Que savons-nous à ce jour des dangers potentiels des OGMs et des pesticides associés?

Que  savons-nous à ce jour des dangers potentiels des OGMs, des pesticides qui leur sont associés et de leur influence sur  le développement des maladies d’inflammation chronique?

Par Jacqueline Lagacé, Ph.D.

La situation actuelle

Les aliments en Occident sont maintenant majoritairement produits par une agriculture industrialisée.  Le reste de la planète n’échappe pas à cette tendance.  Une part grandissante des aliments industrialisés comporte des végétaux  dont les graines ont été  modifiées génétiquement  (GM); il s’agit du soya,  du maïs, du canola, du coton et de la  betterave à sucre aux USA,  du soya,  du maïs et du canola au Canada.  À travers le monde, 75 % des cultures de soja, 26 % de celles de canola et 32 %  de celles du maïs étaient génétiquement modifiées en 2011 par rapport à celles non-GM.  La progression vers les cultures OGM dans le monde serait d’environ  8% à 12% annuellement.  98 % de la superficie mondiale cultivée en OGM (160 millions d’hectares) se retrouve dans seulement dix pays dont 43.1% de cette superficie se trouve aux États-Unis et 6.5% au Canada (1). À titre d’exemple de la pénétration de produits OGMs présents dans les aliments transformés offerts dans nos épiceries au Québec, une étude pilotée  par le professeur de phytologie Dominique Michaud de l’Université Laval et rapportée dans le Journal « Le Devoir » en 2010, a permis de détecter la présence de transgènes dans 20 des 36 produits transformés sélectionnés : barres tendres à base de céréales (13 à 27%) , gâteaux emballés (33%) et farine de maïs (82 à 92%).

La majorité des modifications génétiques actuelles ont pour but de rendre les plantes résistantes à des insectes ravageurs suite à l’introduction de matériel génétique provenant    de bactéries.  Les modifications les plus courantes  permettent à la plante de devenir tolérante  à un herbicide total, généralement le Roundup et /ou de  produire une toxine qui les protège  contre des insectes.   Certaines plantes peuvent  cumuler  les deux caractéristiques (ex, certains maïs GM).  Lorsque l’on pulvérise  du Roundup sur une plante, la substance active de l’herbicide, le glyphosate  pénètre dans la plante et en bloque certains processus enzymatiques, ce qui lui confère la résistance à l’herbicide.   Le Roundup, l’herbicide le plus utilisé dans le monde, comporte de plus un adjuvant qui augmente l’activité du glyphosate.

L’industrie prétend  que les OGMs et le Roundup sont  pratiquement sans danger pour les mammifères,  y compris  l’homme,  puisque le complexe enzymatique visé par ces modifications génétiques  n’est  pas présent  chez  les animaux (2, 3,4) .  Pourtant,  il semble de plus en plus évident que l’utilisation des OGMs et du Roundup  peuvent comporter  à long terme des risques importants pour la santé  et  l’environnement (5).  Ces risques auraient été sous-estimés par les méthodes classiques d’évaluation (6).  Les raisons principales de ce manque de clairvoyance découleraient d’un manque de connaissances, de l’insuffisance de données, des contextes politico-économiques et  des intérêts  propres aux  différents groupes (7, 8).  Les problèmes liés au manque de connaissances et de données insuffisantes sont dues en grande partie au fait que très peu de fonds institutionnels sont  alloués à la recherche visant à  évaluer les risques des biotechnologies sur  la santé et l’environnement.  En conséquence, la démonstration de l’innocuité de ces produits est laissée aux compagnies qui les ont développés dans un but commercial.  Par exemple, pour l’année fiscale 2012,  le  Département  Américain de l’Agriculture (USDA) a  alloué $220 millions pour la recherche visant  le développement des  biotechnologies alors qu’elle n’a accordé qu’un maigre budget de  moins de 2% de cette somme pour étudier les risques qui leur sont associés (6). Ceci n’est pas sans conséquences,  car des  données limitées peuvent laisser croire  que tel produit  issu des biotechnologies est bio-sécuritaire alors qu’en fait il peut s’agir d’un  manque  de données suffisantes  découlant   du  fait  que la recherche est limitée ou n’a pas été effectuée faute de moyens suffisants.

Il est pour le moins préoccupant  que nos gouvernements  laissent  aux compagnies privées telles Monsanto,  et cela sans contreparties indépendantes, le soin de démontrer l’innocuité des biotechnologies que ces compagnies  développent dans un but commercial.  Il s’agit  d’un  laxisme courant  qui  favorise  la  commercialisation  prématurée de  nouvelles biotechnologies  alors que leur  innocuité n’a pas été suffisamment  démontrée.   Dans de telles  conditions, il n’est pas surprenant  que  les travaux  de l’équipe de Séralini, aient dérangé le statu quo  et aient été critiqués si sévèrement  suite à la démonstration  que le maïs GMNK603 et le Roundup pouvaient entraîner  à  long terme  le développement de tumeurs ainsi que des effets pathogéniques importants sur  le foie et les reins des mammifères (9, 10).  Mentionnons  que le maïs GM NK603 est destiné  à la consommation animale et humaine et que sa  commercialisation avait  débuté en  2001 alors qu’en 2011, il était cultivé dans 12 pays  y compris le Canada (1).

L’étude de Séralini constituait pourtant  la première  étude de toxicologie à long terme (2 ans)  sur  la même race de rats qui avait été utilisée  par Monsanto pour ses études de toxicologie à court terme basées sur une durée de 90 jours (9).  Même si l’étude de Séralini comporte certaines faiblesses expérimentales, ce qui est souvent le cas dans ce genre d’expériences complexes, elle n’était pas orpheline.  Plusieurs travaux de différentes équipes dont celle de Séralini, avaient  déjà été mis en évidence  la  toxicologie potentielle du  glyphorate et d’OGMs.  Il est important de souligner que l’équipe de Séralini a montré que les effets pervers  observés chez les rats commençaient à apparaître  à partir de la période où cessaient les tests effectués par l’industrie privée. De plus, leur conclusion  “GM NK603 (l’OGM du  maïs) and R (Roundup) cannot be regarded as safe to date”  est des plus modérée compte tenu de leurs résultats.  Ce travail expérimental  constitue  l’étude à long terme la plus détaillée de l’exposition du glyphosate sur des mammifères exposés à des concentrations fortement diluées de  ce pesticides dont la formulation totale comporte un  adjuvant qui en augmente l’efficacité comme c’est le cas avec le Roundup (10). Chose certaine, les résultats des travaux de  Séralini  auront eu l’avantage d’appeler à plus de prudence et de montrer l’extrême urgence d’effectuer d’autres études complémentaires de toxicologie concernant les OGMs,  le Roundup et autres pesticides contenant du glyphorate.   Ceci est d’autant plus important que lorsque des analyses étaient effectuées pour évaluer la concentration des pesticides dans les aliments, on ne recherchait généralement pas la présence de glyphosate parce que l’on prenait pour acquis que ce pesticide était sans danger (5). Conséquemment, aucune donnée n’est présentement accessible sur la quantité de résidus de glyphosate,  le pesticide le plus populaire au monde,  dans  les aliments en raison d’ un manque de surveillance.  Toutefois, en 2013, l’USDA (Le Département d’Agriculture Américain) rendra disponible, pour la première fois,  un nombre limité de données concernant les résidus de glyphosate, mais cela uniquement pour le soya.  La raison en serait un manque de fonds de recherche (5).

 Les Sources d’incertitudes concernant  les OGMs et la santé (1)

1)  Il est possible que la présence de matériel génétique inséré dans les OGMs provoque des allergies et/ou de la toxicité ;

2)  Des gènes de résistance aux antibiotiques sont souvent utilisés comme marqueur dans le processus de création des plantes GM et font alors partie du génome de l’OGM créé.  La protéine codée par ce gène a entre autres la propriété d’augmenter la capacité de résistance des plantes aux antibiotiques. Le transfert des gènes de résistance de la plante GM aux bactéries pourrait donc contribuer au développement dans la nature de nouvelles souches de bactéries résistantes aux antibiotiques;

3) Compte tenu des modifications apportées par l’introduction de  matériel génétique étranger dans les plantes, il pourrait s’ensuivre une diminution de leur valeur nutritive;

4)   On ne peut nier la présence de risques imprévisibles associés à la consommation d’aliments  OGM;

En fait, les sources d’incertitude nos 1 et 4 par rapport aux OGMs dont il est question ici, sont basées sur la présence directe de matériel génétique d’origine bactérienne.  Il s’agit  d’ADN, d’ARN et de microARNs double brins.  Des connaissances nouvelles découlant de  la science de l’épigénétique,  ont permis de mettre en évidence le rôle extrêmement important des miARNs ( microARNs) dans le contrôle et l’expression des gènes (11).  Des études ont maintenant démontré que des miARNs,  provenant de plantes transgènes consommées par des humains et autres mammifères, peuvent être retracés  dans leur  circulation sanguine et leurs organes (12).  Ce fait est important car des études ont montré  au cours des dernières années que les miARNs   peuvent fonctionner comme des régulateurs de gènes et interférer  avec  le contrôle de nos propres gènes sans oublier que  certaines de ces modifications peuvent être transmissibles d’une génération à l’autre (11). Actuellement, des experts de ce domaine recommandent d’effectuer des études approfondies pour s’assurer de la sécurité des miARNs double brins découlant des OGMs avant que ces derniers ne soient  commercialisés, contrairement à la pratique actuelle (11).

Les sources d’incertitude concernant l’influence des OGMs et des pesticides à base de glyphosate sur l’environnement.

1)  Il est possible  que des plantes GM s’hybrident avec d’autres plantes non-GM par l’intermédiaire du pollen.  C’est ce transfert potentiel d’informations génétiques qui soulève des questions par rapport à la coexistence des cultures traditionnelles, biologiques et génétiquement modifiées. À ce sujet, un cultivateur de l’Oregon a trouvé dans son champs en mai 2013, soit 12 ans après la fin des essais effectués par Monsanto, quelques plants de blé génétiquement modifié résistants  au Roundup.  Après analyses, il s’est avéré qu’il s’agissait effectivement de blé OGM développé  par Monsanto.   Au début des années 2000, Monsanto n’avait pas poursuivi ses demandes d’autorisation  de commercialisation du blé OGM  car les fermiers américains craignaient de perdre leurs débouchés commerciaux en Europe et en Asie en raison de l’opposition  des  populations de ces pays au blé génétiquement modifié.

2)  On doit tenir compte de la toxicité potentielle des OGMs et des pesticides qui peuvent affecter des insectes non-cibles. En l’occurrence, le syndrome d’effondrement descolonies d’abeilles et autres insectes pollinisateurs, constitue un problème d’une  importance cruciale car il concerne plus de 35% de la nourriture produite dans le monde (1).  Beaucoup d’autres organismes  ayant un rôle important écologiquement pourraient être également menacés.  Le danger vient non seulement de certaines plantes  GM qui produisent dans leurs tissus une toxine pour se défendre contre certains insectes nuisibles mais également des pesticides associés tel le Roundup. Les  toxines peuvent  se retrouver dans toutes les parties de la plante, dont le feuillage, les racines et le pollen et affecter des organismes non cibles,  menaçant ainsi la  biodiversité et le risque d’accroître, la résistance des ravageurs aux insecticides.  Par exemple, le syndrome d’effondrement descolonies d’abeilles qui est fortement en progression  depuis les années 2006 risque fort  d’être en lien avec les plantes transgéniques et les pesticides associés (1, 5).

Le glyphorate  aurait des effets perturbateurs sur le microbiome intestinal ainsi que sur le processus de détoxication des organismes. 

Lorsque l’industrie  affirme que le glyphosate est pratiquement non toxique pour les mammifères, elle  se base sur le fait que le système enzymatique ciblé  par ce pesticide est absent chez les animaux.  Toutefois, parce que ce système enzymatique est présent chez les bactéries, le glyphosate  est donc potentiellement biocide  pour ces dernières. Cet aspect est d’une grande importance puisque les bactéries sont les principaux constituants de  la flore intestinale des animaux, y compris celle de  l’homme.  On sait maintenant hors de tout doute,  que la flore intestinale  joue  un rôle indispensable non seulement dans le maintien de la santé, mais également dans  la survie  des  espèces animales.  C’est la raison pour laquelle  on qualifie maintenant de microbiome  la flore intestinale  des animaux (13- 16).

C’est à la suite  de problèmes d’infections intestinales chroniques observés dans des élevages de bovins et de volailles que des études ont démontré  que la flore intestinale de ces animaux  était  perturbée par le glyphosate consommé avec leurs aliments OGMs.  Ce pesticide  favoriserait  de façon significative le développement  de bactéries pathogènes telles les espèces Clostridium et Salmonella, des bactéries fortement résistantes au glyphosate,  alors que les bonnes bactéries saprophytes,  telles les Enterococcus, Bacillus, et Lactobacillus, seraient  particulièrement sensibles à ce pesticide (17, 18).  Il appert donc que  le glyphosate, le pesticide le plus utilisé au monde,  entraverait  le bon équilibre de la flore intestinale des animaux.

Le glyphosate pourrait  contribuer de façon synergique aux problèmes de maladies  chroniques qui se  généralisent depuis quelques décennies en raison d’une alimentation de plus en plus déséquilibrée. Les études épidémiologiques indiquent  généralement que les problèmes de surpoids, d’obésité et de maladies d’inflammation chroniques ont commencé  à s’amplifier à partir des années 70 (19).   Ce n’est pas un  hasard,  si c’est également à partir des années 70 que notre alimentation a commencé à se modifier  en faveur des aliments transformés.  Parallèlement, on a vu l’instauration d’une importante  industrie agro-alimentaire de plus en plus dépendante des pesticides et d’une forme d’élevage  beaucoup moins respectueuse de la physiologie des animaux de ferme tant en ce qui concerne leur alimentation que leurs conditions  de vie.  C’est durant cette décennie que fut introduit  aux USA, le pesticide  glyphosate  dont la popularité s’est accrue  encore davantage  à partir de l’an 2000, au moment de l’expiration du  brevet qui en protégeait l’exclusivité de fabrication par Monsanto  (2).

On sait maintenant que le glyphosate est loin d’être sans danger pour les animaux, y compris l’homme,  depuis que les études récentes citées précédemment ont démontré que cet herbicide détruit  l’équilibre du microbiome intestinal,  ce qui affecte négativement le fonctionnement du  système immunitaire et la santé  des animaux (17, 18).  On savait déjà que la prévalence des maladies d’inflammation chronique était favorisée par un déséquilibre du microbiome  intestinal.  Le fait que quatre vingt pourcent des cellules du système immunitaire soient concentrées autour de l’intestin, montre bien l’importance de leurs interactions avec les différents éléments du  microbiome intestinal et le contrôle serré qu’elles exercent pour préserver l’état de santé général des individus (16, 19).

L’industrie  ainsi que d’autres  autorités en place,  affirment que les pesticides ne seraient qu’un élément du  problème responsable du déclin des abeilles puisqu’il a été observé que ces dernières  seraient victimes de multiples parasites, champignons et infections virales. On sait pourtant depuis longtemps  que  le microbe n’est rien alors que  le terrain est tout; si un microorganisme réussit à  infecter un organisme à long terme,  c’est que son système immunitaire n’est pas  en mesure de fonctionner correctement parce qu’à ce moment là, son  « terrain », pour une raison quelconque,  est  affaibli.  Il est incontestable que le  glyphosate  a un pouvoir microbiocide et qu’il peut pour cette raison affecter l’équilibre du microbiome intestinal.  Toutefois, les effets de cet herbicide semblent plus redoutables que prévu puisqu’il aurait un effet inhibiteur sur les bonnes bactéries saprophytes alors que les bactéries  pathogènes y seraient très résistantes (17, 18).

Comme il a été démontré dernièrement que les abeilles possèdent également  un microbiome intestinal bien organisé (21, 22),  il est plus que probable que le glyphosate puisse  affecter son équilibre et sa fonctionnalité.  Ces études ont montré que le microbiome intestinal  qui colonise l’intestin des abeilles, comporte des  espèces bactériennes apparentées à celles des mammifères : Lactobacillus, Bifidobacterium et des membres des proteobacteries.   Certaines de ces bactéries joueraient un rôle critique dans  la défense immunitaire contre les pathogènes et  l’élimination de toxines alors que d’autres joueraient un rôle dans l’appropriation  des nutriments en favorisant  la digestion de l’enveloppe du pollen (21, 22).  Le glyphosate, l’agent actif du Roundup,  pourrait donc  favoriser  la croissance des  bactéries pathogènes de la flore intestinale des abeilles au détriment des  bonnes bactéries saprophytes, ce qui affaiblirait leur  système immunitaire ainsi que leur capacité à éliminer les toxines.

Le glyphosate et le processus de détoxication des organismes

Les effets pervers du glyphosate  seraient également en lien avec la démonstration de sa capacité  à inhiber l’activité des enzymes  cytochrome, dont  le P450 (5).  Il s’agit de plusieurs enzymes ubiquitaires que l’on retrouve chez l’ensemble des animaux, y compris l’homme et les insectes.  Ces enzymes, de par leur fonction d’oxydation, permettent  la biodégradation de molécules potentiellement nocives, tels les médicaments,  les pesticides,  ce qui permet  la détoxication de l’organisme à la condition qu’elles ne soient pas inhibées par  le glyphosate.  Les effets du glyphosate sont particulièrement  insidieux parce qu’ils passeraient  inaperçus à court terme et deviendraient  apparents uniquement sur le long terme (5).  En résumé, on peut affirmer que même si le glyphosate  est  considéré  essentiellement  comme non toxique  par l’industrie, l’étude  de ses effets sur le microbiome des animaux,  de son influence sur leur équilibre immunologique et de sa capacité d’inhiber l’activité des enzymes cytochrome (5, 17, 18) suggère  fortement que ce pesticide  serait en fait  le produit chimique le plus biologiquement perturbateur de  notre environnement (5).

La présence du  glyphosate  dans différentes aliments.

La commercialisation de l’herbicide glyphosate,  développé par Monsanto,  a connu un succès important dès son lancement  en 1974 aux USA  parce qu’il était perçu comme  à peu près sans toxicité  pour les humains.  À partir de l’an 2000, la durée de protection du brevet étant terminée, la forme générique de cet herbicide , en raison de son coût beaucoup plus faible, a connu une croissance mondiale très importante qui en a fait l’herbicide le plus utilisé dans le monde depuis 2001(23).

La diète occidentale actuelle est basée principalement sur des aliments transformés qui sont fabriqués très souvent  à partir du maïs, du blé, du soya, et qui contiennent de grandes quantités de sucre et de sel raffinés.  Comme des pesticides on été utilisés pour le  traitement de ces plants,  il est normal d’y  retrouver  des résidus chimiques  de pesticide.  L’utilisation généralisée du sirop de maïs dans les aliments transformés, plus particulièrement le fructose qu’il contient,  aurait une incidence sur le nombre alarmant de cas de diabète de type-2 apparus au cours de la dernière décennie.  Cette maladie a atteint des sommets inégalés, particulièrement chez les adolescents et même chez les pré-adolescents qui auparavant étaient épargnés par cette maladie  (24, 25).   Le fait que ce sucre  raffiné soit  dérivé du maïs GM traité au glyphosate influencerait à la hausse  le  taux  de pesticide qu’il contient.  Il a été en effet démontré que les plantes résistantes au glyphosate, tel le maïs GM par exemple, en plus d’être exposées à plusieurs applications de Roundup, incorporent de plus grande quantité de ce pesticide que les plantes qui y sont sensibles (26).

De nos jours, la majorité des  bestiaux, des porcs, des moutons, des chèvres, des poulets et même des poissons et crevettes élevés en aquaculture sont nourris surtout de grains GM et de forages traités avec des herbicides.  Conséquemment, les aliments qui proviennent de ces animaux,  y compris les œufs, le beurre, le fromage et le lait peuvent être  également contaminés par le glyphosate.  De plus, parce que le glyphosate est fréquemment utilisé sur  certains  plants non GM comme asséchant lors de la pré-récolte,  on peut en retrouver des résidus  dans le blé,  le seigle, l’orge, l’avoine, la canne à sucre, et certains autres végétaux  qui requièrent un séchage(27).

L’épidémie de maladies d’inflammation chronique serait-elle la résultante d’une possible synergie entre la consommation d’aliments transformés et/ou pro-inflammatoires et la présence de résidus de pesticides dans ces aliments?  

De nombreux scientifiques reconnaissent que les maladies d’inflammation chronique  sont intimement liés à notre alimentation moderne inappropriée qui perturbe l’équilibre de notre organisme et en particulier celui de notre microbiome gastro-intestinal ( 16, 28-37).   La diète occidentale actuelle est basée principalement sur des aliments transformés par l’industrie agro-alimentaire, elle contient de grandes quantités de sucre et de sel raffinés, des gras trans (pâtisseries et biscuits) et elle est généralement pauvre en végétaux frais et variés. On y retrouve également une grande quantité d’aliments pro-inflammatoires  tels le gluten, la caséine, la zéine (maïs) et des protéines animales cuites à température élevée, donc riches en glycotoxines.  En second lieu, la consommation d’aliments transformés, produits à partir du soya et du maïs OGMs, et à un degré moindre, bien que non négligeable, celle des plantes asséchées à l’aide du glyphosate,  pourraient amplifier de façon synergique les phénomènes inflammatoires induits par les aliments reconnus comme pro-inflammatoires cités précédemment et exclus du régime hypotoxique.  La résultante de cette synergie serait un déséquilibre amplifié du microbiome intestinal suivi d’une hyperméabilité de la muqueuse intestinale et du passage dans la circulation de molécules susceptibles d’entraîner des réactions immunitaires inappropriées.  Ainsi, la présence de prédispositions génétiques peut permettre le développement  de maladies d’inflammation chronique dont l’expression génétique est favorisée par une alimentation mal adaptée à notre génétique.  Il peut s’agir de maladies chroniques classées sous le vocable de maladies arthritiques (ce terme couvre une centaine de maladies), de maladies cardiaques, de maladies métaboliques ( le diabète de type 2 par exemple) et de cancers.  Le cancer  chez les adultes est maintenant reconnu comme une maladie d’inflammation chronique.

Il est opportun de rappeler que  la diète de nos lointains ancêtres était basée largement sur la consommation de végétaux « biologiques » variés et riches en fibres alimentaires, qui ont joué un rôle déterminant dans le développement de notre  microbiome intestinal.

Les dangers potentiels des pesticides de la famille des néonicotinoïdes

L’utilisation des pesticides de la famille des néonicotinoïdes entrainerait des effets toxiques sur  la santé humaine, particulièrement au cours du  développement des enfants (38, 39);  cette famille de pesticides aurait de plus des effets néfastes sur  les écosystème en raison du grand potentiel d’infiltration de ces pesticides vers  les eaux souterraines et les eaux de surface (40);  finalement, elle mettrait en danger  la survie des abeilles et possiblement des autres pollinisateurs.  Des chercheurs indépendants  ont démontré que des  empoisonnements  aiguës des abeilles sont observés lors des semis avec des semences enrobées de pesticides de la famille des néonicotinoïdes  (41), alors que d’autres études mettent en relief les effets toxiques à moyen et à long terme de ces pesticides  pour les abeilles (42, 43). À cet égard, «l ‘Autorité européenne de sécurité des aliments »  (EFSA) a  identifié des risques pour les abeilles suite à l’utilisation de trois membres de la famille des néonicotinoïdes : la clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame.  Parce que ces insecticides  peuvent avoir des effets aiguës et chroniques sur la survie et le développement des colonies d’abeilles, leur comportement et leurs larves, l’EFSA a annoncé en janvier 2013,  l’interdiction pour deux ans de l’usage des néonicotinoïdes sur le maïs, le soya, le tournesol, le coton et les céréales (44).

De plus, il semble qu’il y ait des interactions synergétiques entre les deux pesticides les plus utilisés dans le monde soit ceux de la famille des néonicotinoïdes et ceux contenant du glyphorate  tel le Roundup.  Des études permettant d’étudier à moyen et à long  terme, les effets unilatéraux et coordonnées des OGMs et des pesticides pourraient permettre de  documenter  avec précision les réels dangers que représentent ces produits issus des  biotechnologies et d’adopter  des règles conformes au maintien d’un véritable équilibre écologique.

Conclusion

Continuer d’affirmer que les OGMs et les pesticides les plus utilisés actuellement ne comportent aucun danger à moyen et à long terme pour la santé et l’environnement est faire preuve d’aveuglement.   Les effets potentiellement toxiques du glyphosate et de sa forme activée par l’adjuvant contenu dans le Roundup, ainsi que ceux causés par les néonicotinoïdes et autres pesticides, pourraient entraîner à moyen et à long  terme des conséquences dramatiques sur l’équilibre écologique de l’ensemble de notre planète;  ce qui est en jeux, c’est  l’équilibre naturel  entre les êtres vivants et leur milieu, en particulier au sein de la chaîne alimentaire.  De plus, l’introduction dans la chaîne alimentaire de microARNs bactériens capables de contrôler l’expression de gènes appartenant à d’autres espèces tels les mammifères, suite à la consommation  de plantes transgènes,  nécessite une très grande prudence et des études approfondies.  Il est impératif que les divers paliers de notre organisation sociale,  gouvernements, universités, ordres professionnels et  comités de citoyens des pays concernés,  cessent de laisser le contrôle de notre santé ainsi que celle de notre planète  aux  mains de  compagnies qui ne visent que leurs profits.  Il est temps que la mise en marché des produits issus des biotechnologies  suivent et non pas précèdent les études de toxicologie indépendantes visant à évaluer les effets toxiques à court, moyen et long terme de ces nouvelles technologies.

Références

1.  OGM.gouv.qc.ca

2.  Duke  SO, Powles S.B,  “Glyphosate, A once-in-a-century herbicide”, Pest. Manag. Sci, vol. 64, 2008, p. 319–325.

3.  Weed Science Society of America Committee. In Herbicide Handbook of the Weed ScienceSociety of America, 4th ed.; Weed Science Society of America: Champaign, IL, USA, 1979.

4.  Herrmann  KM,  Weaver LM,  “ The shikimate pathway” . Annu. Rev. Plant. Physiol. Plant. Mol.Biol. vol. 50, 1999, p. 473–503.

5.   Samsel A,  Seneff S,  “Glyphosate’s Suppression of Cytochrome P450 Enzymes and Amino Acid Biosynthesis by the Gut Microbiome: Pathways to Modern Diseases » , Entropy,  vol. 15, 2013, p. 1416-1463; doi:10.3390/e15041416

6.  Rajan SR, Letourneau DK. « What risk assessments of genetically modified organisms can learn from institutional analyses of public health risks” . J Biomed Biotechnol. 2012;2012:203093. doi: 10.1155/2012/203093. Epub 2012 Nov 4.

7.  Edwards PN. “Global climate science, uncertainty and politics: data-laden models, model-filtered data”. Science As Culture. Vol. 8, 1999 p. 437–472.

8. Allen M. “Embracing an Uncertain Future”. Nature. Vol.466(7302) 2010, p. 31.

9. Séralini GE, Clair E, Mesnage R, et al.,  “Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize”,  Food Chem Toxicol. Vol. 50, 2012,  p. 4221-4231.

10.  Séralini GE, Mesnage R, Defarge N et al.,  “Answers to critics: Why there is a long term toxicity due to a Roundup-tolerant genetically modified maize and to a Roundup herbicide”.    Food Chem Toxicol.2013 Mar;53:476-83. doi: 10.1016/j.fct.2012.11.007. Epub 2012 Nov 9.

11. Heinemann JA, Agapito-Tenfen SZ, Carman JA. “A comparative evaluation of the regulation of GM crops or products containing dsRNA and suggested improvements to risk assessments”.  Environ  Int. vol. 55, 2013, p. 43-55.

12.   Zhang L, Hou D,  Chen X et al., “Exogenous plant MIR168a specifically targets mammalian LDLRAP1: evidence of cross-kingdom regulation by microRNA”  Cell Res, vol. 22, 2012, p.  107–126.

13.  Ganal, S.C,  Sanos SL,  Kallfass C et al. « Priming of natural killer cells by nonmucosal mononuclear phagocytes requires instructive signals from commensal microbiota”. Immunity  vol 37, 2012,  p. 171–186.

14. Hashimoto T,  Perlot T,  Rehman A  et al. « ACE2 links amino acid malnutrition to microbial ecology and intestinal inflammation”. Nature, vol. 487, 2012, p. 477–483.

15. Littman  DR,  Pamer  EG, “ Role of the commensal microbiota in normal and pathogenic host immune responses”. Cell. Host Microbe vol. 10, 2011, p.  311–323.

16.  Vipperla K, O’Keefe SJ,  “The microbiota and its metabolites in colonic mucosal health and cancer risk”,   Nutr Clin Pract., vol. 27, 2012, p 624-35.

17.  Krüger  M, Shehata AA,  Schrödl W, et al., “ Glyphosate suppresses the antagonistic effect of Enterococcus spp. on Clostridium botulinum”. Anaerobe , p20, 2013, p. 74–78.

18.  Shehata  AA,  Schrödl W,  Aldin AA, et al., “M. The effect of glyphosate on potential pathogens and beneficial members of poultry microbiota  in vitro”. Curr. Microbiol. Vol. 66, 2013, p. 350–358.

19.  von Hippel PT, Nahhas RW , “ Extending the history of child obesity in the United States: The fels longitudinal study, birth years 1930-1993”, Obesity (Silver Spring). 2013 Mar 20. doi: 10.1002/oby.20395. [Epub ahead of print]

20.  Hammami R, Fernandez B, Lacroix C, Fliss I, “Anti-infective properties of bacteriocins: an update”.   Cell Mol Life Sci. 2012 Oct 30. [Epub ahead of print]

21.  Engel P, Martinson VG, Moran NA. “Functional diversity within the simple gut microbiota of the honey bee”. Proc Natl Acad Sci U S A. vol. 109, 2012,  p. 11002-11007.

22.  Engel P, Moran NA. “ Functional and evolutionary insights into the simple yet specific gut microbiota of the honey bee from metagenomic analysis”. Gut Microbes, vol. 4, 2013, p. 60-65.

23.  Duke, S.O,  Powles, S.B,  “ Glyphosate: A once-in-a-century herbicide”, Pest. Manag. Sci. Vol. 64, 2008, p.  319–325.

24.  Goran M, Ulijaszek S, Ventura E,  “High fructose corn syrup and diabetes prevalence: a global perspective”,  Glob Public Health,  27 Nov 2012, doi:10.1080/17441692.2012.736257.;

 25.  Kmietowicz, Z,  “Countries that use large amounts of high fructose corn syrup have higher rates of type 2 diabetes”, BMJ 2012; 345 doi: dx.doi.org/10.1136/bmj.e7994 (Published 27 November 2012) N24

26.  Vivancos, P.D.; Driscoll, S.P.; Bulman, C.A, et al., “ Perturbations of amino acid metabolism associated with glyphosate-dependent inhibition of shikimic acid metabolism affect cellular redox homeostasis and alter the abundance of proteins involved in photosynthesis and photorespiration,  Plant Physiol, Vol. 157, 2011, p. 256–268.

27.   Cessna AJ, Darwent AL, Kirkland, KJ et al.,  “Residues of glyphosate and its metabolite AMPA in wheat seed and foliage following preharvest applications, Canadian Journal of Plant Science, Vol. 74, 1994, p. 653-661.

28.  Seignalet, J, « L’alimentation ou la troisième médecine », 5e édition, Paris, Office d’Édition Impression Librairie, 2004, 660p.

29.   Lagacé, J, « Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation », Montréal, Fides, 2011, 289p.

30. Fasano A, « Leaky gut and autoimmune diseases”,  Clin Rev Allergy Immunol, Vol. 42,  2012, p. 71-78. Review.

31.  Fasano A, “Zonulin and its regulation of intestinal barrier function: the biological door to inflammation, autoimmunity, and cancer”,  Physiol Rev, Vol. 91, 2011, p. 151-175. Review.

32. Bengmark S,  “ Gut microbiota, immune development and function”,  Pharmacol Res, Vol. 69,  2013 p. 87-113.

33.   Bengmark S, “Nutrition of the critically ill — a 21st-century perspective”, Nutrients. Vol. 5, 2013, p. 162-207. Review.

34. Boeing H, Bechthold A, Bub A et al., “Critical review: vegetables and fruit in the prevention of chronic diseases”,  Eur J Nutr, Vol. 51, 2012, p. 637-663.

35. Wong JM, Esfahani A, Singh N et al., “ Gut microbiota, diet, and heart disease”, J AOAC Int. Vol. 95, 2012, p. 24-30. Review.

36.  Odermatt A,  “ The Western-style diet: a major risk factor for impaired kidney function and chronic kidney disease”, Am J Physiol Renal Physiol, Vol. 301, 2011, p.  F919-931. Review.

37.  Rapin JR, Wiernsperger N, “ Possible links between intestinal permeability and food processing: A potential therapeutic niche for glutamine”, Clinics (Sao Paulo), Vol. 65, 2010 , p. 635-643. Review.

38.  Roberts JR, Karr CJ, “ Pesticide exposure in children”. Council On Environmental Health. Pediatrics. Vol. 130, 2012, p. 1765-1788.

39.  Kimura-Kuroda J, Komuta Y, Kuroda Y, et al., « Nicotine-like effects of the neonicotinoid insecticides acetamiprid and imidacloprid on cerebellar neurons from neonatal rats”. PLoS One,  vol. 7(2), 2012:e32432. doi: 10.1371/journal.pone.0032432. Epub 2012 Feb 29.

40. Kurwadkar ST, Dewinne D, Wheat R, et al., “Time dependent sorption behavior of dinotefuran, imidacloprid and thiamethoxam”.  J Environ Sci Health B. vol. 48, 2013, p. 237-242.

41.  Boily M, Sarrasin B, Deblois C et al.,  “ Acetylcholinesterase in honey bees (Apis mellifera) exposed to neonicotinoids, atrazine and glyphosate: laboratory and field experiments”. Environ Sci Pollut Res Int. 2013 Feb 27. [Epub ahead of print]

42.  Krupke CH, Hunt GJ, Eitzer BD et al., “ Multiple routes of pesticide exposure for honey bees living near agricultural fields”.   PLoS One. 2012;7(1):e29268. doi: 10.1371/journal.pone.0029268. Epub 2012 Jan 3.

43.  Blacquière T, Smagghe G, van Gestel CA, Mommaerts V.  “Neonicotinoids in bees: a review on concentrations, side-effects and risk assessment”. Ecotoxicology. Vol. 21, 2012, p. 973-992.

44.  http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/130116.htm

22 Commentaires

Classé dans Sujets d’intérêt

22 réponses à “Que savons-nous à ce jour des dangers potentiels des OGMs et des pesticides associés?

  1. Je dois dire que la recherche que j’ai effectuée sur le sujet des OGM m’a troublée énormément. Je m’inquiète pour moi même, pour ma famille et mes enfants, pour mes amis et pour tous ceux que je ne connais pas. Je réalise qu’il y a urgence. En regardant autour de moi, je constate une augmentation significative des maladies auto-immunes.
    Voici quelques exemples du «Pourquoi» que nous devrions tous nous préoccuper du sujet des OGMs.

    En France L’ Organisme à la fois officiel et interprofessionnel, le GNIS – Groupement National Interprofessionnel des Semences et plants – rassemble toutes les professions concernées par l’activité semencière. Le GNIS publie à travers son site internet OGM.org de nombreuses informations que je vous invite à consulter. Michel

    Alors voici ce que j’ai trouvé comme documents inquiétants.

    De plus, l’introduction de microARN bactériens, qui sont capables de contrôler l’expression de gènes appartenant à d’autres espèces (mammifères), en ajoute dangereusement et fait déborder le vase. – Imaginez le chao dans notre système immunitaire!!! – Cela n’explique-t-il pas la cause de nos maladies auto-immunes et inflammatoires?

    La modification transgénique (OGM) provoque une mutation du monde végétal, du monde animal et de l’être humain. – Bref, une mutation de tout être vivant. Qui dit mutation – dit cancer.
    Et en quoi va-t-il muter? Quelle sorte d’être humain va-t-il devenir ?

  2. Pingback: Le roundup relié au Boom d’intolérance au gluten | Vivre VG

  3. Bonjour,
    Il est vrai que les OGM sont incontestablement dangereux pour notre santé et notre environnement. Il faut lutter contre cela par tous les moyens ! En France, un mouvement venu d’Angleterre se développe à une vitesse fulgurante : Incredibles edibles france . Cela consiste à mettre en place des cultures à partager, gratuites pour tous, sous quelque forme que ce soit, grand jardin ou petite jardinière sur le rebord d’une fenêtre en passant par les bacs des municipalités. Quelques personnes ont commencé, puis des municipalités, puis des grosses villes… Ça se développe maintenant dans plusieurs pays européens, c’est une vraie révolution contre l’empoisonnement par l’alimentation ! Cela créé des lieux d’échanges, re-créé du lien social, une forme de solidarité… Voici la page facebook : https://www.facebook.com/pages/Incredible-Edible-France/342024609186960?ref=ts&fref=ts .
    à votre tour de développer la nourriture à partager …

  4. Carole

    Heureusement qu’il y a des aliments Bio, mais sont-ils vraiment à la portée de tous

  5. Merci de partager l’information et d’y ajouter votre point de vue et conviction éclairante. Québécoise vivant en Suisse, je vois ce problème du côté européen également. En Suisse, suite à une votation, la culture des plantes génétiquement modifiées (PGM) est interdite depuis 2005, et le moratoire a été renouvelé à deux reprises….décision politique malgré l’avis de scientifiques locaux « en toute connaissance de cause, en tenant compte de l’intérêt public et non d’intérêts économiques partiaux », et de « manière parfaitement régulière et fondée démocratiquement ». (voir le résumé, mars 2013 : http://www.infogm.org/spip.php?article5369) .

    Je voudrais offrir une occasion aux non-scientifiques de mieux comprendre les arguments évoqués selon qu’il y a ou non des conflits d’intérêts : économie, agriculture et recherche. Pour ceux qui veulent être informés et préfèrent les vidéos, je joins des liens d’entrevues récentes comportant les explications vidéo des recherches et opinions du Dr. Séralini et son équipe. Également, le point de vue d’autres experts en la matière. Pour ceux qui n’ont que 5 min, je propose d’écouter au moins la fin à partir de la minute 44 …. http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=36ZJcbDzdDE#at=13

    Le Dr Gilles-Eric Séralini était reconnu comme un expert compétent jusqu’à ce qu’il prépare cette « alerte mondiale à l’OGM » le 19 sept 2012…, professeur et chercheur à l’Université de Caen à l’institut de biologie, titulaire de l’ordre du mérite pour l’ensemble de sa carrière, président du conseil scientifique du CRIIGEN (Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique Génétique : http://www.criigen.org/ ). Membre de la Commission du Génie Biomoléculaire pendant 3 x 3 ans.

    Entrevue de 2011… l’expert reconnu… http://www.youtube.com/watch?v=QKUhyZkjBhE. Qui est Dr Séralini et qu’est ce qui le motive ? (vers la 3’30 » )… Lorsqu’il siègaient à la Commission du Génie Biomoléculaire … « on voit les lobbys à l’œuvre écrasant la santé des gens »…

    Depuis sept 2012… Dr Séralini est celui dont on dit qu’il a un point de vue biaisé à cause de sa conviction « contre les OGM » par principe de précautions. Pourtant, il ne demande qu’à ce que les études des sociétés chimiques et agroalimentaires testent leurs produits sur une période suffisamment longue et avec la même taille de groupe d’animaux qu’on exige de lui-même pour observer des « effets significatifs ». Les effets apparaissent sur le long terme… peut-être le temps d’une vie… soit donc plus que les 3 mois testés sur les rats par Monsanto… que deviendront les générations à venir si on continu à ce rythme???? Il est encore temps de faire machine arrière…. Alors, nous devons agir et au moins propager l’info pour qu’au moins les gens soient au courant…

    OGM Audition Séralini Spiroux Assemblée Nationale COMPLET http://www.youtube.com/watch?v=Cs7JI2w_8Vo
    interventions intéressantes:
    du député du Gers, Philippe Martin à 57:45
    du député du Calvados, Isabelle Attard à 01:24:37
    du député de la 10e circonscription de Paris, Denis Baupin à 01:32:38
    réponses de Gilles-Eric Séralini et Joël Spiroux à 01:36:05

  6. Charlotte

    Quel article intéressant, éclairant et franchement inquiétant. J’espère sincèrement que les personnes pouvant faire une différence lisent vos article. Merci du fond du coeur de vous occuper si bien de nous. Charlotte

  7. Heureusement, il y a les aliments BIOLOGIQUES pour aider à éviter les OGM et les pesticides néfastes pour la santé. Merci Mme Lagacé de fournir des informations pertinentes importantes pour tous!

  8. À l’Expo Manger Santé et Vivre Vert et à l’Association Manger Santé Bio, le BIO est à l’honneur. Nous sommes informés et convaincus que pour protéger la population et l’environnement, nos gouvernements doivent mettre en application des lois concernant les OGM et les pesticides tels le round-up et les néonicotinoïdes et qu’ils doivent encourager l’agriculture BIOlogique. Voici un article très pertinent de Jacqueline Lagacé à ce sujet à faire circuler. Merci Mme Lagacé pour cet article plus que pertinent. Nous l’avons placé sur le F de l’Expo, celui de l’Association et sur le mien (Renée Frappier Éditions Maxam). Il faut le faire parvenir à la première ministre ainsi qu’au ministre de l’Agriculture.

  9. helene diane carle

    Mme Lagacé, mille fois merci pour cet excellent travail de vulgarisation d’un problème si complexe. Vous faîtes maintenant parti de notre quotidien…
    Suite à cet article, j’ai deux questions pertinentes:
    J’ai lu dernièrement dans le Journal VERT, Édition #107, volume 22, no6, juillet/août 2013, que Loblaws exigeait de ses fournisseurs qu’ils retirent toute mention à l’effet que leurs produits sont SANS OGM ! vous retrouverez cette information sous la rubrique « Mentions d’honneur et de déshonneur », page 4. Si je comprend bien, le but serait de créer la confusion chez le consommateur et de nous faire « oublier » qu’il y a sur les étalages des aliments OGM??? Je croyais par contre qu’on devait nous indiquer sur l’étiquette que le produit était OGM. Est-ce que la loi à changer à ce niveau ? comment s’y retrouver ?
    Les OGM sont utilisés pour, en autres, rendent une plante plus résistante à la maladie. VU que l’agriculture biologique se veut sans pesticide…est-il possible de retrouver des OGM dans la culture biologique ?…combien j’espère que votre réponse sera …non !
    Merci de nous guider vers de meilleurs choix santé !

    • Jacqueline

      Tout d’abord, malheureusement en Amérique du nord, contrairement à la France, il n’y a aucune loi qui oblige l’industrie alimentaire à indiquer sur les étiquettes la présence d’OGMs dans les aliments. C’est franchement inacceptable pour ne pas dire plus et nous devons exiger ces informations. Plus de 95% des OGMs sur le marché servent à rendre les plantes très résistantes à certains pesticides pour permettre de les arroser copieusement avec ces insecticides qui entrent dans la plante et que nous consommons par le fait même. Il n’est pas impossible de retrouver des OGMs dans des plantes biologiques car le risque de contamination par les plantes OGMs dont le pollen peut se propager existe. Par contre, comme dans l’agriculture biologique, on n’utilise pas de pesticides, ces plantes normalement sont exemptes de pesticides ce qui est déjà un excellent point.

  10. J Lemay

    Merci beaucoup encore une fois pour cet article si percutant ! En souhaitant qu’il trouve une large diffusion !

  11. Francine Larouche

    Madame Lagacé, merci de partager avec nous votre analyse sur les effets nocifs des pesticides de type Roundup et autres. Je souhaite que les autorités responsables de protéger notre environnement prennent au sérieux votre article.

  12. François belpaire

    Merci pour cette belle synthèse.
    Le lien avec les effets sur l’équilibre de la flore intestinale est particulièrement éclairant.

  13. Bravo madame Lagacé pour cet exposé si clair sur la menace que représente les organismes génétiquement modifié!

  14. je fais le régime a la lettre, mais maintenant je me demande quoi manger…

  15. Bernard Goyette

    On fait quoi après toute ces déclarations ? Je souffre d’arthrite psoriasique depuis 12 ans. J’ai l’impression de vivre dans une fôret de pesticides de toute les sortes. Je me sens condamné à vivre mes douleurs. Je consomme des céreales « sans gluten » mais en lisant attentivement sur la boîte, je constate qu’il contient de la farine de maïs ou un dérivé quelconque de soya. Je suis obligé de réaugmenter ma dose de méthotrexate…

    • Jacqueline

      Enlever le maïs et le soya OGMs et bien respecter l’alimentation hypotoxique

  16. Geneviève

    Félicitations, Docteur, pour cet article que toute cette honteuse corruption cesse!!!! L’industrie s’enrichit sur la misère humaine et ce avec la complicité des gouvernements. Merci de dénoncer les choses aussi clairement. Je vous lis fidèlement et aurais beaucoup à dire moi aussi. Genevvieve

  17. France Lemieuc

    Merci, merci Mme Lagacé. Vivant au milieu des champs OGM, avec une seule ruche on se pose quotidiennement ces questions. Merci de votre apport essentiel à notre santé et environnement. Quel travail!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s