https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-7651/index.html
Si vous voulez plus d’informations concernant cette pétition cliquer sur : https://jacquelinelagace.net/ sous le titre « À propos »
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Par Jacqueline Lagacé
J’ignorais que circulait au Québec la pétition suivante « Traitement par perfusion de vitamine C au Québec » jusqu’à ce que des lecteurs de mon blogue réactualisent mon article intitulé « Le Pharmachien : pour comprendre ses tactiques » et que des médias rapportent les graves menaces qu’Olivier Bernard a reçues, suite à la polémique qu’il avait lancée pour discréditer la dite pétition.
Dans un premier temps, je tiens à préciser que je désapprouve totalement le fait de proférer des menaces à l’encontre de qui que ce soit sous prétexte d’opinions divergentes, même si les opinions de cette personne sont critiquables et/ou erronées.
En second lieu, avant d’accorder crédit aux analyses du Pharmachien et d’affirmer que nous avons absolument besoin de cet individu pour informer de façon objective et éclairée les Québécois quant à ce qu’il considère comme des « fausses croyances », il serait impératif que les journalistes vérifient la crédibilité des affirmations de ce pharmacien auprès de sources sûres, soit des scientifiques formés dans un domaine relié au sujet traité et qui sont au fait de la littérature scientifique récente. Les Québécois ont droit de la part de leurs médias à une information scientifique juste et pertinente (ex. Découverte de Radio-Canada) qui évite les biais et le burlesque, sans nécessairement être dépourvue d’humour; que dire d’un pharmacien qui s’attaque aux jus verts mais qui évite des sujets chauds dont il serait important de discuter tels les statines…
Les procédés du Pharmachien, suite à son émission sur les OGM, ont été analysés par la professeure chercheuse Elisabeth Abergel, spécialisée en génie génétique et en études environnementales; les conclusions de cette dernière se lisent comme suit: «Si le but du Pharmachien était de démystifier ce qu’est un OGM afin que le public soit plus au courant, je pense que c’est un échec total. Il a même à de nombreuses reprises repris les « mythes » véhiculés par l’industrie qui ne tiennent plus la route après 20 ans de commercialisation…… En fait, on se demande à qui s’adresse cette émission sur les OGM? Si son but était de fournir des informations utiles aux consommateurs québécois concernant leur alimentation, je pense que ceci n’a pas vraiment marché. Sous couvert d’objectivité scientifique, il est clair que les choix d’arguments et les biais véhiculés dans cette émission n’avaient pour but que de minimiser les incertitudes scientifiques/sociales/écologiques/politiques etc. entourant les OGM. https://www.vigilanceogm.org/articles/analyse-de-lepisode-ogm-du-pharmachien
Un lecteur vient tout juste de me poser la question suivante: Pourquoi est-ce permis (perfusion de vitamine C) dans d’autres provinces et pas au Québec? Tenons-nous à ce point à être une société distincte? Ou bien est-ce que le Collège des Médecins qui est si puissant?
La réponse c’est que le Collège des médecins contrôle totalement l’application de soins de santé au Québec grâce à l’article no 31 de la loi médicale. Notre groupe a justement présenté sur le site de l’Assemblée Nationale une pétition: Mise en pratique de la démarche de santé intégrative (Santé intégrative signifie la mise en place d’une collaboration véritable entre la médecine conventionnelle et les médecines complémentaires) depuis le 25 février 2019. Comme la solution proposée répond à nos problèmes communs et que l’union fait la force, plus nous serons nombreux à demander à nos gouvernants de modifier la loi médicale rétrograde et injuste du Québec, plus nous aurons de chances de réussir. Pour prendre connaissance de cette pétition et la signer, cliquer sur: https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-7651/index.html
Si vous voulez avoir accès au dossier complet concernant cette pétition, cliquer sur :https://www.jacquelinelagace.net , vous arrivez ainsi sur la page d’accueil et sous le titre À propos, se trouve le document complet.
Résultats de la recherche que j’ai effectuée suite à la controverse créée par le Pharmachien au sujet de la pétition « Traitement par perfusion de vitamine C au Québec ».
Au départ, c’est par simple curiosité que je suis allée consulter les articles scientifiques les plus récents au sujet de la pétition-perfusion de la vitamine C, soit ceux publiés uniquement entre les années 2017 et 2019. Les articles que j’ai retenus traitaient de la vitamine C à hautes doses en relation avec la chimiothérapie, différentes formes de cancers, le système immunitaire et même un article sur l’effet antidépresseur possible de ce traitement.
Je dois dire que la littérature sur le sujet s’est avérée généreuse et que j’ai dû limiter mes choix. Comme la vitamine C ne peut pas être brevetée, les articles ont été apparemment écrits par des chercheurs indépendants qui visaient avant tout à trouver de meilleurs traitements pour les patients.
La pétition ayant été signée par près de 120,000 individus, il m’est apparu approprié de rendre accessibles les 10 résumés qui m’ont semblé les plus pertinents à propos des bienfaits potentiels de la perfusion à hautes doses de vitamine C dans le contexte du cancer. J’ai traduit en français (en graphie italique) certaines parties plus facilement compréhensibles et pertinentes pour le public visé. Vitamine C = Acide ascorbique = ascorbate
Je tiens à préciser que les phénomènes positifs décrits dans les résumés d’articles très récents recensés ci-après ne sont plus seulement du domaine de l’hypothèse. Il s’agit d’observations répétées et dont les mécanismes sont maintenant partiellement expliqués. Raison de plus pour accélérer la recherche dans ce domaine.
Conséquemment, il n’est plus acceptable d’affirmer que les bienfaits ressentis par les personnes qui ont reçu ce genre de traitement est le fruit de leur imagination. Naturellement, comme aucun traitement, quel que soit sa nature, n’est jamais efficace chez tous les individus compte tenu de multiples facteurs : génétiques, modes de vie, infections, etc, il est normal et courant qu’un certain pourcentage d’individus ne réponde pas au traitement. Ce n’est pas une raison pour qualifier de placébo ce type de traitement chez ceux et celles qui affirment éprouver une amélioration de leur condition de santé lorsqu’ils le reçoivent. C’est une question de respect et de justice.
Jacqueline Lagacé, Ph.D.
Résumés de 10 articles
1) Molecules. 2019 Jan 28;24(3). pii: E453. doi: 10.3390/molecules24030453.
Vitamin C as a Modulator of the Response to Cancer Therapy.
Blaszczak W1, Barczak W2,3, Masternak J4, Kopczyński P5, Zhitkovich A6, Rubiś B7.
Abstract
Ascorbic acid (vitamin C) has been gaining attention as a potential treatment for human malignancies. Various experimental studies have shown the ability of pharmacological doses of vitamin C alone or in combinations with clinically used drugs to exert beneficial effects in various models of human cancers. (L’acide ascorbique (vitamine C) attire de plus en plus l’attention en tant que traitement potentiel des tumeurs malignes chez l’homme. Diverses études expérimentales ont montré l’aptitude de doses pharmacologiques de vitamine C, seules ou en association avec des médicaments utilisés en clinique, à exercer des effets bénéfiques sur différents modèles de cancers chez l’homme.)
Cytotoxicity of high doses of vitamin C in cancer cells appears to be related to excessive reactive oxygen species generation and the resulting suppression of the energy production via glycolysis. A hallmark of cancer cells is a strongly upregulated aerobic glycolysis, which elevates its relative importance as a source of ATP (Adenosine 5′-triphosphate). Aerobic glycolysis is maintained by a highly increased uptake of glucose, which is made possible by the upregulated expression of its transporters, such as GLUT-1, GLUT-3, and GLUT-4. These proteins can also transport the oxidized form of vitamin C, dehydroascorbate, permitting its preferential uptake by cancer cells with the subsequent depletion of critical cellular reducers as a result of ascorbate formation. Ascorbate also has a potential to affect other aspects of cancer cell metabolism due to its ability to promote reduction of iron(III) to iron(II) in numerous cellular metalloenzymes. Among iron-dependent dioxygenases, important targets for stimulation by vitamin C in cancer include prolyl hydroxylases targeting the hypoxia-inducible factors HIF-1/HIF-2 and histone and DNA demethylases. Altered metabolism of cancer cells by vitamin C can be beneficial by itself and promote activity of specific drugs. (La modification du métabolisme des cellules cancéreuses par la vitamine C peut être bénéfique en soi et favoriser l’activité de médicaments spécifiques).
2) Front Physiol. 2018 Jul 3;9:809. doi: 10.3389/fphys.2018.00809. eCollection 2018.
Potential Mechanisms of Action for Vitamin C in Cancer: Reviewing the Evidence.
Vissers MCM, Das AB
Abstract
Whether vitamin C (ascorbate) has a role to play as an anti-cancer agent has been debated for decades. Ascorbate has been used by cancer patients in an unregulated environment, either as a dietary supplement or in pharmacological doses administered by infusion, with numerous reports of clinical benefit, but in the absence of rigorous clinical trial data. The design of appropriate clinical trials has been hindered by a lack of understanding of the mechanism(s) of action that would inform the choice of effective dose, timing of administration and likely responsive cancer models. More recently, expanded understanding of the biological activities of ascorbate has led to a number of plausible hypotheses for mechanisms of anti-cancer activity. (Plus récemment, une compréhension accrue des activités biologiques de l’ascorbate a conduit à un certain nombre d’hypothèses plausibles sur les mécanismes de l’activité anticancéreuse). Prominent among these are the generation of significant quantities of hydrogen peroxide by the autoxidation of supra-physiological concentrations of ascorbate (la production de quantités importantes de peroxyde d’hydrogène par des concentrations supra-physiologiques d’ascorbate…, la production de peroxyde d’hydrogène étant supposée générer un stress oxydatif qui cible de préférence les cellules cancéreuses) and stimulation of the 2-oxoglutarate-dependent dioxygenase family of enzymes (2-OGDDs) that have a cofactor requirement for ascorbate. Hydrogen peroxide generation is postulated to generate oxidative stress that preferentially targets cancer cells. The 2-OGDDs include the hydroxylases that regulate the hypoxic response, a major driver of tumor survival, angiogenesis, stem cell phenotype and metastasis, and the epigenetic histone and DNA demethylases. The latter are of particular interest, with recent studies suggesting a promising role for ascorbate in the regulation of the ten-eleven translocase (TET) DNA demethylases in hematological cancers. Support for these proposed mechanisms has come from many in vitro studies, and xenograft animal models have consistently shown an anti-cancer effect of ascorbate administration. (Des études récentes suggèrent un rôle prometteur pour l’ascorbate dans la régulation des ADN déméthylases de la translocase (TET) 10-11 dans les cancers hématologiques. De nombreuses études in vitro ont soutenu ces mécanismes proposés, et des modèles animaux utilisant de la xénogreffe ont démontré de manière constante un effet anticancéreux de l’administration d’ascorbate). However, decisive evidence for any particular mechanism(s) of action is not yet available from an in vivo setting. With a number of early phase clinical trials currently underway, evidence for potential mechanism(s) of action is required to inform the most appropriate study design and choice of cancer model. Hopefully such information will result in sound clinical data that will avert adding any further controversy to this already contentious debate.
3) Blood Cells Mol Dis. 2018 Mar;69:57-64. doi: 10.1016/j.bcmd.2017.09.005. Epub 2017 Sep 21.
Mechanisms of anti-cancer effects of ascorbate: Cytotoxic activity and epigenetic modulation.
Mastrangelo D1, Pelosi E2, Castelli G2, Lo-Coco F3, Testa U4.
Abstract
Vitamin C (Vit C or Ascorbate) is essential for many fundamental biochemical processes. Vit C is an essential nutrient with redox functions at normal physiologic concentrations. The main physiologic function of this vitamin is related to its capacity to act as a co-factor for a large family of enzymes, (La fonction physiologique principale de la vitamine C est liée à sa capacité à agir comme cofacteur pour une grande famille d’enzymes) collectively known as Fe and 2-oxoglutarate-dependent dioxygenases. It also modulates epigenetic gene expression through the control of TET enzymes activity. Vit C also has several biological properties allowing to restore the deregulated epigenetic response observed in many tumors. High-dose Vit C has been investigated as a treatment for cancer patients since the 1969. Pharmacologic ascorbate acts as a pro-drug for hydrogen peroxide formation (H2O2) and, through this mechanism, kills cancer cells. To achieve high in vivo concentrations, Ascorbate must be injected by i.v. route. (L’association de l’enzyme et de la vitamine C module également l’expression des gènes épigénétiques via le contrôle de l’activité des enzymes TET. La Vit C possède également plusieurs propriétés biologiques permettant de restaurer la réponse épigénétique dérégulée observée dans de nombreuses tumeurs. La vitamine C à forte dose a été étudiée en tant que traitement pour les patients cancéreux depuis 1969. L’ascorbate pharmacologique agit comme un précurseur du médicament pour la formation de peroxyde d’hydrogène (H2O2) et tue les cellules cancéreuses par ce mécanisme. Pour atteindre des concentrations in vivo élevées, l’ascorbate doit être injecté par voie intraveineuse). Initial clinical studies of Ascorbate cancer treatment have provided encouraging results, not confirmed in subsequent studies. Recent clinical studies using i.v. injection of high-dose Ascorbate have renewed the interest in the field, showing that significant anti-tumor activity. Pre-clinical studies have led to identify tumors sensitive to Ascorbate that could potentially benefit from this treatment either through an epigenetic modulator effect or through tumor killing by oxidative stress. (Les premières études cliniques sur le traitement du cancer à l’ascorbate ont donné des résultats encourageants, non confirmés par les études ultérieures. Des études cliniques récentes utilisant i.v. l’injection d’ascorbate à forte dose ont renouvelé l’intérêt pour le terrain, montrant cette activité antitumorale importante. Des études précliniques ont permis d’identifier des tumeurs sensibles à l’ascorbate qui pourraient potentiellement bénéficier de ce traitement, soit par effet modulateur épigénétique, soit par destruction de la tumeur par le stress oxydatif).
4) Biochem Soc Trans. 2018 Oct 19;46(5):1147-1159. doi: 10.1042/BST20180169. Epub 2018 Oct 8.
Vitamin C and immune cell function in inflammation and cancer.
Ang A1, Pullar JM2, Currie MJ1, Vissers MCM3
Abstract
Vitamin C (ascorbate) is maintained at high levels in most immune cells and can affect many aspects of the immune response. Intracellular levels generally respond to variations in plasma ascorbate availability, and a combination of inadequate intake and increased turnover during severe stress can result in low plasma ascorbate status. Intracellular ascorbate supports essential functions and, in particular, acts as an enzyme cofactor for Fe- or Cu-containing oxygenases. Newly discovered enzymes in this family regulate cell metabolism and epigenetics, and dysregulation of their activity can affect cell phenotype, growth and survival pathways, and stem cell phenotype. (L’ascorbate intracellulaire soutient les fonctions essentielles et, en particulier, agit comme un cofacteur enzymatique pour les oxygénases contenant du Fe ou du Cu. Les enzymes récemment découvertes dans cette famille régulent le métabolisme cellulaire et l’épigénétique, et une dysrégulation de leur activité peut affecter le phénotype cellulaire, les voies de croissance et de survie et le phénotype de cellules souches).
This brief overview details some of the recent advances in our understanding of how ascorbate availability can affect the hydroxylases controlling the hypoxic response and the DNA and histone demethylases. These processes play important roles in the regulation of the immune system, altering cell survival pathways, metabolism and functions. (Ces processus jouent un rôle important dans la régulation du système immunitaire, modifiant les voies de survie, le métabolisme et les fonctions des cellules).
5) EBioMedicine. 2017 Apr;18:41-49. doi: 10.1016/j.ebiom.2017.02.011. Epub 2017 Feb 16.
Multiple Myeloma Tumor Cells are Selectively Killed by Pharmacologically-dosed Ascorbic Acid.
Xia J1, Xu H2, Zhang X3, Allamargot C4, Coleman KL2, Nessler R4, Frech I2, Tricot G5, Zhan F6.
Abstract
High-dose chemotherapies to treat multiple myeloma (MM) can be life-threatening due to toxicities to normal cells and there is a need to target only tumor cells and/or lower standard drug dosage without losing efficacy. We show that pharmacologically-dosed ascorbic acid (PAA), in the presence of iron, leads to the formation of highly reactive oxygen species (ROS) resulting in cell death. PAA selectively kills CD138+ MM tumor cells derived from MM and smoldering MM (SMM) but not from monoclonal gammopathy undetermined significance (MGUS) patients. PAA (acide ascorbique) alone or in combination with melphalan inhibits tumor formation in MM xenograft mice. This study shows PAA efficacy on primary cancer cells and cell lines in vitro and in vivo. (L’acide ascorbique (PAA) seule ou en association avec le melphalan inhibe la formation de tumeurs chez les souris atteintes de xénogreffe MM. Cette étude montre l’efficacité du PAA sur les cellules cancéreuses primaires et les lignées cellulaires in vitro et in vivo)
6) Int J Mol Sci. 2018 Sep 13;19(9). pii: E2752. doi: 10.3390/ijms19092752.
Ascorbic Acid in Colon Cancer: From the Basic to the Clinical Applications.
El Halabi I1, Bejjany R2, Nasr R3, Mukherji D4, Temraz S5, Nassar FJ6, El Darsa H7, Shamseddine A8.
Abstract
Given the safety and potential benefits of intravenous ascorbic acid (AA) administration in cancer patients, there is merit in further exploring this therapeutic concept. In this review, we discuss the potential benefits of intravenous AA administration on colorectal cancer and we specifically focus on its effect on glycolysis in mutant and wild type RAS. We perform a PubMed and Ovid MEDLINE search using ascorbic acid, intravenous vitamin C, KRAS mutation, BRAF mutation and colorectal cancer (CRC) as keywords. At the cellular level, colorectal cancer cells undergo a metabolic shift called the Warburg effect to allow for more glucose absorption and utilization of glycolysis. This shift also allows AA to enter which leads to a disruption in the Warburg effect and a shutdown of the downstream KRAS pathway in mutated KRAS colon cancer cells. At the clinical level, AA is associated with tumour regression in advanced disease and improved tolerability and side effects of standard therapy. Based on these findings, we conclude that further clinical trials are needed on a larger scale to examine the therapeutic benefits of AA in colon cancer.( Au niveau clinique, (les AA) l’administration intraveineuse de la vitamine C est associée à la régression tumorale dans les maladies avancées et à une tolérance améliorée et aux effets secondaires du traitement standard. Sur la base de ces résultats, nous concluons que d’autres essais cliniques sont nécessaires à plus grande échelle pour examiner les avantages thérapeutiques des AA dans le cancer du côlon).
7) Nutrients. 2017 Nov 3;9(11). pii: E1211. doi: 10.3390/nu9111211.
Vitamin C and Immune Function.
Abstract
Vitamin C is an essential micronutrient for humans, with pleiotropic functions related to its ability to donate electrons. It is a potent antioxidant and a cofactor for a family of biosynthetic and gene regulatory enzymes. Vitamin C contributes to immune defense by supporting various cellular functions of both the innate and adaptive immune system. (La vitamine C contribue à la défense immunitaire en soutenant diverses fonctions cellulaires du système immunitaire inné et adaptatif). Vitamin C supports epithelial barrier function against pathogens and promotes the oxidant scavenging activity of the skin, thereby potentially protecting against environmental oxidative stress. Vitamin C accumulates in phagocytic cells, such as neutrophils, and can enhance chemotaxis, phagocytosis, generation of reactive oxygen species, and ultimately microbial killing. It is also needed for apoptosis (La vitamine C s’accumule dans les cellules phagocytaires, telles que les neutrophiles, et peut améliorer la chimiotaxie, la phagocytose, la génération d’espèces réactives de l’oxygène et, à terme, la destruction microbienne. Il est également nécessaire pour l’apoptose) and clearance of the spent neutrophils from sites of infection by macrophages, thereby decreasing necrosis/NETosis and potential tissue damage. The role of vitamin C in lymphocytes is less clear, but it has been shown to enhance differentiation and proliferation of B- and T-cells, likely due to its gene regulating effects. Vitamin C deficiency results in impaired immunity and higher susceptibility to infections. In turn, infections significantly impact on vitamin C levels due to enhanced inflammation and metabolic requirements. Furthermore, supplementation with vitamin C appears to be able to both prevent and treat respiratory and systemic infections. (Une carence en vitamine C entraîne une déficience de l’immunité et une susceptibilité accrue aux infections. À leur tour, les infections ont un impact significatif sur les niveaux de vitamine C en raison d’une inflammation accrue et de besoins métaboliques plus importants. En outre, une supplémentation en vitamine C semble pouvoir à la fois prévenir et traiter les infections respiratoires et systémiques). Prophylactic prevention of infection requires dietary vitamin C intakes that provide at least adequate, if not saturating plasma levels (i.e., 100-200 mg/day), which optimize cell and tissue levels. In contrast, treatment of established infections requires significantly higher (gram) doses of the vitamin to compensate for the increased inflammatory response and metabolic demand. (le traitement d’infections établies nécessite des doses nettement plus élevées (en grammes) de la vitamine pour compenser l’augmentation de la réponse inflammatoire et de la demande métabolique).
8) J Biochem Mol Toxicol. 2018 Sep;32(9):e22176. doi: 10.1002/jbt.22176. Epub 2018 Jul 10.
Juglone-ascorbic acid synergy inhibits metastasis and induces apoptotic cell death in poorly differentiated thyroid carcinoma by perturbing SOD and catalase activities. (La synergie acide juglone-ascorbique inhibe les métastases et induit la mort cellulaire apoptotique dans les carcinomes thyroïdiens peu différenciés en perturbant les activités de la SOD et de la catalase).
Gaikwad S1,2, Chakraborty A1,2, Salwe S3, Patel V3, Kulkarni S1,2, Banerjee S1,2.
Abstract
Anaplastic thyroid carcinoma (ATC) requires more innovative approaches as the current regimes for therapy are inadequate, also most anticancer drugs cause general suppression of physiological functions. (la plupart des médicaments anticancéreux entraînent une suppression générale des fonctions physiologiques). However, therapy with limited nontarget tissue damage is desirable. In the present study, we show prooxidant ability of ascorbic acid, which enhances cytotoxicity induced by juglone. We decipher that juglone-ascorbate combination induces reactive oxygen species-mediated apoptosis leading to cell death in ARO cell line originated from ATC. (Nous décodons que la combinaison juglone-ascorbate induit une apoptose induite par les espèces d’oxygène réactives conduisant à la mort cellulaire dans la lignée ARO issue de l’ATC). This combination also affects enzyme activity of catalase, glutathione reductase, and superoxide dismutase destabilizing redox balance in cell and thereby making juglone effective at a lower dose. We also show that juglone-ascorbate combination suppresses cell migration, invasion, and expression of tumor-promoting, and angiogenic genes in ARO cell line, (Nous montrons également que la combinaison juglone-ascorbate supprime la migration cellulaire, l’invasion et l’expression de gènes promoteurs de tumeurs et angiogéniques dans la lignée cellulaire ARO) thereby disrupting epithelial-mesenchymal transition ability of the cells. Overall, we show that ascorbic acid increases cytotoxic potency of juglone through redox cycling when used in synergy.
9) Front Oncol. 2018 Nov 30;8:574. doi: 10.3389/fonc.2018.00574. eCollection 2018.
The Association Between Ascorbate and the Hypoxia-Inducible Factors in Human Renal Cell Carcinoma Requires a Functional Von Hippel-Lindau Protein.
Wohlrab C1, Vissers MCM2, Phillips E1, Morrin H1,3, Robinson BA1,4, Dachs GU1.
Abstract
Hypoxia-inducible transcription factors (HIFs) drive angiogenesis and cancer cell growth, contributing to an aggressive tumor phenotype. HIF-α protein levels and activity are controlled at the post-translational level by HIF hydroxylases. Hydroxylated HIF-α is recognized by the von Hippel Lindau (VHL) tumor suppressor and targeted for degradation. The HIF hydroxylases are members of the iron and 2-oxoglutarate-dependent dioxygenases, which require ascorbate as cofactor for activity. Clear cell renal cell carcinomas (ccRCC) harbor mutations in the VHL gene, whereas papillary RCC (pRCC) have a functional VHL. These natural occurring VHL variants in RCC enable the testing, in clinical samples, of the hypothesis that ascorbate modulates HIF-α levels through its role as a cofactor for the HIF hydroxylases. We measured ascorbate, HIF-1α, and HIF-2α protein and HIF downstream targets BNIP3, CA9, cyclin D1, GLUT1, and VEGF (combined to generate the HIF pathway score) in VHL-defective ccRCC (n = 73) and VHL-proficient pRCC human tumor tissue (n = 41). HIF and ascorbate levels were increased in ccRCC and pRCC tumors compared to matched renal cortex. HIF-1 and total HIF pathway activation scores were decreased with higher ascorbate in pRCC tumors (Spearman r = -0.38, p < 0.05 and r = -0.35, p < 0.05). This was not evident for ccRCC tumors. In mechanistic studies in vitro, ascorbate influenced HIF-1 activity in VHL-proficient, but not VHL-defective ccRCC cells. Our results indicate that ccRCC, which lacks a functional VHL, does not respond to ascorbate-mediated modulation of the HIF response. This contrasts with the demonstrated association between ascorbate content and the HIF pathway observed in pRCC and other tumors with a functional VHL. The results support a role for ascorbate as a modulator of HIF activity and tumor aggression in cancer types with a functional hypoxic response. (Les résultats confirment le rôle de l’ascorbate en tant que modulateur de l’activité HIF (facteurs induisant l’hypoxie) et de l’agression tumorale dans les types de cancer à réponse hypoxique fonctionnelle).
10) Naunyn Schmiedebergs Arch Pharmacol. 2018 Feb;391(2):169-176. doi: 10.1007/s00210-017-1446-4. Epub 2017 Dec 8.
Evidence for the involvement of opioid system in the antidepressant-like effect of ascorbic acid.
Moretti M1, Ribeiro CM2, Neis VB2, Bettio LEB2, Rosa PB2, Rodrigues ALS2.
Abstract
Considering the involvement of the opioid system in major depressive disorder (MDD), mainly concerning refractory MDD, and the evidence that ascorbic acid may exert a beneficial effect for the treatment of this disorder, this study investigated the involvement of the opioid system in the antidepressant-like effect of ascorbic acid (Compte tenu de l’implication du système opioïde dans le trouble dépressif majeur (DMD), principalement en ce qui concerne le MDD réfractaire, et de la preuve que l’acide ascorbique peut avoir un effet bénéfique sur le traitement de ce trouble, cette étude a examiné l’implication du système opioïde dans l’effet antidépresseur de l’acide ascorbique) in the tail suspension test (TST). Treatment of Swiss mice with the non-selective opioid receptor antagonist naloxone (1 mg/kg, i.p.) prevented the reduced immobility time caused by ascorbic acid (1 mg/kg, p.o.) in the TST. Additionally, administration of the selective μ1-opioid receptor antagonist, naloxonazine (10 mg/kg, i.p.), also abolished the antidepressant-like action of the same dose of ascorbic acid in the TST. We also investigated the possible relationship between the opioid system and NMDA receptors in the mechanism of action of ascorbic acid or ketamine (0.1 mg/kg, i.p.) in the TST. Treatment of mice with naloxone (1 mg/kg, i.p.) blocked the synergistic antidepressant-like effect of ascorbic acid (0.1 mg/kg. p.o.) and MK-801 (0.001 mg/kg, p.o., a non-competitive NMDA receptor antagonist) in the TST. Combined administration of ketamine and MK-801 induced a synergistic antidepressant-like action, and naloxone partially abolished this effect. Our results indicate that the antidepressant-like effect of ascorbic acid in the TST appears to be dependent on the activation of the opioid system, (Nos résultats indiquent que l’effet antidépresseur de l’acide ascorbique dans le TCT semble dépendre de l’activation du système opioïde), especially μ1-opioid receptors, which might be an indirect consequence of NMDA receptor inhibition elicited by ascorbic acid administration)
Classé dans Débats
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Bonjour que pensez vous de cette étude?
Merci
Vitamine D et oméga-3 : des suppléments qui n’apportent rien de plus ? La prise de compléments alimentaires est devenue une habitude très répandue. Aux États-Unis, le nombre de personnes prenant des compléments à base d’huiles de poisson a été multiplié par 10 au
cours de la dernière décennie et celui des personnes prenant de la vitamine D par 4. L’objectif est une amélioration de la santé. L’origine de ces comportements vient de quelques publications suggérant les bienfaits de ces supplémentations. Les travaux concernant l’intérêt des huiles de poissons sont toutefois contradictoires et limités à la prévention secondaire. Quant à ceux, très nombreux, concernant les bienfaits de la vitamine D sur le risque de cancer, s’ils suggèrent qu’un taux faible de vitamine D est associé à un risque élevé de cancer, ils laissent planer le doute sur l’efficacité de la supplémentation.
Deux nouvelles publications apportent leur contribution au débat. Elles concernent un essai randomisé contrôlé contre placebo, impliquant 25 871 personnes. Les hommes sont âgés de plus de 50 ans et les femmes de plus de 55 ans. Ils ont reçu de la vitamine D, à la dose quotidienne de 2 000 UI, et des oméga-3, à la dose quotidienne de 1g. Le suivi médian est de 5,3 ans. Il s’agit donc sans doute de l’étude la plus vaste et la plus longue sur le sujet. Pas d’effet sur le risque d’événements cardiovasculaires ni de cancer.
Les résultats vont décevoir un certain nombre de personnes convaincues d’améliorer leur santé par ces compléments alimentaires. Car il n’apparaît pas que la supplémentation en oméga-3 apporte un bénéfice vis-à-vis du risque de survenue d’un ensemble d’évènements cardiovasculaires (infarctus myocardique, accident vasculaire cérébral et décès de cause cardio-vasculaire : Hazard Ratio HR 0,92 ; intervalle de confiance à 95 % IC 0,80 à 1,06). Il est constaté toutefois une réduction du risque d’infarctus du myocarde
(0,72 ; IC 0,59 à 0,90), mais ceci est à considérer avec prudence étant donné l’absence d’ajustement pour les facteurs confondants. La supplémentation en vitamine D n’apporte pas non plus d’avantage en matière de décès par cancers (HR 0,96 ; IC 0,88 à 1,06). L’analyse par type de cancer n’est pas plus encourageante, puisqu’il n’apparaît pas de réduction du risque de cancer du sein, de la prostate ou encore du côlon.
L’éditorialiste du New England Journal of Medicine remarque que cette étude incluait un grand nombre de participants, représentant assez fidèlement la composition de la société américaine. Il note aussi qu’un certain nombre de participants avaient, au démarrage de l’étude, un taux bas de 25 OH-vitamine D (moins de 20 ng/ml) et que, même pour ces derniers la supplémentation n’a pas eu d’impact sur le nombre de cancers invasifs, de quelque type que ce soit.
Dr Roseline Péluchon
RÉFÉRENCES
Manson JE et coll. : Vitamin D Supplements and Prevention of Cancer and Cardiovascular Disease – N Engl J Med 2019; 380:33-44
Manson JE et coll. : Marine n−3 Fatty Acids and Prevention of Cardiovascular Disease and Cancer- N Engl J Med 2019; 380:23-32
______________________________________________________
Réponse de Jacqueline: Merci Dre Péluchon de votre intervention qui me permet de revenir sur la recherche approfondie que j’avais effectuée concernant la prise de compléments d’oméga-3 contenus dans les huiles de poissons ainsi qu’au sujet de la controverse à propos de la vitamine D. Les résultats de ma recherche sur ces 2 sujets sont détaillés dans mon dernier livre intitulé « Une alimentation ciblée pour préserver ou retrouver la santé de l’intestin ».
Voici donc quelques informations et extraits, qui je l’espère vous inciteront à prendre connaissance du travail approfondi auquel je m’étais astreinte pour tenter d’apporter quelques lumières sur ces sujets très complexes et souvent dissonants
Chapitre 5, no 4 : Différences entre les effets de la consommation de suppléments d’huile de poisson (EPA/DHA) et celle de poissons frais. Extraits p. 157
…..« Il est déroutant toutefois de constater que les études scientifiques bien contrôlées incluant les méta-analyses qui tentent de démontrer que les suppléments d’oméga-3 sous forme d’huile de poissons sont associés à une baisse des maladies cardio-vasculaires, neurologiques et autres, donnent généralement des résultats inconsistants11,12 ;http://www.medscape.com/viewarticle/803823). À l’inverse, les études sur la consommation de poissons (environ deux fois par semaine) sont nombreuses à démontrer que ces aliments ont un effet préventif sur les risques de maladies coronariennes 13, certaines formes de cancers14 le syndrome métabolique 15, 16 les maladies neuro dégénératives 2, etc. Comme on admet de façon générale que les oméga-3 jouent un rôle important dans le maintien de la santé neurologique et la prévention des maladies chroniques, comment expliquer que les études scientifiques donnent généralement des résultats plus probants lorsqu’il y a consommation de poissons plutôt que celle de suppléments d’huile de poissons contenant des quantités précises d’oméga-3? »
Lire p. 158, 159, 160, …… À partir de plusieurs études scientifiques indépendantes, j’ai discuté des différentes hypothèses qui peuvent expliquer ce paradoxe. À mon avis, l’explication la plus probable repose sur l’observation qu’en raison de leur forte réactivité (présence de plusieurs doubles liaisons), les huiles de poissons oméga-3, qui ont été obtenus et purifiés à partir de poissons, seraient oxydées pendant ces processus avec les conséquences négatives que l’oxydation des oméga-3 comporte, ce qui peut facilement expliquer les résultats dissonants en fonction des degrés d’oxydation.
Extrait p 160-16
No. 5. Les doses recommandées de suppléments d’huile de poisson (EPA/DHA préformés) par les fabricants sont-elles conformes à nos réels besoins ?
….. « Si l’évolution a fait en sorte que la conversion de l’ALA en EPA/DHA soit si lente chez l’humain, cela suggère qu’il est probablement irrationnel de consommer de fortes quantités d’oméga-3 préformés sous la forme de suppléments de concentrés d’huile de poisson. À l’appui de cette thèse, des études de radioactivité et de tomographie basées sur l’incorporation de DHA circulant dans le cerveau humain montrent que la consommation quotidienne de DHA, chez 95% des sujets, n’excède pas 0.4 mg à 7.2 mg 25. Les personnes normales en santé seraient capables de métaboliser des quantités adéquates de DHA à partir des omega-3 ALA parents 26. D’autres expériences suggèrent qu’un excès de transformation des ALA en oméga-3 est non seulement du gaspillage mais contreproductif et possiblement néfaste parce que le corps ne peut éliminer facilement les overdoses de ces oméga-3 complexes et très réactifs 2,3,5,27. Il semble que les gens en santé seraient capables à partir de la consommation d’acide α-linolénique (ALA), qui est un acide gras essentiel précurseurs des oméga-3 plus complexes contenant 5 et/ou 6 doubles liaisons, de métaboliser des quantités adéquates de DHA et d’EPA qui correspondraient apparemment à la consommation de 7 mg/jour d’oméga-3 végétal, soit une quantité facilement atteignable par la population générale 26. Ainsi, une mauvaise compréhension des besoins en EPA/DHA préformés entraîne des recommandations de la part des fabricants qui pourraient mener potentiellement à des overdoses par des facteurs de 20 à 500 fois, dépendamment des suppléments et des doses prescrites qui atteignent souvent 1000 mg d’EPA/DHA/jour. »No. 6. L’importance de l’oxydation des acides gras préformés dans les suppléments d’huile de poisson (p. 162-163).
No 6. Existe-t-il un lien entre le phénomène d’oxydation lipidique et l’athérosclérose ? (p. 163-164)
…. »Les travaux de deux éminents professeurs de chimie organique , spécialisés dans le domaine des processus de peroxydation des lipides et de leurs implications dans le développement des maladies inflammatoires apportent des informations qui semblent particulièrement pertinentes en regard des causes des maladies inflammatoires chroniques. Selon ces derniers, on n’a pas pris suffisamment en compte les expériences qui démontrent que l’athéroslérose peut être la conséquence d’une lésion cellulaire plutôt que d’un niveau élevé de cholestérol ou de la consommation d’acide gras saturés 3, 3-39. Ils rappellent également que l’on ne tient pas suffisamment compte que la consommation des gras, suite à leur cuisson à température élevée, va entraîner, en raison de la réaction de Maillard, une augmentation sérique (dans le sang) dramatique de la péroxydation lipidique (LPO) »……
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La controverse au sujet de la vitamine D (p. 122-133)
Introduction
« Lorsqu’on se nourrit de façon équilibrée, les suppléments de vitamines et minéraux ne sont pas nécessaires pour de multiples raisons décrites précédemment1 (p. 140-146). Toutefois, le cas de la vitamine D est particulier pour plusieurs raisons et c’est pourquoi ce sujet est développé en profondeur dans le présent chapitre ».
– Les différentes formes de vitamine d et leurs dosages (p. 123-126)
– Différents facteurs sont susceptibles d’influencer les niveaux de la vitamine D sérique (p. 126-127)
– La santé osseuse : la relation vitamine D et calcium n’est pas simple (p. 127-129)
– L’action de la vitamine D ne serait pas limitée à la santé osseuse (p. 129)
– Recommandations de différentes autorités médicales concernant la vitamine D (p. 129-130)
– Conférence sous l’égide du NIH (National Institutes of Health) : questions-réponses se rapportant à la vitamine D en pratique médicale (p. 130-131)
-Les risques associés à la supplémentation de vitamine D (p. 131-133)
…… Dernier énoncé de cette partie : « En définitive, le statut normal de la vitamine D sérique chez l’humain n’a pas encore été clairement défini. Toutefois, tel que mentionné précédemment, le niveau sérique de 20 ng/ml de vitamine D 25, hydroxy(OH) est considéré comme adéquat et sécuritaire par le comité de l’IOM alors que selon ce comité, le risque de préjudice s’élèverait avec une concentration sérique supérieure à 50 ng/ml. En fait, les études les plus récentes s’opposent aux recommandations qui proposent d’augmenter les doses de vitamine D au-dessus des apports nutritionnels de 600-800 IU/jour chez les individus en santé. Il est de plus conseillé de superviser avec attention la prise de suppléments particulièrement chez certains sous-groupes de patients et en particuliers chez ceux âgés et vulnérables ».
Classé dans Débats
Chère Madame Lagacé
scoliose, cyphose, lordose, lumbagos,arthrose, écrasement de vertèbres, à 69 ans je constate que les maux de dos ont jalonné et perturbé ma vie (au demeurant plutôt confortable). Depuis 20 ans je prends tous les jours des comprimés de calcium (sur prescription médicale) que je ne fixe pas. Là-dessus s’est greffée l’intolérance au gluten et au lactose pour laquelle j’ai commencé à rechercher de nouvelles habitudes alimentaires. J’ai découvert vos livres au printemps 2018. Je me suis mise à l’ alimentation hypotoxique complétée en novembre 2018 par la prise de vitamines D3, K et C et la consommation de graines germées et de silice d’ortie. .
Dernière ostéodensitométrie passée hier 22 janvier 2019, Enfin la tendance est inversée!!! ma masse osseuse a augmenté de 4mg/cm2.!!
Je suis sûre à présent de pouvoir continuer de m’alimenter comme je l’ai déterminé en suivant vos recommandations, je suis sûre d’être sur la bonne voie.
Merci pour vos recherches, pour vos livres et vos précieux conseils.
cathy
Réponse de Jacqueline: merci Cathy d’avoir pris la peine de rédiger ce témoignage extraordinaire qui me démontre que les heures passées sur mon ordi permettent à mes lecteurs de retrouver une qualité de vie que souvent ils n’espéraient même plus.
Classé dans Témoignage spécial
J’ai éliminé les produits laitiers, le thé, café, vin blanc, jus de fruits et agrumes aussi. Aussitôt, j’ai cessé d’avoir le colon irrité et des diarrhées qui se transmettait à la vessie. J’ai éliminé aussi toutes les sources de »sans fil » chez moi car le wifi, les ondes électromagnétiques de nos cellulaires, tablettes et ordi non câblé rendaient ma vessie hyper active et irritée. Puis j’ai cessé le gluten. Tout ça ensemble m’a permis de cesser d’avoir des infections urinaires à répétition et cystites interstitielles. Un vrai cauchemar maintenant réglé! Marie
Réponse de Jacqueline: merci Marie pour ce témoignage qui ne me surprend pas et qui devrait aider d’autres personnes sensibles aux ondes électomagnétiques. Il y a trop de personnes qui font l’expérience de problèmes de santé en lien avec l’excès d’ondes électromagnétiques qui nous entourent.
Classé dans Témoignage spécial
Je vous recommande fortement la lecture de cette lettre du Dr Willem parce qu’il s’agit d’une explication particulièrement simple et pertinente qui vous permettra de bien comprendre l’influence de l’épigénétique sur nos gènes.
La lettre du Dr Willem
Redevenez le chef d’orchestre de vos gènes
Cher(e) ami(e),
Nous possédons 30 000 gènes mais seulement 2 % de ces gènes sont exprimés selon les lois de la génétique classique.
Les autres gènes sont exprimés selon les lois de l’épigénétique.
L’épigénétique étudie en quoi la vie que nous menons influence le fonctionnement de nos gènes et… notre santé.
Quelle différence avec la génétique ?
Quand vos habitudes modifient vos gènes
En génétique, on s’intéresse aux caractéristiques des gènes, qui déterminent par exemple les aspects physiques de la personne (couleur de peau, des yeux, taille, forme du nez…).
Avec l’épigénétique, on s’intéresse aux modifications que l’environnement peut apporter à notre génome, c’est-à-dire à notre patrimoine héréditaire.
Notre ADN est affecté par notre hygiène de vie, notre alimentation, notre vécu, notre exposition à la pollution, etc, qui influent sur nos gènes en activant ou, à l’inverse, en réprimant leur expression.
Pour reprendre la formule de Joël de Rosnay, auteur de La Symphonie du vivant, on peut considérer que « les notes de musique sur une portée sont la génétique, tandis que l’épigénétique est la symphonie exécutée à partir de ces notes. »
Une symphonie plus ou moins mélodieuse, éventuellement entrecoupée de couacs, selon notre parcours.
Ainsi, si notre petite taille est imputable à nos origines et ne pourra être combattue qu’à l’aide d’une bonne paire de talons, le diabète familial ne fera pas forcément partie de notre histoire.
Obèse car son grand-père était bon mangeur ?
Mais il y a mieux : la transmissibilité génétique.
Des découvertes récentes montrent que notre mode de vie peut influencer l’expression des gènes chez nos enfants et nos petits-enfants !
« Nous naissons avec sur nos gènes certaines marques initialement déposées sur ceux de nos ascendants », explique le Dr Ariane Giacobino, chercheuse dans le service de médecine génétique des hôpitaux universitaires de Genève.
Si nos grands-parents ont connu une période d’abondance alimentaire, nous serons plus prompts à développer un risque de surpoids, de diabète ou de mortalité par accident cardio-vasculaire, alors même que nous mangeons sans excès.
A cela s’ajoute l’ héritage de leurs éventuels traumatismes psychiques.
Le stress, les violences, les chocs post-traumatiques ont un impact biologique durable sur les générations suivantes : celles-ci seront plus fragiles psychologiquement.
Le fondement de la diversité du vivant se trouve là. Chacun de ces processus, soumis à la pression de l’environnement, agit sur le devenir de l’individu.
Par exemple, pourquoi le risque de cancer du sein est-il six fois plus élevé aux États-Unis qu’en Chine ?
L’explication n’est pas génétique, car les enfants d’immigrés chinois vivant aux États-Unis ont un risque identique à celui du reste de la population américaine.
Nombre d’études récentes ont établi que des modifications épigénétiques déviantes contribuent au développement du cancer, notamment la perte d’expression de gènes suppresseurs de tumeurs ou l’expression aberrante de gènes facilitateurs.
Alors… comment se protègent nos cellules ?
Heureusement, notre organisme possède une grande quantité de molécules chimiques qui empêchent l’expression de gènes qui pourraient se révéler néfastes.
C’est le plus puissant moyen de réguler l’ADN et de nous adapter en quelques minutes à la pression de l’environnement (alimentation déséquilibrée, stress physique, chronique, psychique, infections, cancers…).
Ces molécules sont également à la base de la formation de l’être vivant.
Au départ, nos cellules ont toutes le même patrimoine génétique, et c’est ces molécules qui vont permettre de les différencier.
Par exemple, elles vont éteindre certains gènes pour qu’une cellule devienne hépatique, en exprimer d’autres pour qu’une cellule devienne sanguine…
Ainsi, en éteignant ou en activant des gènes, l’épigénétique est indispensable au développement de l’embryon.
Les agents toxiques perturbent le fonctionnement des gènes
Des perturbations accidentelles, même transitoires, peuvent déclencher des changements d’expression des gènes.
Par exemple, la prise d’une drogue ou n’importe quel stress physique ou psychique peut créer des altérations en interférant avec ces processus. Ces altérations persistent même quand la cause initiale a disparu, et sont à la source de certaines maladies.
Les particules fines, les perturbateurs endocriniens, les bisphénols, les pesticides, les métaux lourds …
Autant d’agents non contrôlables qui perturbent l’expression de certains gènes.
Ainsi, l’exposition aux pesticides et aux perturbateurs endocriniens expliquerait l’épidémie d’infertilité masculine.
Des changements réversibles en 2-3 semaines seulement ?
Ce qui est rassurant c’est que contrairement aux mutations génétiques, les altérations épigénétiques et le risque de maladie sont réversibles tout au long de la vie. Prenons pour exemple le tabagisme, qui modifie non moins de 7000 gènes, soit le tiers du génome humain : après l’arrêt du tabac, la plupart des activations disparaissent.
En effet, chaque minute, plus d’un million de nos cellules meurent et autant naissent.
Si l’on a généré de « mauvais signaux » épigénétiques dans nos vieilles cellules à la suite d’un « mauvais » comportement… les nouvelles cellules ne demandent qu’à s’épanouir dans un environnement favorable pour éviter ou même guérir les maladies.
Tous les espoirs sont donc permis.
Contre toute attente, les délais sont très courts pour constater les effets bénéfices d’un changement d’habitude : quelques semaines ou quelques mois après avoir initié un changement dans notre mode de vie.
Des gestes simples à appliquer au quotidien
La conduite à tenir découle du bon sens, mais mérite d’être rappelée :
Certaines autres habitudes bénéfiques sont très faciles à appliquer, avec des effets considérables.
L’épigénétique est un formidable message d’espoir qui nous rappelle principalement que rien n’est écrit et que l’on peut orienter notre destinée médicale.
Comme je le répète, l’homme est pollué en mangeant, en respirant, en se soignant.
Si vous souhaitez aller plus loin et vous protéger de cet environnement toxique, j’ai écrit le livre Pollution et santé (aux éditions Dangles) qui offre toute une gamme de remèdes naturels pour désintoxiquer votre organisme.
Portez-vous bien !
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