Archives d’Auteur: Jacqueline

Les traitements de médecine complémentaire pour soigner les cystites récidivantes

Les traitements de médecine complémentaire (Santé intégrative) pour soigner le syndrome de la vessie douloureuse (SVD) ou cystite interstitielle réfractaire aux thérapies de la médecine conventionnelle.

N.B. : la médecine complémentaire repose sur une approche globale de la personne et de son mode de vie, alliant prévention et soins individualisés.

La première démarche des thérapeutes en médecine alternative et complémentaire est de s’intéresser à l’histoire du patient et à son mode de vie. La diète du patient a une importance particulière en raison de l’influence primordiale de cette dernière sur le maintien de l’équilibre du microbiome intestinal et de son impact sur la santé globale et le comportement.

Application d’une diète anti-inflammatoire ciblée (diète hypotoxique) pour lutter contre le SVD

Une diète anti-inflammatoire constitue la première étape à respecter pour prévenir et lutter contre les maladies inflammatoires chroniques. Les personnes atteintes du SVD ont vraiment intérêt à respecter une telle diète en raison de l’inflammation systémique de leur système urinaire. Il s’agit donc d’éliminer les aliments pro-inflammatoires suivants :
1) tous les sucres raffinés
2) toutes les céréales qui contiennent du gluten
3) tous les produits laitiers d’origine animale
4) les excès de viandes, principalement de viandes rouges. Il est préconisé de cuire la viande à moins 110°C pour éviter le plus possible la formation de glycotoxines, qui sont des molécules fortement pro-inflammatoires résultant de la réaction de Maillard.
5) les aliments industriels ultra-transformés (aliments raffinés, riches en sucre, en sel, en glycotoxines et contenant des édulcorants, des colorants, des produits chimiques dont des pesticides et des aliments issus de cultures OGM, nécessairement exposés à de grandes quantités de Round up. Exemples les plus courants : pains faits de farines raffinées, pâtisseries industrielles, boissons gazeuses y compris les boissons diètes, jus industriels, bonbons, pizza, etc.

En plus de respecter une diète anti-inflammatoire, les individus atteints du SVD auraient intérêt à éviter les aliments irritants suivants :
Tous les sucres ajoutés, même ceux qualifiés de sucre bruts normalement permis dans la diète anti-inflammatoire (genre Sucanat, sirop d’érable, miel, etc) car le sucre favorise de façon importante une exacerbation de la croissance des levures, phénomène très fréquent chez les SVD. De plus, les patients SVD auraient avantage à éliminer les aliments qui sont classés comme des irritants pour la vessie : café, thé (le thé vert fait exception selon certains auteurs car il n’est pas identifié comme irritant), alcool, fruits acides (le citron dépendamment de l’individu car les réactions diffèrent face à ce fruit), chocolat, vinaigre, tomates (sauce tomate, ketchup) asperges, artichauts et les mets épicés, les épices telles curry, cumin, piment, poivre de cayenne, les édulcorants (aspartame et autres). Même si on encourage souvent la prise de canneberges et/ou de jus de canneberges pour traiter le SVD, il semble que ce ne soit pas nécessairement une bonne idée car l’acidité de ce fruit peut causer des problèmes à la muqueuse fragile de certains patients SVD.
Lorsque votre système urinaire aura recouvré la santé, en fait que vous serez en rémission, l’écoute des réactions de votre corps vous renseignera peu à peu sur les aliments que vous pouvez consommer sans problème, ceux que vous pourrez consommer occasionnellement et ceux que vous devrez éliminer définitivement. Si vous voulez éviter les récidives, dans la plupart des cas, vous devriez éviter les aliments proscrits par la diète anti-inflammatoire hypotoxique (même si vous pouvez, selon vos sensibilités propres, vous permettre quelques écarts). En ce qui concerne la liste des aliments à éviter parce qu’ils sont irritant pour une vessie enflammée, seules vos expériences personnelles vous permettront de faire les bons choix à moyen et à long terme.

Plusieurs approches alternatives de Santé intégrative, autres que la diète, ont fait la preuve qu’elles peuvent apporter des solutions thérapeutiques efficaces pour les patients SVD réfractaires aux thérapies médicales conventionnelles.

Comme le syndrome de la vessie douloureuse est un phénomène multifactoriel, qui peut différer selon les individus, il est indiqué de traiter cette pathologie avec différentes approches de santé intégrative tout en tenant compte des particularités individuelles.

Les thérapies physiques de manipulation (physiothérapie, ostéopathie, chiropratique, massage thérapeutique)

Les thérapies physiques typiques pour le traitement des SVD mettent l’emphase sur le plancher pelvien, les hanches, le dos et les muscles abdominaux. Elles impliquent généralement la manipulation des fascias du plancher pelvien et des muscles mais aussi des viscères, des nerfs et des artères en ce qui concerne l’ostéopathie.

La chiropratique ou chiropraxie, est une pratique médicale et manuelle basée sur la manipulation des différentes parties du corps humain et plus particulièrement de la colonne vertébrale.

La physiothérapie est une discipline de la santé intervenant au niveau de la prévention et promotion de la santé, de l’évaluation, du diagnostic, du traitement et de la réadaptation des déficiences et incapacités touchant les systèmes neurologique, musculo-squelettique et cardiorespiratoire de la personne (OPPQ).

L’ostéopathie est une approche manuelle dont l’objectif est de rétablir la fonctionnalité des structures et des systèmes du corps humain afin d’optimiser sa capacité d’autorégulation. Cette pratique est basée sur des connaissances approfondies des sciences de la santé et des interactions propres à l’équilibre de l’organisme. Grâce à une palpation fine et précise, une évaluation complète et globale permet d’investiguer la cause des dysfonctions neuro-musculo-squelettiques, viscérales et crâniennes (Ostéopathie Québec).

L’évaluation objective est pelvienne et musculo-squelettique. On recherche les changements de sensation cutanée pour repérer des anomalies sensorielles au périnée, bassin et abdomen. On utilise la palpation externe pour déceler les points gâchette des muscles du plancher pelvien, du bassin externe, des abdominaux et des muscles para-vertébraux.
du plancher pelvien, des parois abdominales ou des muscles du dos, ainsi que ceux qui ont suivi un déconditionnement significatif résultant de pratiques d’évitement de la douleur (39).

Manipulation des points déclencheurs de la douleur

Les points déclencheurs de la douleur sont des régions précises et hypersensibles à la douleur, situées à l’intérieur des muscles; ils sont fréquemment localisés dans les parois abdominales ou dans les muscles du plancher pelvien, chez les patients SVD dont la source de la douleur est d’origine viscérale (40). Ce sont des nodules palpables qui sont très douloureuses lors de palpations fermes et qui sont à la fois associées aux douleurs ressenties, à des dysfonctions motrices et parfois à des symptômes en lien avec le système autonome. Ces points déclencheurs impliqueraient une dépolarisation neuromusculaire anormale et seraient une composante intégrale de la douleur myofasciale. Il y a des évidences qui indiquent que les points déclencheurs peuvent induire une amplification de la douleur impliquant le système nerveux central (39).

L’injection locale d’un anesthésique tel le lidocaine dans les points déclencheurs des muscles abdominaux, lorsque associée à des exercices d’étirement, peut diminuer la douleur pendant une année suite au traitement (41). Les patients qui sont les plus à même de bénéficier de cette thérapie sont ceux dont les points douloureux sont focalisés et relativement petits et chez qui la palpation reproduit les symptômes primaires. Dans les cas où les points déclencheurs sont mal focalisés et multiples, il est conseillé aux cliniciens d’éviter les injections dans de multiples sites chez cette dernière catégorie de patients (39).

Des exercices physiques bénéfiques pour les patients SVD

L’exercice physique peut comporter de multiples avantages : diminution du stress, de l’anxiété, de la douleur, amélioration de la qualité de vie, des fonctions physiques, de l’humeur, du sommeil ainsi que de la confiance en soi. Les activités physiques appropriées pour les patients SVD, sont la marche, la nage, les exercices aérobiques, les étirements, le yoga, les pilates, le Qigong, et le Tai Chi ou toute autre activité que le patient aime et qui correspond à ses capacités. Tous ces exercices doivent débuter lentement et être réalisés à un rythme lent car un exercice trop intense peut exacerber la douleur (39). Des études sur l’influence des exercices de relaxation et de méditation chez les patients qui souffrent de maladies inflammatoires chroniques ont montré que l’exercice peut améliorer de façon significative leur qualité de vie, qui se traduit par une augmentation des capacités physiques, de meilleures réponses immunitaires, une diminution du stress et l’activation des régions spécifiques du cerveau impliquées dans la suppression de la douleur (39, 42).
Alors que le stress et le manque de sommeil favorisent une augmentation de la perméabilité intestinale et un déséquilibre du microbiome intestinal, lesquels s’accompagnent d’une augmentation de l’inflammation, l’exercice physique constitue, pour les patients qui souffrent de maladies inflammatoires chroniques telle le SVD, une pratique thérapeutique bénéfique tant au point de vue de la prévention que de la mise en rémission de leur maladie chronique (43-45).

La neuromodulation

La technique de neuromodulation la plus accessible est le TENS qui implique la libération d’un courant électrique de bas voltage à l’aide d’électrodes placées sur la peau. Cette technique qui supprime la nociception (réaction défensive d’alarme) est souvent utilisée en association à des thérapies physiques et s’avère efficace pour contrôler les douleurs myofasciales et les douleurs du bas du dos. Diverses expériences de neuromodulation chez des patientes SVD, ont permis de diminuer la douleur pendant des périodes de plusieurs mois (46-48).

La thérapie cognitivo-comportementale et d’attention

Les maladies inflammatoires chroniques de longue durée entraînent souvent des comportements mal adaptés à la situation et une sensibilité exacerbée face à la douleur. La thérapie cognitivo-comportementale et d’attention cherche à expliquer et corriger les problèmes psychologiques en se centrant sur les pensées et les comportements. Ainsi, le patient apprend la contribution de ses pensées et de ses comportements à l’occasion des problèmes qu’il rencontre et il s’habitue à modifier ses pensées et ses comportements, ce qui lui permet de diminuer son anxiété et ses modes de pensées (ruminations, obsessions, inquiétudes). Ainsi, la thérapie comportementale permet aux patients SVD de mieux comprendre les mécanismes de la douleur, ce qui les aide à mieux la contrôler. Les patients qui sont le plus à même de profiter de la thérapie comportementale sont ceux qui ont une longue histoire de douleur chronique et qui rapportent des symptômes dépressifs, des problèmes de sommeil, d’évitement (travail, activités physiques, relations interpersonnelles) en raison de leur douleurs (39).

Des études ont également montré que la psychothérapie accompagnée de stimulation somatosensorielle (acupuncture, moxibustion, utilisation de ventouses) a permis de diminuer de façon significative la douleur chez les patients SVD et d’améliorer leur qualité de vie comparativement aux thérapies conventionnelles (49).
l’acupuncture

L’acupuncture est une thérapie reconnue comme efficace et elle est acceptée par les urologues depuis plusieurs années (50). Des études ont montré que l’acupuncture peut moduler les fonctions de remplissage et de vidange de la vessie (51, 52). Toutefois, il existe seulement de rares études qui démontrent l’efficacité de l’acupuncture dans les cas du SVD. Ces études indiquent que l’acupuncture peut améliorer les symptômes de la douleur de façon significative et même dans certains cas éviter les récurrences sur des périodes pouvant varier entre 3 mois et 48 mois (53, 54). Une enquête menée par Internet, auprès de 1,982 patients diagnostiqués SVD, a montré que 56.9% de ceux qui ont été traités en acupuncture ont constaté une amélioration de leur état (55).

Yannick Vartian (acupuncteur et ostéopathe spécialisé en urogynécologie) explique que selon les théories classiques de l’acupuncture, la vessie est investie par les méridiens de la vessie et du rein. Toutefois, en plus de ces méridiens, il est aussi important de considérer le foie, la rate, le petit intestin et la vésicule biliaire en raison de leur trajet, de leur méridien et de leur action énergétique pouvant influencer le SVD (56,57). Ainsi, l’acupuncture peut agir de différentes façons sur le SVD : diminuer ou éliminer les symptômes lors de périodes de crises aiguës et aborder le terrain dysfonctionnel afin d’apaiser progressivement l’irritabilité de la vessie. De plus, l’acupuncture peut travailler les tensions musculaires (ainsi que les points gachettes, Trigger Points) du bassin, des cuisses, de l’abdomen et de la région lombaire afin de diminuer les contractures musculaires réflexes et les points douloureux (58).

Les probiotiques et prébiotiques

Probiotiques

Les probiotiques sont des microorganismes vivants qui ont des effets bénéfiques sur la santé de l’hôte lorsqu’ils sont administrés en quantité adéquate. Ces organismes probiotiques doivent être sans danger pour le patient et capables de survivre à leur passage dans l’estomac (liquides gastriques) et dans l’intestin tout en maintenant leur efficacité et leur puissance jusqu’à la date d’expiration. Les organismes probiotiques les plus étudiés et utilisés appartiennent aux genres Lactobacillus et Bifidobacterium. Dans quelques études effectuées chez les humains, il a été démontré que les probiotiques peuvent améliorer le pronostic de certaines maladies mais, dans la plupart des cas, on a plutôt observé une mince amélioration ou aucun effet.

Des études ont montré que l’efficacité des probiotiques est variable et dépend non seulement de l’espèce mais également de la souche, ce qui complique leur évaluation. À titre d’exemple, ce ne sont pas toutes les souches de Lactobacillus qui sont capables de coloniser le vagin (59). Seule une meilleure connaissance des espèces microbiennes et de leurs différentes souches peuvent permettre de connaître et comprendre suffisamment leurs différentes caractéristiques et leurs effets respectifs pour permettre de les utiliser de façon efficace.
Le nombre des espèces microbiennes, qui ont la capacité de coloniser avec succès les humains, est limité puisque pour coloniser un hôte, un microorganisme doit être en mesure de reconnaître le type de récepteur qui lui est complémentaire et ce récepteur doit être exprimé par les tissus de l’hôte (60). On comprend donc pourquoi les quelques souches microbiennes présentes dans les préparations de probiotiques ont peu de chances de coloniser l’intestin humain et de s’y maintenir comparativement à la pratique de la transplantation fécale, qui comporte des milliards de microorganismes différents. Il faut préciser toutefois, que la simple présence des probiotiques dans le système digestif peut être bénéfique puisque leurs sécrétions améliorent l’environnement des probiotes à demeure.

Lorsque la science des probiotiques aura suffisamment évoluée, il sera alors possible de préparer des suspensions de probiotiques capables de reconnaître les récepteurs qui sont présents chez une majorité d’hôtes humains et/ou encore chez certaines individus. Ce genre de précédé devrait alors permettre de réensemencer les microorganismes (microbiotes) essentiels à un bon équilibre du microbiome, lesquels microorganismes peuvent avoir été éliminés en raison d’antibiothérapies intenses, de diètes inappropriées, et/ou d’infections. Ces travaux sont inspirés par les succès expérimentaux observés suite à des transplantations fécales; cette pratique a permis à des patients, qui souffraient de maladies inflammatoires chroniques et/ou auto-immunitaires, de retrouver la santé. C’est le cas également de patients qui étaient infectés chroniquement par des souches de C. difficile résistantes à tous les antibiotiques (61-64).
L’hypothèse selon laquelle certaines souches de Lactobacillus sont capables de prévenir et de traiter les infections urinaires récurrentes est maintenant supportée par une méta-analyse publiée en 2018, basée sur 6 études aléatoires contrôlées et comportant un total de 620 patients (résultat significatif : 0.684 (95% CI 0.438 to 0.929, p < 0.001). Cette étude a utilisé des suppositoires contenant Lactobacillus crispatus CTV05, Lactobacillus rham-nosus GR1 and Lactobacillus reuteri RC14. Ces souches précises se sont avérées particulièrement efficaces contre les pathogènes du système urinaire, tout en faisant la preuve d’une très grande capacité de prévention dans les cas d’infections urinaires récurrentes (65, 66).

À ce sujet, voici le témoignage de Linda et la réponse de Jacqueline:

J’ai guéri ma cystite interstitielle (CI) grâce au probiotique fem-dophilus, 1 capsule le matin et 1 capsule D-manose 500 mg le soir.
Fini les douleurs coup de poignard et l’inconfort. Je peux maintenant consommer du café, des tomates, des épices etc.  Linda

Réponse de Jacqueline:  les probiotiques utilisés par Linda comportent la formule suivante:

Fem-Dophilus® contient deux souches probiotiques brevetées et cliniquement documentées, Lactobacillus rhamnosus, GR-1® et Lactobacillus reuteri, RC-14®, découvertes et développées par les Dr Gregor Reid et Andrew Bruce, d’Urex Biotech. Plus de 25 années de recherche soutiennent l’utilisation orale de GR-1® et de RC-14® pour coloniser et favoriser la santé des voies urinaires et vaginales. * Un procédé de fabrication spécial protège les souches probiotiques inFem-Dophilus® de l’acide gastrique et améliore la survie des bactéries probiotiques dans le gros intestin.  Vingt neuf  articles scientifiques positifs ont été publiés par le Dr G. Reid en relation avec ce travail entre les années 2000 et et 200

Depuis, de nombreux autres articles publiés par des groupes de chercheurs indépendants ont aussi démontré  les effets anti-fongiques et anti-bactériens de ces deux souches : Lactobacillus rhamnosus, GR-1 et Lactobacillus reuteri, RC-14 contre les infections génito-urinaires chez les humains et chez les vaches.  Ces travaux ont aussi  permis de mettre en évidence certains modes d’action de ces probiotiques.  N.B.: aucune approche thérapeutique ne peut à elle seule être efficace chez 100% des individus.  Dans l’étude randomisée et controlée par placebo du Dr Reid, 37% des femmes traitées avec ces deux probiotiques avaient retrouvé une microflore normale comparativement à 13% dans le groupe placebo.

Prébiotiques

Un prébiotique est défini comme un substrat non digestible qui, suite à sa métabolisation (fermentation) par les microorganismes du côlon, module la composition et/ou l’activité des microbiotes de l’intestin, conférant ainsi des effets physiologiques bénéfiques pour l’hôte. En plus des fructooligosaccharides (FOS) et des galacto-oligosaccharides (GOS), les auteurs incluent maintenant un plus grand nombre de composés dans la liste des prébiotiques : les amidons résistants à la digestion, la pectine, les arabinoxylans, les grains entiers et des composés qui ne sont pas des glucides tels les polyphénols (antioxydants).
De plus, l’ajout à la diète de végétaux, qui ont subi au préalable une fermentation lactique, améliore leurs effets bénéfiques sur la santé. Les avantages de la fermentation lactique résultent des mécanismes suivants : élimination des facteurs anti-nutritionnels, production de métabolites (peptides bioactifs, exopolysaccharides) qui ont un effet positif sur la santé, amélioration de la biodisponibilité des microorganismes grâce à l’hydrolyse des polymères (composés phénoliques), augmentation des vitamines, des minéraux, ce qui mène à une augmentation de la capacité anti-oxydante des aliments avec des effets possibles sur la flore intestinale et l’absorption de composés bioactifs (67). L’ajout à la diète de prébiotiques et d’aliments fermentés pourrait prévenir et/ou corriger de nombreuses maladies dont le développement est favorisé par une diète inappropriée (66, 68).

La naturopathie

Les naturopathes sont des thérapeutes qui considèrent le patient dans sa globalité. Ils utilisent une approche holistique pour tenter de trouver de trouver les causes du déséquilibre qui a favorisé le problème de santé pour lequel il est consulté. Chaque cas pour lui est unique. Pour tenter de rééquilibrer le fonctionnement de l’organisme, le naturopathe utilise différents outils : diète, promotion de l’exercice physique, herboristerie, aromathérapie, homéopathie, médecine quantique, médecine orthomoléculaire (substances naturelles), etc (69).

Comme le naturopathe considère le patient dans sa globalité, il accorde une place prépondérante à l’importance de la diète. Son approche est basée sur les enseignements d’Hippocrate (Ve siècle avant Jésus-Christ), le père de la médecine moderne. C’est pourquoi, les naturopathes se sont alignés sur les enseignements du Dr Jean Seignalet suite à la publication de son livre « L’alimentation ou la troisième médecine ». Une des contributions importantes des naturopathes en ce qui concerne le traitement du syndrome de la vessie douloureuse est de mettre l’accent en premier lieu sur l’importance d’une alimentation anti-inflammatoire.

Malheureusement au Québec, il n’existe pas d’ordre des naturopathes, ce qui serait bien nécessaire, car beaucoup de thérapeutes peuvent avoir le statut de «naturopathe» sans avoir une formation adéquate. En France la naturopathie s’appuie sur une longue tradition et elle est pratiquée par des thérapeutes très bien formés dans ce domaine et le succès de leurs interventions est reconnu dans le milieu médical bien qu’il existe encore certains milieux médicaux rétrogrades.

Homéopathie, aromathérapie et herboristerie

Ces trois méthodes de traitement, originaires d’une longue tradition, lorsqu’utilisées par des praticiens bien formés et compétents, peuvent participer positivement au traitement des patients atteints du syndrome de la vessie douloureuse (10). Personnellement, ces pratiques sont trop éloignées de ma formation et de mon expérience pour en discuter plus avant malgré ma curiosité pour tout ce qui concerne les thérapies naturelles.
Importance de l’utilisation de la médecine alternative/complémentaire (CAM) chez les patients atteints du SVD et aperçu de l’efficacité de ces thérapies telle qu’évaluées par des patients et /ou par des scientifiques.
Il faut préciser que de telles études sont rares. Une étude américaine, réalisée en 2009 et publiée en 2013 par l’Association de cystite interstitielle (IC), fut effectuée à partir d’Internet (70). Un total de 2,101sujets, dont le diagnostic IC a été confirmé, ont été enrôlés. Plus de 84% des patients ont eu recours à des CAM, suite à la recommandation de leur médecin chez 55% d’entre eux. Parmi les patients qui ont eu recours aux CAM, 82.8% ont essayé un changement de diète et/ou des thérapies physiques et 62% ont eu recours à d’autres thérapies.

Les thérapies évaluées ont été classées dans l’ordre selon le pourcentage de patients satisfaits en raison de l’amélioration de leur condition due à la dite thérapie. Le nombre de patients correspondant au pourcentage est présenté en parenthèse:

1) diète d’élimination, 87.6% (1,329 patients)
2) traitements chaleur et/ou froid, 87.5% (823 patients)
3) réduction du stress, 80.5% (562 patients)
4) relaxation, 76.4% (583 patients)
5) massages thérapeutiques 74.2% (366 patients)
6) méditation 66.8% (398 patients)
7) thérapie physique avec traitement interne 66.1% (349 patients)
8) exercices réguliers 65.2% (611 patients)
9) thérapie physique sans traitement interne 61.6% (260 patients)
10) traitement anti-fongique 61.5% (179 patients)
11) yoga 60.7% (284 patients)
12) probiotiques 58.8% (248 patients)
13) exercices de visualisation 58% (228 patients)
14) acupuncture 56.9% (260 patients)
15) chiropratique 56.4% (220 patients)

Les auteurs ont noté que lorsque les CAM sont administrés de façon précoce, les patients leur accordent un classement supérieur, comparativement aux CAM reçus plus tardivement.
Une méta-analyse britannique, publiée en 2016, a évalué l’efficacité des CAM disponibles pour le traitement du SVD. Cette analyse était basée sur 11 études (4 études randomisées avec contrôles et 7 études prospectives). Les thérapies étudiées étaient l’acupuncture, les thérapies de relaxation, les thérapies physiques, les thérapies enrichies en hydrogène moléculaire et la diète. Les études ont montré que les thérapies qui présentaient un bénéfice potentiel pour les patients SVD étaient dans l’ordre : les modifications diététiques, l’acupuncture et les thérapies physiques (71).
Une troisième étude visait uniquement à vérifier l’efficacité clinique de la manipulation systématique de la diète (une diète anti-inflammatoire personnalisée) en tant que thérapie de médecine alternative complémentaire chez des patients atteints du syndrome de la vessie douloureuse sur une période d’une année. Les auteurs concluaient que la manipulation intensive et systématique de la diète améliorait significativement les symptômes de la SVD , incluant les urgences urinaires, les douleurs pelviennes et de la vessie ainsi que les autres problèmes associés à la pathologie. Les effets positifs étaient observés relativement tôt, soit à l’intérieur de 3 mois et l’efficacité clinique était maintenue durant toute l’année (72)

Conclusion

Ce sont les lecteurs de mon blogue qui m’ont conscientisée et qui d’une certaine façon m’ont incitée à faire le nécessaire pour mieux les informer à propos du SVD. J’ai donc fait le tour des publications pertinentes, consulté des documents sur les CAM et demandé et obtenu la généreuse collaboration d’une physiothérapeute-ostéopathe de réputation internationale, spécialisée en gynécologie, urologie et dysfonctions glandulaires et nerveuses, en la personne de Nathalie Camirand.
L’importance et la pertinence des CAM ne peut plus être niée puisque l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ainsi qu’un nombre croissant d’universités européennes, américaines et canadiennes prônent l’intégration de la médecine conventionnelle et des médecines complémentaires.
Il faut dire que ce n’est pas un hasard si les CAM n’occupent pas au Québec la place qu’elles méritent comparativement à l’Ontario, où les médecins bénéficient d’une protection légale lorsqu’ils prescrivent ou utilisent les CAM. Au Québec, le Collège des médecins sévit sous différents prétextes contre les médecins qui recommandent ou utilisent tout traitement qui s’écarte de la médecine conventionnelle. La résultante est que la plupart des médecins n’osent pas ou refusent de s’intéresser aux Cam parce qu’ils craignent d’être la cible de ce tout puissant ordre professionnel.
Il est plus que temps que le gouvernement du Québec, dont la majorité de la population utilise des approches de santé complémentaire, respecte le choix des Québécois et pose les gestes nécessaires afin de permettre aux médecins et au public québécois un libre accès à une meilleure connaissance et utilisation des CAM. On souhaite ardemment que le Collège des médecins du Québec mette en pratique le principe médical énoncé par Littré « être utile ou du moins ne pas nuire ».

4 Commentaires

Classé dans Capsules santé

Reprise d’un message très pertinent à propos de nos soins de santé

Marie Louise Roy

J’ai fait récemment des statistiques sur les coûts de la santé et je crois que tout le monde sait que la moitié du budget provincial est dépensé pour faire rouler le système de santé. Toujours selon les statistiques la moitié des malades sont malades de maladies chroniques, c’est donc l’individu qui par ses habitudes de vies et ses dépendances alimentaires crée sa propre maladie. Évidemment, la pub aidant, personne n’est intéressé à faire un virage à moins d’y être obligé. Presque à l’article de la mort… les gens se réveillent tout à coup et la plupart se tournent vers « Big Pharma » pour régler leur problème sans se poser de question. Big Pharma est un lobbyiste très futé auprès des gouvernements. La santé ou plutôt l’industrie de la maladie est devenue payante sur les marchés financiers. Des profits allant quelques fois jusqu’à 50%. Alors peu importe votre « voix » (et j’inclus la mienne également) ou votre « voie » d’entrée (stratégie) au parlement pour être écoutée et entendue, elle devra considérer cette dynamique pernicieuse autant du gouvernement que du citoyen québécois qui préfère une solution rapide sans efforts à son problème de santé. Beaucoup de gens sont devenus accro de la pilule qui guérit tout. La question que je me pose c’est combien de personnes (pourcentage de la population) non répertoriées (car ils ne passent pas par le système traditionnel pour se guérir) gèrent leur santé dans les approches alternatives. La connaissance de ces chiffres pourrait bien être le déclencheur de réflexion surtout quand leur approche permet le retour à la santé. Si le Québec traitait les maladies chroniques par l’approche des médecines douces, presque le quart du budget provincial pourrait être fortement diminué et les argent s ainsi économisés pourrait être réinvesti dans d’autres priorités. Au peuple de décider.

  • Jacqueline

    Selon le dernier rapport de 2017 de l’Institut Fraser, 79% de la population canadienne disent avoir utilisé des approches complémentaires en plus de l’offre de soins conventionnels. Dans les provinces où les lois et l’encadrement ont été modifiées pour permettre la considération accrue des approches complémentaires parmi les possibilités thérapeutiques, le pourcentage est de 89% en Colombie Britannique, de 84% en Alberta et de 81% en Ontario comparativement à un pourcentage de 69% au Québec, malgré les difficultés rencontrées.

4 Commentaires

Classé dans Débats

Voici le bon lien pour écouter Josée Blanchette à propos de notre pétition

Merci Janine!

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/gravel-le-matin/segments/chronique/110352/josee-blanchette-medecine-integrative-alternative

Poster un commentaire

Classé dans Nouvelles

Lien pour signer en faveur de la pétition: Mise en pratique de la démarche de santé intégrative

https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-7651/index.html

Si vous voulez plus d’informations concernant cette pétition cliquer  sur : https://jacquelinelagace.net/    sous le titre « À propos »

4 Commentaires

Classé dans Divers

Pétition-traitement-vitamine C : Jacqueline appuie cette pétition sur la base de plusieurs articles scientifiques récents

Par Jacqueline Lagacé

J’ignorais que circulait au Québec la pétition suivante « Traitement par perfusion de vitamine C au Québec » jusqu’à ce que des lecteurs de mon blogue réactualisent mon article intitulé « Le Pharmachien : pour comprendre ses tactiques » et que des médias rapportent les  graves menaces qu’Olivier Bernard a reçues, suite à la polémique qu’il avait lancée pour  discréditer la dite pétition.

Dans un premier temps,  je tiens à préciser que je désapprouve totalement le fait de proférer des menaces à l’encontre de qui que ce soit sous prétexte d’opinions divergentes, même si les opinions de cette personne sont critiquables et/ou erronées.

En second lieu, avant d’accorder crédit aux analyses du Pharmachien et d’affirmer que nous avons absolument besoin de cet individu pour informer de façon objective et éclairée les Québécois quant à ce qu’il considère comme des « fausses croyances »,  il serait impératif que les journalistes vérifient la crédibilité des affirmations de ce pharmacien auprès de sources sûres, soit des scientifiques  formés dans un domaine relié au sujet traité et qui sont au fait de la littérature scientifique récente.  Les Québécois ont droit de la part de leurs médias à une information scientifique juste et pertinente (ex. Découverte de  Radio-Canada) qui évite les biais et le burlesque, sans nécessairement être dépourvue d’humour; que dire d’un pharmacien qui s’attaque aux jus verts mais qui évite des sujets chauds dont il serait important de discuter tels les statines…

Les procédés du Pharmachien, suite à son émission sur les OGM, ont été analysés par la professeure chercheuse  Elisabeth Abergel, spécialisée en génie génétique et en études environnementales;  les conclusions de cette dernière se lisent comme suit: «Si le but du Pharmachien était de démystifier ce qu’est un OGM afin que le public soit plus au courant, je pense que c’est un échec total. Il a même à de nombreuses reprises repris les « mythes » véhiculés par l’industrie qui ne tiennent plus la route après 20 ans de commercialisation……  En fait, on se demande à qui s’adresse cette émission sur les OGM? Si son but était de fournir des informations utiles aux consommateurs québécois concernant leur alimentation, je pense que ceci n’a pas vraiment marché. Sous couvert d’objectivité scientifique, il est clair que les choix d’arguments et les biais véhiculés dans cette émission n’avaient pour but que de minimiser les incertitudes scientifiques/sociales/écologiques/politiques etc. entourant les OGM. https://www.vigilanceogm.org/articles/analyse-de-lepisode-ogm-du-pharmachien

Un lecteur vient tout juste de me poser la question suivante: Pourquoi est-ce permis (perfusion de vitamine C) dans d’autres provinces et pas au Québec? Tenons-nous à ce point à être une société distincte? Ou bien est-ce que le Collège des Médecins qui est si puissant?

La réponse c’est que le Collège des médecins contrôle totalement l’application de soins de santé au Québec grâce à l’article no 31 de la loi médicale.  Notre groupe  a justement présenté sur le site de l’Assemblée Nationale une pétition: Mise en pratique de la démarche de santé intégrative (Santé intégrative signifie la mise en place d’une collaboration véritable entre la médecine conventionnelle et les médecines complémentaires)  depuis le 25 février 2019.  Comme la solution proposée répond à nos problèmes communs et que l’union fait la force, plus nous serons nombreux à demander à nos gouvernants de modifier la loi médicale rétrograde et injuste du Québec, plus nous aurons de chances de réussir.  Pour prendre connaissance de cette pétition et la signer, cliquer sur: https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-7651/index.html

Si vous voulez avoir accès au dossier complet concernant cette pétition, cliquer sur :https://www.jacquelinelagace.net , vous arrivez ainsi sur la page d’accueil et sous le titre À propos, se trouve le document complet.

Résultats de la recherche que j’ai effectuée suite à la controverse créée par le Pharmachien au sujet de la pétition « Traitement par perfusion de vitamine C au Québec ».  

Au départ, c’est  par simple curiosité que je suis allée consulter les articles scientifiques les plus récents au sujet de la pétition-perfusion de la vitamine C, soit ceux publiés uniquement entre les années 2017 et 2019.  Les articles que j’ai retenus traitaient de  la vitamine C à hautes doses en  relation avec la chimiothérapie, différentes formes de cancers,  le système immunitaire et même un article sur l’effet antidépresseur possible de ce traitement.

Je dois dire que la littérature sur le sujet s’est avérée généreuse et que j’ai dû limiter mes choix.   Comme la vitamine C ne peut pas être brevetée, les articles ont été  apparemment écrits par des chercheurs indépendants qui visaient avant tout à trouver de meilleurs traitements pour les patients.

La pétition ayant été signée par près de 120,000 individus, il m’est apparu approprié de rendre accessibles  les 10 résumés qui m’ont semblé les plus pertinents à propos des bienfaits potentiels de la perfusion à hautes doses de vitamine C dans le contexte du cancer.  J’ai traduit en français (en graphie italique) certaines parties plus facilement compréhensibles et pertinentes pour le public visé.  Vitamine C = Acide ascorbique = ascorbate

Je tiens à préciser que les phénomènes positifs décrits dans les résumés d’articles très récents recensés ci-après ne sont plus seulement du domaine de l’hypothèse.  Il s’agit d’observations répétées et dont les mécanismes sont maintenant partiellement expliqués. Raison de plus pour accélérer la recherche dans ce domaine.

Conséquemment, il n’est plus acceptable d’affirmer que les bienfaits ressentis par les personnes qui ont reçu ce genre de traitement est le fruit de leur imagination.  Naturellement, comme aucun traitement, quel que soit sa nature, n’est jamais efficace chez tous les individus compte tenu de multiples facteurs : génétiques, modes de vie, infections, etc, il est normal et courant qu’un certain pourcentage d’individus ne réponde pas au traitement.  Ce n’est pas une raison pour qualifier de placébo ce type de traitement chez ceux et celles qui affirment éprouver une amélioration de leur condition de santé lorsqu’ils le reçoivent. C’est une question de respect et de justice.

Jacqueline Lagacé, Ph.D.     

 Résumés de 10 articles

1) Molecules. 2019 Jan 28;24(3). pii: E453. doi: 10.3390/molecules24030453.

Vitamin C as a Modulator of the Response to Cancer Therapy.

Blaszczak W1, Barczak W2,3, Masternak J4, Kopczyński P5, Zhitkovich A6, Rubiś B7.

Abstract

Ascorbic acid (vitamin C) has been gaining attention as a potential treatment for human malignancies. Various experimental studies have shown the ability of pharmacological doses of vitamin C alone or in combinations with clinically used drugs to exert beneficial effects in various models of human cancers. (L’acide ascorbique (vitamine C) attire de plus en plus l’attention en tant que traitement potentiel des tumeurs malignes chez l’homme. Diverses études expérimentales ont montré l’aptitude de doses pharmacologiques de vitamine C, seules ou en association avec des médicaments utilisés en clinique, à exercer des effets bénéfiques sur différents modèles de cancers chez l’homme.)

Cytotoxicity of high doses of vitamin C in cancer cells appears to be related to excessive reactive oxygen species generation and the resulting suppression of the energy production via glycolysis. A hallmark of cancer cells is a strongly upregulated aerobic glycolysis, which elevates its relative importance as a source of ATP (Adenosine 5′-triphosphate). Aerobic glycolysis is maintained by a highly increased uptake of glucose, which is made possible by the upregulated expression of its transporters, such as GLUT-1, GLUT-3, and GLUT-4. These proteins can also transport the oxidized form of vitamin C, dehydroascorbate, permitting its preferential uptake by cancer cells with the subsequent depletion of critical cellular reducers as a result of ascorbate formation. Ascorbate also has a potential to affect other aspects of cancer cell metabolism due to its ability to promote reduction of iron(III) to iron(II) in numerous cellular metalloenzymes. Among iron-dependent dioxygenases, important targets for stimulation by vitamin C in cancer include prolyl hydroxylases targeting the hypoxia-inducible factors HIF-1/HIF-2 and histone and DNA demethylases. Altered metabolism of cancer cells by vitamin C can be beneficial by itself and promote activity of specific drugs. (La modification du métabolisme des cellules cancéreuses par la vitamine C peut être bénéfique en soi et favoriser l’activité de médicaments spécifiques).

2) Front Physiol. 2018 Jul 3;9:809. doi: 10.3389/fphys.2018.00809. eCollection 2018.

Potential Mechanisms of Action for Vitamin C in Cancer: Reviewing the Evidence.

Vissers MCM, Das AB

Abstract

Whether vitamin C (ascorbate) has a role to play as an anti-cancer agent has been debated for decades. Ascorbate has been used by cancer patients in an unregulated environment, either as a dietary supplement or in pharmacological doses administered by infusion, with numerous reports of clinical benefit, but in the absence of rigorous clinical trial data. The design of appropriate clinical trials has been hindered by a lack of understanding of the mechanism(s) of action that would inform the choice of effective dose, timing of administration and likely responsive cancer models. More recently, expanded understanding of the biological activities of ascorbate has led to a number of plausible hypotheses for mechanisms of anti-cancer activity. (Plus récemment, une compréhension accrue des activités biologiques de l’ascorbate a conduit à un certain nombre d’hypothèses plausibles sur les mécanismes de l’activité anticancéreuse).  Prominent among these are the generation of significant quantities of hydrogen peroxide by the autoxidation of supra-physiological concentrations of ascorbate (la production de quantités importantes de peroxyde d’hydrogène par des concentrations supra-physiologiques d’ascorbate…, la production de peroxyde d’hydrogène étant  supposée générer un stress oxydatif qui cible de préférence les cellules cancéreuses) and stimulation of the 2-oxoglutarate-dependent dioxygenase family of enzymes (2-OGDDs) that have a cofactor requirement for ascorbate. Hydrogen peroxide generation is postulated to generate oxidative stress that preferentially targets cancer cells. The 2-OGDDs include the hydroxylases that regulate the hypoxic response, a major driver of tumor survival, angiogenesis, stem cell phenotype and metastasis, and the epigenetic histone and DNA demethylases. The latter are of particular interest, with recent studies suggesting a promising role for ascorbate in the regulation of the ten-eleven translocase (TET) DNA demethylases in hematological cancers. Support for these proposed mechanisms has come from many in vitro studies, and xenograft animal models have consistently shown an anti-cancer effect of ascorbate administration. (Des études récentes suggèrent un rôle prometteur pour l’ascorbate dans la régulation des ADN déméthylases de la translocase (TET) 10-11 dans les cancers hématologiques. De nombreuses études in vitro ont soutenu ces mécanismes proposés, et des modèles animaux utilisant de la xénogreffe ont démontré de manière constante un effet anticancéreux de l’administration d’ascorbate).   However, decisive evidence for any particular mechanism(s) of action is not yet available from an in vivo setting. With a number of early phase clinical trials currently underway, evidence for potential mechanism(s) of action is required to inform the most appropriate study design and choice of cancer model. Hopefully such information will result in sound clinical data that will avert adding any further controversy to this already contentious debate.

3) Blood Cells Mol Dis. 2018 Mar;69:57-64. doi: 10.1016/j.bcmd.2017.09.005. Epub 2017 Sep 21.

Mechanisms of anti-cancer effects of ascorbate: Cytotoxic activity and epigenetic modulation.

Mastrangelo D1, Pelosi E2, Castelli G2, Lo-Coco F3, Testa U4.

Abstract

Vitamin C (Vit C or Ascorbate) is essential for many fundamental biochemical processes. Vit C is an essential nutrient with redox functions at normal physiologic concentrations. The main physiologic function of this vitamin is related to its capacity to act as a co-factor for a large family of enzymes, (La fonction physiologique principale de la vitamine C est liée à sa capacité à agir comme cofacteur pour une grande famille d’enzymes)  collectively known as Fe and 2-oxoglutarate-dependent dioxygenases. It also modulates epigenetic gene expression through the control of TET enzymes activity. Vit C also has several biological properties allowing to restore the deregulated epigenetic response observed in many tumors. High-dose Vit C has been investigated as a treatment for cancer patients since the 1969. Pharmacologic ascorbate acts as a pro-drug for hydrogen peroxide formation (H2O2) and, through this mechanism, kills cancer cells. To achieve high in vivo concentrations, Ascorbate must be injected by i.v. route. (L’association de l’enzyme et de la vitamine C  module également l’expression des gènes épigénétiques via le contrôle de l’activité des enzymes TET. La Vit C possède également plusieurs propriétés biologiques permettant de restaurer la réponse épigénétique dérégulée observée dans de nombreuses tumeurs. La vitamine C à forte dose a été étudiée en tant que traitement pour les patients cancéreux depuis 1969. L’ascorbate pharmacologique agit comme un précurseur du médicament pour la formation de peroxyde d’hydrogène (H2O2) et tue les cellules cancéreuses par ce mécanisme. Pour atteindre des concentrations in vivo élevées, l’ascorbate doit être injecté par voie intraveineuse).          Initial clinical studies of Ascorbate cancer treatment have provided encouraging results, not confirmed in subsequent studies. Recent clinical studies using i.v. injection of high-dose Ascorbate have renewed the interest in the field, showing that significant anti-tumor activity. Pre-clinical studies have led to identify tumors sensitive to Ascorbate that could potentially benefit from this treatment either through an epigenetic modulator effect or through tumor killing by oxidative stress. (Les premières études cliniques sur le traitement du cancer à l’ascorbate ont donné des résultats encourageants, non confirmés par les études ultérieures. Des études cliniques récentes utilisant i.v. l’injection d’ascorbate à forte dose ont renouvelé l’intérêt pour le terrain, montrant cette activité antitumorale importante. Des études précliniques ont permis d’identifier des tumeurs sensibles à l’ascorbate qui pourraient potentiellement bénéficier de ce traitement, soit par effet modulateur épigénétique, soit par destruction de la tumeur par le stress oxydatif).

4) Biochem Soc Trans. 2018 Oct 19;46(5):1147-1159. doi: 10.1042/BST20180169. Epub 2018 Oct 8.

Vitamin C and immune cell function in inflammation and cancer.

Ang A1, Pullar JM2, Currie MJ1, Vissers MCM3

Abstract

Vitamin C (ascorbate) is maintained at high levels in most immune cells and can affect many aspects of the immune response. Intracellular levels generally respond to variations in plasma ascorbate availability, and a combination of inadequate intake and increased turnover during severe stress can result in low plasma ascorbate status. Intracellular ascorbate supports essential functions and, in particular, acts as an enzyme cofactor for Fe- or Cu-containing oxygenases. Newly discovered enzymes in this family regulate cell metabolism and epigenetics, and dysregulation of their activity can affect cell phenotype, growth and survival pathways, and stem cell phenotype. (L’ascorbate intracellulaire soutient les fonctions essentielles et, en particulier, agit comme un cofacteur enzymatique pour les oxygénases contenant du Fe ou du Cu. Les enzymes récemment découvertes dans cette famille régulent le métabolisme cellulaire et l’épigénétique, et une dysrégulation de leur activité peut affecter le phénotype cellulaire, les voies de croissance et de survie et le phénotype de cellules souches).

This brief overview details some of the recent advances in our understanding of how ascorbate availability can affect the hydroxylases controlling the hypoxic response and the DNA and histone demethylases. These processes play important roles in the regulation of the immune system, altering cell survival pathways, metabolism and functions. (Ces processus jouent un rôle important dans la régulation du système immunitaire, modifiant les voies de survie, le métabolisme et les fonctions des cellules).

5) EBioMedicine. 2017 Apr;18:41-49. doi: 10.1016/j.ebiom.2017.02.011. Epub 2017 Feb 16.

Multiple Myeloma Tumor Cells are Selectively Killed by Pharmacologically-dosed Ascorbic Acid.

Xia J1, Xu H2, Zhang X3, Allamargot C4, Coleman KL2, Nessler R4, Frech I2, Tricot G5, Zhan F6.

Abstract

High-dose chemotherapies to treat multiple myeloma (MM) can be life-threatening due to toxicities to normal cells and there is a need to target only tumor cells and/or lower standard drug dosage without losing efficacy. We show that pharmacologically-dosed ascorbic acid (PAA), in the presence of iron, leads to the formation of highly reactive oxygen species (ROS) resulting in cell death. PAA selectively kills CD138+ MM tumor cells derived from MM and smoldering MM (SMM) but not from monoclonal gammopathy undetermined significance (MGUS) patients. PAA (acide ascorbique) alone or in combination with melphalan inhibits tumor formation in MM xenograft mice. This study shows PAA efficacy on primary cancer cells and cell lines in vitro and in vivo. (L’acide ascorbique (PAA) seule ou en association avec le melphalan inhibe la formation de tumeurs chez les souris atteintes de xénogreffe MM. Cette étude montre l’efficacité du PAA sur les cellules cancéreuses primaires et les lignées cellulaires in vitro et in vivo)

6) Int J Mol Sci. 2018 Sep 13;19(9). pii: E2752. doi: 10.3390/ijms19092752.

Ascorbic Acid in Colon Cancer: From the Basic to the Clinical Applications.

El Halabi I1, Bejjany R2, Nasr R3, Mukherji D4, Temraz S5, Nassar FJ6, El Darsa H7, Shamseddine A8.

Abstract

Given the safety and potential benefits of intravenous ascorbic acid (AA) administration in cancer patients, there is merit in further exploring this therapeutic concept. In this review, we discuss the potential benefits of intravenous AA administration on colorectal cancer and we specifically focus on its effect on glycolysis in mutant and wild type RAS. We perform a PubMed and Ovid MEDLINE search using ascorbic acid, intravenous vitamin C, KRAS mutation, BRAF mutation and colorectal cancer (CRC) as keywords. At the cellular level, colorectal cancer cells undergo a metabolic shift called the Warburg effect to allow for more glucose absorption and utilization of glycolysis. This shift also allows AA to enter which leads to a disruption in the Warburg effect and a shutdown of the downstream KRAS pathway in mutated KRAS colon cancer cells. At the clinical level, AA is associated with tumour regression in advanced disease and improved tolerability and side effects of standard therapy. Based on these findings, we conclude that further clinical trials are needed on a larger scale to examine the therapeutic benefits of AA in colon cancer.( Au niveau clinique, (les AA) l’administration intraveineuse de la vitamine C est  associée  à la régression tumorale dans les maladies avancées et à une tolérance améliorée et aux effets secondaires du traitement standard. Sur la base de ces résultats, nous concluons que d’autres essais cliniques sont nécessaires à plus grande échelle pour examiner les avantages thérapeutiques des AA dans le cancer du côlon).

7) Nutrients. 2017 Nov 3;9(11). pii: E1211. doi: 10.3390/nu9111211.

Vitamin C and Immune Function.

Carr AC1, Maggini S2.

Abstract

Vitamin C is an essential micronutrient for humans, with pleiotropic functions related to its ability to donate electrons. It is a potent antioxidant and a cofactor for a family of biosynthetic and gene regulatory enzymes. Vitamin C contributes to immune defense by supporting various cellular functions of both the innate and adaptive immune system. (La vitamine C contribue à la défense immunitaire en soutenant diverses fonctions cellulaires du système immunitaire inné et adaptatif).  Vitamin C supports epithelial barrier function against pathogens and promotes the oxidant scavenging activity of the skin, thereby potentially protecting against environmental oxidative stress. Vitamin C accumulates in phagocytic cells, such as neutrophils, and can enhance chemotaxis, phagocytosis, generation of reactive oxygen species, and ultimately microbial killing. It is also needed for apoptosis (La vitamine C s’accumule dans les cellules phagocytaires, telles que les neutrophiles, et peut améliorer la chimiotaxie, la phagocytose, la génération d’espèces réactives de l’oxygène et, à terme, la destruction microbienne. Il est également nécessaire pour l’apoptose) and clearance of the spent neutrophils from sites of infection by macrophages, thereby decreasing necrosis/NETosis and potential tissue damage. The role of vitamin C in lymphocytes is less clear, but it has been shown to enhance differentiation and proliferation of B- and T-cells, likely due to its gene regulating effects. Vitamin C deficiency results in impaired immunity and higher susceptibility to infections. In turn, infections significantly impact on vitamin C levels due to enhanced inflammation and metabolic requirements. Furthermore, supplementation with vitamin C appears to be able to both prevent and treat respiratory and systemic infections.  (Une carence en vitamine C entraîne une déficience de l’immunité et une susceptibilité accrue aux infections. À leur tour, les infections ont un impact significatif sur les niveaux de vitamine C en raison d’une inflammation accrue et de besoins métaboliques plus importants. En outre, une supplémentation en vitamine C semble pouvoir à la fois prévenir et traiter les infections respiratoires et systémiques).  Prophylactic prevention of infection requires dietary vitamin C intakes that provide at least adequate, if not saturating plasma levels (i.e., 100-200 mg/day), which optimize cell and tissue levels. In contrast, treatment of established infections requires significantly higher (gram) doses of the vitamin to compensate for the increased inflammatory response and metabolic demand. (le traitement d’infections établies nécessite des doses nettement plus élevées (en grammes) de la vitamine pour compenser l’augmentation de la réponse inflammatoire et de la demande métabolique).

8) J Biochem Mol Toxicol. 2018 Sep;32(9):e22176. doi: 10.1002/jbt.22176. Epub 2018 Jul 10.

Juglone-ascorbic acid synergy inhibits metastasis and induces apoptotic cell death in poorly differentiated thyroid carcinoma by perturbing SOD and catalase activities. (La synergie acide juglone-ascorbique inhibe les métastases et induit la mort cellulaire apoptotique dans les carcinomes thyroïdiens peu différenciés en perturbant les activités de la SOD et de la catalase).

Gaikwad S1,2, Chakraborty A1,2, Salwe S3, Patel V3, Kulkarni S1,2, Banerjee S1,2.

Abstract

Anaplastic thyroid carcinoma (ATC) requires more innovative approaches as the current regimes for therapy are inadequate, also most anticancer drugs cause general suppression of physiological functions. (la plupart des médicaments anticancéreux entraînent une suppression générale des fonctions physiologiques).  However, therapy with limited nontarget tissue damage is desirable. In the present study, we show prooxidant ability of ascorbic acid, which enhances cytotoxicity induced by juglone. We decipher that juglone-ascorbate combination induces reactive oxygen species-mediated apoptosis leading to cell death in ARO cell line originated from ATC. (Nous décodons que la combinaison juglone-ascorbate induit une apoptose induite par les espèces d’oxygène réactives conduisant à la mort cellulaire dans la lignée ARO issue de l’ATC).  This combination also affects enzyme activity of catalase, glutathione reductase, and superoxide dismutase destabilizing redox balance in cell and thereby making juglone effective at a lower dose. We also show that juglone-ascorbate combination suppresses cell migration, invasion, and expression of tumor-promoting, and angiogenic genes in ARO cell line,  (Nous montrons également que la combinaison juglone-ascorbate supprime la migration cellulaire, l’invasion et l’expression de gènes promoteurs de tumeurs et angiogéniques dans la lignée cellulaire ARO) thereby disrupting epithelial-mesenchymal transition ability of the cells. Overall, we show that ascorbic acid increases cytotoxic potency of juglone through redox cycling when used in synergy.

9) Front Oncol. 2018 Nov 30;8:574. doi: 10.3389/fonc.2018.00574. eCollection 2018.

The Association Between Ascorbate and the Hypoxia-Inducible Factors in Human Renal Cell Carcinoma Requires a Functional Von Hippel-Lindau Protein.

Wohlrab C1, Vissers MCM2, Phillips E1, Morrin H1,3, Robinson BA1,4, Dachs GU1.

Abstract

Hypoxia-inducible transcription factors (HIFs) drive angiogenesis and cancer cell growth, contributing to an aggressive tumor phenotype. HIF-α protein levels and activity are controlled at the post-translational level by HIF hydroxylases. Hydroxylated HIF-α is recognized by the von Hippel Lindau (VHL) tumor suppressor and targeted for degradation. The HIF hydroxylases are members of the iron and 2-oxoglutarate-dependent dioxygenases, which require ascorbate as cofactor for activity. Clear cell renal cell carcinomas (ccRCC) harbor mutations in the VHL gene, whereas papillary RCC (pRCC) have a functional VHL. These natural occurring VHL variants in RCC enable the testing, in clinical samples, of the hypothesis that ascorbate modulates HIF-α levels through its role as a cofactor for the HIF hydroxylases. We measured ascorbate, HIF-1α, and HIF-2α protein and HIF downstream targets BNIP3, CA9, cyclin D1, GLUT1, and VEGF (combined to generate the HIF pathway score) in VHL-defective ccRCC (n = 73) and VHL-proficient pRCC human tumor tissue (n = 41). HIF and ascorbate levels were increased in ccRCC and pRCC tumors compared to matched renal cortex. HIF-1 and total HIF pathway activation scores were decreased with higher ascorbate in pRCC tumors (Spearman r = -0.38, p < 0.05 and r = -0.35, p < 0.05). This was not evident for ccRCC tumors. In mechanistic studies in vitro, ascorbate influenced HIF-1 activity in VHL-proficient, but not VHL-defective ccRCC cells. Our results indicate that ccRCC, which lacks a functional VHL, does not respond to ascorbate-mediated modulation of the HIF response. This contrasts with the demonstrated association between ascorbate content and the HIF pathway observed in pRCC and other tumors with a functional VHL. The results support a role for ascorbate as a modulator of HIF activity and tumor aggression in cancer types with a functional hypoxic response. (Les résultats confirment le rôle de l’ascorbate en tant que modulateur de l’activité HIF (facteurs induisant l’hypoxie) et de l’agression tumorale dans les types de cancer à réponse hypoxique fonctionnelle).

10)  Naunyn Schmiedebergs Arch Pharmacol. 2018 Feb;391(2):169-176. doi: 10.1007/s00210-017-1446-4. Epub 2017 Dec 8.

Evidence for the involvement of opioid system in the antidepressant-like effect of ascorbic acid.

Moretti M1, Ribeiro CM2, Neis VB2, Bettio LEB2, Rosa PB2, Rodrigues ALS2.

Abstract

Considering the involvement of the opioid system in major depressive disorder (MDD), mainly concerning refractory MDD, and the evidence that ascorbic acid may exert a beneficial effect for the treatment of this disorder, this study investigated the involvement of the opioid system in the antidepressant-like effect of ascorbic acid (Compte tenu de l’implication du système opioïde dans le trouble dépressif majeur (DMD), principalement en ce qui concerne le MDD réfractaire, et de la preuve que l’acide ascorbique peut avoir un effet bénéfique sur le traitement de ce trouble, cette étude a examiné l’implication du système opioïde dans l’effet antidépresseur de l’acide ascorbique) in the tail suspension test (TST). Treatment of Swiss mice with the non-selective opioid receptor antagonist naloxone (1 mg/kg, i.p.) prevented the reduced immobility time caused by ascorbic acid (1 mg/kg, p.o.) in the TST. Additionally, administration of the selective μ1-opioid receptor antagonist, naloxonazine (10 mg/kg, i.p.), also abolished the antidepressant-like action of the same dose of ascorbic acid in the TST. We also investigated the possible relationship between the opioid system and NMDA receptors in the mechanism of action of ascorbic acid or ketamine (0.1 mg/kg, i.p.) in the TST. Treatment of mice with naloxone (1 mg/kg, i.p.) blocked the synergistic antidepressant-like effect of ascorbic acid (0.1 mg/kg. p.o.) and MK-801 (0.001 mg/kg, p.o., a non-competitive NMDA receptor antagonist) in the TST. Combined administration of ketamine and MK-801 induced a synergistic antidepressant-like action, and naloxone partially abolished this effect. Our results indicate that the antidepressant-like effect of ascorbic acid in the TST appears to be dependent on the activation of the opioid system, (Nos résultats indiquent que l’effet antidépresseur de l’acide ascorbique dans le TCT semble dépendre de l’activation du système opioïde),  especially μ1-opioid receptors, which might be an indirect consequence of NMDA receptor inhibition elicited by ascorbic acid administration)

22 Commentaires

Classé dans Débats

Jacqueline désire apporter des précisions concernant la pétition

Titre officiel de notre pétition : Mise en pratique de la démarche de santé intégrative (Santé intégrative signifie la mise en place d’une collaboration véritable entre la médecine conventionnelle et les médecines complémentaires).

Titre original de notre pétition : « Amender la loi médicale du Québec, article no 31, « Définition de l’exercice de la médecine » afin que soit mise en pratique au Québec une véritable démarche de santé intégrative ».

N.B.: Il est important que vous sachiez que lorsque vous signez notre pétition, il s’agit d’un document confidentiel et que seul le nombre de signatures sera transmis à l’Assemblée nationale

Si vous hésitez à signer notre pétition, répondez aux  4 questions suivantes;  si vos réponses sont « Non »,  vous auriez avantage à cliquer sur le lien suivant pour changer les choses:

https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-7651/index.html

1) Êtes-vous satisfaits de l’accessibilité aux soins de première ligne de notre système de santé?

2) Considérez-vous que pour traiter avec le plus d’efficacité possible l’ensemble des différents problèmes de santé aiguës et chroniques qui affectent notre Société, il est préférable que les médecins concentrent dans leurs seules mains, au détriment des autres praticiens formés de façon pertinente en différents soins de santé, l’ensemble des décisions qui touchent le traitement des maladies de quelque nature qu’elles soient?

3) Est-ce socialement acceptable  que le Collège des médecins utilise toutes les tactiques possibles et impossibles pour empêcher des associations de thérapeutes professionnels, bien formés et compétents,  de constituer un ordre qui leur permettrait  à la fois de s’assurer des bonnes pratiques de leurs membres,  tout en permettant de mieux protéger le public?  Sans oublier le contrôle abusif qu’exerce de façon générale le Collège des médecins.

4) Trouvez-vous rationnel, juste, efficace et rentable  pour notre Société que la loi médicale du Québec, selon l’article no 31, toujours effective en 2019 au Québec,  accorde un droit de pratique  exclusif concernant tous les soins de santé aux seuls médecins, tel que décrit dans le texte de loi présenté ci-dessous :

Selon la Loi médicale, l’exercice de la médecine se définit ainsi :

« 31. L’exercice de la médecine consiste à évaluer et à diagnostiquer toute déficience de la santé de l’être humain, à prévenir et à traiter les maladies dans le but de maintenir la santé ou de la rétablir ».

Dans le cadre de l’exercice de la médecine, les activités réservées au médecin sont les suivantes :

  1. diagnostiquer les maladies;
  2. prescrire les examens diagnostiques;
  3. utiliser les techniques diagnostiques invasives ou présentant des risques de préjudice;
  4. déterminer le traitement médical;
  5. prescrire les médicaments et les autres substances;
  6. prescrire les traitements;
  7. utiliser les techniques ou appliquer les traitements, invasifs ou présentant des risques de préjudice, incluant les interventions esthétiques;
  8. exercer une surveillance clinique de la condition des personnes malades dont l’état de santé présente des risques;
  9. effectuer le suivi de la grossesse et pratiquer les accouchements;
  10. décider de l’utilisation des mesures de contention;
  11. décider de l’utilisation des mesures d’isolement dans le cadre de l’application de la Loi sur les services de santé et les services sociaux et de la Loi sur les services de santé et les services sociaux pour les autochtones cris.

6 Commentaires

Classé dans Messages

Analyse de la professeure Elisabeth Abergel de l’émission du Pharmachien sur les OGM

https://www.vigilanceogm.org/articles/analyse-de-lepisode-ogm-du-pharmachien

10 Commentaires

Classé dans Débats

Des médecins spécialisés en médecine intégrative gravement pénalisés par le Collège des médecins

En réponse à la pétition pour promouvoir une libéralisation en faveur de la médecine intégrative, ce courriel m’a été envoyé:

« J’aimerais rajouter que ces derniers temps le Collège des médecins à gravement pénalisé plusieurs médecins spécialisés en médecine integrative et hormono-thérapie. Plusieurs ont quitté la province pour aller travailler dans des milieux moins rétrogrades. C’est une grande perte pour nous et c’est le retour à l’inquisition ».

P.  Coutu

5 Commentaires

Classé dans Messages

Enfin, vous pouvez signer la pétition citoyenne afin de corriger les iniquités de notre système de santé

J’ai le grand plaisir de vous annoncer que notre pétition citoyenne est maintenant en ligne sur le site internet de l’Assemblée nationale.  C’est la députée du comté de Soulanges, Marilyne Picard, adjointe parlementaire  de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, qui  a accepté  de présenter officiellement notre pétition électronique sur le site de l’Assemblée nationale.  Nous la remercions de ce soutien et l’assurons que nous ferons l’impossible pour que tous les Québécois participent à l’action concertée, et puissent par la suite profiter du renouveau souhaité en matière de santé.

Pour voter, cliquer sur l’adresse suivante : https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-7651/index.html

Si vous hésitez à signer notre pétition, il serait important de répondre aux  4 questions suivantes:

Cependant, vous pouvez, si vous le souhaitez,  prendre connaissance auparavant :

1) du titre et du contenu de la pétition

2) de quelques informations générales concernant la pétition

3) du lien qui vous permettra, si cela n’est pas déjà fait,  de prendre connaissance des tenants et aboutissants de la démarche de santé intégrative.

1) titre de la pétition: « Amender la loi médicale du Québec, article no 31, « Définition de l’exercice de la médecine » afin que soit mise en pratique au Québec une véritable démarche de santé intégrative ».

Considérant que des enquêtes documentées ont démontré que les approches complémentaires, axées sur la santé globale et la prévention, permettent de traiter  plus efficacement la douleur et les maladies chroniques.

Considérant qu’un travail de collaboration interdisciplinaire entre la médecine conventionnelle et les approches alternatives, tel que préconisé en santé intégrative est fortement recommandé par l’Organisation mondiale de la santé afin d’offrir des soins de santé plus pertinents.

Considérant qu’une majorité de Québécois utilise déjà des approches de santé complémentaires.

Considérant que la législation de provinces canadiennes, dont le Medicine Act 1991 de l’Ontario, amendement #33-11, a permis l’instauration réussie de la démarche de santé intégrative.

Et l’intervention réclamée se résume ainsi :

Nous, soussignés, demandons au gouvernement  du Québec d’amender la loi régissant les  soins de santé afin que :

  • soit respecté l’autonomie du patient concernant ses objectifs de soins de santé et décisions de traitement.
  • les médecins ne puissent pas être reconnus coupables de faute professionnelle ou d’incompétence parce qu’ils recommandent ou pratiquent une thérapie non conventionnelle ou qui s’écarte de la pratique médicale en vigueur, sauf s’il est démontré que la thérapie complémentaire pose un plus grand risque pour la santé du patient que la pratique de la médecine conventionnelle.
  • les associations de thérapeutes formés de façon rigoureuse en santé intégrative puissent obtenir plus facilement justice pour la reconnaissance d’un statut professionnel qui permettrait ainsi de mieux protéger le public.
  • les soins de première ligne puissent être décentralisés et administrés par d’autres groupes de praticiens de médecine intégrative formés en ce sens.

2) Informations générales concernant la pétition

Notre objectif est d’obtenir le plus grand nombre possible de signatures.  Pour atteindre cet objectif, nous demandons la collaboration de tous les Québécois qui souhaitent améliorer la disponibilité, la qualité et la diversité des soins de santé offerts au Québec. Cet objectif sera atteint si chacun(e) d’entre nous fait le nécessaire pour conscientiser ses proches et son entourage au fait que la présente pétition se veut à la fois une réponse et une solution aux difficultés croissantes de notre système de santé depuis quelques décennies.

Il s’agit en l’occurrence d’apporter des modifications à  l’article no 31 de la loi médicale portant sur la «Définition de l’exercice de la médecine ».  Si on veut rééquilibrer les rapports de forces, qui sont actuellement pratiquement uniquement entre les mains des seuls médecins,  il est impératif  que le pouvoir soit partagé entre les différents groupes de professionnels formés dans différents sphères de l’application des soins de santé.   De cette façon, une véritable démarche de santé intégrative, prônée par l’Organisation mondiale de la santé et de nombreux chercheurs éminents, pourra permettre de mettre de l’avant une pratique médicale élargie dans laquelle pourront s’intégrer  avec efficacité les différents professionnels formés en santé conventionnelle et/ou en santé complémentaire.

Pour conclure, il est à propos de rappeler les mots d’une lectrice qui traduisait un espoir partagé par nombre de Québécois : « N’oublions pas que de plus en plus,  il y a de l’ouverture qui se crée chez les gens et que finalement c’est nous qui pouvons changer les choses…..faut juste y croire….. » et j’ajouterais poser des gestes concrets en ce sensÀ ce propos, la volonté exprimée à maintes reprises par  l’actuelle Ministre de la santé et des services sociaux, Danielle McCann, d’améliorer l’accessibilité et le partage des soins de santé offerts  par différents groupes de professionnels, constitue un vent de fraicheur et de renouveau pour le moins encourageant…

3)  Lien pour  prendre connaissance des tenants et aboutissants de la démarche de santé intégrative.

https://jacquelinelagace.net/2018/09/18/posons-un-geste-concret-osons-la-sante-integrativepour-ameliorer-notre-systeme-de-sante-osons-la-sante-integrative-jacqueline-lagace-collaborateurs/

 Par Jacqueline Lagacé, Ph.D. au nom de toutes les personnes et regroupements qui ont participé de près ou de loin à la démarche en faveur de cette pétition pour la promotion de  la santé intégrative au Québec.

 

30 Commentaires

Classé dans Messages, Nouvelles

Réponse au Dre Péluchon déconcertée par les études sur les oméga-3 et la vitamine D

Bonjour que pensez vous de cette étude?
Merci
Vitamine D et oméga-3 : des suppléments qui n’apportent rien de plus ? La prise de compléments alimentaires est devenue une habitude très répandue. Aux États-Unis, le nombre de personnes prenant des compléments à base d’huiles de poisson a été multiplié par 10 au
cours de la dernière décennie et celui des personnes prenant de la vitamine D par 4. L’objectif est une amélioration de la santé. L’origine de ces comportements vient de quelques publications suggérant les bienfaits de ces supplémentations. Les travaux concernant l’intérêt des huiles de poissons sont toutefois contradictoires et limités à la prévention secondaire. Quant à ceux, très nombreux, concernant les bienfaits de la vitamine D sur le risque de cancer, s’ils suggèrent qu’un taux faible de vitamine D est associé à un risque élevé de cancer, ils laissent planer le doute sur l’efficacité de la supplémentation.

Deux nouvelles publications apportent leur contribution au débat. Elles concernent un essai randomisé contrôlé contre placebo, impliquant 25 871 personnes. Les hommes sont âgés de plus de 50 ans et les femmes de plus de 55 ans. Ils ont reçu de la vitamine D, à la dose quotidienne de 2 000 UI, et des oméga-3, à la dose quotidienne de 1g. Le suivi médian est de 5,3 ans. Il s’agit donc sans doute de l’étude la plus vaste et la plus longue sur le sujet. Pas d’effet sur le risque d’événements cardiovasculaires ni de cancer.

Les résultats vont décevoir un certain nombre de personnes convaincues d’améliorer leur santé par ces compléments alimentaires. Car il n’apparaît pas que la supplémentation en oméga-3 apporte un bénéfice vis-à-vis du risque de survenue d’un ensemble d’évènements cardiovasculaires (infarctus myocardique, accident vasculaire cérébral et décès de cause cardio-vasculaire : Hazard Ratio HR 0,92 ; intervalle de confiance à 95 % IC 0,80 à 1,06). Il est constaté toutefois une réduction du risque d’infarctus du myocarde
(0,72 ; IC 0,59 à 0,90), mais ceci est à considérer avec prudence étant donné l’absence d’ajustement pour les facteurs confondants. La supplémentation en vitamine D n’apporte pas non plus d’avantage en matière de décès par cancers (HR 0,96 ; IC 0,88 à 1,06). L’analyse par type de cancer n’est pas plus encourageante, puisqu’il n’apparaît pas de réduction du risque de cancer du sein, de la prostate ou encore du côlon.

L’éditorialiste du New England Journal of Medicine remarque que cette étude incluait un grand nombre de participants, représentant assez fidèlement la composition de la société américaine. Il note aussi qu’un certain nombre de participants avaient, au démarrage de l’étude, un taux bas de 25 OH-vitamine D (moins de 20 ng/ml) et que, même pour ces derniers la supplémentation n’a pas eu d’impact sur le nombre de cancers invasifs, de quelque type que ce soit.

Dr Roseline Péluchon
RÉFÉRENCES
Manson JE et coll. : Vitamin D Supplements and Prevention of Cancer and Cardiovascular Disease – N Engl J Med 2019; 380:33-44
Manson JE et coll. : Marine n−3 Fatty Acids and Prevention of Cardiovascular Disease and Cancer- N Engl J Med 2019; 380:23-32

______________________________________________________

Réponse de Jacqueline: Merci Dre Péluchon de votre intervention qui me permet de revenir sur la recherche approfondie que j’avais effectuée concernant  la prise de compléments d’oméga-3 contenus dans les huiles de poissons ainsi qu’au sujet  de la controverse à propos de la vitamine D.  Les résultats de ma recherche sur ces 2 sujets sont détaillés  dans mon dernier livre intitulé  « Une alimentation ciblée pour préserver  ou  retrouver la santé de l’intestin ».

Voici donc quelques informations et extraits, qui je l’espère vous inciteront à prendre connaissance du travail approfondi auquel  je m’étais astreinte  pour tenter d’apporter quelques lumières sur ces sujets très complexes et souvent dissonants

Chapitre 5, no 4 : Différences entre les effets de la consommation de suppléments d’huile de poisson (EPA/DHA) et celle de poissons frais.  Extraits p. 157

…..« Il est déroutant toutefois de constater que les études scientifiques  bien contrôlées incluant les méta-analyses qui tentent de  démontrer que les suppléments d’oméga-3 sous forme d’huile de poissons sont associés à une baisse des maladies cardio-vasculaires, neurologiques et autres, donnent généralement des résultats inconsistants11,12 ;http://www.medscape.com/viewarticle/803823).  À l’inverse,  les études sur la consommation de poissons (environ deux fois par semaine) sont nombreuses à démontrer que ces aliments ont un effet préventif sur les risques de maladies coronariennes 13, certaines formes de cancers14 le syndrome métabolique 15, 16 les maladies neuro dégénératives 2, etc.  Comme on admet de façon générale que les oméga-3 jouent un rôle important dans le maintien de la santé neurologique et la prévention des maladies chroniques, comment expliquer que les études scientifiques donnent généralement des résultats plus probants lorsqu’il y a consommation de poissons plutôt que celle de suppléments d’huile de poissons contenant des quantités précises d’oméga-3? »

Lire p. 158, 159, 160, …… À partir de plusieurs études scientifiques indépendantes, j’ai discuté des différentes hypothèses qui peuvent expliquer ce paradoxe. À mon avis, l’explication  la plus probable repose sur l’observation qu’en raison de leur forte réactivité (présence de plusieurs doubles liaisons), les huiles de poissons oméga-3, qui ont été obtenus et purifiés à partir de poissons, seraient oxydées pendant ces processus avec les conséquences négatives que l’oxydation des oméga-3 comporte, ce qui peut facilement expliquer les résultats dissonants en fonction des degrés d’oxydation.

Extrait p 160-16

No. 5.  Les doses recommandées de suppléments d’huile de poisson (EPA/DHA préformés) par les fabricants sont-elles conformes à nos réels besoins ?

….. « Si  l’évolution a  fait en sorte que la  conversion de l’ALA en EPA/DHA soit si lente chez l’humain, cela  suggère qu’il est probablement irrationnel  de consommer de fortes quantités d’oméga-3 préformés sous la forme de suppléments de concentrés d’huile de poisson. À l’appui de cette thèse,  des études de radioactivité et de tomographie basées sur l’incorporation de DHA circulant dans le cerveau humain montrent que la consommation quotidienne de DHA, chez 95% des sujets, n’excède pas  0.4 mg à 7.2 mg 25. Les personnes normales en santé seraient capables de métaboliser des quantités adéquates de DHA à partir des omega-3 ALA parents 26. D’autres  expériences suggèrent qu’un excès de transformation des ALA en oméga-3 est non seulement du  gaspillage mais contreproductif et possiblement néfaste  parce que le corps ne peut éliminer facilement les overdoses de ces oméga-3 complexes et très réactifs 2,3,5,27. Il semble que les gens en santé seraient  capables à partir de la consommation d’acide α-linolénique (ALA), qui est un acide gras essentiel précurseurs des oméga-3 plus complexes contenant 5 et/ou 6 doubles liaisons,  de métaboliser des quantités adéquates de DHA et d’EPA qui correspondraient apparemment à la consommation de 7 mg/jour d’oméga-3 végétal, soit une quantité facilement atteignable par la population générale 26. Ainsi, une mauvaise compréhension des besoins en EPA/DHA préformés entraîne des recommandations de la part des fabricants qui pourraient  mener potentiellement à des overdoses par des facteurs de 20 à 500 fois,  dépendamment des suppléments et des doses prescrites qui atteignent souvent 1000 mg d’EPA/DHA/jour. »No. 6.  L’importance de l’oxydation des acides gras préformés dans les suppléments d’huile de poisson (p. 162-163).

No 6. Existe-t-il un lien entre le phénomène d’oxydation lipidique et l’athérosclérose ? (p. 163-164)

…. »Les travaux de deux éminents professeurs de chimie organique , spécialisés dans le domaine des processus de peroxydation des lipides et de leurs implications dans le développement des maladies inflammatoires apportent des informations qui semblent particulièrement pertinentes  en regard des causes des maladies inflammatoires chroniques.  Selon ces derniers, on n’a pas pris suffisamment en compte les expériences qui démontrent  que l’athéroslérose peut être la conséquence d’une lésion cellulaire plutôt que d’un niveau élevé de cholestérol ou de la consommation d’acide gras saturés 3, 3-39Ils rappellent également que l’on ne tient pas suffisamment compte que la consommation des gras, suite à leur cuisson à température élevée, va entraîner, en raison de la réaction de Maillard, une augmentation sérique (dans le sang) dramatique de la péroxydation lipidique (LPO) »……

_______________________________________________________

La controverse au sujet de la vitamine D (p. 122-133)

Introduction

« Lorsqu’on se nourrit de façon équilibrée,  les suppléments de vitamines et minéraux ne sont pas nécessaires pour de multiples raisons décrites précédemment1 (p. 140-146).  Toutefois, le cas de la vitamine D est particulier pour plusieurs raisons et c’est pourquoi ce sujet est développé en profondeur dans le présent chapitre ».

– Les différentes formes de vitamine d et leurs dosages (p. 123-126)

– Différents facteurs sont susceptibles d’influencer les niveaux de la vitamine D sérique (p. 126-127)

– La santé osseuse : la relation vitamine D et calcium n’est pas simple (p. 127-129)

– L’action de la vitamine D ne serait pas limitée à la santé osseuse (p. 129)

– Recommandations de différentes autorités médicales concernant la vitamine D (p. 129-130)

– Conférence sous l’égide du NIH (National Institutes of Health) : questions-réponses  se rapportant à la vitamine D en pratique médicale (p. 130-131)

-Les risques associés à la supplémentation de vitamine D (p. 131-133)

…… Dernier énoncé de cette partie : « En définitive,  le statut normal de la vitamine D sérique chez l’humain n’a pas encore été clairement défini. Toutefois, tel que mentionné précédemment, le niveau sérique de 20 ng/ml de vitamine D 25, hydroxy(OH) est considéré comme adéquat et sécuritaire par le comité de l’IOM alors que selon ce comité, le risque de préjudice s’élèverait avec une concentration sérique supérieure à 50 ng/ml. En fait, les études les plus récentes s’opposent aux recommandations qui proposent d’augmenter les doses de vitamine D au-dessus des apports nutritionnels de 600-800 IU/jour chez les individus en santé.  Il est de plus conseillé de superviser avec attention la prise de suppléments particulièrement chez certains sous-groupes de patients et en particuliers chez ceux  âgés et vulnérables ».

 

17 Commentaires

Classé dans Débats