L’alimentation hypotoxique peut mettre en rémission une centaine de maladies d’inflammation chronique: pourquoi?

 

Les raisons qui expliquent pourquoi l’alimentation hypotoxique peut mettre en rémission près d’une centaine de maladies d’inflammation chronique 

 1) Conditions préalables au développement des maladies d’inflammation chronique

Les relations intimes et multiples entre l’alimentation, le système immunitaire et le microbiome (flore intestinale) vont déterminer si la présence d’une susceptibilité (fragilité) génétique chez un individu va se manifester par l’expression d’une maladie inflammatoire chronique au cours de sa vie.

Pour qu’une maladie d’inflammation chronique puisse s’exprimer, il faut réunir les  conditions suivantes: 1) avoir hérité d’une  prédisposition génétique pour telle maladie précise; 2) il faut qu’un facteur de l’environnement, qui est souvent un antigène microbien et/ou alimentaire, vienne permettre l’expression de la maladie en question.  3) la stimulation continuelle du système immunitaire par les éléments déclencheurs de la maladie (facteurs environnementaux) semble nécessaire pour perpétuer le processus immunitaire;  4) le déséquilibre de la flore intestinale du à la présence de certains facteurs microbiens et/ou alimentaires en excès (mal digérés) peut entraîner la perte de l’intégrité de la muqueuse intestinale qui normalement joue un rôle de barrière face aux antigènes de l’environnement. Une muqueuse intestinale  trop perméable  laisse  passer dans la circulation sanguine et lymphatique de trop nombreuses molécules insuffisamment digérées, donc trop grosses, qui pour cette raison sont antigéniques, donc  possiblement immunogéniques et susceptibles de déclencher des réactions pro-inflammatoires inappropriées .  Tous ces facteurs semblent jouer un rôle essentiel  dans l’expression des maladies d’inflammation chronique chez les personnes prédisposées génétiquement à développer ce type de maladie.

 2) La maladie coeliaque,  un bon exemple d’une maladie d’inflammation chronique.

La maladie coeliaque est un bon exemple d’une maladie d’inflammation chronique car elle réunit toutes les conditions décrites précédemment.  De plus, il est bien démontré que l’instauration d’une  diète sans gluten, corrige généralement (il y a toutefois des exceptions dont il sera question plus loin) le problème d’hyperméabilité de l’intestin grêle ainsi que son inflammation.   La diète sans gluten  ne guérit pas la maladie, elle l’a met en rémission aussi longtemps que cette forme d’alimentation est suivie. Il semble en effet, que lorsqu’un facteur de l’environnement agit suffisamment longtemps sur un organisme par une inflammation silencieuse*, suivie par le déclenchement d’une maladie chronique symptômatique (douleur, perte de fonctions), la sensibilité aux antigènes déclencheurs resterait trop grande pour qu’il y ait guérison définitive.  Toutefois, la mise en rémission se poursuit  tant que l’individu ne consomme pas l’aliment déclencheur.

*Qu’est-ce qu’une Inflammation silencieuse (subclinical inflammation)?

1) Le processus inflammatoire (immunité innée* et spécifique ou adaptative**) est basé sur des interactions complexes entre des phases pro- et anti-inflammatoires.  Les deux phases doivent être continuellement en équilibre pour qu’il y ait  destruction des micro-organismes et des tissus blessés lors de la phase pro-inflammatoire et réparation des tissus lors de la phase anti-inflammatoire.

2) Caractéristiques de l’inflammation silencieuse: une phase à prédominance pro-inflammatoire peut  s’installer  de façon chronique, suite au dépôt au niveau d’un ou des tissus,  de molécules antigéniques d’origine microbienne et/ou alimentaire  qui auraient traversé un intestin grêle trop perméable.   Cette phase pro-inflammatoire chronique est de faible intensité et elle se situe sous le seuil de la perception de la douleur.  Ce phénomène la rend redoutable puisque la personne ne ressent aucun symptôme donc elle ne fait rien pour tenter de se soigner alors que c’est durant cette période, qu’il serait plus facile de tenter de mettre fin à l’inflammation.  Pendant ce temps, l’inflammation  silencieuse détériore lentement les tissus en question.  Ce type d’inflammation  précède souvent de quelques années et même dans certains cas  de quelques décennies, l’apparition des maladies d’inflammation chronique symptomatiques.

3) Lorsque l’inflammation chronique symptomatique s’installe, souvent en relation avec l’âge, car nos systèmes d’élimination des molécules toxiques (principalement le foie et les reins) deviennent moins efficaces en vieillissant, les manifestations symptomatiques apparaissent avec la douleur et la perte graduelle de fonctions.

* : l’immunité innée est la partie la plus primitive du système immunitaire. Elle n’est pas très spécifique car c’est le premier système immunitaire qui s’est développé au cours de l’évolution.  Ce système immunitaire est dirigé contre des  séquences antigéniques conservées pouvant jouer un rôle de déclencheur et qu’on  appelle  patrons de reconnaissance.  L’immunité innée induit des réponses immédiates à différents stimuli tels des microbes, des blessures, des brûlures et des éléments de la diète.  Elle met principalement en jeux des leucocytes (globules blancs) appelés polynucléaires et macrophages ainsi que des cytokines.

** : l’immunité spécifique ou adaptative s’est développée beaucoup plus tardivement au cours de l’évolution.  Elle est médiée par les lymphocytes B (producteurs d’anticorps) et les lymphocytes T (sécrétion de cytokines et développement de cellules tueuses) à la suite de l’exposition à un antigène.  Ces cellules présentent les caractères de spécificité, de diversité, de mémoire et de reconnaissance fine du « soi » et du « non-soi ».

 3)  Les maladies GS

Il est maintenant démontré hors de tout doute dans la littérature scientifique  que la maladie coeliaque n’est pas la seule maladie chronique qui nécessite d’éviter la consommation de gluten. En fait, la maladie coeliaque ne serait que la pointe de l’iceberg parce qu’il a été mis en évidence que plus de gens souffrent de réactions pathogènes discrètes dues au gluten  qui n’ont  rien à voir avec la maladie coeliaque.  Ces individus ne manifesteraient pas de phénomènes d’allergies ni d’auto-immunité en relation avec le gluten  (1). Récemment,  16 scientifiques de différents laboratoires  spécialisés dans le domaine,  se sont réunis à Londres pour faire le point sur les maladies causées par le gluten. Suite à la compilation des travaux scientifiques publiés dans ce domaine, ils ont conclu que les réactions pathogènes discrètes qui découlent de la sensibilité au gluten (GS), sont différentes de la maladie coeliaque et seraient beaucoup plus communes que cette maladie (1). Selon ces auteurs, les maladies qualifiées de GS peuvent causer  les symptômes suivants :  fatigue, dépression, encéphalopathie/ sensation d’un esprit embrumé, manque d’énergie, douleurs abdominales diffuses, ballonnements, diarrhées, eczéma et/ou éruptions,  mal de tête, douleurs articulaires,  sensations d’engourdissement dans les jambes, les bras ou les doigts et de nombreuses autres manifestations. Comme on peut le constater, ces symptômes caractérisent un très grand nombre de maladies d’inflammation chronique. Ainsi, les patients GS sont incapables de tolérer le gluten et développent des symptômes qui peuvent être associés à un grand nombre de maladies chroniques (1,2).  Ces réactions sont généralement différentes de celles observées chez les patients coeliaques et n’entraînent généralement pas de dommages importants au petit intestin. Le diagnostic du GS est basé sur l’exclusion du gluten suivi d’une période de re-introduction  d’aliments (de préférence à l’aveugle) contenant du gluten pour évaluer si l’état de santé est directement relié à la présence/absence du gluten dans la diète (2, 3).  La diversité des symptômes  pathologiques induite par une seule et même molécule de l’environnement comme la gliadine (un peptide présent dans le gluten) chez les patients GS découle de la notion que le système immunitaire de ces différents patients GS interagit de façon différente avec la gliadine en fonction de leurs caractéristiques génétiques propres.  Donc la gliadine pourra déclencher, selon les caractéristiques génétiques propres des individus,  de l’eczéma,  des douleurs articulaires,  des symptômes associés à la fibromyalgie, à la sclérose en plaques, aux  migraines, etc.

Récemment, pour vérifier l’hypothèse que le gluten peut causer des symptômes gastro-intestinaux chez des patients qui ne sont pas coeliaque, un essai en double aveugle, contrôlé avec placebo, a permis de démontrer que la réalité de la sensibilité au gluten était un phénomène bien réel (3).  En fait, de telles études ont permis de confirmer des observations similaires effectuées depuis plus de 30 ans concernant la sensibilité au gluten chez des patients non coeliaques (4).

Le panel des 16 experts cité précédemment (1) a  réalisé  une nomenclature consensuelle et classé  les différents désordres reliés au gluten pour combler les lacunes des classifications actuelles (2) . C’est ainsi que trois grands groupes de réactions immunitaires en relation avec le gluten ont été retenus :

1)    Les réactions allergiques (début des symptômes: minutes à quelques heures après l’exposition au gluten)

2) Les réactions auto-immunitaires (début des symptômes: des semaines à des années après l’exposition au gluten)

3) Des réactions non allergènes et non auto-immunitaires médiées par le système immunitaire (début des symptômes: heures à quelques jours après l’exposition au gluten); exemple une personne qui souffre d’arthrose va connaître des phases d’exacerbations de ses symptômes après avoir consommé un aliment particulier auquel elle est sensible (sans nécessairement le savoir).

Dans leur définition, les experts en question, n’ont tenu compte que des phénomène reliés à l’expression symptomatique de la réaction GS. Toutefois, il ne faut pas oublier qu’avant qu’une maladie d’inflammation chronique s’exprime de façon symptomatique (douleurs, perte de fonctions), plusieurs auteurs (5, 6, 7) ont démontré que ce phénomène est précédé par une période plus ou moins longue (semaines, mois, années et même des dizaines d’années) d’un phénomène d’inflammation silencieuse (subclinical inflammation)

 3.1) Caractéristiques des réactions immunitaires chez les patients GS :

Alors que les molécules  HLA-DQ2 ou  HLA-DQ8  sont  présentes chez environ 95% des patients coeliaques, ces mêmes gènes HLA ne sont présents que chez environ 50% des patients GS, ce qui est quand même supérieur aux taux observés dans  la population générale (20-39%). Des travaux de recherche suggèrent que le système immunitaire inné pourrait jouer un rôle prépondérant  dans le développement des maladies GS et cela sans aucune implication de la réponse immunitaire adaptative ou spécifique (1); ceci pourrait expliquer l’absence d’anticorps contre les antigènes incriminants du gluten chez plusieurs de ces patients.

4)  L’objectif premier de l’alimentation hypotoxique est d’éviter les aliments qui sont susceptibles de provoquer des réponses pro-inflammatoires inappropriées.

Les aliments qui sont les plus à même d’induire de l’inflammation chez la majorité des personnes prédisposées génétiquement à développer des maladies d’inflammation chronique sont majoritairement  les céréales de blé et apparentées, les produits laitiers animaux, les glycotoxines issues de la cuisson à haute température des protéines animales, les aliments contenant un rapport trop élevé d’acides gras oméga-6 (molécules pro-inflammatoires) par rapport aux acides gras oméga-3 (anti-inflammatoire), les gras trans et/ou un excès de gras saturé, les sucres et sels raffinés.  L’alimentation moderne industrielle est souvent constituée d’aliments transformés, cuits à haute température et trop raffinés auxquels on ajoute des substances chimiques de conservation  qui peuvent amplifier la problématique alimentaire.

Le succès d’une diète anti-inflammatoire peut être mesuré cliniquement par différents marqueurs de l’inflammation cellulaire (le niveau de protéines C-réactives (CRP) et de certaines  cytokines ) ainsi que par l’amélioration des conditions métaboliques  chez les personnes atteintes de maladies d’inflammation chroniques. Le but d’une alimentation anti-inflammatoire  est de  maintenir l’inflammation cellulaire sous contrôle en diminuant l’expression des gènes responsables de l’inflammation.   Il est de plus en plus évident que les maladies d’inflammation chronique sont causées par une alimentation mal adaptée à notre génétique et que l’épigénétique joue un rôle important dans ce phénomène (8). L’épigénétique est la science  qui étudie comment l’environnement et l’histoire individuelle influencent l’expression des gènes par des modifications qui peuvent être transmissibles d’une génération à l’autre mais qui peuvent être  réversibles puisque leur expression génique a lieu sans altération des séquences nucléotidiques des gènes.

4.1)  Prédispositions génétiques et maladies d’inflammation chronique

Les prédispositions génétiques à la base des maladies d’inflammation chronique sont  liées à des anomalies de certaines molécules HLA ou non HLA, héritées de nos parents (9).  Les prédispositions génétiques aux maladies d’inflammation chronique qui ne sont pas reliées à des  molécules HLA ont été moins étudiées.  Les molécules HLA sont situées sur des cellules du système immunitaire appelées « cellules présentatrices d’antigènes » (CPA); les principales  CPA sont les  cellules dendritiques et les macrophages.  L’association CPA-HLA sert en quelque sorte de passeport ou pièce d’identité dont le rôle permet  de  protéger l’intégrité de l’organisme contre les antigènes du  non-soi (microbes, aliments, etc).  C’est pourquoi, lorsque le système immunitaire fonctionne correctement, notre corps sera capable de faire la différence entre les molécules « du soi » et celles du « non-soi » qui sont présentes et/ou circulent dans notre organisme.  Cette capacité de discriminer entre le « soi » et le « non-soi » permet à notre système immunitaire de détruire uniquement les antigènes reconnus comme du « non-soi » (donc qui peuvent menacer notre intégrité) en évitant de s’attaquer aux molécules « du soi ». En résumé, cette capacité de discrimination est basée sur le couple HLA- antigène complémentaire, lequel est  ancré à la surface des CPA.  Les CPA présentent aux lymphocytes T, le couple HLA-antigène.  Si l’antigène lié au HLA est reconnu comme du « non-soi »,  les lymphocytes T vont se mettre à se  multiplier et à secréter des molécules messages qui sont  des hormones  appelées cytokines. Il existe une très grande variété de cytokines. Il y aura donc une action concertée de la part des  lymphocytes T et des cytokines pour   amplifier la réponse immunitaire  dans le but de détruire  les antigènes potentiellement dangereux.

Lorsqu’une maladie d’inflammation chronique se développe, c’est que le fonctionnement de notre système immunitaire est perturbé en raison possiblement d’une anomalie génétique pouvant mettre en jeux un défaut  au niveau d’une molécule HLA. La maladie sera déclenchée parce que le couple  HLA-antigène présenté à un lymphocyte T par la CPA sera lu de façon incorrecte par cette cellule T.  La lecture anormale provoquera une réponse immunitaire non appropriée et exagérée susceptible d’induire  le développement d’une maladie d’inflammation chronique si les conditions énumérées au paragraphe no 1 sont respectées.

4.2) Le blé et les céréales apparentées, un excellent exemple d’un aliment pro-inflammatoire

L’exemple par excellence d’un aliment pro-inflammatoire pour les personnes génétiquement prédisposées aux maladies inflammatoires chroniques est le blé et les céréales qui lui sont apparentées.  Le blé est pro-inflammatoire pour deux raisons : 1) la présence de gluten; 2) le fait que la cuisson à haute température entraîne la production  d’une glycotoxine neurotoxique, en l’occurrence l’acrylamide. Dans cette première  partie, seul le cas du gluten sera discuté.  Le gluten est pro-inflammatoire parce qu’il contient entre autres, un peptide appelé gliadine-α qui constitue le peptide le plus immunogénique du gluten (il y en a d’autres) en raison de sa caractéristique de superantigène ( 10, 11).  Un superantigène est une molécule qui peut activer le système immunitaire  sans nécessiter la reconnaissance  spécifique de l’antigène  par le récepteur d’un  lymphocyte T. Cela est possible parce qu’un  superantigène peut se lier à des structures secondaires beaucoup moins spécifiques que celles propres aux récepteurs spécifiques des cellules T pour un antigène particulier ainsi qu’à une partie peu  spécifique du couple HLA-antigène.  Cela a comme conséquence d’activer un nombre de cellules T très supérieur à la norme  ce qui se traduit par une surproduction de cytokines  par ces cellules T d’où des réactions pro-inflammatoires exagérées et mal contrôlées.

Ne pas oublier que le problème concernant le gluten, découle à la base du fait que tout comme pour l’ensemble des mammifères, nous ne possédons pas les enzymes capables de digérer le peptide  gliadine-α  en molécules  suffisamment petites pour que cette molécule devienne non immunogénique (12, 13)  le problème  étant amplifié  de façon importante parce qu’il s’agit dans ce cas-ci d’un superantigène  (10, 11 ).

4.21)  La  gliadine et le développement possible de réactions immunitaires non appropriées.

Des travaux ont clairement démontré  que la maladie coeliaque est une maladie auto-immunitaire induite par la gliadine chez les personnes génétiquement prédisposées à cette maladie.  Il est maintenant démontré  que différentes  régions ou sites antigéniques non digérées ou seulement partiellement digérées du gluten  peuvent affecter  un large éventail de fonctions cellulaires humaines. En ce sens, des expériences ont montré  que l’introduction précoce de céréales contenant du gluten peut augmenter le risque de développer des réactions auto-immunes à l’endroit des îlots pancréatiques producteurs d’insuline chez le jeune enfant(14).  Des études chez des souris et des rats ont également montré que le gluten pouvait agir en tant que facteur capable d’induire le diabète.   Chez des rats, l’exposition à la gliadine entraîne, comme chez l’humain, une augmentation de la perméabilité de l’intestin grêle dépendante de la production de protéines zonulin.  (15). Les protéines zonulin sont libérées par la muqueuse de l’intestin grêle en réponse à des stimuli nombreux d’antigènes alimentaires et/ou  bactériens, dont les plus importants sont  la gliadine et des antigènes tels les lipopolysaccharides qui sont une composante de la paroi des bactéries gram négatif.  La muqueuse  intestinale d’un intestin grêle normal est imperméable aux macromolécules. Le développement de maladies d’inflammation chronique est généralement associé à une augmentation de la perméabilité intestinale en relation avec des jonctions serrées altérées par la présence de protéines zonulin au niveau de l’espace situé entre les cellules épithéliales de l’intestin grêle, ce qui compromet  la fonction de barrière de sa muqueuse.  Lorsque l’intégrité des jonctions serrées est compromise, des réponses immunitaires pro-inflammatoires, envers des antigènes de l’environnement qui ont pu traverser la muqueuse intestinale,  peuvent se développer  et entraîner des réactions croisées avec des antigènes de l’hôte  que l’on appelle maladies auto-immunes (chapitre 8 & 9*).  Il est également possible  que des réponses immunitaires pro-inflammatoires contre les mêmes antigènes de l’environnement déclenchent deux autres types de réactions immunologiques inappropriées et/ou mal contrôlées que le Dr Seignalet qualifie de maladies d’encrassage et d’élimination (chapitres 10 &11*).  Ces réactions immunologiques permettent de  déclencher  différentes autres  maladies d’inflammation chroniques comme l’arthrose, une  maladie d’encrassage et l’eczéma, une maladie d’élimination.  Il est clair que le gluten peut induire une réponse immunitaire médiée soit par le système immunitaire spécifique ou inné ou les deux.  La maladie coeliaque met en jeux directement les lymphocytes T donc le système immunitaire spécifique (ou adaptatif ) alors que certaines maladies GS induiraient  une réponse immunitaire prédominante de type inné (16, 17).

* « Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation ».

4.3)  Problèmes immunitaires reliés aux caséines du lait de vache.

Tel que mentionné précédemment, un certain nombre de patients adultes, atteints de la maladie  coeliaque (CD),  qui suivent une diète sans gluten continuent de souffrir de  symptôme gastro-intestinaux généralement mineurs (18).  Une étude a démontré que l’administration de protéines de lait au niveau rectal a induit des réactions inflammatoires chez 10 des 20 patients CD qui étaient en rémission suite au suivi d’un régime sans gluten (19).  Neuf de ces 10 patients positifs souffraient  d’anomalies mineures persistantes au niveau de la muqueuse intestinale.  Aucune réaction n’a été détectée chez les 15 contrôles en santé.  En fait,  plusieurs auteurs avaient déjà proposé que ces anomalies étaient causées par d’autres aliments que le gluten et plus particulièrement par des protéines du lait (20, 21, 22).   Des expériences ultérieures ont montré que les réactions immunitaires étaient causées par les caséines qui représentent  80% des protéines du lait de vache (19).  On sait également que l’allergie aux protéines de lait est fréquente.  Alors qu’il est facile de diagnostiquer l’allergie dépendante des IgE, les autres formes d’intolérance   requièrent habituellement des procédures d’élimination et de réintroduction des aliments en cause (19). Dans cet ordre d’idée, la présence d’IgG ne signifie pas nécessairement qu’il y a présence d’une allergie IgG dépendante. Une étude concernant la présence d’anticorps IgG dirigés contre des protéines du lait chez de jeunes enfants, a montré que ces anticorps n’ont pas de signification pathogénique puisqu’ils sont aussi nombreux chez les enfants qui ne présentent pas d’intolérance au lait de vache comparativement à ceux qui sont intolérants à cet aliment (23).

Durant la phase active de la maladie coeliaque, on peut détecter des anticorps non seulement contre la gliadine mais également contre les protéines du lait (19).  La caséine, tout comme le gluten est riche en glutamine et peut se lier à des anticorps liant la glutamine  tout comme le gluten (24).  L’absence d’anticorps anti-caséine chez les patients réagissant positivement à cette protéine suggère qu’il s’agirait d’une réponse immunitaire innée.  Il existe  certaines similarités entre la gliadine et la caséine : les deux protéines ont un effet chimiotactique*  pour les leucocytes humains (19) et sont stables face à la digestion en raison de leur proportion élevée en proline (19).  Elles montrent également une certaine homologie dans leur séquence en acides aminés (19).  On peut observer  des réactions inflammatoires dues à l’immunité innée aussi bien avec la caséine qu’avec la gliadine  (25).  La caséine est de plus considérée comme un déclencheur de certains autres désordres auto-immuns (26-28).  Ainsi, il a été démontré que les protéines de lait de vache peuvent induire, tel qu’observé chez des enfants, une entéropathie (maladie intestinale) avec des manifestations histo-pathologiques,  bien qu’elles soient plus discrètes que celles observées dans les cas des entéropathies dues au gluten chez les coeliaques (29, 30).

Les réactions immunitaires dirigées contre les protéines de lait de vache observées chez les patients CD seraient vraisemblablement dues à une réponse du système immunitaire inné puisqu’ ils présentent un taux normal d’anticorps  IgG/IgA contre des protéines de lait (31).  Des évidences épidémiologiques confirment que la consommation de lait de vache favorise le développement de maladies inflammatoires tel  l’acné,  l’obésité, le diabète de type 2, le cancer, etc. (32).  La compréhension récente de ce genre de phénomène   implique un complexe enzymatique appelé mTORC1 lequel serait associé à  l’index glycémique du lait,  au  rôle de l’insuline/ IGF-1 (insuline-like growth factor-1) ainsi qu’à la diète occidentale (Western diet).

Pour terminer cette partie, il est important de rappeler que toutes les protéines d’origine animale, y compris les protéines contenues dans le lait, lorsqu’elles sont chauffées en présence de glucides (ex. lactose du lait) ou de lipides, à partir de 110 C ou 230 F, subissent la réaction de Maillard qui entraîne la production de glycotoxines (advanced glycation end products).

* chimiotactisme : déplacement des cellules en réponse à un gradient de concentration d’une substance = effet chimioattracteur.

4.4)  L’impact des glycotoxines dans le développement des maladies d’inflammation chronique

De nombreuses maladies d’inflammation chroniques ont atteint des proportions épidémiques à partir des 50 dernières années et le phénomène ne cesse de s’amplifier depuis les années 80. Les causes de ces épidémies sont apparemment en lien avec les changements opérées dans notre alimentation moderne, laquelle favorise le stress oxydatif  et/ou  l’inflammation.  On observe également une incidence marquée de la diminution de l’efficacité de la fonction rénale dans la population âgée,  parallèlement  à  la croissance du niveau élevé des marqueurs plasmatiques  et cellulaires de l’inflammation et du stress oxydatif (19, 33, 34).

L’augmentation des niveaux de glycotoxines est associée au développement de nombreux problèmes de santé en lien avec de l’inflammation chronique : la diabète de type 2 ainsi que les problèmes de rétinopathie associés (35), le diabète de type 1 (36), la présence de complications chez ce groupe (37), le déclin cognitif chez les gens âgés  (38), les maladies rénales chroniques et cardiaques (39), l’arthrite rhumatoïde (40), la prolifération de cancers (41), l’arthrose durant laquelle  on observe une accumulation de glycotoxines dans le cartilage articulaire y compris les ménisques ce qui entraînerait la sécrétion de cytokines pro-inflammatoires et  leur  dégénérescence (42-44).  On a observé que les glycotoxines provoquent l’augmentation de la production des médiateurs de l’inflammation incluant la prostaglandine E(2), l’expression de cyclooxygenase (COX-2) et la prostaglandine E synthase associée aux membranes (45).

Plusieurs études ont démontré que la source des glycotoxines est majoritairement d’origine alimentaire aussi bien chez les individus normaux que chez ceux qui souffrent de maladies d’inflammation chronique (46, 47).  Les glycotoxines peuvent être réduites de façon importante en éliminant les céréales de blé (et apparentées) et en modifiant la préparation des aliments et plus précisément en réduisant la température de cuisson des protéines d’origine animale.  Ces modifications alimentaires  permettent ainsi de réduire l’oxydation et l’inflammation ce qui diminue le risque de développer des maladies d’inflammation chronique. Il semble que la consommation en excès de glucose et de lipides ne soit pas suffisante pour induire par ces seuls facteurs, l’atteinte secondaire des différents tissus chez le diabétique sans qu’il y ait une consommation d’un excès de glycotoxines provenant de l’alimentation, (48-50). Ainsi, le  fait de restreindre les glycotoxines provenant de notre alimentation occidentale réduit les maladies vasculaires et les problèmes de reins chez les diabétiques(19,50- 52).   Il est intéressant  de mentionner que dans le groupe témoin, ceux qui n’avaient pas de maladie tout en  présentant  un niveau élevé de glycotoxines et de marqueurs de l’inflammation, ont montré une diminution significative de ces anomalies lorsqu’ils ont suivi une diète faible en glycotoxines (51). Lors d’expériences menées chez des souris, les glycotoxines ont été réduites sans diminuer le nombre de calories, ou les apports  nutritifs, ce qui a résulté en la réduction du phénomène oxydatif et de l’inflammation tout en permettant l’allongement de la durée de vie (48).  Des évidences expérimentales suggèrent que l’oxydation extracellulaire et /ou intracellulaire, serait le modulateur le plus important du développement des récepteurs RAGEs. Ce sont ces récepteurs situés à la surface de certains tissus, qui en se liant aux glycotoxines par des liens croisés, provoquent le développement de phénomènes inflammatoires et la perte graduelle du fonctionnement normal des cellules et des tissus.  Le fait de restreindre l’apport des glycotoxines d’origine alimentaire était suffisant  pour supprimer l’expression des récepteurs RAGEs  et de leurs conséquences pathologiques  chez les souris diabétiques ou les souris âgées (48, 50).

On a cherché à déterminer si les individus âgés de 20-45 ans possédaient des taux de glycotoxines sériques plus faibles que les gens âgés de 60 ans et plus.  Il fut démontré que la quantité de glycotoxines sériques était liée directement à la consommation d’une alimentation riche en glycotoxines quelque soit l’âge de la personne et de la quantité de calories consommée.  Les auteurs concluaient que réduire sa consommation de glycotoxines pouvait être un excellent moyen, même chez les jeunes adultes, de prévenir les maladies que l’on relie ordinairement à l’âge et à plus forte raison chez les gens âgés qui ont des capacités réduites d’éliminer ces substances toxiques (47). En définitive, les phénomènes inflammatoires seraient liés à la consommation d’une nourriture riche en glycotoxines et il a été clairement établi que ce phénomène n’est pas limité aux gens âgés.  Il est devenu  évident  que les caractéristiques des maladies inflammatoires que l’on reliait  à l’âge peuvent commencer maintenant à un âge relativement jeune.  Ce phénomène qui semble lié à notre alimentation moderne pourrait expliquer l’épidémie d’obésité et le développement du diabète  de type 2 chez les adolescents et les jeunes adultes. Des études d’une durée de 4 mois ont montré que ces problèmes de santé pouvaient être corrigés à n’importe quel âge en diminuant de 30 à 50% la consommation de glycotoxines alimentaires (47).

Les glycotoxines seraient éliminées au niveau des reins par un processus d’excrétion plutôt que par un processus de filtration.  Ainsi, des récepteurs, situés au niveau des reins et appelés AGER1, se lieraient aux glycotoxines, permettant leur élimination à partir du sang  et la diminution des phénomènes inflammatoires (52).

Chez les souris, il a été démontré que le niveau d’AGER1 diminuerait en fonction de l’âge si ces dernières  sont nourries avec des aliments riches en glycotoxines,  mais que ce n’est pas le cas si elle reçoivent une alimentation faible en glycotoxines (48, 50).  Ceci suggère qu’une alimentation faible en glycotoxines peut préserver la fonction normale d’excrétion des glycotoxines par l’intermédiaire du maintien des récepteurs AGER1 malgré l’avancement en âge.  Cette conclusion est renforcée par l’observation que des patients atteints de diabète de type 2 qui reçurent une diète faible en glycotoxines  pendant 4 mois ont pu excréter davantage de glycotoxines dans leur urine  (52).

Les maladies chroniques rénales affecteraient actuellement  environ 50% des gens âgés de 60 ans et plus en Occident, selon des études du National Health and Nutrition Examination III et autres  études (53, 54). Le fait d’avancer en âge est caractérisé par des phénomènes d’oxydation et /ou d’inflammation lesquels peuvent être accentués par des maladies chroniques rénales.  Un facteur qui contribue à la difficulté d’élimination des glycotoxines est du au fait que les liens croisés qu’ils forment avec les récepteurs RAGEs sont résistants à la dégradation ce qui nuit à leur élimination et à la réparation des tissus (55).  Un autre facteur est lié à la baisse des récepteurs AGER1 qui participent à l’élimination des glycotoxines (56).  Des études cliniques récentes ont montré que  les niveaux de glycotoxines sériques sont élevés longtemps avant que les évidences cliniques des maladies rénales se manifestent  (47). Cette observation va dans le même sens que les travaux concernant le phénomène d’inflammation silencieuse en tant que précurseur des maladies d’inflammation chronique.  Un fait vraiment positif qui émerge de plusieurs études cliniques chez les humains diabétiques ou non, ayant  un problème de maladie rénale, est que la restriction des glycotoxines alimentaires permet de diminuer les glycotoxines sériques, de restaurer les mécanismes anti-inflammatoires et de diminuer de façon significative les phénomènes d’oxydation systémique et d’inflammation  (51,57).

5)  Retour sur  les liens entre le gluten, les produits laitiers, les glycotoxines, le microbiome intestinal ( flore intestinale), l’hyperméabilité de l’intestin grêle, la génétique et le déclenchement de plus d’une centaine de maladies d’inflammation chronique. 

Les aliments que nous consommons normalement pour nourrir nos cellules doivent être digérés par nos enzymes digestives  en molécules simples, suffisamment petites pour qu’elles perdent  leur antigénicité et puissent traverser la muqueuse intestinale.  C’est leur antigénicité, qui  font que les molécules sont susceptibles d’être reconnues en tant que substances  étrangères c.à.d. comme du non-soi.  Les molécules reconnues comme étrangères sont susceptibles de déclencher des réactions immunitaires dans notre organisme en traversant ou après avoir traversé la muqueuse de l’intestin grêle. Les aliments mentionnés précédemment (gluten, produits laitiers, glycotoxines) qui jouent un rôle de déclencheurs de maladies d’inflammation chronique, comportent des structures que nos enzymes digestives sont incapables de digérer en molécules suffisamment petites pour qu’elles puissent perdre leur antigénicité, soit  leur capacité d’activer notre système immunitaire.  Ces molécules, en plus de résister à la digestion de nos enzymes, possèdent des caractéristiques qui les rendent particulièrement immunogéniques (section 4).  Pour ces raisons, les grosses molécules antigéniques affectent négativement l’équilibre du microbiome ce qui favorise le développement des microbes pathogènes.  Ces différents facteurs peuvent entraîner une perte de l’intégrité  de la muqueuse intestinale (no 1 et 4.21).  Conséquemment, des molécules antigéniques, qui normalement  seraient bloquées en raison de leur poids moléculaire trop élevé (leur grosseur), peuvent traverser la muqueuse intestinale. Ces molécules s’introduisent dans les liquides de notre corps et peuvent se déposer dans différents tissus où selon les prédispositions génétiques des différents individus, elles pourront  déclencher une ou des maladies d’inflammation chroniques.  Donc, les mêmes molécules alimentaires telles le gluten, les protéines de lait, les glycotoxines (pas nécessairement de façon exclusive), peuvent  déclencher, chez différents individus, en fonction de leurs molécules HLA héritées de leurs parents (no 4.1), des maladies d’inflammation chronique   telles l’arthrite rhumatoïde,  l’eczéma, l’asthme, le diabète de type 2,  la fibromyalgie, etc. En se basant sur l’évolution des connaissances scientifiques acquises au cours des dernières décennies, on comprends pourquoi l’alimentation hypotoxique  peut  favoriser la mise en rémission de près d’une centaine de maladies d’inflammation chronique.  Ces résultats positifs, souvent spectaculaires, sont obtenus  chez environ 80% des  patients qui respectent correctement les exigences de l’alimentation hypotoxique.  Ces exigences  consistent à éviter les aliments qui sont les plus susceptibles de déclencher des réactions inflammatoires chez les personnes prédisposées génétiquement à développer de telles maladies; il est également nécessaire d’ augmenter la consommation d’aliments tels les légumes qui favorisent l’équilibre acido-basique des liquides de l’ organisme;  cette alimentation doit être équilibrée et doit favoriser  le bon fonctionnement de leur système digestif.

Même si l’opposition aux changements alimentaires se manifeste de façon importante sinon agressive dans notre Société, il y a actuellement des signes positifs très révélateurs d’un changement de paradigme.   J’en veux pour preuve : 1) le succès exceptionnel de mon premier livre sur l’alimentation hypotoxique dont la lecture  exige un bon niveau de concentration pour en bien saisir les enjeux; 2) l’intérêt manifesté par de nombreux professionnels de la santé, qui ont accepté de reconnaître  avec ouverture d’esprit  et empathie, les résultats positifs obtenus par certains de leurs patients suite au suivi du régime hypotoxique;  3) la prise de position du  célèbre généticien David Suzuki qui affirme maintenant  que  « la cardiopathie, le cancer, l’accident vasculaire cérébral, les maladies auto-immunes, l’obésité, l’autisme, la maladie de Parkinson, la dépression, la schizophrénie et plus de soixante-dix autres maladies ne seront ni prévenues, ni guéries par la génétique ». Il fait de plus remarquer que  des milliards de dollars sont dépensés en vain dans le monde de la santé sur les associations pangénomiques et la recherche de déterminants génétiques importants.  Il affirme qu’il est temps d’accepter la réalité, et que « les déterminants génétiques importants »  ne seront pas découverts – et que nous devons plutôt nous tourner vers d’autres importants facteurs qui contribuent à la maladie humaine.  Il préconise que l’on s’intéresse à la santé  globale qui tient compte des facteurs de l’environnement en conformité avec un  style de vie cohérent.

En fait, le Dr Suzuki rejoint la pensée de l’éminent Dr T. Colin Campbell, un spécialiste de la nutrition , auteur du  livre incontournable  « The China Study » publié en 2005.  Il s’agit de la plus vaste étude internationale sur la nutrition qui démontre, preuves à l’appui, la réalité des liens entre l’alimentation et la santé à long terme. Le Dr Campbell  affirmait: « la recherche massive sur les médicaments, les gènes, les dispositifs et la technologie ne guérira jamais les maladies chroniques. Ces dernières sont le résultat d’une mauvaise alimentation, et aucune substance chimique isolée ne pourra jamais se substituer à une alimentation saine ».

Pour terminer, j’aimerais conclure par un rapprochement entre la phrase suivante : « Could autism actually begin in the gut? »  émise récemment par  David Suzuki et la théorie sur laquelle repose les enseignements du Dr Jean Seignalet, le maître d’œuvre du régime hypotoxique.  Selon  le Dr Seignalet, l’ensemble des maladies d’inflammation chronique prendrait naissance dans un intestin grêle déséquilibré suite à l’ingestion d’aliments mal adaptés à notre génétique.

Références

1) Sapone A, Lammers KM, Casolaro V et al., Divergence of gut permeability and mucosal immune gene expression in two gluten-associated conditions: celiac disease and gluten sensitivity. BMC Medicine 2011,Mar 9;9:23. doi: 10.1186/1741-7015-9-23.

2) Sapone A, Bai J, Ciacci C, et al., Spectrum of gluten-related disorders: consensus on new nomenclature and classification. BMC Medicine 2012,Feb 7;10:13. doi: 10.1186/1741-7015-10-13.

3)  Biesiekierski JR, Newnham ED, Irving PM et al., Gluten causes gastrointestinal symptoms in subjects without celiac disease: a double-blind randomized placebo-controlled trial. Am J Gastroenterol 2011, 106:508-514.

4) Cooper BT, Holmes GK, Ferguson R et al.,Thompson.  Gluten-sensitive diarrhea without evidence of celiac disease. Gastroenterology 1980, 79:801-806.

5) Sears B, Ricordi C. Role of fatty acids and polyphenols in inflammatory gene transcription and their impact on obesity, metabolic syndrome and diabetes.   Eur Rev Med Pharmacol Sci. 2012, 16:1137-54.

6) Nathan C, Ding A. Nonresolving inflammation. Cell. 2010, 140:871-82.

7) Moreira AP, Texeira TF, Ferreira AB et al., Influence of a high-fat diet on gut microbiota, intestinal permeability and metabolic endotoxaemia. Br J Nutr. 2012, 108:801-809.

8) Lupu DS, Tint D, Niculescu MD. Perinatal epigenetic determinants of cognitive and metabolic disorders. Aging Dis. 2012, 3:444-453.

9) SKumar V, Wijmenga C, Withoff. From genome-wide association studies to disease mechanisms: celiac disease as a model for autoimmune diseases.  Semin Immunopathol. 2012, 34:567-580.

10) Shan L, Molberg Ø, Parrot I et al.,  Structural basis for gluten intolerance in celiac sprue.   Science. 2002, 297:2275-9227.

11)  Vojdani A, Bazargan M, Vojdani E et al., Heat shock protein and gliadin peptide promote development of peptidase antibodies in children with autism and patients with autoimmune disease.   Clin Diagn Lab Immunol. 2004, 11:515-524.

12)  Wieser H,  Chemistry of gluten proteins. Food Microbiol, 2007, 24: 115–119.

13)  Koning F, Schuppan D, Cerf-Bensussan N, Sollid LM. Pathomechanisms

in celiac disease. Best Pract Res Clin Gastroenterol. , 2005, 19: 373–387.

14) Ziegler AG, Schmid S, Huber D et al.,  Early infant feeding and risk of developing type 1 diabetes-associated autoantibodies. JAMA. 2003, 290:1721–1728.

15)  Fasano A. Zonulin and its regulation of intestinal barrier function: the biological door to inflammation, autoimmunity, and cancer. Physiol Rev. 2011, 91:151-75. Review.

16)  Maiuri L, Ciacci C, Ricciardelli I et al. Association between innate response to gliadin and activation of pathogenic T cells in celiac disease. Lancet 2003, 362:30–37.

17)  Tuckova L, Novotna J, Novak P et al. Activation of macrophages by gliadin fragments: isolation and characterization of active peptide. J Leukoc Biol 2002,  71:625–631.

18)  Grefte JM, Bouman JG, Grond J et al.,  Slow and incomplete histological and functional recovery in adult gluten sensitive enteropathy. J Clin Pathol.  1988,  41:886–891.

19)  Kristjánsson G, Venge P, Hällgren R. Mucosal reactivity to cow’s milk protein in coeliac disease.  Clin Exp Immunol. 2007, 147:449-455.

20)   Faulkner-Hogg KB, Selby WS, Loblay RH. Dietary analysis in symptomatic patients with coeliac disease on a gluten-free diet: the role of trace amounts of gluten and non-gluten food intolerances. Scand J Gastroenterol. 1999, 34:784–789.

21)  Baker AL, Rosenberg IH. Refractory sprue: recovery after removal of nongluten dietary proteins. Ann Intern Med. 1978, 89:505–508.

22)   Walker-Smith J, Harrison M, Kilby A et al.,  Cows’ milk-sensitive enteropathy. Arch Dis Child. 1978, 53:375–380.

23)  Hochwallner, H, Schulmeister U, Swoboda I et al.,  Patients suffering from non-IgE-mediated cow’s milk protein intolerance cannot be diagnosed based on IgG subclass ou IgA responses to milk allergens.  Allergy,2011,  66: 1201-1207

24)   Sollid LM. Molecular basis of celiac disease. Annu Rev Immunol. 2000,18:53–81.

25)  Schuppan D, Esslinger B, Dieterich W. Innate immunity and coeliac disease. Lancet. 2003, 362:3–4.

26)  Triolo G, Accardo-Palumbo A, Dieli F, et al. Humoral and cell mediated immune response to cow’s milk proteins in Behcet’s disease. Ann Rheum Dis. 2002, 61:459–62.

27)   Monetini L, Barone F, Stefanini L, et al. Establishment of T cell lines to bovine beta-casein and beta-casein-derived epitopes in patients with type 1 diabetes. J Endocrinol. 2003, 176:143–5037.

28)   Riemekasten G, Marell J, Hentschel C, et al. Casein is an essential cofactor in autoantibody reactivity directed against the C-terminal SmD1 peptide AA 83–119 in systemic lupus erythematosus. Immunobiology. 2002, 206:537–545.

29)  Kokkonen J, Haapalahti M, Laurila K et al.,  Cow’s milk protein-sensitive enteropathy at school age. J Pediatr. 2001, 139:797–803.

30)  Savilahti E. Food-induced malabsorption syndromes. J Pediatr Gastroenterol Nutr. 2000, 30(Suppl.):S61–66.

31)  Kristjansson G, Venge P, Hallgren R. Mucosal reactivity to cow’s milk protein in coeliac disease. Clin Exp Immunol. 2007, 147:449–455.

32)  Melnik BC. Diet in acne: further evidence for the role of nutrient signalling in acne pathogenesis. Acta Derm Venereol. 2012, 92:228-231.

33)   Vlassara H, Cai W, Chen X et al., Managing Chronic Inflammation in the Aging Diabetic Patient With CKD by Diet or Sevelamer Carbonate: A Modern Paradigm Shift. J Gerontol A Biol Sci Med Sci. 2012, 67:1410-1416.

34)  Pizzarelli F, Lauretani F, Bandinelli S et al., Predictivity of survival according to different equations for estimating renal function in community-dwelling elderly subjects. Nephrol Dial Transplant. 2009, 24:1197-1205.

35)  Canning P, Glenn JV, Hsu DK et al.,  Inhibition of advanced glycation and absence of galectin-3 prevent blood-retinal barrier dysfunction during short-term diabetes.   Exp Diabetes Res. 2007, 2007:51837.

36)  Beyan H, Riese H, Hawa MI et al., Glycotoxin and autoantibodies are additive environmentally determined predictors of type 1 diabetes: a twin and population study. Diabetes. 2012, 61:1192-1198.

37)  Sun JK, Keenan HA, Cavallerano JD et al.,  Protection from retinopathy and other complications in patients with type 1 diabetes of extreme duration: the joslin 50-year medalist study. Diabetes Care. 2011, 34:968-974.

38)  Beeri MS, Moshier E, Schmeidler J et al., Serum concentration of an inflammatory glycotoxin, methylglyoxal, is associated with increased cognitive decline in elderly individuals. Mech Ageing Dev. 2011, 132:583-587.

39) Vlassara H, Uribarri J, Ferrucci L et al., Identifying advanced glycation end products as a major source of oxidants in aging: implications for the management and/or prevention of reduced renal function in elderly persons. Semin Nephrol. 2009, 29:594-603.

40)  Tam LS, Shang Q, Li EK et al., Serum Soluble Receptor for Advanced Glycation End Products Levels and Aortic Augmentation Index in Early Rheumatoid Arthritis-A Prospective Study.  Semin Arthritis Rheum. 2012,  Aug 21. [Epub ahead of print]

41) Yaser AM, Huang Y, Zhou RR et al., The Role of Receptor for Advanced Glycation End Products (RAGE) in the Proliferation of Hepatocellular Carcinoma. Int J Mol Sci. 2012, 13:5982-5997.

42)  Goldring MB, Otero M. Inflammation in osteoarthritis. Curr Opin Rheumatol. 2011, 23:471-478. Review.

43)  Rasheed Z, Akhtar N, Haqqi TM. Advanced glycation end products induce the expression of interleukin-6 and interleukin-8 by receptor for advanced glycation end product-mediated activation of mitogen-activated protein kinases and nuclear factor-κB in human osteoarthritis chondrocytes. Rheumatology (Oxford). 2011, 50:838-851.

44)  Leong DJ, Sun HB. Events in articular chondrocytes with aging. Curr Osteoporos Rep. 2011, 9:196-201. Review.

45)  Hiraiwa H, Sakai T, Mitsuyama H et al., Inflammatory effect of advanced glycation end products on human meniscal cells from osteoarthritic knees. Inflamm Res. 2011, 60:1039-1048.

46)  Vlassara H, Cai W, Crandall J et al., Inflammatory mediators are induced by dietary glycotoxins, a major risk factor for diabetic angiopathy. Proc Natl Acad Sci U S A. 2002,  99:15596-15601.

47)  Uribarri J, Cai W, Peppa M et al., Circulating glycotoxins and dietary advanced glycation endproducts: two links to inflammatory response, oxidative stress, and aging. J Gerontol A Biol Sci Med Sci. 2007, 62:427-433.

48)  Cai W, He JC, Zhu L et al., Oral glycotoxins determine the effects of calorie restriction on oxidant stress, age-related diseases, and lifespan. Am J Pathol. 2008, 173:327-336.

49)  Lin RY, Choudhury RP, Cai W et al.,  Dietary glycotoxins promote diabetic atherosclerosis in apolipoprotein E-deficient mice.  Atherosclerosis. 2003, 168:213-220.

50)  Cai W, Ramdas M, Zhu L et al., , Oral advanced glycation endproducts (AGEs) promote insulin resistance and diabetes by depleting the antioxidant defenses AGE receptor-1 and sirtuin 1.  Proc Natl Acad Sci U S A. 2012, 109:15888-15893.

51) Vlassara H, Cai W, Goodman S et al., Protection against loss of innate defenses in adulthood by low advanced glycation end products (AGE) intake: role of the antiinflammatory AGE receptor-1. J Clin Endocrinol Metab. 2009, 94:4483-4491.

52)  Uribarri J, Cai W, Ramdas M et al., Restriction of advanced glycation end products improves insulin resistance in human type 2 diabetes: potential role of AGER1 and SIRT1. Diabetes Care. 2011, 34:1610-1616.

53)  Burrows NR, Li Y, Geiss LS. Incidence of treatment for end-stage renal disease among individuals with diabetes in the U.S. continues to decline. Diabetes Care. 2010, 33:73-77.

54)  Dalrymple LS, Katz R, Kestenbaum B et al.,  Chronic kidney disease and the risk of end-stage renal disease versus death. J Gen Intern Med. 2011, 26:379-385.

55)   Monnier VM, Bautista O, Kenny D et al., Skin collagen glycation, glycoxidation, and crosslinking are lower in subjects with long-term intensive versus conventional therapy of type 1 diabetes: relevance of glycated collagen products versus HbA1c as markers of diabetic complications. DCCT Skin Collagen Ancillary Study Group. Diabetes Control and Complications Trial. Diabetes. 1999, 48:870-880.

56)  Lu C, He JC, Cai W et al.,  Advanced glycation endproduct (AGE) receptor 1 is a negative regulator of the inflammatory response to AGE in mesangial cells. Proc Natl Acad Sci U S A. 2004, 101:11767-11772.57)  Uribarri J, Peppa M, Cai W et al., Restriction of dietary glycotoxins reduces excessive advanced glycation end products in renal failure patients. J Am Soc Nephrol. 2003, 14:728-731.

57)  Uribarri J, Peppa M, Cai W et al., Restriction of dietary glycotoxins reduces excessive advanced glycation end products in renal failure patients. J Am Soc Nephrol. 2003, 14:728-731.

25 Commentaires

Classé dans Notions approfondies du régime hypotoxique, Sujets d’intérêt

25 réponses à “L’alimentation hypotoxique peut mettre en rémission une centaine de maladies d’inflammation chronique: pourquoi?

  1. Georges Grant

    Ceci est une excellente arctique d’une grande qualité.ce qui à permis de solutionner plusieurs de mes question je vous REMERCIE GRANDEMENT.

  2. Bonjour,
    A propos du blé ancien cultivé dans le sud de la France, s’il s’agit du » pain de cucugnan » recommandé par le pr. joyeux, je me suis précipitée pour en acheter après plusieurs mois de régime hypotoxique qui a soulagé mes douleurs d’arthrose à 90%, eh bien deux jours après l’avoir consommé mes douleurs sont réapparues !
    Évidemment je n’en ai plus consommé, et je m’en tiens au sans gluten strict! Les douleurs ont heureusement cédé! Je viens d’avoir 70 ans et me sens en pleine forme, capable de faire du sport plusieurs heures par semaine!
    Merci dr Lagacé!

  3. Nicole

    (Je viens d’envoyer un message presque identique à ceci près que j’ai corrigé une erreur. Merci de remplacer le précédent par celui-ci 🙂 ).

    Bonjour Madame Lagacé,

    J’ai trois questions à vous poser :

    1. Vous vous êtes déjà prononcée sur le produit Immunocal que vous ne recommandez pas. Est-ce à dire que, en plus de la caséine, les autres protéines du lait posent également poser problème ?
    2. Est-ce que le jus d’herbe d’orge ou de blé (personnellement je prends du Green Magma), même s’il y a la mention sans gluten, peut contenir des protéines toxiques ?
    3. J’ai lu dans le livre de Julien Venesson («Gluten : Comment le blé moderne nous intoxique») qu’il est possible que le quinoa perturbe les jonctions serrées de l’intestin. Qu’en pensez-vous ?

    J’ai une colite ulcéreuse et une hépatite auto-immune et malgré que j’aie une alimentation hypotoxique depuis plus de deux ans, j’ai encore des crises de colite et d’hépatite. Comme je prends de l’Immunocal (ma naturopathe me dit que c’est bon pour mon foie qui est cirrhosé) et du Green Magma quotidiennement, et que je mange régulièrement du quinoa, je songe très sérieusement à retirer ces trois produits pendant au moins trois mois et observer ce qui se passera. J’ai déjà éliminé pommes de terre, tomates, poivrons, aubergines (solanacées, donc) qui ont, semble-t-il un impact négatif sur les jonctions serrées.

    Merci à l’avance pour vos réponses.

    • Jacqueline

      Sur mon blogue, vous trouverez les réponses à vos questions en utilisant les mots clés.

  4. Florence

    Bonjour,
    Le café est autorisé dans le régime Seignalet. Mais étant un produit torréfié, il fait partie des aliments les plus riches en acrylamides, ceux là mêmes que vous conseillez justement d’éviter. (cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Acrylamide). Pareil pour le chocolat/cacao dont on torréfie les grains.
    Faut-il donc les retirer de la liste des aliments hypotoxiques?

    • Jacqueline

      La première chose à vérifier est votre sensibilité personnelle à ces produits. Il est certain qu’il faut consommer ces produits avec modération. Il existe du chocolat crû.

  5. Jocelyne

    Bonjour,

    mon fils de 24 ans a un PTI (Purpura Trombopénique Idiopathique) qui récidive tous les 2 ans (première fois à 18 ans). Il est traité par une hématologue à l’hôpital à chaque fois. Et chaque fois, environ 3 mois pour arriver à recaler les plaquettes. J’ai du mal à lui faire admettre d’arrêter le café au lait le matin et les laitages de vache en général. Je n’achète plus que du fromage de brebis ou de chèvre. Comment détecter si il est allergique au gluten ? Cela peut-il être fait lors de prises de sang ? Est-ce que l’alimentation hypotoxique peut être conseillée ?
    D’avance merci !

    • Jacqueline

      Bonjour,

      Selon les quelques essais rapportés par le Dr Seignalet, l’alimentation hypotoxique a été un échec dans le traitement de cette maladie. Cela ne veut pas dire toutefois, que votre fils ne doit pas se préoccuper de ses intolérances alimentaires. Je vous conseille de lire mon article « tests pour les réactions alimentaires adverses ».

  6. azé

    Bonjour Jacqueline
    que pensez vous du régime alimentaire discocier de l’hygiéniste Shelton qui met le doigt sur le soulagement digestif ?
    chantal

    • Jacqueline

      Bonjour,

      Personnellement je ne favorise pas cette forme d’alimentation qui ne me semble pas naturelle.

  7. FABRE

    Merci de donner toutes ces précieuses vérités que l’on nous cache, je vais divulguer au maximum dans mon entourage

  8. Kim

    Bonjour Jacqueline, avez-vous entendu parler des laboratoires de Mme Daniele Henkell? Sur les intolérances alimentaires? Je me demandais la pertinence de cette méthode? Merci!

    Kim

    • Jacqueline

      Lire dans sujet d’intérêt en haut de la page d’accueil, mon article sur ce sujet.

  9. Kim

    Bonjour, quelqu’un a-t-il déjà eu une hépatite A? Je suis revenu de voyage avec ça il y a déjà au moins 8 mois, mais j’ai encore de la difficulté avec mon foie. Surtout le sucre et le café. J’ai tout arrêter ou presque, je prends du Chardon marie, des enzymes digestives anti-inf., des probiotiques et du jus de blé! Autre chose que je devrais savoir? merci : )

    • Jacqueline

      Bonjour,

      Inscrire « hépatite » dans « Recherche ». Si l’alimentation hypotoxique a fonctionné avec le virus de l’hépatite C pourquoi pas avec le virus de l’hépatite A?

  10. Alice Langlais

    J’ai reçu le magazine de santé et nutrition qui traite des maladies auto-immunes et fait référence à votre livre et appuie la théorie de Jean Seignalet. Je vous communique la référence pour votre intérêt et celui de tous les lecteurs. Vous pouvez le télécharger en PDF.

    Sujet: Que faire contre les maladies auto-immunes ?

    Cher abonné, chère abonnée,

    J’ai le plaisir de vous adresser votre dossier mensuel d’avril qui traite des maladies auto-immunes.

    Cette expression regroupe des maladies très diverses (diabète de type-1, maladie céliaque, psoriasis, sclérose en plaques, anémie hémolytique…) dont le point commun est que le corps s’attaque lui-même, provoquant son propre dysfonctionnement.

    Dans ce dossier, Thierry Souccar vous explique simplement le fonctionnement du système immunitaire et comment les mécanismes de défense du corps en viennent à attaquer le corps lui-même.

    Contre les maladies auto-immunes, la réponse de la médecine conventionnelle est surtout de prescrire des médicaments qui réduisent l’activité du système immunitaire. Ceci au prix d’effets secondaires tels que l’augmentation du risque d’infections : le corps est moins apte à se protéger contre les attaques extérieures.

    Face à cela, les travaux de l’immunologue Jean Seignalet et de Jean-Marie Magnien sur un régime sans gluten et sans lactose ont eu des résultats plus que prometteurs.

    Vous pourrez lire un témoignage d’une patiente qui a suivi ce régime sans gluten et sans lactose. Même ses médecins étaient ébahis devant les résultats.

    Pour vous, Thierry Souccar passe en revue ce régime ainsi que tous les aliments qui peuvent soulager ou au contraire aggraver les effets des maladies auto-immunes. Vous serez, comme moi, étonné d’apprendre que des aliments réputés excellents à tous points de vue, comme les poivrons et les épinards, sont en fait déconseillés aux personnes atteintes d’une maladie auto-immune.

    Thierry Souccar vous livre donc un dossier unique à conserver très précieusement dans votre bibliothèque.

    Cliquez ici pour télécharger le PDF :
    http://www.santenatureinnovation.fr/dossiers/DSN_Mal_Auto_Immunes_Avril2013.pdf

    Bien à vous,

    Jean-Marc Dupuis

    n°17 du mois de février 2013, comment se préparer à avoir un enfant ? : http://www.santenatureinnovation.fr/dossiers/DSN-Fevrier-conception.pdf

    n°18 du mois de mars 2013, êtes-vous hypertendu(e) ? : http://www.santenatureinnovation.fr/dossiers/SNI_hypertension_fevrier2013.pdf

  11. Annie Limouzin

    Bonjour Jacqueline.
    Merci pour votre bel ouvrage, qui vient d’être cité en France par le Dr Poinsignon sur son blog : http://docteurpoinsignon.over-blog.fr/article-le-dr-jean-seignalet-au-quebec-115014056.html.
    Des médecins sortent des dogmes archaïques et finissent par être entendus par certains confrères, mais les services publics sont à la traîne, trop à l’écoute des « marchands de médicaments »
    Avec tous mes encouragements, une fidèle lectrice de France que le régime hypotoxique aide à surmonter ses problèmes d’allergies de tous ordres.
    Annie

  12. Aziz

    Bonjour,
    Voici une video intéressante sur le gluten.

    Bonne journée.

    • Jacqueline

      Merci pour cette vidéo très intéressante. Je suis très intriquée par les blés anciens utilisés à la fin de la vidéo par l’agriculteur passionné par son métier. Je me demande ce qu’il en est de la gliadine alpha dans ce blé.

    • Danielle

      En effet, très intéressante cette vidéo! On a du chemin à faire pour convaincre les détenteurs de la bourse du marché alimentaire de changer leurs procédés pour fabriquer toutes ces «bonnes» choses avec les 3 petits grains auxquels plusieurs n’ont pas droit. Il faut commencer au bas de l’échelle, individuellement, et essayer de convaincre nos proches et à un moment donné, ça fera boule de neige. Souhaitons-le et encore merci madame Lagacé, d’avoir ouvert le bal… et de continuer… Danielle

    • Joh

      Cette vidéo a été retirée de youtube… il semble qu’il y ait des pressions liées à de gros sous $$$$ là dessous… Comme on dit  » la vérité fâche »…

      Par ailleurs, j’ai lu que le contenu en gluten était supérieur dans le blé de nos jours à celui du blé ancien (70% des protéines totales, mais je ne savais pas si la quantité de protéines totales a changé…) . Dans l’article ci-dessous, on mentionne qu’il y avait plus de protéines dans le blé ancien et que le contenu relatif en gliadine alpha, qui est le plus immunogène / toxique, y est plus élevé. L’auteur conclut que la consommation de blé ancien n’est pas préférable au blé actuel du point de vue de la sensibilité au gluten.

      Immunogenicity Characterization of Two Ancient Wheat α-Gliadin Peptides Related to Coeliac Disease
      Armando Gregorini,1,* Mariastella Colomba,2 H. Julia Ellis,3 and Paul J. Ciclitira3
      Nutrients. 2009 February; 1(2): 276–290

      Abstract
      The immunogenic potential of α-gliadin protein from two ancient wheats was studied with reference to coeliac disease. To this aim we investigated Graziella Ra® and Kamut® (the latter is considered an ancient relative of modern durum wheat) in comparison to four durum wheat accessions (Senatore Cappelli, Flaminio, Grazia and Svevo). ELISA and Western Blot analyses – carried out by two monoclonal antibodies raised against the α-gliadin peptides p31-49 (LGQQQPFPQQPYPQPQPF) and p56-75 (LQLQPFPQPQLPYPQPQLPY) containing a core region (underlined) reported to be toxic for coeliac patients – always showed an antibody-antigen positive reaction. For all accessions, an α-gliadin gene has also been cloned and sequenced. Deduced amino acid sequences constantly showed the toxic motifs.

      In conclusion, we strongly recommend that coeliac patients should avoid consuming Graziella Ra® or Kamut®. In fact their α-gliadin not only is as toxic as one of the other wheat accessions, but also occurs in greater amount, which is in line with the higher level of proteins in ancient wheats when compared to modern varieties.

  13. Danielle

    J’ai très hâte à la publication de votre article sur l’inflammation vs les cancers. Merci beaucoup! Danielle

  14. Merci Madame Jacqueline pour le temps que vous nous accordez afin que nous retrouvions la santé. Je suis renversée de toute cette information si pertinente. Un double Merci!

  15. Danielle

    Bonjour madame Lagacé,
    Merci pour cet article très intéressant et une BONNE ET HEUREUSE ANNÉE À VOUS AUSSI AINSI QU’À TOUS CEUX QUE VOUS AIMEZ!!!
    Mon beau-frère a un cancer du colon découvert il y a 2 ans. Il ne pouvait pas être opéré pour enlever la tumeur car il y avait des métastases en trop grand nombre au foie et ailleurs. Il reçoit des traitements de chimio aux 2 semaines depuis 2 ans. Le cancer semble rester plus ou moins stable, mais il y a de nombreux effets secondaires à la chimio, évidemment.
    Selon votre expérience, croyez-vous que son cancer puisse faire partie des maladies d’inflammation chronique?
    Je suis certaine que l’alimentation hypotoxique pourrait l’aider, même si elle ne le guérit pas et ne fait pas de miracles, quoique à lire de nombreux témoignages, j’ai parfois l’impression que des petits miracles, il y en a souvent avec cette alimentation…
    J’aimerais être capable de les convaincre d’essayer, mais voyez-vous, lui et ma soeur sont des gens qui mangent le «mieux possible» depuis des années: grains entiers, viande maigre cuite à de trop hautes températures, produits laitiers animaux, des légumes (probablement pas assez dans le cas de mon beau-frère, il est plutôt du type viande!), bref, tout pour alimenter son cancer du colon, je crois. Vous comprenez donc ma difficulté de les convaincre de changer d’alimentation, même juste pour essayer. Je ne veux pas qu’il arrête ses traitements, mais il me semble que l’alimentation hypotoxique ne pourrait que l’aider, à tout le moins, à ralentir son cancer. Mais pour eux, dans leur tête, changer cette alimentation supposément «saine» représenterait peut-être un risque pour mon beau-frère, en plus de leur demander beaucoup d’énergie qu’ils ont de moins en moins. Je voudrais tant qu’ils essaient. Ce sont tellement de bonnes personnes et je les aime tellement!
    Croyez-vous que j’ai raison? Comment pourrais-je les convaincre, lui et ma soeur, pour qu’ils aient envie d’essayer l’alimentation hypotoxique? Ce sont des gens très intelligents et très instruits et cultivés, et je ne sais pas quels arguments seraient les plus susceptibles de les convaincre. Je commence seulement à faire ces changements d’alimentation et je ne peux pas encore leur donner l’exemple de mes «bobos en rémission», je ne suis pas encore assez avancée dans le processus, je n’en suis qu’aux débuts… je n’ai même pas encore tout changé… et je pense que pour mon beau-frère, c’est URGENT!!!!
    Qu’en pensez-vous? J’aimerais tant les convaincre. Je vois mon beau-frère dépérir même s’il a encore une certaine qualité de vie, il y a tellement d’effets secondaires. Il a même fait une double embolie pulmonaire qui a falli l’emporter il y a un an. Il n’a que 60 ans. Et ma soeur s’inquiète beaucoup pour lui et porte sur ses épaules de garder le moral et de vivre avec ça, jour après jour. Ils sont très courageux tous les deux.
    À défaut de pouvoir vous rencontrer, pourriez-vous répondre un mot à ce commentaire que je pourrais leur transmettre pour m’aider à les convaincre? Ça pourrait certainement en aider plusieurs autres en même temps.
    Excusez la longueur de ce commentaire, mais j’ai le sentiment que nous allons perdre mon beau-frère à court ou moyen terme et je m’en voudrais de ne pas réussir à les convaincre d’au moins essayer l’alimentation hypotoxique. Je leur en ai déjà glissé un mot, mais je manque d’habiletés à leur expliquer cette alimentation, alors pour les convaincre, j’en suis loin. Je vais leur offrir votre livre en cadeau, c’est pour l’instant le mieux que je puisse faire.
    Et une réponse de votre part que j’incluerais à votre livre ne pourrait que m’aider. Merci infiniment à l’avance pour votre réponse.
    Danielle

    • Jacqueline

      Bonjour,

      Effectivement, il est de plus en plus démontré que l’inflammation est un phénomène important dans le développement et la persistance des cancers. Ce sera l’objet de mon prochain article. Vous avez raison d,encourager votre beau-frère à suivre l’alimentation hypotoxique. Cela pourrait l’aider à se sentir un peu mieux et à mieux supporter ses traitements.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s