Une vaste étude Québécoise montre l’efficacité de la colchicine pour traiter la COVID-19

Chez 4159 patients qui présentaient un facteur de risque de complications et dont le diagnostic de COVID-19 avait été validé par un test PCR, la colchicine a entraîné une baisse des hospitalisations de 25 %, une baisse du besoin de ventilation de 50 % et une diminution des décès de 44 % par rapport au groupe témoin. « C’est une percée majeure », déclare le DTardif.

https://www.lapresse.ca/covid-19/2021-01-22/percee-majeure/une-vaste-etude-montre-l-efficacite-de-la-colchicine-pour-traiter-la-covid-19. ou inscrire simplement sur Google: colchicine, dr tardif, la presse, pour avoir accès à cet article de La Presse

La colchicine agit pour prévenir la « tempête inflammatoire majeure » qui affecte les poumons des malades de la COVID-19 et qui risque d’envoyer les patients à l’hôpital, explique le DTardif. « Nous sommes heureux d’offrir le premier médicament oral au monde dont l’utilisation pourrait avoir une incidence importante sur la santé publique et, potentiellement, prévenir les complications de la COVID-19 chez des millions de patients », déclare le Dr Jean-Claude Tardif, directeur du Centre de recherche de l’Institut de Cardiologie de Montréal, professeur de médecine à l’Université de Montréal et chercheur principal de l’étude COLCORONA. Traiter les patients à risque de complications avec la colchicine dès la confirmation du diagnostic de COVID-19 par un test naso-pharyngé (PCR) permet de :

  • réduire leur risque de développer une forme grave de la maladie
  • diminuer le nombre d’hospitalisations

Jacqueline ajoute: le 03 avril 2020, dans un article publié sur le présent blogue, j’ai donné l’information suivante à propos de l’intérêt de la colchicine en relation avec la COVID-19 et la recherche lancée à cette époque par le Dr J.C. Tardif :

L’intérêt de tester la colchicine sur des patients infectés par le SARS-CoV-2 semble être  une option très prometteuse à court terme pour les raisons suivantes : 

1)  la colchicine possède des propriétés anti-inflammatoires importantes qui ont été vérifiées par de nombreuses études effectuées en laboratoire ainsi que sur des patients affectés de problèmes de santé variés; tous les problèmes de santé qui ont répondu positivement à la colchicine étaient caractérisés par des réactions inflammatoires excessives ou mal contrôlées, qu’il s’agisse de la goutte, de maladies cardio-vasculaires, du syndrome métabolique,  de cas de parodontite (inflammation des tissus qui entourent les dents), de conditions neurochirurgicales, de douleurs inflammatoire chroniques, de problèmes rénaux et de fibrose.

2) Des études ont démontré que la  colchicine a une action anti-inflammatoire sur les globules blancs appelés neutrophiles ainsi qu’une action anti-fibrotique.  Elle agit en inhibant l’adhésion et le recrutement des neutrophiles impliqués dans les réactions inflammatoires, elle réduit différents marqueurs de l’inflammation tels la protéine C-réactive, le taux de sédimentation des globules rouges ainsi que d’autres marqueurs de l’inflammation.  Elle bloquerait également l’inflammation associée au recrutement des  monocytes/macrophages.

3) La colchicine est un vieux médicament qui est utilisée depuis longtemps et qui n’a pas de contre-indications sauf pour les personnes souffrant d’insuffisance rénale et comme c’est le cas pour la plupart des médicaments,  elle n’est pas prescrite aux femmes enceintes et /ou allaitantes.

4) La colchicine est un médicament peu couteux qui peut être produit rapidement en très grande quantité.

5) Selon le Dr Tardif, la colchicine  pourrait potentiellement être utilisée à court terme pour réduire le risque de complications pulmonaires et de décès liés à la COVID-19.  Chez la majorité de patients qui sont contaminés par le virus, l’infection est bénigne, et même souvent asymptomatique. Par contre, chez environ 15-20% des personnes infectées, le virus peut provoquer l’affolement du système immunitaire dont les réactions deviennent  exacerbées et incontrôlables; en fait, c’est cette véritable  tempête inflammatoire incontrôlée qui entraîne les complications  pulmonaires et même possiblement la destruction du tissue pulmonaire et la mort du patient.

Il a été observé que le fait de souffrir d’une maladie chronique (diabète, maladies cardio-vasculaires, maladies auto-immunitaires, etc) est un facteur de risque aggravant qui fragilise les individus face à la COVID-19. Même chez les gens âgés de 70 ans et plus, la grande majorité des décès survient chez ceux qui souffraient d’une ou plusieurs maladies chroniques.

Compte tenu des connaissances accumulées au cours de nombreuses années au sujet du pouvoir anti-inflammatoire de la colchicine et des observations effectuées auprès des  patients atteints de la COVID-19, il y a de fortes probabilités que l’hypothèse du Dr Tardif puisse être démontrée.  Si les études cliniques s’avèrent positives, les cas graves d’infection à la COVID-19 devraient diminuer de façon marquée, ce qui pourrait transformer l’infection en une maladie bénigne.

Comme l’étude du Dr Tardif vise une population de 6,000 personnes infectées actuellement par la  COVID-19, tous ceux qui répondent aux critères suivants : 40 ans et plus,  infection active à la COVID-19 et diagnostic officiel,  pourraient rendre un service  humanitaire majeur  en participant à cette étude. Il est important de mentionner que d’après une information que j’ai entendue à la radio, il semble que votre participation à cette étude ne nécessiterait pas de déplacement de votre part et que le médicament testé vous serait livré chez vous.

 Un grand merci à tous ceux qui ont accepté de participer à cette étude qui a comporté 3000 Québécois sur près de 4500 participants..

7 Commentaires

Classé dans Divers

7 réponses à “Une vaste étude Québécoise montre l’efficacité de la colchicine pour traiter la COVID-19

  1. Suzanne

    Détails sur le site de l’étude:
    https://fr.colcorona.net

  2. Francine

    Si ceci est vrai comment ce fait-il que ce médicament n’est pas prescrit pour l’arthrite rhumatoide pour diminuer l’inflamation . Et on ne parle pas des effets secondaire que ce médicament peu occasionner sauf ceux qui on des problème de rein.Merci

    • Jacqueline

      La colchicine est un vieux médicament très peu couteux…
      Tout à coup, il y a une levée de bouclier à l’encontre du travail du Dr Tardif. Attendons les résultats de l’analyse par les pairs auxquels a été soumis l’article du Dr Tardif.

  3. Bonjour Madame Lagacé. Mon conjoint et moi avons eu la covid 19 en décembre 2020. Je suis préposée aux bénéficiaires et malheureusement,j’ai ramené ce virus à la maison. Depuis plus de 2ans, mon conjoint qui a 63ans, suit à la lettre le régime hypotoxique et depuis, plus aucune douleur et d’inflammation dû à de l’arthrose sévère dégénérative. Mais malheureusement, la douleur et l’inflammation sont revenues, suite à la covid 19. Mon conjoint était tellement,mais tellement bien ! Il avait repris toute ses activités ! Il y a vraiment un lien entre les deux ! Quoi faire ??? Merci beaucoup pour tout!

    • Jacqueline

      Bonjour Anny, J’ai déjà répondu à votre question. j’ajouterais toutefois, que faire un effort pour consommer en plus de la diète hypotoxique des aliments naturels riches en substances anti-inflammatoires pourrait aider:
      https://www.naturaforce.com/meilleurs-anti-inflammatoires-naturels/

      Nutrients . 2020 Oct 9;12(10):3075. doi: 10.3390/nu12103075.
      Effects of Nutritional Interventions in the Control of Musculoskeletal Pain: An Integrative Review
      Traduction:
      Intervention nutritionnelle sur les fruits. Quatre études ont évalué les interventions nutritionnelles sur les fruits, en particulier les effets observés lors de la consommation de myrtille [8], de poudre de fraise lyophilisée [46], de jus de grenade [47] et d’extrait d’écorce de fruit de la passion [48]. Les études avaient un total de 151 participants, et trois étaient randomisés et en double aveugle [8,46,48]. Toutes les études ont comparé le groupe d’intervention avec le groupe témoin ou placebo. Les études évaluant l’extrait de bleuet, de fraise et de fruit de la passion ont révélé qu’une réduction significative de la douleur musculo-squelettique était observée après la consommation d’extrait de bleuet, de fraise et de fruit de la passion [8,46 , 48]. Parmi les quatre études, trois ont évalué les niveaux de certains marqueurs inflammatoires [8,46,47], et selon les résultats de ces études, une intervention nutritionnelle avec la consommation de fraise a démontré une réduction significative des taux d’IL- 6 et IL-1B [46] (tableau 2). La période de suivi dans ces études variait de 6 à 26 semaines. Deux de ces études ont été menées aux États-Unis [8,46] et deux en Iran [47,48]

  4. Monique Tremblay

    Mais si on participe à l’étude, on peut recevoir le placébo. Comment faire pour obtenir le médicament colchicine (peut-on obtenir une prescription d’un médecin)? Merci!

    • Jacqueline

      Bonjour Monique,
      L’étude est terminée. Toutefois, avant que ce médicament soit prescrit par les médecins, il est conseillé d’attendre que les résultats de l’étude soient approuvés par les pairs qui sont sûrement en train d’analyser l’article du Dr Tardif.

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