Dangers de l’acrylamide (+ ce qu’est l’acrylamide)

Souvent lorsque l’on parle des dangers de l’acrylamide, on évoque la possibilité de son implication dans le développement de cancers comme ce fut le cas lors d’une émission de l’Épicerie au printemps 2012.  Pourtant lorsque l’on fait le tour de la littérature scientifique récente, les sujets de préoccupation par rapport à l’acrylamide concernent surtout ses effets neurotoxiques qui sont bien démontrés chez les animaux et chez les humains, son effet toxicologique sur le système reproducteur ainsi que son effet sur la viscosité du sang même à de faibles doses si consommé de façon chronique. Et cela sans oublier l’influence toxique de l’acrylamide sur la paroi du petit intestin (impact négatif sur sa structure histologique, sur sa régénération et son innervation) tel que démontré chez la souris suite à l’administration d’une dose d’acrylamide quotidienne/kg proche de la dose quotidienne consommée quotidiennement par les humains.

Tel qu’indiqué sur la page d’accueil, nous travaillons actuellement à améliorer ce blogue.  En fait cette information avait été donnée en réponse à une question qui se trouvait dans la partie témoignage, ce qui n’était pas pertinent, mais en même temps je désirais conserver cette information qui par le fait même est sortie de son contexte.

Pour répondre à ceux qui se demandent ce qu’est l’acrylamide, il s’agit d’une glycotoxine qui se développe dans certains aliments cuits à partir de 110 degrés C ou 230 F  (réaction de Maillard) lorsque l’aliment contient de grandes quantités d’un acide aminé libre appelé asparagine.  Les aliments qui en contiennent beaucoup sont les céréales de blé et apparentées (les farines provenant de ces céréales) , les pommes de terre frites, croustilles mais pas les pommes de terre bouillies.  Pour des informations précises, tableaux, etc,  lire les parties sur la cuisson des aliments de mon premier livre p. 98-114.

24 Commentaires

Classé dans Aliments

24 réponses à “Dangers de l’acrylamide (+ ce qu’est l’acrylamide)

  1. Julien

    Bonjour,

    Est ce que les tartines 100% sarrasin bio sans gluten( Pain des fleurs) qu’on trouvent dans les magasins bio sont autorisées?

    Car, en fait, on ne sait pas à quelle température elles ont été cuites et donc si elles contiennent de l’acrylamide?

    cordialement

    • Jacqueline

      Oui, elles sont compatibles car elles ne contiennent pas de gluten.

  2. Bonjour,

    Je ne trouve pas la margarine de la marque »becel ».En France, les personnes allergiques utilisent la margarine »vitaquell ».IL n’y a que celle-là de disponible .Elle contient un peu d’huile de palme.Est-ce qu’elle convient en tartinade et en cuisson, car personne n’aime les gâteaux que je fais avec de l’huile?
    Peut-on utiliser la farine bio sans gluten de chez « Nature et compagnie »
    pour faire pains et gâteaux?
    D’autre part, en France, les probiotiques bio k ne sont pas commercialisés.Y a-t-il autre choses d’équivalent car depuis que j’ai commencé le régime, je me sens très fatiguée et j’ai aussi des maux de ventre.Cela m’inquiète…à tel point que je me demande s’il faut que je continue le régime commencé depuis 15 jours.
    Merci Madame Lagacé pour vos réponses.

    • Jacqueline

      Inscrire dans la fenêtre « Recherche » le mot « fatigue. Concernant la margarine, il est important qu’il n’y ait pas présence de céréales (blé et autres céréales apparentées) ni de produits laitiers.

  3. Bonjour,
    La semoule de riz cuite dans du lait de riz ou d’amandes est-elle permise?
    Quand on cuit un aliment , comment savoir si on est au dessous de 110°C? Mon four n’indique pas les degrés.A la poêle ou à la casserole,sur le gaz,je suis également perdue…
    Merci pour votre aide.

    • Jacqueline

      La réponse est oui pour la première question. Pour la seconde, l’utilisation d’un thermomètre vous aiderait.

    • Florence

      Bonjour Anita,

      Comme le dit madame Lagacé, en règle générale, si l’aliment est dans du liquide, la cuisson ne dépassera pas les 100°C (ébullition). Cuisson vapeur et cuisson à l’eau ou au vin ne posent donc pas de problème.
      Il y a 2 exceptions :
      1. les conditions très particulières de haute pression (comme avec un cuiseur à pression de type « cocotte minute » qui monte à 120°C).
      2. le caramel (et les liquides très concentrés en sucre), qui peuvent monter à des température bien plus haute que les liquides normaux (150-180°C).

      Par contre, pour les cuissons « à sec », la température peut monter très haut. Dès qu’il y a caramélisation en surface, c’est que la température est élevée.
      A titre indicatif:
      Une poêle à feu vif va de 155°C à 200°C ou même 250°C si la poêle est chauffée vide.
      La plupart des fours vont jusqu’à 280°C. La cuisson classique d’une tarte ou d’un gâteau se fait à 180-200°C.
      Une plancha va de 250°C à 320°C en moyenne.
      Un barbecue va de 220°C sans flammes et suffisamment loin des braises, à 500°C au contact des flammes.

      Ça pourrait valoir le coup pour vous d’acheter un thermomètre de cuisine. Il en existe notamment des spéciaux pour fours, qui permettraient de tester votre four pour connaître une fois pour toutes les correspondances entre son thermostat et ses vraies températures.

  4. Jacqueline

    Bonjour,

    Le phénomène de la neuropathie est très mal compris et conséquemment on ne sait pas comment soigner ce problème. On prescrit donc des médicaments pour alléger la douleur, laquelle peut se présenter sous différentes formes (élancements, sensation de brûlure, etc) mais ces traitements sont rarement satisfaisants. Lorsque l’on parle de douleur, il y a ordinairement un phénomène inflammatoire.

    Suite à différents observations et discussions concernant le phénomène de neuropathie, il me semble que certains aliments, dépendamment de nos sensibilités particulières, sont à même d’amplifier ce phénomène. Je demande donc aux personnes qui sont concernées par ce problème d’observer si certains jours, les douleurs sont davantage présentes. Si c’est le cas, je leur demande de noter ce qu’ils ont mangé les jours où cela semble mieux aller ainsi que les jours où les douleurs sont plus importantes. Ces personnes pourront peut-être établir que le fait de se priver de certains aliments leur permet d’alléger leurs souffrances parfois de façon importante.
    Pour commencer, suivre le régime hypotoxique permet d’éliminer les aliments qui sont souvent déclencheurs de réactions inflammatoires. Par la suite, il s’agit d’observer ses réactions personnelles à différents aliments et d’éiminer ceux qui semblent accroître la douleur. Pour plusieurs personnes, cette façon de faire permet d’alléger de façon souvent importante leurs douleurs.

  5. Charlotte

    Bonjour Madame Lagacé.

    Suite à la question de Nicole au sujet des noix grillées, il vaut mieux les manger crues, mais si elles sont séchées, est-ce la même chose que si elles sont grillées?

    En passant Nicole, merci pour les trucs pour le yougourt. Je les réussis assez bien maintenant. Un autre truc peut-être pour avoir moins d’eau sur le dessus, j’ai remarqué qu’il y en avait presque pas la dernière fois que je les ai faits parce que j’ai fait chauffer la yaourtière avec les petits pots (vides) dedans pendant que je préparais le lait d’amande et qu’il refroidissait. Quand j’ai vidé le yaourt dans les petits pots, ils étaient déjà chauds.

    Charlotte

    • Jacqueline

      Les noix séchées à basse température ne développeront pas d’acrylamide.

  6. Nicole

    Bonjour Madame Lagacé,
    Est-ce nocif de faire griller les noix (amandes ou autres) ? Merci beaucoup.

    • Jacqueline

      Idéalement, il vaut mieux les manger crus, mais de façon générale, on peut en consommer à l’occasion des grillés.

  7. Johanne Chalifoux

    Bonjour Mme Lagacé, je veux juste porter à votre attention que j’apparais dans la section MÉTAMORPHOSE du magasine LE LUNDI de cette semaine (jusqu’à jeudi 9 août), j’y donne un témoignage entre autre dans la section ou je parle de mon psoriasis et que je le contrôle bien, grâce à l’élimination du gluten et suite à la lecture de votre livre. J’ai pensé que ça pourrait vous intéresser de le savoir, et peut-être certains de vos lecteurs/trices. Bonne journée, Johanne Chalifoux.

  8. Delphine Gervais

    Bonjour Jacqueline, je suis une lectrice attentive de votre blog, depuis plusieurs mois et viens de terminer, non sans mal, le remarquable livre du Dr Seignalet « L’alimentation ou la troisième médecine » que vous évoquez régulièrement dans vos interventions… Or, je n’ai pas trouvé dans le livre du Dr Seignalet quoi que ce soit concernant les dangers du plastique chauffé? Ces dangers ont été découverts sans doute après sa disparition? Concernant les modes de cuisson nocives, pensez-vous que la cuisson en couscoussière 100% inox soit meilleure que dans un cuit tout vapeur en matières plastiques? Qu’appelle-t-on vapeur douce? Merci d’avance pour votre réponse…

    • Jacqueline

      Vapeur douce par opposition à la cuisson en Presto. La cuisson vapeur se produit à 100 C donc le plastique n’est pas surchauffé par contre, l’inox est excellent.

  9. Charlotte

    Bonjour madame Lagacé.

    Merci pour cette précision sur l’acrylamide, c’est très important de se rappeler de ces détails. Je viens tout juste d’acheter un déshydrateur et je commence à expérimenter. Je me demandais à quelle température déshydrater les aliments pour qu’ils conservent tous leurs nutriments (enzymes, vitamines, etc.). Dans le livret qui accompagne le déshydrateur, cela n’est pas précisé. Est-ce que pour une bonne déshydratation, assez rapide, sans formation d’acrylamide et sans perte de nutriments, 230 F serait la température maximale ou devrais-je le faire plus lentement, par exemple à une température de 200 F ou même moins? J’avais mis des bleuets à déshydrater à une température de 100 F et après 24 heures ils n’étaient pas secs du tout. Hier, j’ai mis des quartiers de tomates italiennes évidées à une température de 115 F. Elles sont presque complètement séchées après 19 heures. Je pense qu’un bon livre sur la déshydratation me serait utile. Pouvez-vous en recommander un ou quelques uns?

    Merci beaucoup et je suis bien contente de voir que la mise à jour de votre blogue est maintenant complétée.

    Bonne journée,

    Charlotte

    • Jacqueline

      Je ne m’y connais pas en techniques de déshydratation. Peut-être que quelqu’un sur ce blogue pourra vous conseiller un livre sur le sujet. Une température maximale de 230 F me semble correcte. De plus, la plupart des légumes et fruits ne développent pas d’acrylamide.

    • liette

      Bonjour,

      Quelle est la marque de votre Déshydrateur? Est-ce l’Excalibur? Je l’ai acheté récemment, mais comme j’ai le gros modèle, garantit 10 ans, il y avait un gros livre avec. Il est excellent. C’est, à date, une très bonne source de référence. Si je ne fais pas erreur, les bleuets sont difficiles à déshydrater. Crudessence a aussi de très bonnes recettes dans son livres, mais pas de trucs. Allez voir le site de http://www.jalinis.com

  10. Luc Saint-Louis

    Un message comme celui là c’est rafraîchissant. C’est a dire qu’il faut, à l’occasion, faire de la récapitulation et pousser un peu plus loin nos connaissances afin de vivre à l’aise dans un monde ou on recherche une alimentation saine et plus si on veut vivre sans douleur.
    Luc Saint-Louis

  11. Fannee Joly

    Source Wikipedia: Ce n’est pas que les sources de gluten qui est possède, mais aussi les fruits séchés, les légumes frais (!), les noix et les graines (1)…

    • Jacqueline

      Les quantités de glycotoxines pouvant se trouver dans les légumes frais sont minimes et ne doivent pas être une préoccupation. De plus, les glycotoxines n’ont pas tous le même niveau de toxicité entre autre celui concernant les noix.

  12. Lise Imbault

    Je suis portée à croire cette théorie sur les effets neurotoxiques. L’an passé, je me suis fait opéré pour une prothèse au genou gauche. Je fus endormie. À ce moment là je ne faisais pas le régime hypotoxique. Ça m’a pris un an après cette opération pour avoir assez de concentration pour lire un livre, moi qui lisait beaucoup, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait.
    Il y a un mois j’ai été opéré pour l’autre genou et je fus endormie encore une fois, mais je fais le régime depuis 6 mois. Croyez-le ou non j’ai environ 14 livres de lus en 1 mois, de plus , ma récupération est 100 fois meilleure et toute ma tête est là.

    • Bonjour,

      Je partage ici mon témoignage et un questionnement. Ce dernier arrive à la fin du texte et porte surtout sur la notion de ‘déclencheur’. Même s’il s’agit d’un commentaire assez général, je le soumets en réaction à celui de Mme Imbault sur le thème de son opération sous anesthésie. Je suis venue ici via un post de Jacqueline Lagacé intitulé « Acrylamide et neurotoxicité » à https://jacquelinelagace.net/2012/08/21/acrylamide-et-neurotoxicite/

      *

      A) Histoire

      Mon histoire de douleur est longue. J’ai 64 ans et je souffre de migraines depuis 40 ans, de celles classifiées auparavant comme ‘communes’ pour les différencier des migraines avec aura, dites ‘classiques’. Je souffre aussi de fibromyalgie, diagnostiquée d’abord par mon neurologue (Institut de neurologie de Montréal) en 2009, et d’arthrose cervicale et du genou gauche (entre autres), également diagnostiquée médicalement. Je me suis reconnue dans plusieurs pathologies décrites dans le livre de Jacqueline et sur des définitions de la fibromyalgie. J’ai suivi une psychothérapie de longue durée avec une psy exceptionnelle, ce qui m’a aidée grandement à ‘faire le ménage’ sur la dimension psycho-somatique de mon état (cf. (le jeu de la sérotonine et des endorphines en lien à la gestion difficile de l’apaisement). J’ai également eu recours à différents traitements alternatifs, tous pour soulager la migraine (car je ne fais que commencer à prendre conscience du rôle majeur de la fibromyalgie dans mon état général), dont l’homéopathie, la physiothérapie, l’acupuncture et l’ostéopathie.

      Le seul point négligé a toujours été… l’alimentation.

      Depuis 1976 j’ai bien entendu pris toutes sortes de médicaments et de manière de plus en plus abondante. J’ai commencé à être suivie par un neurologue (INM) en 1992 et, par lui, j’ai abondamment utilisé une autre panoplie pharmaceutique, d’abord avec le sumatriptan (Imitrex) comme médication de base combinée à des prophylactiques divers dérivés d’autres catégories pharmaceutiques (Mme Lagacée en parle dans son livre). L’ensemble a évidemment affecté ma mémoire et ma concentration, sans compter que l’imitrex est très dure pour les muscles (courbatures après l’ingestion). Bien entendu, ces approches m’ont aidée (ou semblé m’aider), mais je reste au bilan aux prises avec une douleur constante qui prend différentes formes et ‘ne lâchent pas’. La migraine est désormais (depuis 2016) relativement sous contrôle car je peux maintenant gérer mon horaire et mes interactions sociales – et donc mon stress, incluant un meilleur respect de moi-même et de mes limites. Le sommeil est difficile depuis longtemps (atteindre le sommeil profond réparateur est un des problèmes neurologique de base des migraineux, d’où les traitements prophylactiques dont j’ai parlés ci-dessus), mais en plus, depuis 2014, suite à une bursite sévère à la hanche droite et l’arrivée de migraines cervico-géniques doublant les ‘neurologiques’, je dois toujours dormir ‘sur le dos’. En fait, je dors désormais en position semi-assise car mon dos ne supporte pas longtemps la position à plat. On imagine donc la qualité du sommeil déjà passablement perturbé par l’état migraineux.

      Depuis l’hiver dernier (2016-2017), ma jambe gauche est devenue de plus en plus lourde (difficulté de la bouger durant la nuit) et depuis le printemps, elle m’accable de douleurs majeures et même carrément invalidantes, de jour comme de nuit. C’est pour cela que je suis ici et dans le régime hypotoxique.

      Cette douleur récente a commencé à m’invalider massivement (= vite et fort) au niveau du genou gauche d’où elle irradie plus ou moins selon les jours. Mon médecin, suite à son examen manuel complété par une radiographie, a récemment diagnostiqué de l’arthrose au genou avec la recommandation de la panacée habituelle, soit l’ingestion d’antidouleurs (acétaminophènes), les anti-inflammatoires étant presque sans effet. Pour ma part, je crois que mon problème actuel participe certes de l’arthrose, mais bien davantage de l’état fibromyalgique dans son ensemble. Comme je disais, je ne fais que commencer à réaliser l’amplitude et la gravité de cette maladie que je banalisais avant de lire l’ouvrage de Jacqueline et, de là, d’autres textes. Je note en passant que ma première crise de fibromyalgie conscientisée, laquelle a mené au diagnostic du neurologue en 2009 dont j’ai parlé plus haut, s’est produite alors que je vivais un stress énorme au travail, incluant des bris de liens affectifs importants, doublant un état d’épuisement dont j’ai pris quatre ans à me remettre… et encore. Un déclencheur certain.

      En résumé, les conditions de vie changent, mais la douleur tient bon et semble même toujours se déplacer pour me rattraper. On deviendrait parano à moins et il est inévitable qu’on se demande : qu’ai-je (dans la tête) qui ne tourne pas rond en moi (mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa) pour souffrir autant ? Le cul-de-sac est terrifiant.

      *

      B) L’opération sous anesthésie et la découverte du livre de Jacqueline

      Je reviens au commentaire de Mme Imbault. Le 4 avril dernier, j’ai été opérée pour un problème sans gravité médicale, mais sous anesthésie générale. Depuis, mon état douloureux s’est aggravé, ce qui m’a amenée par ricochet à aborder le dossier en souffrance, c’est à dire l’alimentation. Après l’opération, j’ai en effet eu des maux d’estomac majeurs, moi qui ai toujours dit avoir un estomac en béton, douleurs que j’ai d’abord attribuées au stress et à la médication post-opératoires (dilaudil). Comme ‘ça (la douleur) ne passait pas’ et que plus ça allait, plus des aliments auparavant digérés comme de l’eau ne passaient pas non plus, j’ai alors réalisé que je mangeais beaucoup trop vite – qu’en fait : j’avalais, littéralement. J’ai donc commencé à manger lentement, me minutant même pour respecter le minimum des 20 minutes du signal de satiété. Ce fut mon premier pas.

      A peu près dans le même temps, autour du 12 avril, j’ai débuté une diète pour perdre du poids, laquelle comprenait surtout (le midi) des légumes crus variés agrémentés de trempettes basses calories à base de yogourt (Liberty nature sans gras), de yogourt aux fruits (moitié nature / moitié fruits, toujours dans le Liberty) et de fromage (cheddar plus un peu de parmesan dans la trempette). C’était ma diète du midi avec comme dessert occasionnel un mini-biscuit sans sucre, à base de gruau d’avoine et de farine de blé. Le soir, je prenais comme d’habitude un repas chaud, mais en limitant les féculents. Je ne mange jamais de desserts, sauf des sucettes glacées. Les féculents admis dans ma diète-maison excluaient les pâtes, mais comprenaient, bien que de manière rationnée, des produits céréaliers de grains entiers. Le petit déjeuner consistait comme auparavant en un petit fruit, une poignée de ‘Raisin brand’ et une tasse de lait 2%. J’ai commencé aussi à boire beaucoup d’eau filtrée au Brita, soit entre 1 et 2.5 litres par jour.

      C’était une diète assez sévère, qui impliquait surtout, au départ, l’arrêt total de ‘cochonneries’ que je mangeais jusqu’alors allègrement en tentant vaille que vaille de me limiter, soit essentiellement des croustilles et des sucettes glacées. J’ai perdu le poids visé, mais à mes grandes consternation et stupéfaction, car selon mes critères et les critères en vogue, je mangeais très bien, j’ai vécu en deux semaines une aggravation vraiment très sérieuse de la douleur à la jambe gauche. Sans cause apparente, surtout en contexte ‘santé’ dans lequel je me croyais être, cette douleur qui a commencé à l’hiver dernier comme une simple pesanteur, est devenu presque insoutenable. Comme j’ai dit, je dors en position semi-assise pour limiter les douleurs aiguës du dos quand je dors à plat. Ne pouvant me tourner sur le côté, je dois par conséquent souvent bouger mes jambes (pliées et, étendues) pour ‘changer de position’. C’est ainsi que j’ai réalisé que ma jambe gauche devenait de plus en lourde à déplacer, mais sans que je note de véritable douleur, localisée. Il faut dire que la douleur et l’inconfort sont tels que ‘un peu plus un peu moins’… Mais c’était avant, car désormais, la douleur est constante et véritablement invalidante. Mon genou ne plie plus que très difficilement, au point que je me suis enfargée dans un pas de porte !, et je ne peux presque jamais descendre les escaliers de manière normale (en continu). Le jardinage, mon seul exercice physique comme tel et sans doute le plaisir le plus profond de ma vie (et de courte durée depuis que je vis dans une région aux étés si courts), est devenu une véritable corvée. Rendu là, on se dit : « Je dois faire quelque chose ! » Mais « Quoi ? »

      C’est par un concours de circonstances étrange, mais plus qu’heureux, j’en suis profondément convaincue, que j’ai connu les trois premiers livres de Mme Lagacée que je me suis procurés (j’achète le 4e ces jours-ci). Le premier fut une révélation et j’ai commencé le régime hypotoxique vers le début du mois de juin 2017. Sauf pour une ou deux journées au début (illusion ou réponse du corps qui dit ‘Enfin !’ ?), je n’ai pas encore de résultats probants et la tentation est donc forte de revenir à mes anciennes habitudes car, pour moi qui n’arrivais même pas à m’alimenter de manière normale avant (cuisiner m’horripile et je suis de ceux et celles qui vivraient très bien avec une pilule d’astronaute complétée par des chips !), c’est toute une révolution. Mais, comme le disent ces gens pris avec la douleur chronique : « Qu’ai-je à perdre », à part l’agrément des papilles gustatives, étant donné que l’alimentation hypotoxique comprend des aliments sains et complets et met l’accent sur la variété et l’équilibre ? Aucun risque pour ‘la santé’ (suivant le schéma social courant), donc. Et c’est sans compter le plaisir profond, ou plutôt : la joie, vraiment spirituelle (‘l’esprit’ au sens d’abord philosophie du terme), de sentir qu’on fait les bonnes choses, dans l’harmonie et la santé (sanité) – disons : le bon ordre des choses. Reste que c’est très difficile et que cela me demande un grand effort de volonté.

      (Parenthèse. Il faut aussi dire que, pour les gens souffrants de douleurs chroniques, le plaisir de manger équilibre la douleur et donne un courage certain pour endurer le quotidien . C’est un cercle vraiment vicieux qui décuple le sentiment d’impuissance, le feeling d’être des otages de la souffrance – et d’autant plus que notre société nous renvoie si facilement à nous-mêmes au sens négatif du mot, comme si vouloir était toujours pouvoir, ce qui amène à s’en prendre à soi comme à des coupables moraux. Serions-nous en plein dans une autre facette, psycho-sociale cette fois, du problème auto-immun ?)

      Pour l’approche hypotoxique, j’ai fort heureusement deux gros atouts dans mon jeu : 1) mon conjoint embarque pour tout ce qui est des repas cuisinés en commun, soit ceux du soir car le matin et le midi nous mangeons différemment depuis toujours, et 2) j’adore et digère les légumes (et les fruits) crus.

      *

      C) La question du déclencheur

      Je reviens encore une fois au commentaire de Mme Imbeault que je voudrais mieux situer, en lien à celui de Jacqueline sur la neurotoxicité (cf. lien donné plus haut). D’abord, dire que le processus migraineux est un phénomène d’abord neurologique, cela est passablement prouvé, du moins selon mon neurologue même si ce dernier n’impliquait pas l’alimentation sinon comme facteur aggravant / de comorbidité. Quand j’ai été opérée en avril dernier, même si les migraines sont depuis un an en contrôle relatif comme je le disais plus haut, j’ai eu quelques crises sévères obligeant à la médication par sumatriptan. Ces crises étaient dues à l’opération même – stress, anesthésie, douleurs locales post-opératoires, etc. Par la suite, le régime que j’ai décrit plus haut et que je pensais si ‘santé’, mais qui était tout sauf cela suivant la théorie hypotoxique, a sans doute servi de catalyseur complémentaire pour la crise que je vis présentement… Un combiné de déclencheurs ?

      C’est ma question au fond car je crois fermement à la notion de déclencheur ou de catalyseur qui fait que l’accumulation de la toxicité devient soudainement ingérable, qu’elle ‘passe à l’acte’, à la fois par le degré élevé de souffrance et la persistance (non-stop) de cette douleur, avec des conséquences pour la qualité de la vie et même la survie (je dois être d’une vigilance extrême car la douleur agresse et peut me faire tomber si je ne porte pas attention). Je ne crois pas que l’opération ou la diète que j’ai décrite aient pu à eux seuls déclencher l’état dans lequel je me trouve présentement. C’est une question à quelques 2000 $ US ! Est-ce possible que ce soit leur combinaison ? Et pourquoi maintenant ?

      *

      D) A suivre…

      Je mets beaucoup d’espoir dans le régime hypotoxique, auquel je m’habitue graduellement même si j’essaie de le prendre à bras-le-corps en coupant tout ce qui est nocif et en le suivant le plus fidèlement possible dans ses trois composants principaux que sont le sans gluten (et céréales mutées ?), le sans produits laitiers et la cuisson à faible température + l’ingestion du maximum de crudités, incluant des germes-maison. Je me suis procuré une ‘rizeuse’, une mijoteuse et un Vitamix. Ce sont des investissements.

      Pour l’instant, je n’ai pas vraiment d’effets, mais mon intuition et ma raison me disent que je suis sur la bonne voie avec l’approche de Mme Lagacée. Sa générosité, avec ses livres et ce blogue si patient !, me touche beaucoup. Ils sont surtout, dans mon livre à moi, mes valeurs, des signes de santé, de maturité et de qualité qui invitent à accorder ma confiance. Disons que c’est la science au service de la vie et non le contraire – je pense au cas Borde, dont j’ai lu l’article et la réponse de Jacqueline.

      Bref : merci – et je vous en reparlerai dans trois mois, mais déjà, psychologiquement et spirituellement, je ressens déjà de grands bienfaits à vivre ce tournant, en fait : une véritable conversion.

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