Nouvelle étude démontrant pourquoi il faut éviter les édulcorants artificiels (lire le commentaire de Michel Guay)

Artificial sweeteners induce glucose intolerance by altering the gut microbiota.

Suez J, Korem T, Zeevi D, Zilberman-Schapira G, Thaiss CA, Maza O, Israeli D, Zmora N, Gilad S, Weinberger A, Kuperman Y, Harmelin A, Kolodkin-Gal I, Shapiro H, Halpern Z, Segal E, Elinav E.

Nature. 2014 Sep 17. doi: 10.1038/nature13793. [Epub ahead of print] (La revue Nature est une des meilleure revue scientifique au monde)

Abstract

Non-caloric artificial sweeteners (NAS) are among the most widely used food additives worldwide, regularly consumed by lean and obese individuals alike. NAS consumption is considered safe and beneficial owing to their low caloric content, yet supporting scientific data remain sparse and controversial. Here we demonstrate that consumption of commonly used NAS formulations drives the development of glucose intolerance through induction of compositional and functional alterations to the intestinal microbiota. These NAS-mediated deleterious metabolic effects are abrogated by antibiotic treatment, and are fully transferrable to germ-free mice upon faecal transplantation of microbiota configurations from NAS-consuming mice, or of microbiota anaerobically incubated in the presence of NAS. We identify NAS-altered microbial metabolic pathways that are linked to host susceptibility to metabolic disease, and demonstrate similar NAS-induced dysbiosis and glucose intolerance in healthy human subjects. Collectively, our results link NAS consumption, dysbiosis and metabolic abnormalities, thereby calling for a reassessment of massive NAS usage.

Traduction en français

Les édulcorants artificiels non caloriques (NAS) (exe. la saccharine, le sucralose, l’aspartame, etc) sont parmi les additifs alimentaires les plus utilisés dans le monde. Ils sont consommés régulièrement par les personnes minces et obèses. La consommation des NAS est considérée comme sûre et bénéfique en raison de leur faible teneur en calories, mais cela est controversé car non soutenu par des données scientifiques probantes. Dans cet article, nous démontrons que la consommation de formulations NAS couramment utilisées peut provoquer le développement d’une intolérance au glucose parce que ces formulations entraînent des modifications de la composition et du fonctionnement de la flore intestinale ; ces effets métaboliques délétères dus aux NAS sont abrogés par un traitement d’antibiotique ; ils sont également entièrement transférables à des souris (germ-free) nées sans germes, suite à une transplantation fécale du microbiote modifié des souris ayant consommé des NAS  ou du microbiote incubé en aérobie en présence de NAS. Nous identifions les voies métaboliques microbiennes altérées par les NAS qui sont liées à la susceptibilité de l’hôte à la maladie métabolique, nous démontrons également la présence d’une dysbiose similaire induite par les NAS et l’intolérance au glucose chez les sujets humains sains. Dans leur ensemble,  nos résultats lient la consommation des NAS , la dysbiose intestinale et les anomalies métaboliques, ce qui oblige à une réévaluation de l’utilisation massive des NAS.

Fin de la conclusion de l’article  :
Together with other major shifts that occurred in human nutrition, this increase in NAS consumption coincides with the dramatic increase in the obesity and diabetes epidemics. Our findings suggest that NAS may have directly contributed to enhancing the exact epidemic that they themselves were intended to fight. Moreover, our results point towards the need to develop new nutritional strategies tailored to the individual while integrating personalized differences in the composition and function of the gut microbiota.

N.B.: le stevia est un édulcorant naturel

1 commentaire

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Une réponse à “Nouvelle étude démontrant pourquoi il faut éviter les édulcorants artificiels (lire le commentaire de Michel Guay)

  1. Les édulcorants de synthèse
    Il existe des édulcorants intenses, des substances élaborées chimiquement ayant un pouvoir sucrant de 100 à 600 fois plus élevé que celui du sucre (aspartame, cyclamate, saccharine, sucralose et acésulfame K). Ces substances ont été découvertes soit par hasard lors d’expériences scientifiques ou en cherchant des moyens de fabriquer des substances sucrantes n’influençant pas la glycémie et pouvant, entre autres, convenir aux diabétiques. Cependant, certaines de ces substances ne sont pas sans risque, c’est notamment le cas de l’aspartame, du cyclamate, de la saccharine et du sucralose.

    L’aspartame
    L’aspartame est un édulcorant de synthèse qui possède un pouvoir sucrant 200 fois plus élevé que celui du sucre. Il s’agit en fait d’une combinaison de deux acides aminés, la L-phénylalanine et l’acide L-aspartique. L’aspartame est une substance instable dans les liquides (boissons gazeuses), à la chaleur (dans le café) et si elle est entreposée trop longtemps. Lorsqu’elle se dégrade, elle entraîne la formation de substances qui sont associées au développement de cancers, notamment de tumeurs au cerveau (méthanol, acide formique, diketopiperazine). L’aspartame peut également réduire les niveaux de sérotonine au cerveau contribuant ainsi à la dépression. Elle peut affecter la vision et contribuer entre autres choses à l’hyperactivité, l’arthrose, les problèmes de peau, les palpitations, le vertige, l’insomnie et l’anxiété.
    C’est aujourd’hui la multinationale Monsanto qui est propriétaire et fabricant de l’aspartame.

    Le cyclamate et la saccarine
    La saccharine existe depuis très longtemps, il s’agit en fait du plus ancien édulcorant artificiel. Elle a un pouvoir sucrant de 300 à 400 fois plus élevé que le sucre et ne contient aucune calorie. Pour la fabriquer, on prend de l’acide anthranilique que l’on fait réagir avec de l’acide nitreux, du dioxyde de soufre, du chlore ainsi que de l’ammoniac. Résultat? De la saccharine!
    À partir des années soixante, des études ont démontré un lien entre l’apparition de cancers chez des animaux et l’administration de doses de saccharine. En 1977, le gouvernement canadien a interdit l’ajout de cet édulcorant dans les aliments.
    Le cyclamate (cyclamate de sodium) a été découvert en 1937. Il s’agit d’un autre édulcorant artificiel de 30 à 50 fois plus sucré que le sucre. Des études ont également fait des liens entre certains cancers et la consommation de cyclamate. Le plus souvent, la saccharine et le cyclamate sont mélangés ensemble à raison de 10 parties de cyclamate pour une partie de saccharine. Bien Qu’interdits dans les aliments, ils sont toujours vendus en sachets. On retrouve ces fameux sachets roses, jaunes et bleus dans tous les restaurants et il est également possible de s’en procurer à l’épicerie et dans les pharmacies. Si l’on prend la peine de lire les indications sur ces sachets, on y trouvera la mise en garde suivante : «Ne consommer que sur l’avis d’un médecin».

    La sucralose
    Mieux connu sous le nom de SPLENDA, cet édulcorant a été découvert un peu plus récemment, dans les années 1970, et il a été commercialisé au Canada au début des années 1990. Pour fabriquer cet édulcorant, on prend du saccharose (autre nom pour sucrose ou même simplement sucre) et on en fait une modification biochimique. Plus précisément, on remplace trois groupes hydroxyles par trois atomes de chlore. Ainsi, il ne génère aucune calorie et possède un pouvoir sucrant de 500 à 600 fois plus élevé que le sucre. La plupart des études ont démontré que le sucralose était sécuritaire pour la santé. Cependant, certains doutes demeurent.
    Le sucralose est une substance chlorée. On pensait au début que tout le sucralose ingéré était excrété en bout de ligne. C’est pourquoi on a cru qu’il était totalement sécuritaire contrairement à d’autres produits contenant des atomes de chlore que le corps avait la capacité d’emmagasiner. On s’est finalement rendu compte qu’une proportion de 27% du sucralose peut être absorbée par l’organisme. De cette partie, une petite quantité se transforme en chlorofructose et en chloroglucose après dégradation. Ces substances sont toxiques mais comme elles sont en quantités minimes, on considère que ça ne représente pas un risque réel pour la santé.
    C’est ici que le doute s’installe. Bien que ces toxines se retrouvent en quantités infimes, le corps devra travailler pour les éliminer et c’est une charge de plus qu’on lui impose. Devrait-on accepter de consommer des produits toxiques sous prétexte qu’ils sont en petites quantités.
    Bonne journée.
    Michel Gay
    Chercheur
    Phytologue Herboriste Naturopathe

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