Archives d’Auteur: Jacqueline

Intéressant message de Lucie qui complète bien celui de Caroline concernant les diètes restrictives

Très intéressant. Ma mère, maintenant décédée, souffrait d’hydradénite suppurée, mon frère en souffre, ainsi que le fils de ma soeur. Comme j’ai deux gènes pour la maladie coeliaque, un venant de ma mère et un autre de mon père, il y a plus de risques que d’autres personnes soient coeliaques dans ma famille. Mais aucun d’entre eux n’est intéressé à changer son alimentation, car les « bobos » dont ils souffrent ne sont pas assez gros, même s’ils les incommodent.

Il est également tellement regrettable que les tests traditionnels pour la maladie coeliaque ne sont pas fiables lorsque le système immunitaire est défaillant, ce qui est souvent le cas lorsque le gluten a fait des dommages pendant des années. Les patients et médecins ne savent pas que les tests ne sont pas fiables et un résultat négatif peut laisser croire qu’il ne faut pas considérer cette piste. Cela, sans compter le fait que la sensibilité au gluten sans maladie coeliaque a souvent les mêmes effets que la MC.

Il peut sembler plus facile de prendre des pilules ou subir une intervention, que changer son alimentation. Du moins parce qu’on pense que c’est davantage exigeant que cela l’est en réalité. .

Les gens qui ont le courage, la volonté et la persévérance de changer leur diète sont habituellement très souffrants depuis des années. Puisque la façon de s’alimenter entraîne des engrammes puissants dont il est difficile de se défaire, je crois que malheureusement, il faut être très malade pour accepter de faire des efforts pour ensuite aller mieux, en mangeant hypotoxique..

Dans notre culture occidentale, on pense que la façon de régler des problèmes de santé est de prendre des médicaments, ou encore subir des interventions chirurgicales et les médecins pensent ainsi car leur formation les a ainsi « formatés ». Difficile de mettre de côté toutes ces années d’études où on vous a enseigné à diagnostiquer des maladies et à prescrire les médicaments pour en atténuer les symptômes, plutôt que chercher les causes pour agir sur celles-ci. Espérons que les plus jeunes médecins auront plus de clairvoyance et que les nombreux témoignages auprès d’eux, de personnes qui suivent vos conseils, Dr Lagacé, finiront par leur ouvrir les yeux.

Lucie

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Caroline s’interroge sur la nécessité des restrictions sévères de diètes à la mode

N.B.: j’ai reçu de Caroline ce courriel personnel le 20 juillet dernier et par la suite cette dernière m’a autorisée à le publier.  Je tiens à la remercier car il s’agit d’informations particulièrement pertinentes.
Bonjour Mme Lagacé,
Nous nous sommes déjà contactées il y a plusieurs mois. Je voulais vous récrire, car j’ai découvert avec joie que le lien entre diète et hydradénite suppurée (HS) commence à se faire connaître!
J’ai découvert un TEDTalk à ce sujet, ainsi qu’une page Facebook américaine. (https://www.youtube.com/watch?v=NGEYEFBZPa8) (https://www.facebook.com/groups/hsandglutenfree/?fref=nf). Ces gens se basent beaucoup sur le livre Hidden Plague, dans lequel une femme raconte comment le paléo a soigné la HS dans son cas. (https://www.amazon.com/Hidden-Plague-Tara-Grant-ebook/dp/B00H2V9ZLU)
Le « problème » selon moi est que les diètes sur lesquelles tout le monde se rue sont le paléo et le kétogène et le protocole AIP. Or, ces diètes sont TELLEMENT restrictives.
J’essaie de faire connaître un peu la diète hypotoxique et je parle de votre livre, traduit en anglais et donc accessible pour ces personnes.
Je comprends que certaines personnes doivent couper plus d’aliments que moi pour éloigner la HS (il y a des cas TELLEMENT lourds, ça frôle l’invalidité), mais je me dis que si certaines personnes pouvaient manger hypotoxique et être guéries, ce serait tellement plus facile pour elles et vivable à long terme! Aussi, les gens comprendraient pourquoi tel aliment les affecte et pas d’autres. (Exemple: une personne a dit sur FB avoir eu un abcès après une pointe de pizza sans fromage, et elle pensait que le pepperoni contenait peut-être des produits laitiers. Je lui ai suggéré que c’était peut-être le gluten de la croûte aussi…).
Mais en tout cas, les choses avancent. Mon rêve est encore que des scientifiques fassent des études contrôlées pour expliquer le phénomène!
Bon été,
Caroline
Remarque de Jacqueline: j’ajouterais à la liste de Caroline la diète FODMAP pour les raisons que j’ai présentées p. 220-226 dns mon livre intitulé: « Une alimentation ciblée pour préserver ou retrouver la santé de l’intestin ».

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Les réflexions de Lucie concernant les conflits d’intérêts: facultés de médecine et industries pharmaceutiques

Les relations entre les facultés de médecine et l’industrie pharmaceutique nuisent grandement à une approche médicale moins médicamentée. Malheureusement le mariage des deux se porte très bien au dépend des patients . Je souffre de sclérodermie (diagnostiqué il y a 2 ans et du syndrome de Ménière depuis 18 ans) Le rhumatologue spécialiste de la sclérodermie lève les yeux aux ciels lorsque je lui dis que je suis les principes du régime hypotoxique. Il ne veut même pas en discuter. J’applique les principes du régime depuis 2 ans maintenant avec des hauts et des bas. Je sais pertinemment lorsque je déroge du régime car j’en ressens les effets. J’ai surtout de la difficulté avec la cuisson des aliments, la cuisson lente et à basse température demande de la préparation bien avant l’heure du repas. Aussi les sorties au restaurant sont problématiques. Mais je crois fermement au principe du Dr Seignalet.Lorsque je suis le régime à la lettre j’en ressens les bienfaits et cela sans effet secondaire…. Il est plus simple pour un médecin de prescrire des médicaments à son patient soufrant d’inflammation, que de lui conseiller d’éviter les produits laitiers. On ne crache pas dans la main qui nous nourrit. Voir article qui date de 2013, mais qui est encore et de plus en plus en vigueur: https://www.ledevoir.com/opinion/idees/385653/l-education-plus-efficace-que-la-reglementation.

Lucie

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Les arguments irrationnels de médecins qui refusent d’accepter le pouvoir thérapeutique d’une alimentation restrictive anti-inflammatoire

Bonjour Mme Lagacé,
Je reviens vers vous pour vous donner des nouvelles de mon fils de 4 ans.
Nous avions vu une allergologue fin février, démarré un régime alimentaire à éviction sans gluten, lait, soja et produits laitiers… parallèlement nous avions arrêté son traitement ( Humira et methotrexat) .
Il se trouve qu’il est en rémission depuis lors. Les médecins qui le suivent suite à ses symptômes d’arthrite et gastrique, pensent qu’il s’agit d’une firme associée de polyallergie et de Crohn … car pour eux une polyallergie ne peut pas expliquer l’arthrite et la présence d’un granulome suite aux biopsies. Aussi ils nous disent qu’il serait encore sous l’effet des médicaments…
Cela me peine de les entendre nous dire ça, aussi c’est tellement rare de souffrir de deux problèmes en même temps… en tout cas il va bien!
Quelle bonheur d’etre tombé sur votre livre!
Cordialement, Muriel

Réponse de Jacqueline:  tenter d’expliquer la mise en rémission de votre fils par des médicaments qui s’avéraient inefficaces et qui seraient la cause d’une rémission 5 mois après leur arrêt  parallèlement au suivi d’une diète hypotoxique  est pour le moins fantaisiste pour ne pas dire plus…

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Paule Mongeau: nouvel atelier pour les personne atteintes de fibromyalgie

Pour vous renseigner sur le nouvel atelier de traitement psychothérapeutique de groupe en EFT destiné aux personnes ayant développé de la fibromyalgie, cliquer sur:

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Lucette: après 6 ans de diète hypotoxique réussie + traitement pour métaux lourds et EBV amélioration de fonctions cardiaques

Fin août 2018 cela fera 6 ans que je connais et suis l’approche de Mme.Lagacé. Donc 0 douleur quand je m’alimente correctement. En 2017 je découvre aussi les effets nocifs des MÉTAUX LOURDS et du VIRUS D’EPSTEIN BARR. Merveilleuse découvertes qui m’ont permis de diminuer et même presque cesser: palpitations cardiaques, arythmie et bradycardie. Ainsi que de retrouver la faculté de DIGESTION.
Quel plaisir de pouvoir, à l’occasion profiter d’un bon repas chez des amis ( es).

Lucette, j’apprécierais que vous précisiez au profit de mes lecteurs quels sont les traitements que vous avez suivis pour contrer les effets nocifs des métaux lourds et du virus Epstein Barr. Je vous remercie pour ce beau témoignage et pour votre réponse à venir. Jacqueline

 

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Claudette, à 77 ans, après 1 an et demi de diète hypotoxique, n’a plus aucune douleur ni de problème de peau

Il n’est jamais trop tard pour commencer ce régime!J’ai 77 ans, je suis le régime hypotoxique depuis un an et demi: j’ai perdu 5kgs sans problème, les douleurs d’arthrose violentes aux cervicales, lombaires, aux genoux ont disparu; si je fais des entorses au régime elles reviennent. mes problèmes de peau – dermite et eczéma- ont disparu ainsi que les maux d’estomac et les colites dont je souffrais. Plus aucun médicament! J’aurais aimé connaître ce régime il y a vingt ans!!! Merci Madame Lagacé. Claudette Hélias .

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Diète cétogène: 10 ans d’expérience de gestion de soins pour sa fille épileptique

J’ai plusieurs années d’expérience de gestion de la diète cétogène pour ma fille épileptique. Elle est sur cette diète depuis 12 ans déjà. Elle serait le cas le plus long de la diète cétogène pour épilepsie à travers le monde (durée habituelle de la diète pour gestion épilepsie – entre 2 à 3 ans). Je n’en fait pas un trophée car j’aimerais bien dans mon cœur de parent qu’elle se retrouve pour d’autres raisons dans le livre des records Guinness…..mais bon elle est ma réalité avec ses records à elle.

Malgré tous les désagréments de la diète cétogène, c’est ce qui a probablement sauvé ma fille nous en sommes convaincus car convulser entre 30 à 40 fois par jour, pas clair que le cœur peut le prendre longtemps. Depuis ce temps, elle est aussi sans aucun médicament car certains médicaments pour l’épilepsie augmentaient les risques d’acidose métaboligue donc s’aditionnaient à ceux de la diète. Nous l’avons appris à la dure… Mais contrairement au cas expliqué, la réduction des crises d’épilepsie chez notre fille n’a pas eu un effet aussi important sur son développement intellectuel et moteur comme l’enfant dont il est ici question. En d’autres mots, je crois qu’il est important de garder en tête que nous sommes tous différents et que les effets des traitements (bons ou mauvais) peuvent varier d’une personne à une autre. Toutefois, on ne peut pas savoir avant d’en faire l’expérience d’où l’importance d’oser. Dans le cas de notre enfant, nous n’avons aucun diagnostic seulement des symptômes (épilepsie sévère, retard global de développement, aucune malformation même pas de lésions au cerveau, etc.) et malgré les effets limités de la diète sur son développement global, la réduction des convulsions représente pour nous un succès de la diète.

Dans notre situation, nous avons vécu probablement tous les effets secondaires possibles et imaginables en lien avec la diète (hypoglycémie, acidose métabolique – plusieurs fois et très importante- géré avec du bicarbonate, ralentissement du développement physique, pierre au rein – traité avec succès avec un PSN, etc.) Toutefois, dans notre situation, nous avons dû évaluer les risques et les bénéfices  » 40 crises par jour ou les effets secondaires traitables ». La réponse dans notre situation était que les effets secondaires traitables nous semblaient moins pires que les risques associés à la fréquence des convulsions.

Il est possible aussi que les effets secondaires documentés dans les études soient en partie attribuables au fait que la grande majorité des enfants avec ce type d’épilepsie ont souvent un retard de développement important incluant la déficience physique. À titre d’exemple, le fait de ne pas marcher ou de ne pas mettre de poids sur leurs jambes, favorise inévitablement le développement de l’ostéoporose qui pourrait expliquer, en partie, que l’ostéoporose est souvent documenté dans les études comme l’un des effets secondaires de la diète cétogène. Bref, les effets de la diète s’ajoute aux possibles complications en lien avec la réalité de l’enfant (déficience physique). D’autres effets secondaires, comme les problème au foie, serait aussi en lien avec la pathologie associée ou malformation chez les enfants qui font de l’épilepsie sévère ce que nous avons déjà lu dans la littérature. En d’autres mots, les études actuelles dont nous disposons pour mesurer les effets de la diète cétogène portent essentiellement sur des enfants qui ont des pathologies ou des réalités (avec ou sans diagnostic) particulières et l’épilepsie est un symptôme associé à ces pathologies ou réalité non-diagnostiquée. Ce qui ne fait pas de la diète cétogène un traitement facile à gérer et sans risque. Il faut toujours mesurer les risques et les bénéfices. Dans le cas de notre fille, nous avons toujours été confronté à cette réflexion. Et même avec les médicaments, nous étions dans  »essai-erreur » tout le temps.

Je crois aussi que les gens qui utilisent la diète cétogène pour d’autres raisons que l’épilepsie mélangent actuellement la diète cétogène avec la Atkins modifié. À ma compréhension de plusieurs échanges sur le WEB et la lecture de quelques livres sur le sujet, la diète qu’ils suivent s’apparentent davantage à la Atkins modifié qu’à la cétogène. La cétogène réelle, oblige la mesure de tous les aliments, les restrictions caloriques importantes en fonction du poids et de la taille de la personne, les restrictions aussi au niveau des protéines en plus des glucides, etc. Ce qui suppose aussi la mesure des liquides pris dans la journée. Au départ, nous devions mesurer ce qu’elle buvait en terme de liquide par jour incluant, l’eau qu’elle pouvait boire par erreur en prenant son bain que nous devions ensuite réduire de la quantité de liquide possible par jour en fonction de la quantité d’eau bu par erreur. À cela s’ajoute l’élimination de plusieurs fruits et légumes qui sont trop élevés en glucide comme plusieurs produits de toilettes (savons, baume à lèvre, crème solaire, pâte à dent, shampoing, etc.).

La cétogène qui circule actuellement ne tient pas compte de toutes les restrictions comparativement à celle pour le traitement de l’épilepsie d’où l’idée qu’il s’agirait plus de la Atkins modifié. Vous pouvez en prendre connaissance sur le site de l’Hôpital Jon Hopkins, le chef de file de la diète cétogène à travers le monde ou les deux traitements y sont présentés https://www.hopkinsmedicine.org/neurology_neurosurgery/centers_clinics/epilepsy/pediatric_epilepsy/ketogenic_diet.html

Il est possible aussi que les effets secondaires de la Atkins modifié soit beaucoup moins intenses et importants que la cétogène. Le ratio de la Atkins est normalement du 2:1 ou 1:1 et très peu d’effets secondaires. Notre fille est actuellement au ratio 2:1 et les effets secondaires sont beaucoup moins élevés. Mais encore là, les études qui se sont intéressées à la Atkins modifié, portent encore essentiellement sur des populations présentant d’autres problèmes importants (pathologie, etc).

Je crois au traitement métabolique de plusieurs problèmes de santé. Il serait probablement plus juste de parler de traitement métabolique ou de la Atkins modifié que de la diète cétogène étant donné les grandes nuances entre ces régimes alimentaires et surtout de l’application diamétralement différente entre le traitement de l’épilepsie et les autres affections. À ce jour, les résultats observés reposent davantage sur des populations épileptiques pour lesquelles d’autres problèmes et affections peuvent parfois influencer les résultats. Des études sur d’autres populations seraient pertinentes pour observer les résultats du traitement métabolique sur d’autres individus qui n’ont pas la même réalité que les enfants qui souffrent d’épilepsie sévère chez lesquels, d’autres pathologies peuvent influencer les résultats. Bonne chance à tous ceux et celles qui souhaitent expérimenter les traitements métaboliques car il s’agit d’une façon pertinente de prendre soin de sa santé.

Les parents d’une jeune fille épileptique

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Témoignages de Christelle et de Lise qui démontrent la nécessité de prendre sa santé en main et d’être respectés dans nos choix de santé

Témoignages de Christelle et de Lise qui démontrent la nécessité de prendre sa santé en main et d’être respectés dans nos choix de santé

Dr Gagnon,

Merci pour votre témoignage, merci pour votre respect, merci pour ma vie et tout ce qui la côtoie, merci pour mon corps, mon coeur et mon âme , merci pour oser dire que l’histoire individuelle a un sens et que la personne dans sa globalité doit être prise en compte, pas entendue mais écoutée!
J’ai témoigné quelquefois déjà sur ce site et suis ravie si cela à aidé à voir plus clair dans ce brouillard de la peur . J’ai une SEP (sclérose en plaques) depuis 20 ans , et après 17 années de tranquillité modérée, j’ai accepté des traitements, j’ai vécu la descente aux enfers, la douleur physique et mental car je n’ai jamais été considérée comme une personne dans sa globalité mais comme une « sepienne sans histoire , sans famille, sans lieu de vie, sans conscient et sans inconscient » . Grace à mon mari et avec lui, j’ai , contre l’avis de mon neurologue, arrêté mes traitements inutiles et destructeurs. J’ai repris le sport , débuté un régime cétogène depuis un an , et retrouvé mon mental et surtout beaucoup d’énergie! j’étais condamnée , presque enterrée, et après un an d’études me voilà bientôt thérapeute …c’est le comble! Je marche difficilement, je nage comme une sirène, mais j’avance sur MON chemin avec le respect du peu de personnes qui m’entourent et me soutiennent désormais. J’ai cherché un médecin pour qu’il accepte de m’aider dans ma globalité et mes choix alimentaires anti-inflammatoires…j’en ai trouvé un seul, mais il m’a bien fait comprendre qu’il approuvait totalement ma démarche alimentaire m’encourageant à poursuivre ainsi, et mon choix de vie, sous entendu qu’il est bientôt à la retraite et ne risque plus rien ! Je n’ai rien contre le monde médical, mais il est tellement cloisonné qu’il en devient inefficace, gouverné par les laboratoires et la peur.
J’ai choisi de me libérer de cette peur et ma vie devient magique. Je ne suis plus un numéros mais une personne avec une écologie propre, une histoire, une famille, et un amour de la vie retrouvée!

Christelle

Témoignage de Lise

Merci pour ce témoignage libre et éclairé. Les tendances concernant la pratique médicale, influencée fortement par l’industrie du médicament, sont très inquiétantes à mon avis. Revenons à l’essentiel: le gros bon sens, le vrai, le respect des personnes soignées et la prévention des problèmes de santé physique et mentale, merci!

Merci pour ces commentaires si pertinents.  Jacqueline Lagacé

 

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Le témoignage d’un chirurgien qui avait abandonné l’approche « un bobo, une pilule ».

Madame Lagacé

Bravo pour votre tenacitê. Je suis un chirurgien général d’une espèce aujourd’hui disparue dans les sens que je pratiquais la chirurgie de tous les systèmes du corps humain. J’étais un spécialiste de la chirurgie et non un spécialiste d’un seul système. De plus j’ai pratiqué dans de petites communautés avec une population connue et des médecins connus. Aujourd’hui l’on ne forme plus des chirurgiens comme moi pour la simple raison que les hôpitaux universitaires n’ont pas de modèle à offrir à des candidats éventuels. Vous comprendrez qu’étant d’un autre âge de la médecine que je suis retraité. Bien plus mon nom ne figure plus depuis cette année au régistre du Collège des Médecins du Québec. J’ai préféré acheminer ma cotisation au programme d’aide des médecins. Mon approche chirurgicale a été systémique dans le sens que j’opérais une personne faisant partie d’une famille et d’un milieu de vie et non pas seulement d’un intestin, d’un sein ou d’une hernie.. J’invitais le patient à participer à son rétablissement. J’ai abandonné l’approche linéaire: un bobo, une pilule. Mon genre de pratique m’a mis en partie à l’abri de la médecine en silo. L’urbanisation, la main-mise de la politique et de la haute technologie contribue à cette médecine moins humaine. Dans mon cheminement je me suis intéressé au sciences neurologiques au point d’écrire un livre de vulgarisation sur le sujet: cerveau.net publié aux Éditions MultiMondes. (Il est encore disponible en version numérique l’édition papier étant épuisée.) Dans ce livre je mets en lumière la façon dont nous communiquons avec ce qui nous entoure et comment les différentes parties de nous communiquent entre elles pour nous permettre de vivre et d’agir. Nos organes communiquent par voies nerveuses et aussi par des molécules transportées par le sang.
« Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es. » Il est tout aussi vrai de dire, dis-moi ce que tu manges, ce que tu fais, ce que tu lis, quels sont tes amis, où tu vis, quelles sont tes activités. Si nous n’utilisons pas nos sens , nos organes,nos capacités nous dépérissons.
Ceux qui ont découvert la plasticité du cerveau ont du lutter des dizaines d’années avant que « la faculté » reconnaisse le bien fondé de cette réalité qui a révolutionné les sciences neurologiques. Les difficultés que vous avez à ce que le corps médical considére le rôle de l’alimentation dans la santé y ressemble. Il en est de même avec les approches orientales, les bienfaits de l’exercice, de la musique, du contact avec la nature et des animaux.etc.
Un médecin se doit de faire flèche de tout bois. Travailler avec toutes les sources du savoir, les approches autres que celles qu’il a apprises.
Bien oui , je vous apporte mon grain de sel dans votre lutte pour une approche intégrative de la santé.
Bonne route.
Jacques Gagnon, MD, LMCC, LNMC, chirurgien, CSPQ, FRCS, FACS.

Merci Dr Gagnon pour ce témoignage réconfortant de la part d’un médecin qui peut maintenant s’exprimer sans crainte.

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