Commentaire parfaitement complémentaire de ma réponse à V. Borde

Chère Madame Lagacé

votre article en réponse à Valérie Borde est réellement clair et bien écrit. Nous sommes tellement chanceux de vous avoir au Québec, afin d’aider la population de malades chroniques, pour lesquels la médecine ne sait pas quoi faire, faute de formation adéquate, d’ouverture d’esprit et d’incapacité à se remettre en question. La plupart d’entre nous devons chercher d’autres voies, comme celle que vous proposez, avec clarté et justesse, car la médecine et ses médicaments toxiques ne règlent pas les problèmes de santé chronique.

La médecine est en retard sur tellement d’aspects et les programmes de formation en médecine auraient eus avantage à être revus depuis longtemps, pour tenir compte de l’environnement au sens large, qui inclut aussi la nutrition.

Espérons que Mme Borde aura l’ouverture d’esprit nécessaire afin de s’informer correctement et écrire des articles plus justes afin de renseigner correctement les lecteurs. Mais il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre…

Mme Borde écrit pour l’Actualité et y tient un blogue. Cette revue appartient à Rogers, géant des communications sans fil.

Elle a aussi publié un livre et voici un extrait à son sujet:

Dans un style limpide, elle s’oppose aux campagnes de peur concernant les dangers des pesticides, des vaccins, des parabènes et des compteurs intelligents d’Hydro-Québec.

http://www.ledevoir.com/culture/livres/405190/essai-livre-le-petit-borde-valerie-borde

Pourtant les études sont nombreuses sur les effets nocifs des pesticides, des parabènes et des ondes ainsi que sur le mercure sous forme de thimérosal, encore présent dans certains vaccins, bien qu’utilisé moins largement qu’auparavant..

Voir par exemple:
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/%2011331700

http://www.immunize.ca/fr/publications-resources/contents.aspx

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23230464

http://emfscientist.org/ (visionner la vidéo du dr Martin Blank)

http://www.bioinitiative.org/

On doit se rendre à l’évidence que plusieurs journalistes du Québec et d’ailleurs, qui doivent bien gagner leur croûte, n’ont dans les faits aucunement l’indépendance que commande pourtant leur profession. Le contrôle des médias dans le monde est une réalité malheureuse qui nuit à l’indépendance journalistique.

On m’a relaté que certains journalistes se sont fait parler par leurs patrons qui leur demandent de ménager leurs élans quand ils écrivent des articles. Cela déplaît parfois aux annonceurs. On peut penser aux producteurs alimentaires de toutes sortes, aux restaurateurs, aux cies de téléphone sans fil, etc.

Je suis dégoûtée par ce qui se passe dans la société de consommation dans laquelle nous vivons. Il serait temps que nous nous levions tous pour refuser de nous faire polluer sous toutes les formes et que nous, citoyens du Québec, reprenions les choses en main afin que cessent la pose d’amalgames au mercure dans nos bouches et celles de nos enfants, les pesticides dans nos aliments, la prolifération des ondes par les technologies sans fil, le gluten dans la presque totalité des aliments préparés, etc.

Mme Borde et les journalistes ne sont pas les seuls à refuser de mordre la main qui les nourrit. Les ingénieurs, agronomes, diététistes, chimistes, etc, qui travaillent pour l’industrie ont tous la même façon de faire, la plupart du temps inconsciente, de protéger leur employeur et par ricochet, leur emploi. En plus, comme plusieurs, ils préfèrent vraisemblablement se mettre la tête dans le sable pour ne pas renoncer à des petits plaisirs comme les aliments industriels sucrés et goûteux ou les téléphones intelligents. Pourtant, collectivement, nous en payons tous le prix. Toute cette pollution s’est installée insidieusement, si bien que maintenant, elle fait partie de nos vies et que les conditionnements sont forts. Il faut être suffisamment malade, la plupart du temps, pour faire l’effort de s’y soustraire.

Cette situation, motivée par une course à l’argent et à la croissance économique, profite aux investisseurs, les plus riches de la société, qui ont assez de capital pour investir et regarder le cours de leurs actions monter. Mais au final, personne, même pas eux, n’est à l’abri compte tenu de la soupe de pollution dans laquelle nous baignons désormais. Quand le système économique dans lequel nous vivons nous aura tous rendus malades et affecté notre ADN au point de rendre la procréation difficile ou les enfants naissants extrêmement fragiles comme cela est déjà en train d’arriver, qu’on aura pollué la Terre complètement, nous ne pourrons pas manger les billets de banque, ni les cartes de crédit et les certificats d’actions. Et quand nous ne serons plus là, la Terre pourra mieux se porter.

Il serait dommage d’en arriver là, car nous méritons tous de traiter avec amour les humains que nous sommes, pour profiter de l’abondance et la richesse de la nature au lieu de la massacrer et de nous laisser massacrer.

Plutôt que promouvoir la croissance économique, on devrait penser à la qualité de vie, à long terme. Et pour profiter de la vie, il faut d’abord avoir la santé et même la vie.

Bref, Mme Lagacé, vos lecteurs devraient former un nouveau parti politique pour changer les choses ou à tout le moins, se manifester auprès des décideurs.

Lucie

7 Commentaires

Classé dans Débats

7 réponses à “Commentaire parfaitement complémentaire de ma réponse à V. Borde

  1. Bonjour,

    Je voudrais réagir sur deux points du propos de Lucie, le premier sur Valérie Borde, le second sur les enjeux politiques de la santé et de la toxicité.

    * * *

    Je suis une nouvelle venue dans le régime hypotoxique, soit depuis un peu moins d’un mois, et j’essaie de le suivre le plus fidèlement possible. Déjà, je suis encouragée par certains résultats, légers, mais indéniables et dès lors fermement déterminée à vivre l’expérience. C’est tout un tournant pour moi, mais la forme qu’a pris récemment la douleur – et ce même si je vis avec elle depuis plus de 40 ans – m’a amenée à ces fameux « Qu’ai-je à perdre » qui sont une constante dans les témoignages. C’est là une approche un peu négative, mais qui montre combien le régime hypotoxique peut s’avérer déterminant et même vital pour les personnes souffrantes concernées, et aussi pourquoi le dévaluer du revers de la main est une attitude non seulement scientifiquement imprudente, mais même humainement « irresponsable », pour reprendre le qualificatif de Valérie Borde dans son article de l’Actualité du 1er juin 2015 (http://lactualite.com/sante-et-science/2015/06/01/non-aux-regimes-paleolithique-et-hypotoxique/).

    A la lumière des sciences, fondamentales et humaines, à l’ère de la post-modernité, je me demande bien en quoi une « absence de preuve » signifierait obligatoirement la « preuve d’une absence ? » (cf. Michel Journet). De quelle science, de quelle méthode et surtout de quel esprit scientifique parle-t-on quand on tire de telles conclusions subjectives au nom de la raison et de ‘la’ preuve ?

    Je continue de lire le premier livre de Jacqueline Lagacé en revenant sur les explications pour mieux comprendre et retenir la mécanique (logique) des processus impliqués, en particulier en lien à la fibromyalgie que je mets désormais (pour l’instant du moins) au premier rang des accusés de ma situation souffrante – incluant même possiblement la migraine dont je souffre quotidiennement depuis plus de 40 ans et dont le traitement m’a fait prendre une telle quantité de médicaments sans jamais pouvoir vivre normalement pour autant. Serais-je une victime de cette industrie de la pilule qui tue sournoisement à petit feu sous prétexte de guérir et de soulager en négligeant les bases même de la santé ?

    Les explications du livre de Jacqueline font beaucoup de sens. Même si je n’ai pas de formation scientifique, je peux suivre et ensuite compléter et valider la compréhension et les données par des recherches internet. Je suis habituée à faire de la recherche (sciences humaines) d’une manière assez méthodique et prudente, et c’est pourquoi j’ai été si sidérée de la réaction de Valérie Borde que je lis régulièrement dans l’Actualité (j’y suis abonnée). Je suis récemment tombée sur son article en cherchant des infos générales sur le régime hypotoxique. J’ai ensuite vu la réponse que donne Jacqueline (https://jacquelinelagace.net/2015/06/10/ma-reponse-a-valerie-borde-une-journaliste-scientifique/), mais c’est seulement ce matin que je prends connaissance de la réaction de Lucie ici.

    Ma réaction première, quand j’ai lu V. Borde, a été que je comprendrais qu’elle soit critique car ce serait alors cohérent avec l’esprit et la méthode en sciences, mais à l’évidence, il ne s’agit pas de cela ici. Ce qui est inquiétant, dans l’approche post-moderne qui devrait être la sienne, c’est d’abord qu’elle ne prend pas en charge la complexité, en général, et celle de la recherche scientifique, en particulier, une prise en charge qui me semble bien être au cœur de la réponse que lui a faite Jacqueline. Cette résistance indue, et pour moi vraiment inexplicable, de la journaliste scientifique rend dès lors d’autant plus suspect et pénible son refus de tenir compte de la dimension spécifiquement humaine du dossier, à savoir cette douleur crucifiante qui a été réellement mise en échec pour nombre de cas recensés. Le charlatanisme ne peut à lui seul expliquer ces résultats, même s’ils sont encore non prouvés par recherches avec la méthode scientifique classique, surtout que ces recherches retardent de manière ici encore bien suspecte. Serions-nous dans un cercle vraiment vicieux ?

    En fait, c’est cette exagération de la conclusion de V. Borde qui m’a personnellement mis la puce à l’oreille car un tel manque de réserve s’avère tout sauf scientifique, alors que, justement, tant son plaidoyer que son verdict sont assénés au nom de la science. Il est donc raisonnable de soupçonner un tel brouillage intellectuel de démagogique par voie d’intérêt. Cela n’explique pas tout, bien entendu, mais le pavé nécessaire est lancé dans la mare des fausses évidences.

    * * *

    Lucie écrit (je cite) : « Plutôt que promouvoir la croissance économique, on devrait penser à la qualité de vie, à long terme. Et pour profiter de la vie, il faut d’abord avoir la santé et même la vie. » Bien d’accord, 100% d’accord même et d’autant plus que, pour avoir négligé ma santé si longtemps, j’en paie de plus en plus un prix très lourd.

    Cela dit, ce n’est pas l »économie’ – littéralement : les lois / la gestion (nomos) de la maison (éco) – qu’il faut blâmer en tant que telle, mais la déviation de sa finalité qui est précisément notre univers habitable parce que vivant. Un peu, pour rester sur le terrain de l’alimentation qui est au cœur de ce blogue, au sens de ‘on ne vit pas pour manger, mais on mange pour vivre’. Une économie qui ne sert plus la vie est un non sens. Nous y sommes pourtant bel et bien en effet. Ce qui est à dénoncer, et c’est dit aussi par Lucie, c’est l’appât du gain en lien au besoin toxique de dominer, mais surtout, d’un point de vue pratique, la démission honteuse des gouvernements faussement dits ‘libéraux’ devant les enjeux de société.

    Mon commentaire n’enlève donc rien à ce que dit Lucie, bien au contraire. Je le dis pour garder un peu d’espoir dans nos structures et dans les mécanismes dont nous nous dotons pour contrer les Empires et leurs appétits de requins. Je pense ici à la conclusion de Jacqueline dans son premier livre sur la puissance de l’information décloisonnée grâce à internet et aux réseaux sociaux, au pouvoir réel des gens / de la population pour changer les choses. Ce n’est pas pour rien qu’internet et les réseaux sociaux sont attaqués massivement (même avec parfois de bonnes raisons comme dans le cas du terrorisme), car c’est un lieu de contre-pouvoir réel. Ce blogue qui informe et sensibilise à la substance même de notre vie (la nourriture devient littéralement notre substance comme disait Daniel Auteuil dans un film, « Ma saison préférée », je crois), en est un lieu privilégié.

    Bref, si tout commence sur notre perron (notre liberté et notre santé personnelles sont le premier pas), reste qu’il faut impérativement élire des formations politiques qui ont une volonté ferme de réguler ‘l’économie’ néo-libérale, des partis qui permettront à la fois de ne pas tout briser de l’équilibre actuel (ni la révolution, ni la dictature ne sont des options pour moi), tout en ne laissant pas les prédateurs financiers abuser de (intoxiquer) ce qui reste de nos structures social-démocrates au point de les détruire lentement, mais sûrement en les intoxiquant.

    Merci !

  2. mary

    Bravo, Lucie !
    courage et lucidité …
    Nous, les souffrants chroniques, méritons, tout autant que chacun/e le soutien qu’ il se doit à tout être humain en souffrance.
    Belle continuation à tous et MERCI à Mme LAGACE.
    Mary

  3. chaix

    Bonjour,
    Grand merci à vous Mme Lagacé qui grâce à votre blog m’avait permis de recouvrer la santé et à tous ceux qui ont témoigné, en particulier à Lucie et une autres personne qui avait écrit un article plein de référence intéressantes.
    Je transmet les coordonnées de votre blog à tous ceux qui souffrent (physiquement et psychiquement) autour de moi, et à qui veut l’entendre (médecin) mais il est plus facile pour certains de rester dans leurs habitudes et donc dans leurs douleurs, car le changement fait peur !
    J’ai changé mon alimentation et j’en suis très heureuse.
    C’est grâce à vous !
    Car même si le Dr Seignalet était français, mon compatriote, sa diète et ses études ne sont pas connues du grand public français !
    Merci encore
    Sabine

  4. Lucie Emond

    Très bien dit….merci d’avoir la plume pour écrire ce que plusieurs pensent et merci à Madame Lagacé d’aider les gens à reprendre leur santé en main.

  5. Céline Bourget

    Bonjour Lucie et Mme Lagacé,
    Vos réponses sont tellement stimulantes!
    Il y a des chercheurs tels le dr Campbell,PhD en diététique qui a lui aussi dénoncé courageusement dans « Le rapport Campbell (« The China study »)les lobbys de toutes sortes et les influences malsaines, le trafiquage des données chez des chercheurs scientifiques vendus aux gros lobbiys . Il était très sensible au désarroi du grand public face à ces études tellement manipulées.
    Le public aussi change: moins de viande, moins de consommation de gluten.
    Des scientifiques comme vous, Mme Lagacé nous aident sérieusement à nous y retrouver.
    Merci encore de cet immense travail dont nous profitons avec gratitude,
    Bonne journée
    Céline Bourget

  6. Suzanne Dubé

    Merci pour ce beau témoignage qui devrait être publié sur une plus grande échelle afin d’en faire profiter plus de monde.

  7. den fortin

    Bravo pour votre commentaire j’aime vraiment votre facon de dire..

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