La diète cétogène, ses caractéristiques, ses applications potentielles et ses effets secondaires possibles.

Il y a quelques temps,  à la demande de lecteurs, je m’étais engagée à rédiger un texte d’information sur la diète cétogène.  Comme il a été question dernièrement de la diète cétogène aux Nouvelles de Radio-Canada, je profite de l’occasion pour discuter brièvement de ce cas et apporter l’information promise concernant la diète cétogène.

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1066632/guerison-miraculeuse-jeune-quebecoise-regime-alimentaire-cetogene

La petite fille en question a montré les premiers symptômes d’une encéphalite auto-immune qui déclenchait de nombreuses crises d’épilepsie à l’âge de deux ans et demi. Elle s’est avérée réfractaire aux médicaments qui ont été utilisés. Il y a environ 21 mois, vers l’âge de 4 ans, son neurologue a prescrit une diète cétogène pour tenter d’arrêter et/ou de diminuer ses nombreuses  crises d’épilepsie.  La diète cétogène s’est avéré efficace à mettre pratiquement fin aux crises d’épilepsie, ce qui n’est pas une surprise en soi,  puisque cette diète est reconnue surtout pour cette raison.

Probablement, ce qui a le plus surpris le médecin et son entourage, c’est l’évolution rapide du comportement de l’enfant. Alors que le développement de la maladie avait induit des caractéristiques apparentées à de l’autisme, soit l’absence de contact visuel, de l’agitation,  l’incapacité de parler et le refus de manger, ces caractéristiques sont disparues en quelques mois.   Le fait que l’enfant ait retrouvé rapidement un comportement normal,  suggère que la diète cétogène a mis fin à l’inflammation au niveau de son système nerveux, laquelle inflammation était vraisemblablement causée par les  réactions auto-immunes  dont son cerveau était la cible.

Ce qui me frappe dans l’évolution de cette petite fille c’est que les effets de la diète cétogène sur son cerveau s’apparentent aux phénomènes que l’on observe chez plusieurs  enfants autistes qui retrouvent un comportement normal lorsque leur alimentation respectent les règles de la diète hypotoxique. Pour ceux que cela intéresse, vous trouverez  dans le livre suivant « Être et ne plus être autiste » de Nathalie Champoux, la description de l’évolution positive de ses deux enfants qui étaient atteints du syndrome de l’autiste et qui ont retrouvé graduellement un comportement normal à partir du moment où leurs parents ont changé leur alimentation pour la diète hypotoxique.

La diète cétogène, ses caractéristiques, ses applications potentielles et ses effets secondaires possibles.

Caractéristiques

La diète cétogène est basée sur la consommation d’une grande quantité de gras (± 90% de la diète),  une quantité modérée à faible de protéines (± 8%) et une quantité très faible de glucides (± 2%). Il s’agit d’une diète très déséquilibrée qui exige un suivi médical et une prise de compléments alimentaires.  La diète cétogène force l’organisme à brûler des gras à la place du sucre, lequel produit  sous la  forme d’adénosine triphosphate (ATP),  l’énergie dont le corps à besoin pour fonctionner.  Avec la diète cétogène,  il se produit une oxydation des acides gras au niveau du foie, ce qui entraîne la production de corps cétoniques.  Les cétones sont transportées par le sang dans les tissus où elles participent au fonctionnement des mitochondries, les organelles impliquées dans la libération d’énergie.  Le fait qu’il y ait une faible quantité de glucides dans la diète cétogène peut favoriser  une petite  réduction du glucose sanguin et un meilleur contrôle de la glycémie;  parallèlement,  la stimulation de la glycogénèse permet de compenser lorsqu’il y a présence d’une trop grande baisse du niveau de glucose dans le sang.

Applications potentielles

L’intérêt de la  diète cétogène comme traitement de l’épilepsie remonte à 1921. Toutefois, au cours des années 1950, le développement de médicaments anticonvulsivants,  réputés sécuritaires et efficaces, a beaucoup amenuisé l’intérêt pour  la diète cétogène. Toutefois, la diète cétogène a recommencé à émerger au cours des années 1990 en tant qu’alternative pour les enfants épileptiques qui ne répondaient pas aux anticonvulsivants; une étude contrôlée a  montré une efficacité de 61%  de la diète cétogène chez les enfants épileptiques ainsi traités, comparativement à 8% dans le cas du groupe contrôle qui ne suivait pas la diète.  De plus, il a été démontré que l’application de la diète cétogène  pendant une période de 6 mois n’induisait pas d’effets secondaires significatifs en ce qui concerne  l’apprentissage et l’adaptation sociale des enfants.

Compte tenu du succès de la diète cétogène auprès des enfants épileptiques, on a appliqué cette diète à d’autres problèmes de santé comme le traitement de l’obésité qui fut popularisé par le Dr Robert Atkins, le traitement de patients qui présentent un défaut dans le transport du glucose, le syndrome métabolique et le diabète.

Au cours des dernières années, on s’est intéressé à la diète cétogène en tant qu’adjuvant pouvant accompagner les thérapies anti-cancéreuses telles la chimiothérapie et la radiothérapie.  La rationnelle de cette orientation est basée sur l’observation que les cellules cancéreuses, contrairement aux cellules normales, ont de très grands besoins de glucose, même en présence d’oxygène ce qui suggère que les cellules cancéreuses ont une respiration mitochondriale défectueuse et exigeraient une glycolyse accrue en tant que mécanisme compensatoire.  Dans le même ordre d’idée, il a été observé lors de  nombreuses études animales qu’il y a une consommation accrue de glucose par les cellules cancéreuses et que de grandes quantités de glucose sont nécessaires à la survie des tumeurs et au développement des métastases.  On a aussi démontré chez des patients atteints du carcinome du colon que la consommation de glucose par leurs cellules tumorales était supérieure par un facteur de 30 à 40 fois aux besoins en glucose des cellules normales de même origine.

L’action adjuvante de la diète cétogène lorsque associée aux thérapies anti-cancéreuses  conventionnelles telles la chimiothérapie et la  radiothérapie,  reposerait sur trois mécanismes : 1) l’augmentation du stress oxydatif* dans les cellules cancéreuses, suite à une alimentation basée sur les lipides (diète cétogène), limite la disponibilité du glucose pour la glycolyse, restreignant ainsi une voie courante d’obtention d’énergie 2) le métabolisme des lipides force donc les cellules des patients qui suivent la diète cétogène à obtenir leur énergie à partir des mitochondries alors qu’il est présumé que les cellules cancéreuses, contrairement aux cellules normales, ont des mitochondries dysfonctionnelles qui ne leur permettent qu’un apport restreint en glucose;  la croissance des cellules cancéreuses est alors entravée par l’excès de stress oxydatif ; 3)  la production d’énergie lorsqu’elle provient de la consommation de protéines, aboutit à un phénomène apparenté à la consommation de grandes quantités de lipides bien qu’à un  niveau moins sélectif.

Un seul article relatant des essais cliniques de phase 1 concernant l’action adjuvante de la diète cétogène associée à des traitements anti-cancer contre le cancer du poumon et le cancer du pancréas chez l’humain a pu être répertorié.  Les traitements de radiation et de chimiothérapie ont été associés à la diète cétogène durant six semaines dans le cas du cancer pulmonaire et de cinq semaines dans le cas du cancer pancréatique.  Sur une période de 3 ans, 7 patients porteurs d’un cancer pulmonaire ont été enrôlés dans cette étude : 4 patients furent incapables de compléter la diète cétogène,  2 complétèrent l’étude et un patient a été éliminé en raison d’une toxicité dose-limite.  Durant la même période, 2 patients atteints d’un cancer du pancréas ont été enrôlés dans l’étude : un patient a complété l’étude et le second a été éliminé en raison d’une toxicité dose-limite.  Dans le résumé, les auteurs concluaient que les patients ont été incapables d’observer correctement la diète cétogène envers laquelle ils ont montré peu de tolérance.

*Stress oxydatif : le stress oxydatif se définit comme  le résultat d’un déséquilibre métabolique suite à la  production excessive de radicaux libres, lesquels entraînent des dégâts cellulaires, souvent irréversibles, tels la destruction cellulaire, des modifications des protéines et/ou des gènes.  Notre organisme produit en permanence des radicaux libres d’origines endogène (intérieur, venant du métabolisme) et exogène (venant des influences extérieures et des substances toxiques).  Les radicaux libres doivent être neutralisés par des antioxydants de façon à maintenir l’homéostasie de l’organisme.

Effets secondaires possibles de la diète cétogène

Les effets secondaires courants de la diète cétogène sont la léthargie, les nausées, les vomissements dus à l’intolérance à cette diète, spécialement chez les enfants. De plus, les enfants sont sujets à l’hypoglycémie due à la faible consommation de glucose. On a observé également à long terme chez les enfants de l’ hypertriglycéridémie, une diminution de la croissance et  une perte progressive du contenu minéral des os. Chez les adultes, l’inconfort gastro-intestinal est  commun en raison de la grande quantité de lipides ingérés. Une étude pilote prospective a montré que la diète cétogène induit une augmentation substantielle et progressive du niveau de cholestérol chez les patients après un an de diète.  Il a été noté également des déficiences en minéraux tels le sélénium, le cuivre et le zinc dans le sérum de patients, déficits qui doivent être corrigés  par  une supplémentation. Les autres effets secondaires observés chez les adultes sont la constipation  en raison du manque de fibres, des dommages rénaux, des calculs rénaux,  une augmentation des lipoprotéines de faible densité (LDL), des tremblements, des malaises, le développement de la stéatose hépatique non alcoolique, l’élévation des corps cétoniques dans le sang particulièrement chez les patients diabétiques qui peuvent développer de l’acidocétose susceptible de mettre leur vie en danger.   Une étude récente chez 6 patients qui suivaient la diète cétogène a révélé qu’après 3 mois de diète, leurs matières fécales montraient une augmentation significative des espèces Desulfovibrio , un groupe de bactéries qui seraient impliquées dans l’exacerbation de l’inflammation de l’intestin associée à la consommation de gras d’origine animal.

Conclusion

La diète cétogène constitue à mon avis une diète de dernier recours pour les raisons suivantes: 1) il s’agit d’une diète déséquilibrée qui exige un suivi médical serré; 2) elle est susceptible d’induire de nombreux effets secondaires qui peuvent diminuer la qualité de vie des patients et provoquer des conséquences néfastes pour leur santé.

Selon les études cliniques effectuées jusqu’à maintenant, les seuls problèmes de santé qui démontrent de façon convaincante la pertinence de l’utilisation de la diète cétogène sont les cas d’épilepsies réfractaires aux anticonvulsivants chez les enfants et chez les adultes. Par contre, la diète cétogène, malgré ses limitations importantes, a fait la preuve dans le  milieu médical que des changements alimentaires peuvent améliorer de façon importante la vie de certains patients.  Depuis 1985, les travaux cliniques du Dr Jean Seignalet sur environ 2,500 patients ont démontré que la très grande majorité des maladies inflammatoires chroniques peuvent être mises en rémission ou grandement améliorées chez environ 80% des patients atteints de telles maladies lorsqu’ils adoptent une alimentation anti-inflammatoire qualifiée d’hypotoxique.  Compte tenu du vieillissement de la population, du nombre croissant de personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques qui mettent en péril notre système de santé universel, il est urgent que le monde médical tienne compte des milliers de témoignages qui ne cessent de confirmer les études cliniques du Dr Seignalet.  Les études cliniques du Dr Seignalet et tous les témoignages qui confirment la pertinence de ses résultats au cours des dernières décennies ont démontré hors de tout doute que des changements alimentaires basés sur une diète anti-inflammatoire constituent une démarche thérapeutique qui en plus d’être d’une grande efficacité ne cause aucun effet secondaire.

Références

Allen BG, Bhatia SK, Anderson CM et al., Ketogenic diets as an adjuvant cancer therapy: History and potential mechanism. Redox Biol. 2014; 2:963-70. Review.

Appavu B, Vanatta L, Condie J et al., Ketogenic diet treatment for pediatric super-refractory status epilepticus. Seizure. 2016;41:62-65.

Cervenka MC, Hocker S, Koenig M et al., Phase I/II multicenter ketogenic diet study for adult superrefractory status epilepticus.  Neurology. 2017, 88:938-943.

Kosinski C, Jornayvaz FR. Ketogenic diets : the miraculous solution ? Rev Med Suisse. 2017;13:1145-1147.

Paoli A, Bianco A, Damiani E, Bosco G.  Ketogenic diet in neuromuscular and neurodegenerative diseases.  Biomed Res Int. 2014;2014:474296. doi: 10.1155/2014/474296. Epub 2014 Jul 3. Review.

Tagliabue A, Ferraris C, Uggeri F et al.,  Short-term impact of a classical ketogenic diet on gut microbiota in GLUT1 Deficiency Syndrome: A 3-month prospective observational study.  Clin Nutr ESPEN. 2017;17:33-37.

Zahra A, Fath MA, Opat E et al., , Consuming a Ketogenic Diet while Receiving Radiation and Chemotherapy for Locally Advanced Lung Cancer and Pancreatic Cancer: The University of Iowa Experience of Two Phase 1 Clinical Trials. Radiat Res. 2017, 187:743-754.

16 Commentaires

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16 réponses à “La diète cétogène, ses caractéristiques, ses applications potentielles et ses effets secondaires possibles.

  1. Les parents d'une belle adolescente souffrant d'épilepsie sévère

    J’ai plusieurs années d’expérience de gestion de la diète cétogène pour ma fille épileptique. Elle est sur cette diète depuis 12 ans déjà. Elle serait le cas le plus long de la diète cétogène pour épilepsie à travers le monde (durée habituelle de la diète pour gestion épilepsie – entre 2 à 3 ans). Je n’en fait pas un trophée car j’aimerais bien dans mon cœur de parent qu’elle se retrouve pour d’autres raisons dans le livre des records Guinness…..mais bon elle est ma réalité avec ses records à elle.

    Malgré tous les désagréments de la diète cétogène, c’est ce qui a probablement sauvé ma fille nous en sommes convaincus car convulser entre 30 à 40 fois par jour, pas clair que le cœur peut le prendre longtemps. Depuis ce temps, elle est aussi sans aucun médicament car certains médicaments pour l’épilepsie augmentaient les risques d’acidose métaboligue donc s’aditionnaient à ceux de la diète. Nous l’avons appris à la dure… Mais contrairement au cas expliqué, la réduction des crises d’épilepsie chez notre fille n’a pas eu un effet aussi important sur son développement intellectuel et moteur comme l’enfant dont il est ici question. En d’autres mots, je crois qu’il est important de garder en tête que nous sommes tous différents et que les effets des traitements (bons ou mauvais) peuvent varier d’une personne à une autre. Toutefois, on ne peut pas savoir avant d’en faire l’expérience d’où l’importance d’oser. Dans le cas de notre enfant, nous n’avons aucun diagnostic seulement des symptômes (épilepsie sévère, retard global de développement, aucune malformation même pas de lésions au cerveau, etc.) et malgré les effets limités de la diète sur son développement global, la réduction des convulsions représente pour nous un succès de la diète.

    Dans notre situation, nous avons vécu probablement tous les effets secondaires possibles et imaginables en lien avec la diète (hypoglycémie, acidose métabolique – plusieurs fois et très importante- géré avec du bicarbonate, ralentissement du développement physique, pierre au rein – traité avec succès avec un PSN, etc.) Toutefois, dans notre situation, nous avons dû évaluer les risques et les bénéfices  » 40 crises par jour ou les effets secondaires traitables ». La réponse dans notre situation était que les effets secondaires traitables nous semblaient moins pires que les risques associés à la fréquence des convulsions.

    Il est possible aussi que les effets secondaires documentés dans les études soient en partie attribuables au fait que la grande majorité des enfants avec ce type d’épilepsie ont souvent un retard de développement important incluant la déficience physique. À titre d’exemple, le fait de ne pas marcher ou de ne pas mettre de poids sur leurs jambes, favorise inévitablement le développement de l’ostéoporose qui pourrait expliquer, en partie, que l’ostéoporose est souvent documenté dans les études comme l’un des effets secondaires de la diète cétogène. Bref, les effets de la diète s’ajoute aux possibles complications en lien avec la réalité de l’enfant (déficience physique). D’autres effets secondaires, comme les problème au foie, serait aussi en lien avec la pathologie associée ou malformation chez les enfants qui font de l’épilepsie sévère ce que nous avons déjà lu dans la littérature. En d’autres mots, les études actuelles dont nous disposons pour mesurer les effets de la diète cétogène portent essentiellement sur des enfants qui ont des pathologies ou des réalités (avec ou sans diagnostic) particulières et l’épilepsie est un symptôme associé à ces pathologies ou réalité non-diagnostiquée. Ce qui ne fait pas de la diète cétogène un traitement facile à gérer et sans risque. Il faut toujours mesurer les risques et les bénéfices. Dans le cas de notre fille, nous avons toujours été confronté à cette réflexion. Et même avec les médicaments, nous étions dans  »essai-erreur » tout le temps.

    Je crois aussi que les gens qui utilisent la diète cétogène pour d’autres raisons que l’épilepsie mélangent actuellement la diète cétogène avec la Atkins modifié. À ma compréhension de plusieurs échanges sur le WEB et la lecture de quelques livres sur le sujet, la diète qu’ils suivent s’apparentent davantage à la Atkins modifié qu’à la cétogène. La cétogène réelle, oblige la mesure de tous les aliments, les restrictions caloriques importantes en fonction du poids et de la taille de la personne, les restrictions aussi au niveau des protéines en plus des glucides, etc. Ce qui suppose aussi la mesure des liquides pris dans la journée. Au départ, nous devions mesurer ce qu’elle buvait en terme de liquide par jour incluant, l’eau qu’elle pouvait boire par erreur en prenant son bain que nous devions ensuite réduire de la quantité de liquide possible par jour en fonction de la quantité d’eau bu par erreur. À cela s’ajoute l’élimination de plusieurs fruits et légumes qui sont trop élevés en glucide comme plusieurs produits de toilettes (savons, baume à lèvre, crème solaire, pâte à dent, shampoing, etc.).

    La cétogène qui circule actuellement ne tient pas compte de toutes les restrictions comparativement à celle pour le traitement de l’épilepsie d’où l’idée qu’il s’agirait plus de la Atkins modifié. Vous pouvez en prendre connaissance sur le site de l’Hôpital Jon Hopkins, le chef de file de la diète cétogène à travers le monde ou les deux traitements y sont présentés https://www.hopkinsmedicine.org/neurology_neurosurgery/centers_clinics/epilepsy/pediatric_epilepsy/ketogenic_diet.html

    Il est possible aussi que les effets secondaires de la Atkins modifié soit beaucoup moins intenses et importants que la cétogène. Le ratio de la Atkins est normalement du 2:1 ou 1:1 et très peu d’effets secondaires. Notre fille est actuellement au ratio 2:1 et les effets secondaires sont beaucoup moins élevés. Mais encore là, les études qui se sont intéressées à la Atkins modifié, portent encore essentiellement sur des populations présentant d’autres problèmes importants (pathologie, etc).

    Je crois au traitement métabolique de plusieurs problèmes de santé. Il serait probablement plus juste de parler de traitement métabolique ou de la Atkins modifié que de la diète cétogène étant donné les grandes nuances entre ces régimes alimentaires et surtout de l’application diamétralement différente entre le traitement de l’épilepsie et les autres affections. À ce jour, les résultats observés reposent davantage sur des populations épileptiques pour lesquelles d’autres problèmes et affections peuvent parfois influencer les résultats. Des études sur d’autres populations seraient pertinentes pour observer les résultats du traitement métabolique sur d’autres individus qui n’ont pas la même réalité que les enfants qui souffrent d’épilepsie sévère chez lesquels, d’autres pathologies peuvent influencer les résultats. Bonne chance à tous ceux et celles qui souhaitent expérimenter les traitements métaboliques car il s’agit d’une façon pertinente de prendre soin de sa santé.

    Les parents d’une jeune fille épileptique

  2. Jaziel Petrone

    Est-ce qu’une diète cétogène pourrait être bénéfique pour une enfants de 7 ans atteinte d’un PTI (purpura thrombopenique idiopathique)? Elle semble développer des résistances aux médicaments habituellement utilisés, immunoglobuline, corticoïdes, et à fait une réaction allergique (maladie sérique) au Rituximab.

    Les approchent classiques commencent à manquer…

    • Jacqueline

      La diète cétogène parce qu’elle comporte énormément d’interdictions alimentaires doit être limitée chez les enfants atteints d’épilepsie qui ne répondent pas bien aux médicaments neuroleptiques. Toutefois, la diète hypotoxique pourrait aider votre enfant.

  3. Louise Perno

    Bonjour, Pour ma part ça fait 16ans que j’ai des périodes de cancer du sein, du poumon et des Os (en 2002-2009-2013-2016) considérer comme survivante du cancer et c’est la première fois en 2016 que je m’intéresse aux livres sur l’alimentation et j’ai découvert
    le livre  »Desserts zéro sucre »
    SOPHIE DUPUIS-GAULIER –
    Accompagnées des conseils d’une nutritionniste, 50 recettes de desserts sans sucre, simples et originales, tels le cake au poire, le flan au café ou les muffins …

    Livre  »Le régime cétogène contre le cancer »
    http://www.thierrysouccar.com
    On vous a diagnostiqué un cancer et vous vous demandez : comment lutter au mieux contre cette maladie ? Que puis-je faire, en accompagnement des traitements …Auteurs : trois biologiste Pr. Ulrike Kammerer, Dr. Christina Schlatterer, et Dr. Gerd Knoll
    http://www.thierrysouccar.com/sante/livre/le-regime-cetogene-contre-le-cancer-2457
    Deux bons livres avec des recherches sur les bons aliments; des recettes aussi: les avocats, des légumes verts et des fruits et des smoothies, le poisson, et farine de poudre d’amandes, et du fromage de chèvre, les dattes, daikon gros radis blanc, gingembre rapé congelé soupoudré sur une salade, (les jeunes pousses verte) vendu en sac à faire germer soit même, les potages maison, céleri-rave faire de frites en batonnets ou en pomme de terre, curieusement c’est simple il faut s’adapter aux ingrédients variées chaque jour pour aider à illimiter les toxines dans l’intestin, mon corps réponds bien au régime cétogène que je suis à 50% pourquoi parce que il faut aussi variée notre alimentation et aussi dernièrement j’ai acheté  »UMMINIA » https://www.fruitomed.com/
    Découvrez la puissance des polyphénols, des molécules naturelles bénéfiques pour l’amélioration et le maintien d’une bonne santé. Fruitomed vous propose son extrait concentré en polyphénols IMMUNIA
    Un produit de santé naturel autorisé par Santé Canada comme puissant ANTIOXYDANT & ANTI-INFLAMMATOIRE naturel.
    Concentration de baies de sureau fait au Québec et disponible sur le site dans beaucoup de commerce santé Laval, st-jérôme, montréal, partout
    bon pour alzheimer, diabète, cardiaque, santé des yeux, cancer et tous ceux qui ont à coeur de bien se nourrir avec des antioxidants

    Mon oncologue n’a pas d’opinion sur l’alimentation, se que je mange ou pas il me dit que mes résultats sanguins (chaque mois) sont excellent et j’ai de l’énergie, je travaille dans le transport d’écolier et je fais de l’exercice physique 20min et un peu de marche, depuis un an je prends de la chimio en pilule à cause du cancer des Os (Afinitor 5mg) c’est toxique et inflammatoire et beaucoup d’effets secondaires qu’ils disent je réussi à ne pas avoir d’effet secondaires indésirables ne pas manger de sauce tomate (acidité) provoque des abcès bucales, ne pas consommé de glucose (sucre)(liqueurs ou patisseries) en générale je vais très bien sauf l’insomnie cela a toujours été un problème pour moi, chaque semaine nous pouvons découvrir de nouveaux produits bon pour la santé, je veux vraiment vivre en santé ; physique, mentale, et aussi spirituelle croire en DIEU et que JÉSUS a fait et fera toujours des miracles par la puissance du Saint-Esprit m’a toujours guidé et fortifier être fort dans la foi est une raison de plus pour espérer guérir et persévérer car JÉSUS est mort et ressuscité par son sang versé, il vit en moi, Il vous aime, toi et moi l’amour de DIEU est un baume pour le coeur et pour l’âme car souvent nos coeurs ont été blessé, mais JÉSUS a dit je suis la lumière du monde, il vous aime et vous aide à pardonner à ceux qui vous ont fait souffrir, Guérir le corps, Guérir l’âme je suis victorieuse en JÉSUS, Lire la Bible et Prier DIEU exauce les prières !
    Psaume 103 verset 1 Mon âme, bénis l’Eternel ! Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom !
    2 Mon âme, bénis l’Eternel, Et n’oublie aucun de ses bienfaits !
    3 C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, Qui guérit toutes tes maladies; 4 C’est lui qui délivre ta vie de la fosse, Qui te couronne de bonté et de miséricorde; 5 C’est lui qui rassasie de biens ta vieillesse, Qui te fait rajeunir comme l’aigle……….. Louise

    • Jacqueline

      Madame, vous êtes une battante et c’est pourquoi vos conseils méritent d’être publiés. Je suis certaine que certains de vos conseils peuvent aider d’autres personnes.

  4. Article très intéressant (à lire absolutment si on comprend l’anglais) du point de vue « sécurité de la diète cétogène » et mise en garde dans certains cas avant de modifier de manière si importante son alimentation qui entraine des changements très importants au point de vue métabolique – Dre Georgia Ede, une psychiatre spécialiste en nutrition utilisant la diète cétogène pour aider ses patients … et ayant rencontré des collègues aussi intéressés à cette approche lors d’une conférence en septembre 2017… http://www.diagnosisdiet.com/ketogenic-diet-safety/ et résumé de deux cas cliniques rapportés par un psychiatre de Harvard (perte de poids et surtout soulagement des troubles d’humeurs liés à la schizophrénie supérieur à la médication la plus pointue actuellement disponible : https://www.psychologytoday.com/blog/diagnosis-diet/201709/low-carbohydrate-diet-superior-antipsychotic-medications
    .
    En résumé: Quand le choix des aliments est adéquat et riche en nutriments, cette diète est complète et préférable à une diète riche en glucides et pauvre en lipides comme recommandée depuis trop longtemps… Difficile à comprendre pour plusieurs personnes, il est important de consulter un.e spécialiste pour éviter les carences et autres problèmes surtout pour ceux qui ont des problèmes de santé identifiés et médicamentés, les femmes enceintes et les enfants.
    .
    Johanne Biochimiste-Nutrithérapeute

  5. Pascal

    Bonjour Mme Lagacé,

    Je vous invite à lire l’article publier par la Docteure Evelyne Bourdua-Roy.

    http://quebec.huffingtonpost.ca/dre-evelyne-bourdua-roy/medecine-et-nutrition-ignorer-la-science-comporte-des-dangers_a_23218334/

    • Jacqueline

      Bonjour,

      Ce n’est pas sans raison que j’ai délaissé mon blogue depuis la réception de votre commentaire. j’ai beaucoup réfléchi et élargi mes lectures sur la diète cétogène. Pour le moment, je peux vous dire que l’introduction de l’article du Huffington Post dans lequel on met dans le même panier: pain, pâtes, patates, riz, fruits et sucreries démontre soit de l’ignorance, soit de la mauvaise foi puisque l’on semble ne pas comprendre la différence essentielle qui existe entre aliments transformés et aliments naturels. Je reviendrai bientôt sur le sujet par la publication d’un article pour approfondir le sujet.

  6. Florence Boudreau

    Suite à votre article sur le « Cétogène », il y a un commentaire assez questionnant figurant sur Facebook…Histoire de remettre les pendules à l’heure, je tenais à vous en informer…J’aimerais que vous puissiez d’abord aller le lire afin de le resituer dans son contexte et que vous puissiez le commenter s’il y a lieu…Merci!

    • Jacqueline

      J’apprécierais que vous fassiez un copier-collé de l’article car je ne fréquente pas Facebook.

  7. Pascal L.

    Je fait la diète cétogène depuis 3 ans et mes ratio sont 65% de matières grasses, 20 à 25% de protéines et 10 à 15% de glucides. Je mesure mes corps cétoniques avec une goutte de sang tout les jours avec un appareil et je suis en cétose. 2 mmol/l en moyenne. Je cours des marathons pratiquement à jeun. Je crois pas qu’il y a beaucoup de gens qui font cette diète avec 2% de glucides. Pas besoins d’aller aussi bas dans les glucides.

    • Jacqueline

      La diète cétogène classique reconnue est celle décrite dans mon article. Il est évident que plus on s’éloigne de la diète classique, moins le régime est déséquilibré et qu’il peut être utilisé dans d’autres buts comme c’est votre cas.

  8. Ann Robitaille

    Merci pour cet excellent article ! –

  9. Martine Gilbert

    Merci Mme Lagacé pour ces travaux. Vous faites preuve d’un grand professionnalisme. Votre site permet une évolution des connaissances dans le domaine des traitements par l’alimentation et ce, de façon scientifique.
    MG.

  10. Ginette

    Bonjour,

    L’huile d’avocat et de coco sont elles conforme au régime?

    Merci pour vos nombreux conseils

    Ginette

  11. Irène Doiron

    Ayant suivi il y a très longtemps pendant quelques mois le régime amaigrissant du Dr Atkins, j’ai commencé à faire de la goutte, douleur importante à un orteil qui a conduit à une infiltration de cortisone pour soulager la douleur. Mon taux d’acide urique avait dépassé la limite admise. Malgré un effet anti-.déprime de ce régime, et le fait qu’après seulement quelques jours, on n’a plus envie de manger des àciments sucrés, je l’ai arrêté car trop déséquilibré. Trop grande consommation de protéines d’origine animale. Je n’ai plus jamais ensuite eu la goutte.

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