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Ma réponse à E. Chapuliot à propos des glycotoxines

Comme plusieurs de mes lecteurs sont également préoccupés par les glycotoxines, j’ai pensé que ma réponse à Mme Chapuliot pourrait intéresser plusieurs d’entre-vous. Pour lire les questions  de Mme Chapuliot, voir les commentaires du 10/05/2020 (Estellechapuliot)

Bonjour Madame Chapuliot,

Vous devriez pouvoir trouver des réponses satisfaisantes à vos questions dans les neuf articles scientifiques très récents énumérés ci-dessous ainsi que dans mon premier livre (Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique….)  aux pages 98-114, 152-156 . De plus, lire ou relire mon article « Est-il vraiment pertinent d’utiliser l’indice glycémique pour le choix de nos aliments? » devrait vous aider car  il s’appuie sur plusieurs articles scientifiques pour le moins pertinents.  Pour faire la part des choses, il est important de saisir les limitations de l’indice glycémique des aliments qui est influencé par de multiples facteurs dont on néglige souvent de tenir compte; par exemple, il est incontestable que tous les sucres ne sont pas égaux et  que de plus le contexte de leur ingestion peut faire une énorme différence. Par exemple, j’ai cité dans mon premier livre des études qui démontrent clairement que le fructose consommé à même le fruit est positif pour la santé alors que consommé sous forme de sirop de maïs (transformé par l’industrie et utilisé comme tel dans de nombreux aliments), il peut avoir des effets délétères importants sur la santé même à brève échéance.  Malheureusement, dans les faits, on utilise généralement l’indice glycémique de façon arbitraire sans tenir compte des nombreuses restrictions inhérentes à cet indice.

J’aimerais insister sur le fait que le mode de vie est beaucoup plus important que nos gènes dans le développement des maladies chroniques; ceci est démontré par de nombreuses études scientifiques. Vous vous demandez comment savoir s’il y a un problème avec glycémie en relation avec notre alimentation et la production d’AGEs  dans notre corps.  Une alimentation déséquilibrée qui favorise la résistance à l’insuline peut nous envoyer des alertes sous les formes suivantes :

  • Prise de poids au niveau de l’abdomen
  • Soif excessive
  • Augmentation de l’appétit
  • Mictions fréquentes
  • Fatigue
  • Vision trouble
  • Infections fréquentes
  • Picotements et/ou engourdissements dans les mains et les pieds
  • Dysfonctionnement sexuel

7 signes de déshydratation qui peuvent aller de pair avec ces symptômes :

https://www.selection.ca/sante/vivre-sainement/deshydratation-symptomes-deshydrate/

https://www.news-medical.net/health/Insulin-Resistance-Symptoms-(French).aspx

En ce qui vous concerne, je me pose les questions suivantes : avez-vous suivi la diète hypotoxique en suivant correctement (donc avec très peu d’écarts) l’ensemble de ses règles pendant au moins 6 mois sans remarquer une amélioration au moins tangible?  Si c’est le cas, il est possible de vous soyez sensible à des aliments qui sont normalement compatibles avec la diète hypotoxique, comme par exemple certaines ou même l’ensemble des légumineuses ou encore n’importe lequel autre aliment.  Il faut savoir que tout aliment quel qu’il soit, peut déclencher des intolérances et que la tenue d’un journal quotidien peut nous en apprendre beaucoup à ce chapitre.

Une étude italienne que m’avait interpelée cherchait à démontrer quel était l’organe dont le  fonctionnement inadéquat était le plus susceptible de compromettre la longévité des individus avait donné comme résultat les reins.  Ceci semble être en corrélation avec certains des articles cités ci-dessous montrant la relation entre l’axe AGE-RAGE et la néphropathie.

Voici donc les 8 articles que je vous propose de lire;  je pense que vos formations et votre expérience vous permettront de trouver des réponses à vos questions. À propos du chocolat noir, il me semble que le chocolat cru soit idéal, par contre, la consommation raisonnable de chocolat noir présenterait  des avantages certains bien que tous ne peuvent pas nécessairement le tolérer (aucun aliment quel que soit sa qualité ne convient à tous).

Bonne lecture! (Pour lire les résumés, cliquer sur les titres des articles)

1) The Modern Western Diet Rich in Advanced Glycation End-Products (AGEs): An Overview of Its Impact on Obesity and Early Progression of Renal Pathology. Bettiga A, Fiorio F, Di Marco F, Trevisani F, Romani A, Porrini E, Salonia A, Montorsi F, Vago R. Nutrients. 2019 Jul 30;11(8). pii: E1748. doi: 10.3390/nu11081748. Review.

2) Implication of advanced glycation end products (Ages) and their receptor (Rage) on myocardial contractile and mitochondrial functions.

Neviere R, Yu Y, Wang L, Tessier F, Boulanger E. Glycoconj J. 2016 Aug;33(4):607-17. doi: 10.1007/s10719-016-9679-x. Epub 2016 Jun 8. Review.

3) AGE-RAGE axis blockade in diabetic nephropathy: Current status and future directions. Sanajou D, Ghorbani Haghjo A, Argani H, Aslani S. Eur J Pharmacol. 2018 Aug 15;833:158-164. doi: 10.1016/j.ejphar.2018.06.001. Epub 2018 Jun 5. Review.

4) Activation of the receptor for advanced glycation end products and consequences on health. Wautier MP, Guillausseau PJ, Wautier JL. Diabetes Metab Syndr. 2017 Oct – Dec;11(4):305-309. doi: 10.1016/j.dsx.2016.09.009. Epub 2016 Sep 4. Review.

5) Redox Signaling and Advanced Glycation Endproducts (AGEs) in Diet-Related Diseases.

Cepas V, Collino M, Mayo JC, Sainz RM.

Antioxidants (Basel). 2020 Feb 6;9(2). pii: E142. doi: 10.3390/antiox9020142. Review.

6) Association between habitual dietary and lifestyle behaviours and skin autofluorescence (SAF), a marker of tissue accumulation of advanced glycation endproducts (AGEs), in healthy adults. Kellow NJ, Coughlan MT, Reid CM. Eur J Nutr. 2018 Sep;57(6):2209-2216. doi: 10.1007/s00394-017-1495-y. Epub 2017 Jun 27.

7) Comparison of Free and Bound Advanced Glycation End Products in Food: A Review on the Possible Influence on Human Health. Zhao D, Sheng B, Wu Y, Li H, Xu D, Nian Y, Mao S, Li C, Xu X, Zhou G. J Agric Food Chem. 2019 Dec 26;67(51):14007-14018. doi: 10.1021/acs.jafc.9b05891. Epub 2019 Dec 12. Review.

8) Randomized study of the effects of cocoa-rich chocolate on the ventricle-arterial coupling and vascular function of young, healthy adults. Pereira T, Bergqvist J, Vieira C, Grüner Sveälv B, Castanheira J, Conde J. Nutrition. 2019 Jul – Aug;63-64:175-183. doi: 10.1016/j.nut.2019.02.017. Epub 2019 Feb 27.

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Immunité naturelle : le choc de la science et de la politique, qui a raison?

Qui a raison ? Le François Legault qui aborde l’importance de l’immunité naturelle jeudi, ou le François Legault qui n’en fait pas mention le lundi suivant en annonçant le retour des enfants à l’école ? Les deux, explique Alec Castonguay, l’auteur de cet article paru dans L’actualité (29 avril 2020). https://lactualite.com/auteur/alecc/

N.B. : pendant la présente crise, L’actualité propose gratuitement tous ses contenus pour informer le plus grand nombre.

Message de Jacqueline : si vous voulez comprendre les tenants et aboutissants de l’immunité naturelle,  lisez cet article jusqu’au bout, vous y trouverez de nombreuses réponses à vos questionnements sur le problème très complexe de la COVID-19. Bonne lecture!

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Un article incontournable: « L’échec des méga-établissements en santé »

Louise Harel, ex-ministre et députée du Parti québécois, 25 avril 2020

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/577689/l-echec-des-mega-etablissements

Lire l’article de Louise Harel permet de bien comprendre pourquoi on en est rendu là :

1) La logique hospitalière : de 2003 à aujourd’hui

Des solutions possibles pour résoudre ce méga-problème :

2) Que faire maintenant ?

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Hélène présente une hypothèse concernant les maux de J.F. Laterreur

Courriel envoyé sur mon blogue par  J.F.Laterreur  le 10/08/2019.

Salut Jacqueline, Cela fait environ 2 mois que j’ai commencé votre régime.J’ai des migraines et des maux de tête depuis une quinzaine d’années.Je crois que votre régime fonctionne pour moi car quand je mange de la viande et autre aliment proscrit par le régime j’ai mal à la tête alors qu’avant je n’avait pas mal. Mais le problème c’est que plus j’avance dans le régime plus tous les aliment me donne mal à la tête, les fruits, les légumes, eau gazeuse, les noix, peut être que ça un lien avec la désintoxication mais je ne sait quoi en penser. Alors je vous écrit pour savoir si n’auriez pas une piste pour moi.
Merci d’avance

Courriel d’Hélène

Bonsoir Mme Lagacé,

La question de Jean-Francois Laterreur qui demande si les maux de tête qu’il éprouve en suivant le régime hypotoxique ne seraient pas la résultante d’un processus de détoxification de son organisme m’incite a vous faire part de mon expérience personnelle. Il y a une quinzaine d’années j’ai consultée un dentiste holistique pour faire retirer mes amalgames dentaires gris. Avant de les retirer, celui-ci m’a référé a un naturopathe spécialisé en détoxification. Ce naturopathe a identifié que j’étais intoxiqué au mercure et m’a fait suivre une grande cure de détoxification. Les métaux lourds se logent malheureusement beaucoup dans le cerveau et lorsque celui-ci se détoxifie, il enfle et créée une pression supplémentaire dans la boite crânienne cela je l’ai beaucoup ressenti. Il y a plusieurs solutions naturelles pour soulager cette pression (Bains d’argile aux herbes dans lequel on s’immerge ,sauna a infra-rouge, etc,). Et meme aujourd’hui a chaque début d’été ,quand je mange BEAUCOUP de légumes verts de mon jardin durant l’été, au début je ressens de la pression dans ma tète et un peu de maux de cœur puis tout s’estompe.

Hélène

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Un appui important pour l’essai clinique sur la COVID-19 du Dr Tardif

Message reçu de la Fondation Institut de cardiologie de montréal

Bonjour,

Nous sommes très fiers de vous annoncer que l‘École de médecine de l’Université de New York a choisi Le Centre de recherche de l’Institut de Cardiologie de Montréal pour participer à notre étude clinique sur la COVID-19, COLCORONA.

L’équipe de Dr Tardif travaille maintenant en partenariat avec la Faculté de médecine de l’Université de New York sous la direction de la Dre Binita Shah, directrice de la recherche du programme de résidence en médecine interne pour offrir immédiatement cette étude aux patients de New York. À ce jour, l’état de New York compte de milliers personnes diagnostiquées positives à la COVID-19.

Rappelons que COLCORONA est coordonnée par le Centre de Coordination des Essais Cliniques de Montréal (MHICC), financée par le Gouvernement du Québec, et appuyée par Pharmascience et CGI.

Alain Gignac
Président-directeur général


Pour en lire plus

Pour en savoir plus sur l’étude clinique COLCORONA, rendez-vous au www.colcorona.org.

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Témoignage de Margot, 76 ans, « système immunitaire très renforcé »

Article passionnant ! A partager!
Moi aussi je voue une immense gratitude a Madame Lagacé qui m’a délivrée de mes douleurs dues a l’inflammation liée à l’arthrose, ceci depuis 6 ans , de plus j’ai retrouvé une très bonne forme physique , un système immunitaire très renforcé, et une joie de vivre profonde, j’ai bientôt 76 ans ,
Merci du fond du cœur Madame Lagacé !
Merci aussi à votre équipe !
Margot

Réponse de Jacqueline: ce témoignage d’une dame de 76 ans confirme que notre mode de vie est plus important que l’âge et que notre génétique pour jouir de la santé et de la joie de vivre… Merci Margot pour ce témoignage vivifiant qui met en lumière qu’avancer en âge n’est pas obligatoirement synonyme de catastrophe…

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Des commentaires d’un lecteur à lire absolument ainsi que le lien qu’il suggère!

Bonjour Madame LAGACÉ,

Ne disposant pas de données sur la relation entre les changements climatiques et la pandémie virale du covid-19, je reste sur ma faim pour comprendre cette relation. Cependant, une autre thèse présentée par la journaliste Sonia SHAH dans son article édité par le Monde Diplomatique du mois de mars sous le titre «D’où viennent les corona-virus – Contre les pandémies l’écologie» va sans doute vous intéresser. Depuis le néolithique où les humains ont développé l’agriculture et domestiqué les animaux, les microbes animaux ont muté en agents pathogènes. La majorité des virus d’origine animale provient pour les deux-tiers des animaux sauvages. Les activités humaines de déforestations, d’industrialisation, d’urbanisation, d’agriculture intensive et d’élevages industriels ont pour conséquence la destruction des habitats des animaux sauvages et augmentent la proximité de ces animaux avec les humains. L’épidémie virale d’ Ébola en est un exemple. La déforestation massive a détruit le milieu de vie des chauves-souris. Elles sont venue vivre dans les jardins et les fermes. Sonia SHAH s’appuie sur des études citées en fin d’article. Plutôt que de paraphraser son propos, je préfère vous transmettre le lien électronique pour accéder à l’article :
https://www.monde-diplomatique.fr/2020/03/SHAH/61547
Je profite de venir vers vous pour vous remercier. J’ai découvert votre ouvrage «Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation» et j’ai compris rétrospectivement que l’alimentation en lait et en céréales, recommandée durant l’enfance et l’adolescence, avait perturbé ma structure génétique. Je constate que depuis la suppression des laits et produits laitiers animaux ainsi que le blé et les autres céréales que vous citez, l’arthrose qui s’est installée ne provoque plus d’inflammation. Je peux dormir sans craindre la douleur de la hanche au moindre mouvement, et surtout, j’ai échappé aux infiltrations et à la prothèse du pouce droit (que j’utilise abondamment à la guitare) préconisée par un radiologue pétri de ses certitudes du haut de son pouvoir médical.
Des millions de mercis, bien à vous,
William Chapman

Réponse de Jacqueline: merci M. Chapman pour le complément d’information,  le lien numérique et votre témoignage.  Cela m’a fait un bien énorme de vous lire.

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La crise de la COVID-19, une occasion de renouveau et de collaboration par J. Lagacé

La crise de la COVID-19, une occasion de renouveau et de collaboration.

Jacqueline Lagacé, Ph.D.

N.B. : à la fin du texte, vous trouverez une annonce pour participer à l’étude clinique du Dr Jean-Claude Tardif,  

Notre monde « moderne » vit actuellement à la vitesse grand V une crise mondiale sans précédent.  La pandémie causée par la COVID-19 a déjà chambardé en quelques   semaines des grands pans de notre système de santé, de notre économie et de nos politiques.

Cette situation n’est pas normale et exige que la Société participe à un effort commun, non seulement pour vaincre la présente pandémie, mais également pour aider à résoudre le défi majeur que représentent les changements climatiques; il faut reconnaître que les changements climatiques ne sont pas étrangers à l’actuelle pandémie.  Nous devons donc reconsidérer nos responsabilités individuelles et collectives afin d’effectuer les changements qui s’imposent.

Dans ce contexte, il est important de réfléchir à certaines anomalies de notre système économique; il aura fallu cette crise mondiale pour prendre la réelle mesure du déséquilibre engendré par notre hyper-dépendance envers plusieurs pays, dont particulièrement la Chine.  Cet état de dépendance extrême constitue une grave menace :  menace pour notre autonomie nationale,  menace sanitaire pour notre population qui ne peut plus compter sur des infrastructures industrielles suffisantes pour satisfaire nos besoins essentiels en cas de catastrophes ou de situations problématiques,  qu’il s’agisse des soins de santé (production de médicaments, de matériels de protection sanitaire, etc), du maintien d’un niveau acceptable d’autosuffisance alimentaire, de produits essentiels à notre sécurité dans le domaine des communications afin de protéger des échanges confidentiels et sécurisés lors des périodes d’instabilité ainsi que  tous les autres produits  essentiels pour lesquels nous dépendons uniquement de puissances étrangères sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle.

La crise actuelle nous rappelle l’importance de la cohésion sociale lorsque nous faisons face à des problèmes qui touchent la population dans son ensemble. En ce sens, il est incontestable que la permanence de notre système de santé universel est mise en danger en raison de la croissance continue des maladies chroniques, surtout depuis les années 1980.  De nombreuses études ont démontré que les maladies chroniques sont fortement favorisées par la consommation toujours plus marquée d’aliments ultra-transformés. Il est actuellement démontré que les gens qui sont les plus vulnérables au COVID-19,  sont ceux qui souffrent de maladies chroniques, que ce soit chez les gens âgés de 70 ans et plus en encore chez les adultes de 40-69 ans. Nous avons donc la responsabilité  individuelle, en tant que citoyen, de respecter dans la mesure de nos capacités propres,  notre intégrité physique et mentale en optant pour un mode de vie sain.  Un mode de vie sain est basé au départ sur une alimentation équilibrée, la plus naturelle possible,  adaptée à nos caractéristiques génétiques propres, ce qui exclut les substances néfastes dont les aliments ultra-transformés.  Un mode de vie sain exige également la pratique d’exercices physiques quotidiens qui aident de plus à contrôler les excès de stress, sans oublier les bienfaits générés par le civisme et l’entraide tel que nous le démontre la présente crise.

Quant à nos responsabilités communes face aux changements climatiques, la lecture de  l’excellent livre de Laure Waridel « La transition, c’est maintenant.  Choisir aujourd’hui ce que sera demain » devrait vous inspirer pour la suite des choses.

Permettez-moi de citer les premières phrases en page 4 de la couverture du livre de Laure Waridel : « Alors que les écosystèmes se dégradent à un rythme sans précédent, on réalise que les humains confondent moyens et fins, argent et richesse, croissance économique et bien-être. Comment mettre l’économie au service du bien commun…?  Par où commencer pour transformer un système qui a institutionnalisé la cupidité? »

Pour conclure sur un message d’espoir

J’aimerais rappeler que le développement d’un vaccin contre le SARS-CoV-2, l’agent causal de la COVID-19,  est devenu la priorité no 1 de plusieurs pays, dont le Canada. À cet égard, nos gouvernements, tant de niveau fédéral que provincial, ont  fait des efforts financiers sans précédent pour soutenir et accélérer le travail de nos chercheurs afin de développer des outils, vaccins et autres capables de diminuer l’impact et/ou de mettre fin à la pandémie de la COVID-19.

Dans ce but, des équipes de chercheurs travaillent dans l’urgence 24 heures sur 24 en se relayant à tour de rôle pour atteindre le plus rapidement possible leur but. Il semble probable, selon le témoignage de différents chercheurs, dont certains chercheurs Québécois,  qu’un vaccin puisse être disponible dès septembre prochain…si tout continue à bien aller…on se croise les doigts.  En temps normal, la production d’un tel vaccin nécessite plusieurs années en raison entre autres des lenteurs habituelles d’une telle démarche qui comporte de multiples paliers de décisions. De plus, les nouvelles  technologies génomiques sont en mesure d’accélérer les processus de développement des nouveaux vaccins.

Présentement,  je considère qu’il est primordial de soutenir la recherche clinique initiée à la fin du mois de mars dernier par le Dr Jean-Claude Tardif,  un professeur-chercheur mondialement reconnu pour ses nombreux travaux de recherche. Ce dernier est également  directeur du centre de recherche de l’Institut de cardiologie de Montréal.  Le Dr Tardif  a  lancé cette étude clinique appelée COLCORONA  afin de vérifier l’effet de la colchicine  chez des patients infectés par le SARS-CoV-2, l’agent causal de la COVID-19.

L’intérêt de tester la colchicine sur des patients infectés par le SARS-CoV-2 semble être  une option très prometteuse à court terme pour les raisons suivantes : 

1)  la colchicine possède des propriétés anti-inflammatoires importantes qui ont été vérifiées par de nombreuses études effectuées en laboratoire ainsi que sur des patients affectés de problèmes de santé variés; tous les problèmes de santé qui ont répondu positivement à la colchicine étaient caractérisés par des réactions inflammatoires excessives ou mal contrôlées, qu’il s’agisse de la goutte, de maladies cardio-vasculaires, du syndrome métabolique,  de cas de parodontite (inflammation des tissus qui entourent les dents), de conditions neurochirurgicales, de douleurs inflammatoire chroniques, de problèmes rénaux et de fibrose.

2) Des études ont démontré que la  colchicine a une action anti-inflammatoire sur les globules blancs appelés neutrophiles ainsi qu’une action anti-fibrotique.  Elle agit en inhibant l’adhésion et le recrutement des neutrophiles impliqués dans les réactions inflammatoires, elle réduit différents marqueurs de l’inflammation tels la protéine C-réactive, le taux de sédimentation des globules rouges ainsi que d’autres marqueurs de l’inflammation.  Elle bloquerait également l’inflammation associée au recrutement des  monocytes/macrophages.

3) La colchicine est un vieux médicament qui est utilisée depuis longtemps et qui n’a pas de contre-indications sauf pour les personnes souffrant d’insuffisance rénale et comme c’est le cas pour la plupart des médicaments,  elle n’est pas prescrite aux femmes enceintes et /ou allaitantes.

4) La colchicine est un médicament peu couteux qui peut être produit rapidement en très grande quantité.

5) Selon le Dr Tardif, la colchicine  pourrait potentiellement être utilisée à court terme pour réduire le risque de complications pulmonaires et de décès liés à la COVID-19.  Chez la majorité de patients qui sont contaminés par le virus, l’infection est bénigne, et même souvent asymptomatique. Par contre, chez environ 15-20% des personnes infectées, le virus peut provoquer l’affolement du système immunitaire dont les réactions deviennent  exacerbées et incontrôlables; en fait, c’est cette véritable  tempête inflammatoire incontrôlée qui entraîne les complications  pulmonaires et même possiblement la destruction du tissue pulmonaire et la mort du patient.

Il a été observé que le fait de souffrir d’une maladie chronique (diabète, maladies cardio-vasculaires, maladies auto-immunitaires, etc) est un facteur de risque aggravant qui fragilise les individus face à la COVID-19. Même chez les gens âgés de 70 ans et plus, la grande majorité des décès survient chez ceux qui souffraient d’une ou plusieurs maladies chroniques.

Compte tenu des connaissances accumulées au cours de nombreuses années au sujet du pouvoir anti-inflammatoire de la colchicine et des observations effectuées auprès des  patients atteints de la COVID-19, il y a de fortes probabilités que l’hypothèse du Dr Tardif puisse être démontrée.  Si les études cliniques s’avèrent positives, les cas graves d’infection à la COVID-19 devraient diminuer de façon marquée, ce qui pourrait transformer l’infection en une maladie bénigne.

Comme l’étude du Dr Tardif vise une population de 6,000 personnes infectées actuellement par la  COVID-19, tous ceux qui répondent aux critères suivants : 40 ans et plus,  infection active à la COVID-19 et diagnostic officiel,  pourraient rendre un service  humanitaire majeur  en participant à cette étude. Il est important de mentionner que d’après une information que j’ai entendue à la radio, il semble que votre participation à cette étude ne nécessiterait pas de déplacement de votre part et que le médicament testé vous serait livré chez vous.

 Pour plus d’informations, cliquer sur l’adresse suivante : https://www.colcorona.org/  ou téléphoner au no suivant : 1-877-536-6837. 

Un grand merci à tous ceux qui accepteront de participer à la présente étude.

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La situation actuelle nous force à réfléchir aux véritables enjeux de notre Société

Voici quelques réflexions particulièrement pertinentes qui ont été développées dans le Journal numérique Le Devoir, soit « Le courrier des idées »; week-end du 28 mars 2020.

 « On voit de mieux en mieux que la mise en quarantaine est un privilège pour ceux qui ont les moyens et une angoisse pour ceux qui n’ont rien. Au Canada comme ailleurs, cette crise révèle que les gens vivent d’un chèque de paie à l’autre. Quand ils en ont un.»

«Pour ce qui est des particuliers, les études et les sondages nous disent depuis longtemps que les Canadiens sont surendettés, au point que 40% d’entre eux seraient dans le trouble advenant un simple retard dans le versement de leur paie.»

«Il aura fallu une crise sanitaire mondiale pour constater la fragilité et notre hyperdépendance au continent du Soleil-Levant. Et puis, nous voilà, peut-être, pour ne pas dire enfin, au bout du bout de la mondialisation, à l’extrémité de ce broyeur d’autonomies et de différences, de singularité.»

«En perdant l’école, certains des plus démunis, exposés à domicile à plusieurs des visages sombres de la pauvreté, voient non seulement s’effacer l’apprentissage des règles de grammaire et des tables de multiplication, mais aussi, et peut-être surtout, s’évanouir l’accès à la socialisation, à un repas équilibré ou à des vêtements chauds.»

«L’enseignement en ligne, comme celui à la maison, met en exergue les inégalités sociales actuelles en matière d’accessibilité aux savoirs. Certains enfants suivront un programme continu et rigoureux parce que les parents ont des moyens financiers et intellectuels.»

«Même en situation d’urgence, les droits fondamentaux doivent être respectés. Mais leur exercice peut être plus limité qu’en temps normal. La limitation des droits individuels doit être justifiée, minimale et proportionnée.»

«Il est de notre devoir de réfléchir aux répercussions qu’un isolement de plusieurs mois pourrait avoir sur la vie démocratique d’une société libre.»

La montée de l’Asie / «Et si cette épidémie […] ne faisait qu’accentuer des tendances déjà bien présentes ? On savait depuis longtemps que l’Asie était en voie de dominer le monde. Cette épidémie nous aura révélé sa longueur d’avance dans le domaine de la santé.»

Les préjugés envers les vieux / «Parmi les comportements les plus fâcheux ayant émergé, celui qui consiste à dénigrer une partie de la population en bloc.»

Éclatement ou repli des frontières / «La mondialisation a contribué à ce que les frontières soient abolies pour favoriser cette contamination à très grande échelle. Aujourd’hui, dans un mouvement intuitif de recul, les peuples se replient dans les frontières qu’ils avaient fait tomber, mais l’ennemi est partout.»

La culture comme refuge / «Pour l’heure, on a surtout besoin de réconfort. Et puisse l’art nous nourrir en ces temps d’anxiété! La création, quelque forme qu’elle prenne, en aidera plusieurs à tenir le coup.»

 

 

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Un résumé vraiment intéressant sur l’ultra-transformation des aliments

L’ultra-transformation des aliments est la première cause de mortalité dans les grandes villes

Je vous conseille fortement de prendre le temps de lire le résumé du livre incontournable « Mangeons Vrai » du  Dr Anthony Fardet; pour lire ce résumé cliquer sur :

https://www.thierrysouccar.com/info/lultra-transformation-des-aliments-est-la-premiere-cause-de-mortalite-dans-les-grandes-villes?IDCONTACT_MID=a64b84538c11496d21248915e0

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