Archives d’Auteur: Jacqueline

Un ancien Directeur général d’un CLSC témoigne à propos de notre pétition

Le témoignage suivant m’ a été envoyé à mon adresse courriel  par un ami d’un ami (avec sa permission),  lequel est un ancien directeur général d’un CLSC  qui s’est senti interpelé par notre pétition citoyenne:

« J’ai signé votre pétition parce que l’esprit de cette pétition me semble tout-à-fait  pertinent.  Ma longue expérience de près de vingt ans en tant qu’initiateur et DG d’un CLSC m’a donné l’opportunité de comprendre que le principal problème de notre système de santé est causé par  le corporatisme médical. C’est le pouvoir monopolisant exercé par le corporatisme de la profession médicale, qui entraîne depuis longtemps des effets paralysants et délétères sur l’ensemble des soins de santé au Québec, ce qui affecte la santé de la population.

Malheureusement, jusqu’à maintenant, ce corporatisme a été soutenu par ceux qui auraient les moyens de changer les choses et de faire en sorte que les québécois et les québécoises n’aient plus à devoir composer avec un système de santé dont l’accessibilité est particulièrement difficile et la diversité limitée.  Les Québécois, avec tout l’argent qu’ils y investissent, méritent d’avoir un meilleur accès aux services de santé qu’ils soient prodigués par des médecins ou par d’autres corps professionnels qualifiés. Il serait très bénéfique pour la santé des québécois et des québécoise d’être libéré de la tutelle médicale. Espérons que nos dirigeants actuels auront la volonté et le courage de poser les gestes qui s’imposent afin de corriger les iniquités et les anomalies qui caractérisent le système de santé actuel du Québec ».

Guy, un retraité qui malgré tout espère…

4 Commentaires

Classé dans Débats

Jacqueline répond à la question embarrassante de Diane

07/03/2019

Bonjour madame Lagacé J’ai reçu une volée de bois vert après avoir publié un tweet accompagné de cet article. Je n’ai pas vu l’épisode qui portait sur le régime hypotoxique, mais je comprends que cette approche a été contestée dans l’émission et présentée comme une mode qui a eu son heure de gloire.

Avez-vous envisagé de faire valoir votre point de vue sur Twitter et de communiquer les résultat de vos recherches? Il me semble impensable qu’on ne puisse faire reconnaître les bienfaits que tant de personnes accablées de maladies chroniques ont tiré de l’approche hypotoxique. Personnellement je ne me sens pas outillée ni compétente pour le faire. Bonne chance

Diane Beauchamp

Réponse de Jacqueline : Merci Diane pour votre question qui m’a confrontée…

Je pense que le temps est le meilleur juge pour évaluer la valeur d’une diète santé.  Ce n’est pas sans raison que de nombreuses diètes plus récentes et qui ont eu beaucoup plus d’adeptes que la diète hypotoxique développée et testée par le Dr Jean Seignalet à partir de 1985, n’ont plus aucun adepte.  D’autre part, ce n’est pas un hasard si 34 ans après la création de la diète hypotoxique, et ce malgré le décès de son inventeur,  des dizaines de milliers d’individus continuent  d’adopter la diète hypotoxique et d’en parler autour d’eux, en témoignant des bienfaits exceptionnels que cette diète leur a apporté tant au niveau de la douleur que de leur qualité de vie.

Savez-vous qu’avant que je prenne connaissance de  la puissance de la diète hypotoxique,  de nombreux praticien.ne.s québécois.e.s en naturopathie recommandaient déjà la diète hypotoxique à leurs clients (chose que j’ignorais avant 2012)?  Compte tenu des restrictions injustes qu’impose actuellement la loi médicale du Québec aux praticiens de médecines complémentaires, on peut comprendre la discrétion qui caractérise la pratique des naturopathes et autres.

Les gens qui bénéficient de la diète hypotoxique et qui en parlent autour d’eux continuent de le faire même si nos médias, qui malheureusement dépendent financièrement  en grande partie de la publicité payée par l’industrie alimentaire (ref. céréales (gluten), produits laitiers, aliments transformés, etc), évitent le plus possible d’en parler.

Ma façon de favoriser une plus large pénétration de cette diète dans la population est de faire en sorte que tous les médecins qui découvrent l’intérêt médical de la diète hypotoxique, grâce à leurs patients ou autrement,  puissent collaborer avec des praticiens de médecines complémentaires, sans avoir peur d’être menacés et même de perdre leur droit de pratique (ref. collège des médecins).  Cette conviction me vient des témoignages que m’ont faits de nombreux médecins confrontés à ce genre de dilemme dans leur pratique.

Je sais depuis que j’ai pris connaissance du Medicine Act, 1991, policy statement #3-11, de l’Ontario, approuvé en novembre 1997,  revu et remis à jour en 2000 et 2011, que les Québécois  doivent faire le nécessaire pour changer leur loi médicale  anachronique qui bloque  une véritable pratique de la démarche de santé intégrative au Québec (Santé intégrative signifie la mise en place d’une collaboration véritable entre la médecine conventionnelle et les médecines complémentaires).

Pour signer, cliquer sur l’adresse suivante : https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-7651/index.html

N.B.: Il est important que vous sachiez que lorsque vous signez notre pétition, il s’agit d’un document confidentiel et que seul le nombre de signatures sera transmis à l’Assemblée nationale

2 Commentaires

Classé dans Débats

Copier-coller-imprimer pour ceux qui désirent afficher notre pétition

Pétition : Mise en pratique de la démarche de santé intégrative

C’est la députée du comté de Soulanges, Marilyne Picard, adjointe parlementaire à la ministre de la Santé et des Services sociaux,  Danielle McCann, qui  a accepté  de présenter officiellement cette pétition électronique à l’Assemblée nationale.

Texte de la pétition

CONSIDÉRANT QUE des enquêtes documentées ont démontré que les approches complémentaires, axées sur la santé globale et la prévention, permettent de traiter plus efficacement la douleur et les maladies chroniques;

CONSIDÉRANT QU’un travail de collaboration interdisciplinaire entre la médecine conventionnelle et les approches alternatives, tel que préconisé en santé intégrative, est fortement recommandé par l’Organisation mondiale de la santé afin d’offrir des soins de santé plus pertinents;

CONSIDÉRANT QU’une majorité de Québécois utilise déjà des approches de santé complémentaires;

CONSIDÉRANT QUE la législation de provinces canadiennes, dont le Medicine Act 1991 de l’Ontario, amendement # 33-11, a permis l’instauration réussie de la démarche de santé intégrative;

Nous, soussignés, demandons au gouvernement du Québec d’amender la loi régissant les soins de santé afin que :

  • soit respectée l’autonomie du patient concernant ses objectifs de soins de santé et  décisions de traitement;
  • les médecins ne puissent pas  être reconnus coupables de faute professionnelle ou d’incompétence parce qu’ils recommandent ou pratiquent une thérapie non conventionnelle ou qui s’écarte de la pratique médicale en vigueur, sauf s’il est démontré que la thérapie complémentaire pose un plus grand risque pour la santé du patient que la pratique de la médecine conventionnelle;
  • les associations de thérapeutes formés de façon rigoureuse en santé intégrative puissent obtenir plus facilement justice pour la reconnaissance d’un statut professionnel qui permettrait ainsi de mieux protéger le public;
  • les soins de première ligne puissent être décentralisés et administrés par d’autres  groupes de praticiens de médecine intégrative formés en ce sens.

Pour signer la pétition, cliquer sur l’adresse suivante : https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-7651/index.html

ou sur Google inscrire : « pétition santé intégrative ».  Vous arriverez alors sur « Pétition : Mise en pratique de la démarche de santé intégrative » et en cliquant sur ce titre vous pourrez signer la pétition.

Merci de bien vouloir signer cette pétition pour améliorer l’accessibilité et la qualité des soins de santé au Québec.

6 Commentaires

Classé dans Messages

Témoignage de Philippe qui a écouté avec attention le Pharmachien

Je ne suis ni scientifique ni travaillant dans le domaine médical ou para-médical, mais je déteste cordialement ce personnage.
Par contre, je détiens un bon niveau de formation (plusieurs diplômes de 2e cycle) et je pense avoir un bon sens critique.
Je l’ai donc écouté, je l’ai lu en mettant de côté tout biais (cognitif, affectif ou autre), surtout au début.
Plus ça allait, plus je le trouvais prétentieux, arrogant, suffisant. Jusqu’au jour où je l’ai entendu déblatérer ses inepties au sujet des OGM et de l’agriculture biologique…
C’en était trop…
Je me suis dit, soit c’est un « vendu » hypocrite, soit son arrogance l’aveugle totalement. Depuis, je m’en méfie comme de la peste et je ne le lis plus et ne l’écoute plus.

7 Commentaires

Classé dans Débats

Jacqueline répond à vos questions depuis bientôt huit ans et aimerait savoir si…

Si vous pouvez faire davantage auprès de vos connaissances afin que notre pétition citoyenne « Mise en pratique de la démarche de santé intégrative »  (soutenue par la députée Marilyne Picard, adjointe parlementaire de la ministre de la santé Danielle McCann)  obtienne un nombre de signatures vraiment significatif pour que notre gouvernement, tous partis confondus, effectue  les changements qui s’imposent pour qu’une véritable collaboration devienne possible entre les praticiens de médecine conventionnelle et ceux de médecines complémentaires.

Pour signer, cliquer sur l’adresse suivante : https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-7651/index.html

N.B.: Il est important que vous sachiez que lorsque vous signez notre pétition, il s’agit d’un document confidentiel et que seul le nombre de signatures sera transmis à l’Assemblée nationale

La médecine intégrative est prônée par l’Organisation mondiale de la santé; il s’agit d’une approche qui intègre à la fois la médecine conventionnelle et les différentes pratiques anciennement qualifiées de médecines alternatives ou complémentaires. Les forces de la médecine conventionnelle sont évidentes et concernent principalement le diagnostic des pathologies et les problèmes aigues de santé (infectiologie, orthopédie, oncologie, chirurgie, antibiothérapie, pharmacologie, urgences cardiaques).  Alors que les problèmes aigues de santé répondent généralement bien aux approches de la médecine conventionnelle, il en va souvent autrement avec les maladies chroniques qui exigent de traiter le malade dans sa globalité.

La santé intégrative dans son ensemble est une approche qui fait la promotion de la santé globale et holistique axée sur la prévention ainsi que sur la guérison des différentes composantes de l’être humain (physique, émotive, psychologique et énergétique), ce qui montre l’intérêt d’associer les thérapies de la médecine conventionnelle et des médecines complémentaires dans le traitement des patients, comme par exemple les maladies chroniques.  Les traitements retenus en santé intégrative sont centrés sur le patient et leurs effets ont été scientifiquement vérifiés quant à leur sécurité et à leur efficacité (ref. « Posons un geste concret, osons la santé intégrative! » article basé sur 49 publications scientifiques).

Pour que notre système de soins universels puisse offrir aux Québécois des soins de santé axés sur la personne dans sa globalité,  il est nécessaire que l’article no 31 de la loi médicale du Québec soit modifié,  car c’est en s’appuyant sur cet article de loi que le Collège des médecins exerce un pouvoir absolu sur l’administration des soins de santé au détriment de tous les autres praticiens en santé du Québec. Il est de notoriété publique que le « père » de l’assurance maladie, Claude Castonguay, a recommandé à plusieurs reprises de « revoir le monopole des fédérations médicales ».

Si aujourd’hui, je me permets de faire appel à l’engagement de mes lecteurs, c’est que nous disposons encore d’environ 2 mois pour réussir à obtenir l’appui d’un nombre vraiment significatif de signatures (j’ose espérer plus de 100,000 signatures) en faveur de la dite pétition. Ce n’est pas un hasard, si nous avons lancé notre pétition citoyenne en mars 2019;  c’est parce que nous avons maintenant la conviction que notre nouvelle Ministre de la Santé et des Services Sociaux, Mme Danielle McCann,  possède la formation, l’expérience et la volonté clairement exprimée de corriger les grandes faiblesses de notre système de santé universel;  il s’agit des soins de santé primaire ou de première ligne qui font face à des problèmes majeurs d’accessibilité, de continuité et de coordination des soins et des services de santé.

Selon le Plan Legault présenté antérieurement, les services de 1e ligne sont : « Les services sociaux et de santé de base – le premier palier d’accès au système – sont ceux auxquels la population a le plus souvent recours. Ce sont, principalement, les soins infirmiers, les services médicaux généraux, les services d’aide psychologique ou sociaux, les services de réadaptation, les soins et les services d’aide à domicile ainsi que les services d’intervention téléphonique Info-Santé. C’est à ce palier que se règlent 80% de tous les problèmes. Ces services doivent donc être disponibles le plus près possible des personnes ».

Pour prendre connaissance des informations qui motivent notre conviction à savoir que la ministre de la Santé, Mme Danielle McCann possède une  formation, une expérience exceptionnelle et la volonté déclarée de corriger les grandes faiblesses de notre système de santé universel, cliquer sur le document suivant :  Informations concernant la Ministre de la Santé Danielle McCann

Merci d’avoir signé la pétition au profit de l’ensemble des Québécois et particulièrement de ceux qui sont les plus vulnérables. J’exhorte ceux qui n’ont pas encore signé à le faire ou au moins à me faire part des restrictions que vous pourriez avoir envers certains enjeux de la pétition pour pouvoir en discuter avec vous.

Jacqueline Lagacé, Ph.D. au nom de tous ceux et celles qui sont impliqué.e.s dans le projet de pétition.  

 

5 Commentaires

Classé dans Messages

Informations concernant la Ministre de la Santé Danielle McCann

La nomination comme ministre de la santé et des services sociaux de Mme Danielle McCann, une travailleuse sociale de formation, détentrice d’un baccalauréat universitaire en sciences de l’éducation et d’une maîtrise en administration des affaires (HEC Montréal), en plus de compter une  expérience hors du commun dans la mise en place et l’administration de centres de santé et de services sociaux ( CLSC, CHSLD, de CSSS) constitue une nomination des plus appropriée et prometteuse.

Les rapports concernant le type de gouvernance de la ministre McCann durant son long mandat (2004-2012) comme directrice du Centre de santé et des services sociaux du Sud-Ouest-Verdun,  démontrent que cette dernière a priorisé et appuyé la collaboration entre les médecins et les autres professionnels de la santé à l’Hôpital de Verdun, favorisant ainsi l’implantation courante de l’interdisciplinarité dans le groupe de médecine familiale (GMF) de cet Hôpital. Mme McCann a également encouragé  la création d’une unité médicale intensive à domicile incluant une équipe interdisciplinaire pour offrir des soins palliatifs à domicile partout dans l’arrondissement de Verdun.

Par la suite, Mme McCann a pris la tête de l’Agence de santé et de services sociaux de Montréal à titre de présidente-directrice-générale au cours de laquelle  elle sera responsable d’un budget de plus de 6 milliards de dollars et de la coordination des services impliquant plus de 60 établissements incluant 12 Centres de santé et de services sociaux et 7 hôpitaux universitaires. Faisant preuve de leadership, de rigueur et de détermination, elle contribuera au renforcement des services de première ligne avec notamment la mise sur pied de cliniques-réseaux.

Ceux qui la connaissent pour avoir travaillé avec elle la décrivent comme une gestionnaire discrète, calme et peu portée aux grands affrontements et comme une leader capable de rallier ses troupes. On dit que sa vaste expérience, sa connaissance approfondie des différentes missions du réseau de la santé et des services sociaux et du réseau universitaire, sa capacité de mobiliser des équipes et son expertise en gestion financière font de Danielle McCann une personne capable de faire une grande différence dans son milieu.

Références

CV de Danielle McCann

https://fr.wikipedia.org/wiki/Danielle_McCann

https://coalitionavenirquebec.org/fr/blog/equipe/danielle-mccann/

La recette de Danielle McCann : https://www.msn.com/fr-ca/actualites/quebec-canada/sant%c3%a9-la-recette-de-la-ministre-danielle-mccann/ar-BBV7HOx

https://www.lesoleil.com/actualite/politique/la-ministre-mccann-invite-le-personnel-du-reseau-de-la-sante-a-parler-dc2a32a344d98fa858ddddf1a82e7a20?utm_content=bufferf5acd&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer

1 commentaire

Classé dans Divers

Linda a guéri sa cystite interstitielle: des travaux scientifiques donnent des arguments qui peuvent expliquer ce succès.

Bonjour,

J’ai guéri ma cystite interstitielle (CI) grâce au probiotique fem-dophilus, 1 capsule le matin et 1 capsule D-manose 500 mg le soir.
Fini les douleurs coup de poignard et l’inconfort. Je peux maintenant consommer du café, des tomates, des épices etc.  Linda

Réponse de Jacqueline:  les probiotiques utilisés par Linda comportent la formule suivante:

Fem-Dophilus® contient deux souches probiotiques brevetées et cliniquement documentées, Lactobacillus rhamnosus, GR-1® et Lactobacillus reuteri, RC-14®, découvertes et développées par les Dr Gregor Reid et Andrew Bruce, d’Urex Biotech. Plus de 25 années de recherche soutiennent l’utilisation orale de GR-1® et de RC-14® pour coloniser et favoriser la santé des voies urinaires et vaginales. * Un procédé de fabrication spécial protège les souches probiotiques inFem-Dophilus® de l’acide gastrique et améliore la survie des bactéries probiotiques dans le gros intestin.  Vingt neuf  articles scientifiques positifs ont été publiés par le Dr G. Reid en relation avec ce travail entre les années 2000 et et 200

Depuis, de nombreux autres articles publiés par des groupes de chercheurs indépendants ont aussi démontré  les effets anti-fongiques et anti-bactériens de ces deux souches : Lactobacillus rhamnosus, GR-1 et Lactobacillus reuteri, RC-14 contre les infections génito-urinaires chez les humains et chez les vaches.  Ces travaux ont aussi  permis de mettre en évidence certains modes d’action de ces probiotiques.  N.B.: aucune approche thérapeutique ne peut à elle seule être efficace chez 100% des individus.  Dans l’étude randomisée et controlée par placebo du Dr Reid, 37% des femmes traitées avec ces deux probiotiques avaient retrouvé une microflore normale comparativement à 13% dans le groupe placebo.   Cette approche sera ajoutée à celles que j’ai présentées dans mon article intitulé: « Tout ce que vous voulez savoir sur la cystite récidivante (interstitielle) ».

36 Commentaires

Classé dans Témoignage spécial

Les traitements de médecine complémentaire pour soigner les cystites récidivantes

Les traitements de médecine complémentaire (Santé intégrative) pour soigner le syndrome de la vessie douloureuse (SVD) ou cystite interstitielle réfractaire aux thérapies de la médecine conventionnelle.

N.B. : la médecine complémentaire repose sur une approche globale de la personne et de son mode de vie, alliant prévention et soins individualisés.

La première démarche des thérapeutes en médecine alternative et complémentaire est de s’intéresser à l’histoire du patient et à son mode de vie. La diète du patient a une importance particulière en raison de l’influence primordiale de cette dernière sur le maintien de l’équilibre du microbiome intestinal et de son impact sur la santé globale et le comportement.

Application d’une diète anti-inflammatoire ciblée (diète hypotoxique) pour lutter contre le SVD

Une diète anti-inflammatoire constitue la première étape à respecter pour prévenir et lutter contre les maladies inflammatoires chroniques. Les personnes atteintes du SVD ont vraiment intérêt à respecter une telle diète en raison de l’inflammation systémique de leur système urinaire. Il s’agit donc d’éliminer les aliments pro-inflammatoires suivants :
1) tous les sucres raffinés
2) toutes les céréales qui contiennent du gluten
3) tous les produits laitiers d’origine animale
4) les excès de viandes, principalement de viandes rouges. Il est préconisé de cuire la viande à moins 110°C pour éviter le plus possible la formation de glycotoxines, qui sont des molécules fortement pro-inflammatoires résultant de la réaction de Maillard.
5) les aliments industriels ultra-transformés (aliments raffinés, riches en sucre, en sel, en glycotoxines et contenant des édulcorants, des colorants, des produits chimiques dont des pesticides et des aliments issus de cultures OGM, nécessairement exposés à de grandes quantités de Round up. Exemples les plus courants : pains faits de farines raffinées, pâtisseries industrielles, boissons gazeuses y compris les boissons diètes, jus industriels, bonbons, pizza, etc.

En plus de respecter une diète anti-inflammatoire, les individus atteints du SVD auraient intérêt à éviter les aliments irritants suivants :
Tous les sucres ajoutés, même ceux qualifiés de sucre bruts normalement permis dans la diète anti-inflammatoire (genre Sucanat, sirop d’érable, miel, etc) car le sucre favorise de façon importante une exacerbation de la croissance des levures, phénomène très fréquent chez les SVD. De plus, les patients SVD auraient avantage à éliminer les aliments qui sont classés comme des irritants pour la vessie : café, thé (le thé vert fait exception selon certains auteurs car il n’est pas identifié comme irritant), alcool, fruits acides (le citron dépendamment de l’individu car les réactions diffèrent face à ce fruit), chocolat, vinaigre, tomates (sauce tomate, ketchup) asperges, artichauts et les mets épicés, les épices telles curry, cumin, piment, poivre de cayenne, les édulcorants (aspartame et autres). Même si on encourage souvent la prise de canneberges et/ou de jus de canneberges pour traiter le SVD, il semble que ce ne soit pas nécessairement une bonne idée car l’acidité de ce fruit peut causer des problèmes à la muqueuse fragile de certains patients SVD.
Lorsque votre système urinaire aura recouvré la santé, en fait que vous serez en rémission, l’écoute des réactions de votre corps vous renseignera peu à peu sur les aliments que vous pouvez consommer sans problème, ceux que vous pourrez consommer occasionnellement et ceux que vous devrez éliminer définitivement. Si vous voulez éviter les récidives, dans la plupart des cas, vous devriez éviter les aliments proscrits par la diète anti-inflammatoire hypotoxique (même si vous pouvez, selon vos sensibilités propres, vous permettre quelques écarts). En ce qui concerne la liste des aliments à éviter parce qu’ils sont irritant pour une vessie enflammée, seules vos expériences personnelles vous permettront de faire les bons choix à moyen et à long terme.

Plusieurs approches alternatives de Santé intégrative, autres que la diète, ont fait la preuve qu’elles peuvent apporter des solutions thérapeutiques efficaces pour les patients SVD réfractaires aux thérapies médicales conventionnelles.

Comme le syndrome de la vessie douloureuse est un phénomène multifactoriel, qui peut différer selon les individus, il est indiqué de traiter cette pathologie avec différentes approches de santé intégrative tout en tenant compte des particularités individuelles.

Les thérapies physiques de manipulation (physiothérapie, ostéopathie, chiropratique, massage thérapeutique)

Les thérapies physiques typiques pour le traitement des SVD mettent l’emphase sur le plancher pelvien, les hanches, le dos et les muscles abdominaux. Elles impliquent généralement la manipulation des fascias du plancher pelvien et des muscles mais aussi des viscères, des nerfs et des artères en ce qui concerne l’ostéopathie.

La chiropratique ou chiropraxie, est une pratique médicale et manuelle basée sur la manipulation des différentes parties du corps humain et plus particulièrement de la colonne vertébrale.

La physiothérapie est une discipline de la santé intervenant au niveau de la prévention et promotion de la santé, de l’évaluation, du diagnostic, du traitement et de la réadaptation des déficiences et incapacités touchant les systèmes neurologique, musculo-squelettique et cardiorespiratoire de la personne (OPPQ).

L’ostéopathie est une approche manuelle dont l’objectif est de rétablir la fonctionnalité des structures et des systèmes du corps humain afin d’optimiser sa capacité d’autorégulation. Cette pratique est basée sur des connaissances approfondies des sciences de la santé et des interactions propres à l’équilibre de l’organisme. Grâce à une palpation fine et précise, une évaluation complète et globale permet d’investiguer la cause des dysfonctions neuro-musculo-squelettiques, viscérales et crâniennes (Ostéopathie Québec).

L’évaluation objective est pelvienne et musculo-squelettique. On recherche les changements de sensation cutanée pour repérer des anomalies sensorielles au périnée, bassin et abdomen. On utilise la palpation externe pour déceler les points gâchette des muscles du plancher pelvien, du bassin externe, des abdominaux et des muscles para-vertébraux.
du plancher pelvien, des parois abdominales ou des muscles du dos, ainsi que ceux qui ont suivi un déconditionnement significatif résultant de pratiques d’évitement de la douleur (39).

Manipulation des points déclencheurs de la douleur

Les points déclencheurs de la douleur sont des régions précises et hypersensibles à la douleur, situées à l’intérieur des muscles; ils sont fréquemment localisés dans les parois abdominales ou dans les muscles du plancher pelvien, chez les patients SVD dont la source de la douleur est d’origine viscérale (40). Ce sont des nodules palpables qui sont très douloureuses lors de palpations fermes et qui sont à la fois associées aux douleurs ressenties, à des dysfonctions motrices et parfois à des symptômes en lien avec le système autonome. Ces points déclencheurs impliqueraient une dépolarisation neuromusculaire anormale et seraient une composante intégrale de la douleur myofasciale. Il y a des évidences qui indiquent que les points déclencheurs peuvent induire une amplification de la douleur impliquant le système nerveux central (39).

L’injection locale d’un anesthésique tel le lidocaine dans les points déclencheurs des muscles abdominaux, lorsque associée à des exercices d’étirement, peut diminuer la douleur pendant une année suite au traitement (41). Les patients qui sont les plus à même de bénéficier de cette thérapie sont ceux dont les points douloureux sont focalisés et relativement petits et chez qui la palpation reproduit les symptômes primaires. Dans les cas où les points déclencheurs sont mal focalisés et multiples, il est conseillé aux cliniciens d’éviter les injections dans de multiples sites chez cette dernière catégorie de patients (39).

Des exercices physiques bénéfiques pour les patients SVD

L’exercice physique peut comporter de multiples avantages : diminution du stress, de l’anxiété, de la douleur, amélioration de la qualité de vie, des fonctions physiques, de l’humeur, du sommeil ainsi que de la confiance en soi. Les activités physiques appropriées pour les patients SVD, sont la marche, la nage, les exercices aérobiques, les étirements, le yoga, les pilates, le Qigong, et le Tai Chi ou toute autre activité que le patient aime et qui correspond à ses capacités. Tous ces exercices doivent débuter lentement et être réalisés à un rythme lent car un exercice trop intense peut exacerber la douleur (39). Des études sur l’influence des exercices de relaxation et de méditation chez les patients qui souffrent de maladies inflammatoires chroniques ont montré que l’exercice peut améliorer de façon significative leur qualité de vie, qui se traduit par une augmentation des capacités physiques, de meilleures réponses immunitaires, une diminution du stress et l’activation des régions spécifiques du cerveau impliquées dans la suppression de la douleur (39, 42).
Alors que le stress et le manque de sommeil favorisent une augmentation de la perméabilité intestinale et un déséquilibre du microbiome intestinal, lesquels s’accompagnent d’une augmentation de l’inflammation, l’exercice physique constitue, pour les patients qui souffrent de maladies inflammatoires chroniques telle le SVD, une pratique thérapeutique bénéfique tant au point de vue de la prévention que de la mise en rémission de leur maladie chronique (43-45).

La neuromodulation

La technique de neuromodulation la plus accessible est le TENS qui implique la libération d’un courant électrique de bas voltage à l’aide d’électrodes placées sur la peau. Cette technique qui supprime la nociception (réaction défensive d’alarme) est souvent utilisée en association à des thérapies physiques et s’avère efficace pour contrôler les douleurs myofasciales et les douleurs du bas du dos. Diverses expériences de neuromodulation chez des patientes SVD, ont permis de diminuer la douleur pendant des périodes de plusieurs mois (46-48).

La thérapie cognitivo-comportementale et d’attention

Les maladies inflammatoires chroniques de longue durée entraînent souvent des comportements mal adaptés à la situation et une sensibilité exacerbée face à la douleur. La thérapie cognitivo-comportementale et d’attention cherche à expliquer et corriger les problèmes psychologiques en se centrant sur les pensées et les comportements. Ainsi, le patient apprend la contribution de ses pensées et de ses comportements à l’occasion des problèmes qu’il rencontre et il s’habitue à modifier ses pensées et ses comportements, ce qui lui permet de diminuer son anxiété et ses modes de pensées (ruminations, obsessions, inquiétudes). Ainsi, la thérapie comportementale permet aux patients SVD de mieux comprendre les mécanismes de la douleur, ce qui les aide à mieux la contrôler. Les patients qui sont le plus à même de profiter de la thérapie comportementale sont ceux qui ont une longue histoire de douleur chronique et qui rapportent des symptômes dépressifs, des problèmes de sommeil, d’évitement (travail, activités physiques, relations interpersonnelles) en raison de leur douleurs (39).

Des études ont également montré que la psychothérapie accompagnée de stimulation somatosensorielle (acupuncture, moxibustion, utilisation de ventouses) a permis de diminuer de façon significative la douleur chez les patients SVD et d’améliorer leur qualité de vie comparativement aux thérapies conventionnelles (49).
l’acupuncture

L’acupuncture est une thérapie reconnue comme efficace et elle est acceptée par les urologues depuis plusieurs années (50). Des études ont montré que l’acupuncture peut moduler les fonctions de remplissage et de vidange de la vessie (51, 52). Toutefois, il existe seulement de rares études qui démontrent l’efficacité de l’acupuncture dans les cas du SVD. Ces études indiquent que l’acupuncture peut améliorer les symptômes de la douleur de façon significative et même dans certains cas éviter les récurrences sur des périodes pouvant varier entre 3 mois et 48 mois (53, 54). Une enquête menée par Internet, auprès de 1,982 patients diagnostiqués SVD, a montré que 56.9% de ceux qui ont été traités en acupuncture ont constaté une amélioration de leur état (55).

Yannick Vartian (acupuncteur et ostéopathe spécialisé en urogynécologie) explique que selon les théories classiques de l’acupuncture, la vessie est investie par les méridiens de la vessie et du rein. Toutefois, en plus de ces méridiens, il est aussi important de considérer le foie, la rate, le petit intestin et la vésicule biliaire en raison de leur trajet, de leur méridien et de leur action énergétique pouvant influencer le SVD (56,57). Ainsi, l’acupuncture peut agir de différentes façons sur le SVD : diminuer ou éliminer les symptômes lors de périodes de crises aiguës et aborder le terrain dysfonctionnel afin d’apaiser progressivement l’irritabilité de la vessie. De plus, l’acupuncture peut travailler les tensions musculaires (ainsi que les points gachettes, Trigger Points) du bassin, des cuisses, de l’abdomen et de la région lombaire afin de diminuer les contractures musculaires réflexes et les points douloureux (58).

Les probiotiques et prébiotiques

Probiotiques

Les probiotiques sont des microorganismes vivants qui ont des effets bénéfiques sur la santé de l’hôte lorsqu’ils sont administrés en quantité adéquate. Ces organismes probiotiques doivent être sans danger pour le patient et capables de survivre à leur passage dans l’estomac (liquides gastriques) et dans l’intestin tout en maintenant leur efficacité et leur puissance jusqu’à la date d’expiration. Les organismes probiotiques les plus étudiés et utilisés appartiennent aux genres Lactobacillus et Bifidobacterium. Dans quelques études effectuées chez les humains, il a été démontré que les probiotiques peuvent améliorer le pronostic de certaines maladies mais, dans la plupart des cas, on a plutôt observé une mince amélioration ou aucun effet.

Des études ont montré que l’efficacité des probiotiques est variable et dépend non seulement de l’espèce mais également de la souche, ce qui complique leur évaluation. À titre d’exemple, ce ne sont pas toutes les souches de Lactobacillus qui sont capables de coloniser le vagin (59). Seule une meilleure connaissance des espèces microbiennes et de leurs différentes souches peuvent permettre de connaître et comprendre suffisamment leurs différentes caractéristiques et leurs effets respectifs pour permettre de les utiliser de façon efficace.
Le nombre des espèces microbiennes, qui ont la capacité de coloniser avec succès les humains, est limité puisque pour coloniser un hôte, un microorganisme doit être en mesure de reconnaître le type de récepteur qui lui est complémentaire et ce récepteur doit être exprimé par les tissus de l’hôte (60). On comprend donc pourquoi les quelques souches microbiennes présentes dans les préparations de probiotiques ont peu de chances de coloniser l’intestin humain et de s’y maintenir comparativement à la pratique de la transplantation fécale, qui comporte des milliards de microorganismes différents. Il faut préciser toutefois, que la simple présence des probiotiques dans le système digestif peut être bénéfique puisque leurs sécrétions améliorent l’environnement des probiotes à demeure.

Lorsque la science des probiotiques aura suffisamment évoluée, il sera alors possible de préparer des suspensions de probiotiques capables de reconnaître les récepteurs qui sont présents chez une majorité d’hôtes humains et/ou encore chez certaines individus. Ce genre de précédé devrait alors permettre de réensemencer les microorganismes (microbiotes) essentiels à un bon équilibre du microbiome, lesquels microorganismes peuvent avoir été éliminés en raison d’antibiothérapies intenses, de diètes inappropriées, et/ou d’infections. Ces travaux sont inspirés par les succès expérimentaux observés suite à des transplantations fécales; cette pratique a permis à des patients, qui souffraient de maladies inflammatoires chroniques et/ou auto-immunitaires, de retrouver la santé. C’est le cas également de patients qui étaient infectés chroniquement par des souches de C. difficile résistantes à tous les antibiotiques (61-64).
L’hypothèse selon laquelle certaines souches de Lactobacillus sont capables de prévenir et de traiter les infections urinaires récurrentes est maintenant supportée par une méta-analyse publiée en 2018, basée sur 6 études aléatoires contrôlées et comportant un total de 620 patients (résultat significatif : 0.684 (95% CI 0.438 to 0.929, p < 0.001). Cette étude a utilisé des suppositoires contenant Lactobacillus crispatus CTV05, Lactobacillus rham-nosus GR1 and Lactobacillus reuteri RC14. Ces souches précises se sont avérées particulièrement efficaces contre les pathogènes du système urinaire, tout en faisant la preuve d’une très grande capacité de prévention dans les cas d’infections urinaires récurrentes (65, 66).

À ce sujet, voici le témoignage de Linda et la réponse de Jacqueline:

J’ai guéri ma cystite interstitielle (CI) grâce au probiotique fem-dophilus, 1 capsule le matin et 1 capsule D-manose 500 mg le soir.
Fini les douleurs coup de poignard et l’inconfort. Je peux maintenant consommer du café, des tomates, des épices etc.  Linda

Réponse de Jacqueline:  les probiotiques utilisés par Linda comportent la formule suivante:

Fem-Dophilus® contient deux souches probiotiques brevetées et cliniquement documentées, Lactobacillus rhamnosus, GR-1® et Lactobacillus reuteri, RC-14®, découvertes et développées par les Dr Gregor Reid et Andrew Bruce, d’Urex Biotech. Plus de 25 années de recherche soutiennent l’utilisation orale de GR-1® et de RC-14® pour coloniser et favoriser la santé des voies urinaires et vaginales. * Un procédé de fabrication spécial protège les souches probiotiques inFem-Dophilus® de l’acide gastrique et améliore la survie des bactéries probiotiques dans le gros intestin.  Vingt neuf  articles scientifiques positifs ont été publiés par le Dr G. Reid en relation avec ce travail entre les années 2000 et et 200

Depuis, de nombreux autres articles publiés par des groupes de chercheurs indépendants ont aussi démontré  les effets anti-fongiques et anti-bactériens de ces deux souches : Lactobacillus rhamnosus, GR-1 et Lactobacillus reuteri, RC-14 contre les infections génito-urinaires chez les humains et chez les vaches.  Ces travaux ont aussi  permis de mettre en évidence certains modes d’action de ces probiotiques.  N.B.: aucune approche thérapeutique ne peut à elle seule être efficace chez 100% des individus.  Dans l’étude randomisée et controlée par placebo du Dr Reid, 37% des femmes traitées avec ces deux probiotiques avaient retrouvé une microflore normale comparativement à 13% dans le groupe placebo.

Prébiotiques

Un prébiotique est défini comme un substrat non digestible qui, suite à sa métabolisation (fermentation) par les microorganismes du côlon, module la composition et/ou l’activité des microbiotes de l’intestin, conférant ainsi des effets physiologiques bénéfiques pour l’hôte. En plus des fructooligosaccharides (FOS) et des galacto-oligosaccharides (GOS), les auteurs incluent maintenant un plus grand nombre de composés dans la liste des prébiotiques : les amidons résistants à la digestion, la pectine, les arabinoxylans, les grains entiers et des composés qui ne sont pas des glucides tels les polyphénols (antioxydants).
De plus, l’ajout à la diète de végétaux, qui ont subi au préalable une fermentation lactique, améliore leurs effets bénéfiques sur la santé. Les avantages de la fermentation lactique résultent des mécanismes suivants : élimination des facteurs anti-nutritionnels, production de métabolites (peptides bioactifs, exopolysaccharides) qui ont un effet positif sur la santé, amélioration de la biodisponibilité des microorganismes grâce à l’hydrolyse des polymères (composés phénoliques), augmentation des vitamines, des minéraux, ce qui mène à une augmentation de la capacité anti-oxydante des aliments avec des effets possibles sur la flore intestinale et l’absorption de composés bioactifs (67). L’ajout à la diète de prébiotiques et d’aliments fermentés pourrait prévenir et/ou corriger de nombreuses maladies dont le développement est favorisé par une diète inappropriée (66, 68).

La naturopathie

Les naturopathes sont des thérapeutes qui considèrent le patient dans sa globalité. Ils utilisent une approche holistique pour tenter de trouver de trouver les causes du déséquilibre qui a favorisé le problème de santé pour lequel il est consulté. Chaque cas pour lui est unique. Pour tenter de rééquilibrer le fonctionnement de l’organisme, le naturopathe utilise différents outils : diète, promotion de l’exercice physique, herboristerie, aromathérapie, homéopathie, médecine quantique, médecine orthomoléculaire (substances naturelles), etc (69).

Comme le naturopathe considère le patient dans sa globalité, il accorde une place prépondérante à l’importance de la diète. Son approche est basée sur les enseignements d’Hippocrate (Ve siècle avant Jésus-Christ), le père de la médecine moderne. C’est pourquoi, les naturopathes se sont alignés sur les enseignements du Dr Jean Seignalet suite à la publication de son livre « L’alimentation ou la troisième médecine ». Une des contributions importantes des naturopathes en ce qui concerne le traitement du syndrome de la vessie douloureuse est de mettre l’accent en premier lieu sur l’importance d’une alimentation anti-inflammatoire.

Malheureusement au Québec, il n’existe pas d’ordre des naturopathes, ce qui serait bien nécessaire, car beaucoup de thérapeutes peuvent avoir le statut de «naturopathe» sans avoir une formation adéquate. En France la naturopathie s’appuie sur une longue tradition et elle est pratiquée par des thérapeutes très bien formés dans ce domaine et le succès de leurs interventions est reconnu dans le milieu médical bien qu’il existe encore certains milieux médicaux rétrogrades.

Homéopathie, aromathérapie et herboristerie

Ces trois méthodes de traitement, originaires d’une longue tradition, lorsqu’utilisées par des praticiens bien formés et compétents, peuvent participer positivement au traitement des patients atteints du syndrome de la vessie douloureuse (10). Personnellement, ces pratiques sont trop éloignées de ma formation et de mon expérience pour en discuter plus avant malgré ma curiosité pour tout ce qui concerne les thérapies naturelles.
Importance de l’utilisation de la médecine alternative/complémentaire (CAM) chez les patients atteints du SVD et aperçu de l’efficacité de ces thérapies telle qu’évaluées par des patients et /ou par des scientifiques.
Il faut préciser que de telles études sont rares. Une étude américaine, réalisée en 2009 et publiée en 2013 par l’Association de cystite interstitielle (IC), fut effectuée à partir d’Internet (70). Un total de 2,101sujets, dont le diagnostic IC a été confirmé, ont été enrôlés. Plus de 84% des patients ont eu recours à des CAM, suite à la recommandation de leur médecin chez 55% d’entre eux. Parmi les patients qui ont eu recours aux CAM, 82.8% ont essayé un changement de diète et/ou des thérapies physiques et 62% ont eu recours à d’autres thérapies.

Les thérapies évaluées ont été classées dans l’ordre selon le pourcentage de patients satisfaits en raison de l’amélioration de leur condition due à la dite thérapie. Le nombre de patients correspondant au pourcentage est présenté en parenthèse:

1) diète d’élimination, 87.6% (1,329 patients)
2) traitements chaleur et/ou froid, 87.5% (823 patients)
3) réduction du stress, 80.5% (562 patients)
4) relaxation, 76.4% (583 patients)
5) massages thérapeutiques 74.2% (366 patients)
6) méditation 66.8% (398 patients)
7) thérapie physique avec traitement interne 66.1% (349 patients)
8) exercices réguliers 65.2% (611 patients)
9) thérapie physique sans traitement interne 61.6% (260 patients)
10) traitement anti-fongique 61.5% (179 patients)
11) yoga 60.7% (284 patients)
12) probiotiques 58.8% (248 patients)
13) exercices de visualisation 58% (228 patients)
14) acupuncture 56.9% (260 patients)
15) chiropratique 56.4% (220 patients)

Les auteurs ont noté que lorsque les CAM sont administrés de façon précoce, les patients leur accordent un classement supérieur, comparativement aux CAM reçus plus tardivement.
Une méta-analyse britannique, publiée en 2016, a évalué l’efficacité des CAM disponibles pour le traitement du SVD. Cette analyse était basée sur 11 études (4 études randomisées avec contrôles et 7 études prospectives). Les thérapies étudiées étaient l’acupuncture, les thérapies de relaxation, les thérapies physiques, les thérapies enrichies en hydrogène moléculaire et la diète. Les études ont montré que les thérapies qui présentaient un bénéfice potentiel pour les patients SVD étaient dans l’ordre : les modifications diététiques, l’acupuncture et les thérapies physiques (71).
Une troisième étude visait uniquement à vérifier l’efficacité clinique de la manipulation systématique de la diète (une diète anti-inflammatoire personnalisée) en tant que thérapie de médecine alternative complémentaire chez des patients atteints du syndrome de la vessie douloureuse sur une période d’une année. Les auteurs concluaient que la manipulation intensive et systématique de la diète améliorait significativement les symptômes de la SVD , incluant les urgences urinaires, les douleurs pelviennes et de la vessie ainsi que les autres problèmes associés à la pathologie. Les effets positifs étaient observés relativement tôt, soit à l’intérieur de 3 mois et l’efficacité clinique était maintenue durant toute l’année (72)

Conclusion

Ce sont les lecteurs de mon blogue qui m’ont conscientisée et qui d’une certaine façon m’ont incitée à faire le nécessaire pour mieux les informer à propos du SVD. J’ai donc fait le tour des publications pertinentes, consulté des documents sur les CAM et demandé et obtenu la généreuse collaboration d’une physiothérapeute-ostéopathe de réputation internationale, spécialisée en gynécologie, urologie et dysfonctions glandulaires et nerveuses, en la personne de Nathalie Camirand.
L’importance et la pertinence des CAM ne peut plus être niée puisque l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ainsi qu’un nombre croissant d’universités européennes, américaines et canadiennes prônent l’intégration de la médecine conventionnelle et des médecines complémentaires.
Il faut dire que ce n’est pas un hasard si les CAM n’occupent pas au Québec la place qu’elles méritent comparativement à l’Ontario, où les médecins bénéficient d’une protection légale lorsqu’ils prescrivent ou utilisent les CAM. Au Québec, le Collège des médecins sévit sous différents prétextes contre les médecins qui recommandent ou utilisent tout traitement qui s’écarte de la médecine conventionnelle. La résultante est que la plupart des médecins n’osent pas ou refusent de s’intéresser aux Cam parce qu’ils craignent d’être la cible de ce tout puissant ordre professionnel.
Il est plus que temps que le gouvernement du Québec, dont la majorité de la population utilise des approches de santé complémentaire, respecte le choix des Québécois et pose les gestes nécessaires afin de permettre aux médecins et au public québécois un libre accès à une meilleure connaissance et utilisation des CAM. On souhaite ardemment que le Collège des médecins du Québec mette en pratique le principe médical énoncé par Littré « être utile ou du moins ne pas nuire ».

4 Commentaires

Classé dans Capsules santé

Reprise d’un message très pertinent à propos de nos soins de santé

Marie Louise Roy

J’ai fait récemment des statistiques sur les coûts de la santé et je crois que tout le monde sait que la moitié du budget provincial est dépensé pour faire rouler le système de santé. Toujours selon les statistiques la moitié des malades sont malades de maladies chroniques, c’est donc l’individu qui par ses habitudes de vies et ses dépendances alimentaires crée sa propre maladie. Évidemment, la pub aidant, personne n’est intéressé à faire un virage à moins d’y être obligé. Presque à l’article de la mort… les gens se réveillent tout à coup et la plupart se tournent vers « Big Pharma » pour régler leur problème sans se poser de question. Big Pharma est un lobbyiste très futé auprès des gouvernements. La santé ou plutôt l’industrie de la maladie est devenue payante sur les marchés financiers. Des profits allant quelques fois jusqu’à 50%. Alors peu importe votre « voix » (et j’inclus la mienne également) ou votre « voie » d’entrée (stratégie) au parlement pour être écoutée et entendue, elle devra considérer cette dynamique pernicieuse autant du gouvernement que du citoyen québécois qui préfère une solution rapide sans efforts à son problème de santé. Beaucoup de gens sont devenus accro de la pilule qui guérit tout. La question que je me pose c’est combien de personnes (pourcentage de la population) non répertoriées (car ils ne passent pas par le système traditionnel pour se guérir) gèrent leur santé dans les approches alternatives. La connaissance de ces chiffres pourrait bien être le déclencheur de réflexion surtout quand leur approche permet le retour à la santé. Si le Québec traitait les maladies chroniques par l’approche des médecines douces, presque le quart du budget provincial pourrait être fortement diminué et les argent s ainsi économisés pourrait être réinvesti dans d’autres priorités. Au peuple de décider.

  • Jacqueline

    Selon le dernier rapport de 2017 de l’Institut Fraser, 79% de la population canadienne disent avoir utilisé des approches complémentaires en plus de l’offre de soins conventionnels. Dans les provinces où les lois et l’encadrement ont été modifiées pour permettre la considération accrue des approches complémentaires parmi les possibilités thérapeutiques, le pourcentage est de 89% en Colombie Britannique, de 84% en Alberta et de 81% en Ontario comparativement à un pourcentage de 69% au Québec, malgré les difficultés rencontrées.

4 Commentaires

Classé dans Débats

Voici le bon lien pour écouter Josée Blanchette à propos de notre pétition

Merci Janine!

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/gravel-le-matin/segments/chronique/110352/josee-blanchette-medecine-integrative-alternative

Poster un commentaire

Classé dans Nouvelles