamais assez ! Manon

Au profit de mes autres lecteurs voici les réponses à vos questions :La diète hypotoxique demande d’éviter les huiles raffinées qui  contrairement aux huiles vierges,  sont extraites uniquement par des procédés manuels ou mécaniques sans aucun traitement chimique ou de raffinage. La principale différence entre l’huile d’olive vierge et l’huile d’olive vierge-extra est leur taux d’acidité : D’une qualité supérieure, l’huile « vierge-extra » a un taux d’acidité qui ne peut pas dépasser 1 %. Le taux d’acidité des huiles « vierges », lui, peut atteindre 2 %. Les huiles extra-vierges sont plus riches en polyphénols (donc riches en anti-oxydants).Les huiles recommandées par le régime hypotoxique sont : l’huile d’olive, de canola (colza), de lin, de noisettes, de noix, de sésame, d’onagre, d’avocat (point de fumée 271°C), de bourrache.

Idéalement, ces huiles devraient être biologiques pour éviter le plus possible les pesticides et insecticides. L’huile de canola devrait être obligatoirement biologique car le canola est cultivé très majoritairement en tant qu’OGM. Dans le cas de l’huile de canola de marque Saporino, il s’agit d’une huile raffinée donc une double raison pour l’éviter. Les huiles à éviter en raison de  leur dominance en Oméga-6 (pro-inflammatoires) : huile de tournesol, de soya, de maïs et de carthame.Pour la cuisson, tenir compte du point de fumée des huiles et des graisses. Dans mon dernier livre voir p. 102-103, les huiles à favoriser et à éviter ainsi que leur point de fumée.

Pour répondre à plusieurs questions concernant l’huile de caméline: https://www.passeportsante.net/huiles-vegetales-g152/Fiche.aspx?doc=huile-cameline.

Conclusion: l’huile de caméline est très riche en oméga-3 et elle est à recommander surtout si elle est biologique. Toutefois, c’est une huile fragile qui doit être conservée au réfrigérateur.

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Nancy se questionne à propos de la maladie veineuse chronique

Depuis, mes trois grossesses. J’ai la maladie veineuse chronique à seulement 35 ans. J’imagine qu’avant mes grossesses, c’était déjà là mais je ne savais pas! Est-ce que vous pensez qu’en suivant de façon stricte le régime cela va aider ma situation? C’est de l’encrassage? De l’inflammation selon vous? Je mange très peu de produits laitiers maintenant. Je fais à moitié le régime. Difficile avec mes trois enfants.

Pensez-vous que faire le régime de façon stricte va m’aider? Merci pour votre avis!

Nancy

Réponse de Jacqueline : bonjour Nancy,  le mécanisme du développement de la maladie veineuse chronique est complexe, il est toutefois basé sur l’hypotension des vaisseaux sanguins, l’hypoxie et d’autres mécanismes associés à l’inflammation. Comme l’inflammation joue un rôle important dans le développement de cette maladie, un régime anti-inflammatoire peut certainement être bénéfique et parallèlement la consommation d’aliments antioxydants  doit être encouragée fortement.

Toutefois, pour obtenir un réel bénéfice il faut suivre de façon stricte les bases d’une alimentation anti-inflammatoire comme entre autres l’alimentation hypotoxique; il faut éviter le plus possible la consommation d’aliments pro-inflammatoires et consommer de vrais aliments, ce qui signifie d’éviter les aliments ultra-transformés par l’industrie alimentaires.  Je vous encourage donc à suivre de façon stricte un tel régime et de consommer le plus possible une large variété d’aliments riches en antioxydants.

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